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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 14:24

Khan Cheikoun : le rapport de l'OIAC contesté par la Syrie et la Russie.

Après que l'OIAC a conclu à l'utilisation de gaz sarin à Khan Cheikoun, Damas rappelle avoir proposé aux enquêteurs de se rendre sur place – proposition qu'ils avaient déclinée, préférant s'appuyer sur de témoignages à l'impartialité contestée.

Après la publication par l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) le 30 juin d'un rapport affirmant que du gaz sarin avait été employé à Khan Cheikoun en avril dernier, Damas a dénoncé un document partial, manquant de rigueur et destiné à freiner la défaite des terroristes. 

Dans un communiqué publié le 1er juillet, le ministère des Affaires étrangères syrien a souligné que l'OIAC avait refusé l'aide proposée par le gouvernement syrien pour accéder au site de Khan Cheikoun, préférant s'appuyer sur «des éléments hautement discutables tels que des témoignages fournis par des groupes rebelles et terroristes». En effet, pour des raisons de sécurité, les experts de l'OIAC ne se sont pas rendus précisément à Khan Cheikoun. Le résultat de ce rapport va néanmoins servir de base à une commission conjointe entre les Nations unies et l'OIAC, et qui doit déterminer le responsable de l'attaque présumée.

«Ce rapport présente un récit monté de toutes pièces et qui, n'ayant aucune crédibilité, ne peut être accepté d'aucune façon : en rompant avec les démonstrations logiques, il alimente une forme de conjuration», affirme le communiqué ministériel. Le texte dénonce en outre l'emploi de simples témoignages en guise de preuves et le peu de fiabilité des témoins en question, dont le gouvernement syrien estime qu'ils appartiennent à des groupes de combattants.

Le rapport rédigé par l'OIAC a paru quelques jours après que Washington a accusé Damas de préparer une attaque chimique. La Russie déjà avait jugé «inadmissibles» les menaces de représailles lancées par la Maison Blanche contre la Syrie, le ministère russe des Affaires étrangères déclarant en outre que ces accusations étaient «très probablement un signe avant-coureur d'une intervention [militaire américaine].» 

Depuis l'attaque chimique présumée de Khan Cheikhoun du 4 avril dernier, les pays occidentaux accusent Damas d'avoir utilisé des armes chimiques. Après cet incident, dont les circonstances ne sont toujours pas connues en détail, l'armée américaine avait tiré 59 missiles Tomahawk dans la nuit du 6 au 7 avril depuis deux navires américains sur la base aérienne d’Al-Chaayrate, près de Homs.  

Lire aussi : Washington accuse Damas de préparer une attaque chimique, Moscou se dit visé par cette «provocation»

 

Source :  RT France

La campagne de propagande sur «l'utilisation d'armes chimiques par Damas» est lancée, selon Moscou

Quelques jours après les menaces par Washington contre Damas en cas d'utilisation d'armes chimiques, une vidéo faisant état de ce type d'attaque a émergé sur Twitter. La diplomatie russe s'attend à une campagne de propagande «massive».

«Comme nous l'avions annoncé il y a quelques jours, une campagne de propagande sur "l'utilisation d'armes chimiques par Damas" a commencé», a écrit dans un message Facebook le 2 juillet la porte-parole du ministère des Affaires étrangères russe Maria Zakharova.

Elle a accompagné son message d'une vidéo qui circule sur les réseaux sociaux, dans laquelle un homme prétend être dans un hôpital de la Goutha orientale, près de Damas. Ce dernier affirme que les personnes qu'il filme ont inhalé gaz au chlore, victimes d'une attaque perpétrée par le gouvernement syrien.

«Il va y avoir de plus en plus de vidéos de la sorte, de qualité variable. Certaines seront plutôt mauvaises comme celle-ci, d'autres seront du niveau de Hollywood», prévient la responsable russe, ajoutant qu'il y aurait «beaucoup de mensonges», et que la campagne planifiée était «massive».  

Le 1er juillet, un groupe rebelle syrien a accusé l'armée gouvernementale d'avoir utilisé du gaz au chlore contre ses combattants, à l'est de Damas. Un militant du groupe Failaq al-Rahman cité par l'agence de presse Reuters a affirmé qu'une trentaine de personnes avaient été prises «de suffocation à la suite de l'attaque à Ain Tarma, dans la Ghouta orientale».

L'armée syrienne a nié ces allégations dans un communiqué diffusé par les médias d'Etat, assurant qu'elle n'avait pas «fait usage d'armes chimiques par le passé et ne comptait jamais le faire».

Quelques jours auparavant, le 26 juin, les Etats-Unis avaient déclaré disposer d'informations laissant penser que le gouvernement syrien pourrait perpétrer une attaque chimique dans un futur proche, mettant en garde Bachar el-Assad sur les «lourdes conséquences» auxquelles il ferait face s'il venait à mettre ce projet à exécution. 

Le président français Emmanuel Macron s'était entretenu à ce propos par téléphone avec Donald Trump, pour évoquer la possibilité d'une action commune contre la Syrie dans l'éventualité d'une telle attaque.

Mais la diplomatie russe n'avait pas laissé passer les accusations de Washington, formulées «sans preuves». Maria Zakharova les avaient qualifiées de «provocation massive sur l’échelle militaire et informationnelle» ciblant non seulement la Syrie, mais aussi la Russie.

Elle avait en outre précisé que Moscou possédait des données «concrètes» démontrant que la «mise en scène» d'une série d'attaques chimiques dans deux localités syriennes était en cours.

