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4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 11:54

Lors de ton séjour en Casamance, ce fameux été 2016, alors que nous te parlions de Dieu, avec Martin notre excellent cuisinier et non moins ami, après nous avoir annoncé froidement que tu étais athée, tu nous as demandé, comme pour te justifier :

« Mais pourquoi Dieu, s’il existe, on ne le voit pas » ?

Je t’avais répondu que ce n’était pas facile de parler de Dieu, car tu étais encore trop petit pour qu’on puisse parler sérieusement de Lui. Martin qui est catholique pratiquant t’avait donné son interprétation directement tirée du catéchisme. Je détiens une version différente de celle des catholiques bien que je soutienne l’existence d’un seul et unique Dieu.

Je souhaite tout de même, te raconter d’abord une histoire à son sujet et ensuite répondre à ton attente avec plus de précision.

Pourquoi on ne voit pas Dieu ?

C’est tout simplement parce qu’on ne peut pas le voir de la même manière que tu vois ton papa, ta maman, ton perroquet ou un avion dans le ciel.

Si tu cherches à le voir avec tes yeux, tu ne le verras pas, parce qu’on ne peut le voir avec les yeux… Pour le voir il faudrait qu’il soit comme moi, comme toi. Qu’il ait des bras, des jambes, un visage, qu’il ait une forme, des couleurs, qu’il bouge devant toi. Mais Dieu n’a pas de bras, de jambes, de visage, ni de forme, ni même de couleurs et il ne remue pas.

Bien sûr, tu t’étonnes que je te parle de Lui et tu me dis :

« Puisque je ne le vois pas, où est-il » ?

Autour de toi, il y a des choses qui existent, et pourtant tu ne les vois pas. Ce n’est pas pour ça que ces choses ne sont pas là et qu’on ne peut pas en parler.

Par exemple, tous les jours tu vois avec tes yeux le soir, l’ampoule de ta lampe de ta tête de lit, dans ta cabine sur ton bateau, que tu allumes pour lire quand tu presses le bouton, mais tu ne vois pas l’électricité qui fait s’allumer l’ampoule ou marcher le ventilateur. Quand tu presses le bouton tu ne dis pas : « Où elle est l’électricité » ?

Tu sais qu’elle est là et que c’est elle qui fait que l’ampoule s’allume. J’espère que tu ne seras jamais tenté de mettre les doigts dans une prise électrique pour vérifier. Tu ressentirais une sacré décharge qui te ferait faire la cabriole en arrière tellement tu aurais mal et peur. Si même cela t’arrivait « par accident » tu l’aurais senti sur tes doigts et dans tout ton corps mais tu ne l’aurais pas vue (un homme peut même être électrocuté et mourir suivant la force d’électricité qu’il reçoit).

Tu vois, Dieu, c’est un peu comme l’électricité… On ne le voit pas, mais on peut quelques fois le sentir et savoir qu’il est là. Mais même si on ne le voit pas, si on ne le sent pas, il est quand même là, comme l’électricité quand on ne met pas ses doigts dans la prise…

Ceci étant dit, je souhaite t’en dire plus sur ce « Dieu », celui qu’on ne voit pas, mais celui qui est quand même là… comme l’électricité !

Je suis sûr que tu seras captivé et il y a de quoi, d’apprendre de la part des plus grands savants que l’humanité ait connu, tous mathématiciens ou physiciens, qu’ils nous ont livré une preuve tangible qu’il y a nécessairement « une Intelligence supérieure à la nôtre » qui est bien là dans chaque parcelle vivante de la Nature qui nous entoure et dont l’Homme fait partie intégrante.

Je suis sûr que très peu d’enfants français de ton âge auront eu la chance d’avoir accès à ces connaissances, car elles ne sont pas enseignées à l’école ni au collège et encore moins au catéchisme par le prêtre de la paroisse. Par contre, il y a des enfants même plus jeunes que toi qui suivent un enseignement spirituel dans des lamaseries Bouddhistes au Tibet. Je précise que le Bouddhisme n’est pas une religion mais plutôt une « philosophie ».

