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24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 17:34

 

 

 

 

Eh oui... même lui ! Bernard Arnauld, tout comme François Pinault, rares richissimes hommes sur cette terre a être aussi des mécènes des arts à la manière des Borgia ou des Papes, a fait une déclaration qui, pour une fois, ne concernait pas son musée de Neuilly ou l'une des marques de grand luxe de son groupe LVMH.

Pour une fois il a parlé de finances, et vu sa position, c'est un homme à écouter avec de préférence quatre oreilles.

Causant dans le poste de CNBC, il a déclaré : "en ce qui concerne le climat économique, la situation actuelle à moyenne échéance est tout simplement effrayante. Je ne pense pas qu'on sera capables globalement d'éviter une crise lorsque je vois les taux d'intérêts aussi bas, lorsque je vois tous ces montants (colossaux) d'argent être déversés sur le monde, quand je vois les cours des actions bien trop hauts, je pense qu'une bulle est en formation et que, un jour, elle va exploser".

Il est très diplomate Bernard Arnault, il n'a jamais prononcé "planche à billets, monnaie de singe" ni même "QE ou assouplissement monétaire"... il dit juste qu'il n'a jamais vu une telle quantité d'argent (gratuit) être déversé sur le monde. Mais pour qui sait lire "entre les lignes" comme vous chers lecteurs, le message est limpide.

 

PS: sachez que les Banques Centrales possèdent maintenant un tiers du marché mondial des Bons du Trésor qui se monte à... 54 trilliards de dollars ou 54.000 milliards. La planche à billets continue à recouvrir le monde !!! Tant et si bien que le patron de la Bundesbank Jens Weidmann a fait encore un scandale à Francfort, devenant un ennemi personnel de la politique monetaire de Mario Daghi qu'il considère "insensée", lire ici Die Welt et Focus, merci à notre lecteur Sacha.
 

La France a approuvé la ligne Draghi

Dans le camp des partisans de l'ultra, vous devriez bien sûr être bien considéré. Surtout Weidmann ne ménageait ses critiques dans son discours sur des conséquences possibles de la politique ultra-accommodante. Ainsi, lorsque les budgets nationaux seraient créés par les charges d'intérêt très basses comme une « capacité de charge illusionnaire », qui se dissoudra avec des taux d'intérêt à la hausse. Il proposé que la Commission européenne devrait appliquer les règles du pacte de stabilité extrêmement flexible.

En revanche, le chef de la banque centrale française François Villeroy de Galhau ne voit pas le besoin d'une élimination progressive du débat de la politique monétaire ultra-accommodante. Il n’avait parlé ni d'une fusion des achats d'obligations, ni d’une stratégie de sortie, a déclaré le membre du Conseil de la BCE. Effacer seulement « les achats obligataires ne dureront pas éternellement. »

Mais quel délai pourrait inclure de Galhau ? Enfin, la BCE a décidé en Décembre pour étendre ses achats de titres de neuf mois jusqu'à la fin de cette année. Ainsi, le programme controversé en Allemagne d'achat gonfle à environ 2.280.000.000.000 euros. Avec leurs achats d'obligations d'État, la BCE est devenue depuis longtemps le plus grand créancier des États membres.

 


PS2: l'Argentine qui a fait défaut sur sa dette au moins 10 fois en 150 ans a réussi à lancer un nouveau Bon du Trésor sur 100 ans (!!! l'emprunt Jeanne d'Arc) au taux de, restez assis, 7,9%... Wouaaa... Les parents boivent, les enfants payent

 

L'ARGENTINE EMPRUNTE À 100 ANS. ELLE N'EST PAS LA PREMIÈRE…

 

Après la Belgique et EDF, l’Argentine se met à emprunter à échéance 100 ans.

L’Argentine vient de lever 2,75 milliards de dollars en émettant des titres d’emprunts d’Etat à échéance 100 ans. Et ce, alors que Buenos Aires, qui avait fait faillite en 2001, n’a mis fin qu’en 2016 au “contentieux du siècle” avec les fonds vautours, après 15 années d’absence sur le marché de la dette. “Comme le peso argentin a été plus fort que prévu cette année, le gouvernement a dû porter ses émissions de titres de dette en devises étrangères de 10 à 12,75 milliards de dollars. La levée de fonds d’hier est une réponse à ce besoin”, explique Patricia Krause, économiste à Coface, basée en Amérique latine.

“A court terme, la dette du pays demeure à des niveaux gérables”, juge l’expert. “D’où l’intérêt très marqué des investisseurs”, dont la demande de titres a atteint 9,75 milliards de dollars. Il faut dire que le rendement annuel offert - 7,9% - est très élevé dans l’absolu, alors que de nombreux épargnants doivent se contenter de taux d’intérêt encore historiquement bas dans de nombreux pays du monde. Reste qu’en dépit du récent relèvement de la note de l’Argentine (de B- à B), par l’agence Standard & Poor’s, le pays demeure classé en catégorie spéculative - ce qui fait de ses obligations des investissements risqués. D’autant que le pays a fait 8 fois défaut (faillite), en deux siècles d’existence. “A long terme, Buenos Aires doit tenir son engagement de s’attaquer au déficit budgétaire, sous peine de voir le coût de la dette s’envoler”, prévient en outre Patricia Krause.

 

Source : L'Echelle de jacob

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  • : Araka Nui autour du monde
  • Araka Nui autour du monde
  • : Le voyage initiatique de Teiva sur le catamaran ARAKA NUI parti en 2008 pour un tour du monde. Arrivé en Casamance en septembre 2009, il en repart 2 ans plus tard, mais cette fois sans son papa... C'est l'occasion pour ce dernier de collecter des sujets d'informations aussi divers que variés sur la spiritualité, la géopolitique, l'environnement et les sciences en vue d'étudier ces sujets le moment venu avec Teiva et de débuter son initiation vers un nouveau paradigme.
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