Ces énièmes accusations interviennent par ailleurs alors que l'armée arabe syrienne engrange les succès militaires. Dernièrement, elle a pris le contrôle de toute la région s’étendant de Rassafa, dans le sud de la province de Raqqa, à Ithraya, dans l'est de la province de Hama. Elle a en outre totalement libéré Alep, ancien fief de Daesh.

Source : RT France

Commentaire de Dominique :

Nos élites politiques sont vraiment des raclures. cette affaire pue la "provoc - pro'p".

Faut-il que ces états-uniens et ceux qui leur cirent les bottes (dont la ripoublique française), soient aux abois pour faire dans le minable visible.

Ils nous prennent vraiment pour des benêts.

Pas de chance pour eux résidant en Afrique je ne suis pas influencé par les merdias français aux ordres et mon analyse de la situation est limpide : les états-uniens cherchent l'affrontement directe avec la Syrie et son président en exercice. Mais les russes sont aussi visés. Pure folie.

Certes, mais les états-uniens sont au bord de la faillite et seule une bonne guerre leur permettrai de ressortir la tête hors de l'eau. Ils veulent ce conflit, car il est vital pour leur survie.

Si la Ripoublique française leur emboîte le pas... je vomis ces cols blancs et demanderai à les traduire en justice. Ce ne sont pas les motifs qu'il manque !

Pour quand les cols blancs en prison en Ripoublique française ?

Je sens que ça vient !!!!!!!!!!!!!!!!!! 

 

Khan Cheikoun : trop d'omissions dans le rapport de l'OIAC, estime le représentant russe

Instrumentalisé par les Occidentaux pour accabler le gouvernement syrien et justifier leurs frappes, le rapport de l'Organisation contre l'interdiction des armes chimiques continue de faire l'objet d'interrogations sur la rigueur de ses preuves.

N'en déplaise aux Etats-Unis et à leurs alliés, l'attribution de la responsabilité de l'incident chimique du 4 avril 2017, à Khan Cheikoun en Syrie, semble toujours aussi difficile à établir. Pour les Etats-Unis et leur alliés, le gouvernement syrien aurait gazé son propre peuple. Pour Damas et Moscou, l'aviation syrienne a visé un groupe de rebelles djihadistes, sans savoir que ces derniers avaient stocké des armes chimiques dans un entrepôt de cette localité de la province d'Idleb.

Interrogé par RT, Alexander Shulgin, représentant russe auprès de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), estime que le rapport rendu public le 30 juin 2017, ne satisfait pas les règles les plus élémentaires que l'on attendrait d'une banale enquête de police. «Il y a plusieurs omissions et lacunes dans le texte [du rapport]. Nous les avons fait remarquer et les experts ont dû admettre qu'il n'avaient pu mettre en place une filière de conservation et de transmission [des preuves]», a confié à RT Alexander Shulgin, jugeant qu'il s'agissait pourtant d'«une procédure basique destinée à relever les échantillons [et assurer leur authenticité]».

Et le spécialiste russe d'expliciter : «En d'autres termes, nous ne pouvons savoir exactement où les corps ont été retrouvés, où les preuves ont été collectées [et enfin] qui a été chargé de les conserver.» En outre, rappelle Alexander Shulgin, l'OIAC a refusé en avril dernier la proposition faite par la Russie d'envoyer sur le terrain une équipe composée d'experts internationaux.

Depuis avril 2017, le feuilleton de Khan Cheikoun n'a toujours pas trouvé son dénouement. Dès les premiers jours suivant l'incident chimique qui a fait plus de 80 victimes, les Etats-Unis et leurs alliés, dont le président Hollande qui accusa Bachar el-Assad dans les jours qui suivirent avant même les résultats de la première enquête... (honte à la France), alors  ainsi que les médias avaient immédiatement pointé la culpabilité du gouvernement de Bachar el-Assad. Plus de trois mois après, malgré l'absence de preuves, les Occidentaux continuent de marteler leurs accusations, se basant sur de simples présomptions. 

 

Le 29 juin dernier, Washington accusait encore une fois la Syrie de préparer des attaques chimiques contre ses propres civils. «La situation ressemble à une provocation massive sur l'échelle militaire et [à la fois] médiatique, qui vise non seulement les autorités syriennes mais aussi la Russie», avait alors regretté la porte-parole du ministères des Affaires étrangères russe, Maria Zakharova.

De fait, quelques jours avant, Nikki Haley, représentante permanente des Etats-Unis auprès des Nations unies, avait clairement fait savoir que Washington se passerait à l'avenir de quelque preuve que ce soit en cas de nouvel incident chimique touchant des civils syriens. «Toute attaque contre le peuple syrien sera attribuée non seulement à [Bachar el-] Assad, mais aussi à la Russie et à l'Iran», avait-elle ainsi asséné le 26 juin dernier. Parole contre parole, Maria Zakharova avait déclaré que la Russie était de son côté en possession de données concrètes démontrant que la «mise en scène» d'attaques chimiques, dans le but de les attribuer ensuite à Damas, était en cours à Sarakab et Ariha, deux localités syriennes.

Source :  RT France

 

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  • : Le voyage initiatique de Teiva sur le catamaran ARAKA NUI parti en 2008 pour un tour du monde. Arrivé en Casamance en septembre 2009, il en repart 2 ans plus tard, mais cette fois sans son papa... C'est l'occasion pour ce dernier de collecter des sujets d'informations aussi divers que variés sur la spiritualité, la géopolitique, l'environnement et les sciences en vue d'étudier ces sujets le moment venu avec Teiva et de débuter son initiation vers un nouveau paradigme.
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