Il ne tiendra qu’à toi de lire - ou pas - les connaissances que je te transmets à travers ce texte de 70 pages ! Si tu es bien décidé d’aller de l’avant, sur le chemin de la connaissance, je veux bien te prendre par la main et te conduire sur un bout de ce chemin pour t’aider à comprendre et à conserver cet enseignement dans ta mémoire.                                                 

 Tu t’évertueras alors à découvrir les principes que je t’enseignerai et tu devras en tenir compte à travers ton comportement de tous les jours, au contact des autres. C’est le principe de l’initiation que je te soumets, son but étant de t’apporter intelligence et sagesse qui te grandiront au fur et à mesure.

Mais cet enseignement impose une règle au néophyte que tu es : tu devras fournir un effort considérable pour développer cette volonté d’apprendre, car ton papa est là uniquement pour te fournir des connaissances brutes, ensuite ce sera à toi d’en tirer le plus grand profit et de les faire tienne.  Nous débuterons cette initiation sur un premier sujet d’importance, car il porte sur les plus grandes questions que l’Homme se pose depuis la nuit des temps.

SOMMAIRE

Paragraphe 1 : D’abord je me dois de définir de quel « Dieu » je te parle, car je suis sûr que toi et moi, nous ne parlons pas du même.

Paragraphes 2,3,4,5,6,7 et 8 : Il s’agira d’un parcours époustouflant dans l’infiniment grand : l’Univers. Nous passerons en revue nos toutes dernières connaissances en cosmologie - l’étude du cosmos – c’est la science de l’Univers,  pour aller voir du côté des Lois fondamentales qui le régissent. Tu constateras qu’on y détecte des choses troublantes qui pourraient être des indices forts sur l’existence d’une « Intelligence supérieure » qui organise le concert, car aujourd’hui la probabilité que la vie soit apparue « par hasard » est devenue nulle au vu de nos connaissances scientifiques. Je t’emmènerai donc faire un tour dans les parties les plus secrètes de notre Univers. Celui-là même qui cachait bien ses mystères jusqu’à il y a seulement quelques décennies. Aujourd’hui nous savons comment tout cela fonctionne. C’est ce que tu vas découvrir tout au long de ces 7 paragraphes et c’est captivant.

Paragraphe 9 : Nous ne pouvions pas nous contenter de survoler l’infiniment grand, sans aller voir du côté de l’infiniment petit pour confirmer nos indices les plus troublants.

Paragraphes 10 et 11 : Depuis plus de deux mille ans les plus grands physiciens ou mathématiciens de génie, auront consacré leur vie et mis en œuvre tous leurs efforts pour rechercher le « code secret » de l’Univers qu’ils entrevoyaient dans les mathématiques et plus exactement dans le défilé des nombres premiers que l’on retrouve partout dans la Nature.

 

Tous possédaient la même conviction, en commençant par Pythagore, ce philosophe-mathématicien de la Grèce antique et qui répétait sans cesse à ses élèves :

« Les nombres gouvernent l’Univers ».

 

Aujourd’hui, en 2016, nous savons que cette affirmation est démontrée ! Mais alors, qui ou quoi est à l’origine de ce réglage mathématique d’une subtilité sidérante ? Les clefs te seront données pour pouvoir y répondre par toi-même.

 

Paragraphe 12 : Un bref aperçu en biologie s’imposait à travers le fameux ADN, pour compléter notre tour d’horizon des sciences.

Paragraphe 13 : Quand les scientifiques se font mystiques au fur et à mesure que leurs connaissances prennent le pas sur des croyances.

Paragraphe 14 : Tout ce qui a été dit jusqu’ici, provient d’une théorie qui porte un nom, c’est le « Principe Anthropique Cosmologique », il se décline en trois niveaux. Une brève description s’imposait.

Paragraphe 15 : Et si nous parlions de la position de l’Homme dans l’Univers… qui n’est pas commune !

Paragraphe 16 : Nos connaissances en cosmologie évoluent très vite. Qu’en est-il de la réalité aujourd’hui ?

Paragraphe 17 : Laissons la parole à deux auteurs célèbres pour conclure et le mot de la fin à ton père.

PETIT MODE D’EMPLOI POUR LIRE CE DOCUMENT

Mon fils, je souhaite que tu lises ce texte comme un livre, en plusieurs étapes mais en entier bien sûr ! Il est certain que des idées, des descriptions ou des citations te paraîtront incompréhensibles. Rassure-toi, c’est normal !

En effet, il y a des notions dans ce texte qui nécessitent une connaissance plus approfondie sur le sujet. Avec le temps, à la relecture mais en cherchant toujours à développer tes connaissances, certaines choses te paraîtront mieux compréhensibles.

Donc aujourd’hui contente-toi de lire tout le texte et glisse allègrement sur les notions dont tu ne comprends pas vraiment le sens.        

A la première lecture tu auras déjà appris beaucoup. Lors d’une relecture du texte tu comprendras d’autres notions passées inaperçues la première fois et ainsi de suite. Tu as toujours la possibilité de revenir sur certains passages, questionner ton entourage ou bien faire des recherches par toi-même.

Le travail personnel est bénéfique pour explorer les connaissances acquises par d’autres.

Une longue partie historique relate de l’évolution de nos connaissances en mathématiques pour nous aider à découvrir le « code » caché de l’Univers.              

J’estime que ce périple formulé par un long développement était nécessaire. D’une part, il démontre que des grands mathématiciens de renom entretenaient tous la même conviction que tu découvriras au fil des pages et d’autre part, la conclusion qui en découle apporte de l’eau à notre moulin et répond sans ambiguïté à la question que tu te poses.   

Certaines formules algébriques apparaissent dans mon texte, mais c’est seulement pour la beauté du geste. D’ailleurs elles sont souvent gravées sur le buste de ces savants dans l’université où ils ont enseigné ou mieux, sur leurs pierres tombales en guise d’épitaphe, tout comme elles pourraient être la signature de cette « Intelligence supérieure » qui est à l’origine de cette Nature d’une grande beauté et qui nous entoure.                                                                   

Ceci étant ces formules mathématiques ne sont pas de notre modeste niveau ; en effet, pour l’instant seuls de très bons élèves universitaires voire des docteurs en mathématiques sont capables de les exploiter !

Mais il demeure une certitude : même si tu ne comprends RIEN de ce que développent ces grands mathématiciens, au moins en suivant leur périple, tu te transportes dans leur pensée, dans leurs réflexions et tu percevras la beauté qu’il peut y avoir derrière leurs raisonnements.

Il faut dire que le quotidien du mathématicien c’est : « de ne rien comprendre à un raisonnement ». En fait, en suivant leurs raisonnements tu vivras ce qu’un mathématicien vit au quotidien.             

C’est le côté exaltant de l’exercice !

Quand je citerai « Dieu » c’est pour désigner cette Intelligence qui est à l’origine de toutes les Lois qui sont dans la Nature. Je m’en expliquerai plus bas. Ce sera d’ailleurs l’objet de l’étude que je te livre : porter à ta connaissance ces Lois à travers tous ceux qui les ont découvertes, car toutes convergent vers la même conclusion.

Mon souhait est que tu retiennes principalement les conclusions de chaque paragraphe tout en ayant apprécié les développements, du moins je l’espère du fond du cœur.

Ton initiation commence avec ce document qui sera ton cadeau de Noël 2016; d’autres suivront et à partir de maintenant, mon fils, cela ne tient qu’à toi… d’apprendre, car personne ne le fera à ta place !

 

 

1°) Une explication préalable s’impose : ou la différence entre religiosité et spiritualité :

Toi qui es un observateur attentif à tout ce qui t’entoure, comment n’es-tu pas émerveillé par la beauté, la perfection et l’immense diversité de la Nature ?

Bien sûr, je sais que tu estimes à sa juste valeur ce monde vivant en particulier ses animaux au milieu desquels tu aimes évoluer.

Avant d’aller plus loin, revenons brièvement à l’apparition de la vie sur Terre.

De nombreux scientifiques considéraient encore il y a peu de temps  qu’elle était le fruit du hasard ou d’un concours de circonstances. Par voie de conséquence, ils pensaient qu’elle se limitait à exister et ne poursuivait aucun « but » particulier.

Pourtant tous s’accordent à reconnaître qu’elle opère avec une Intelligence remarquable et au moyen de Lois admirables (nous verrons cela plus loin).

N’est-ce pas quelque peu contradictoire ?

Max Planck, physicien allemand du siècle dernier, disait :

« Toute la matière trouve son origine et existe seulement en vertu d’une force. Nous devons supposer derrière cette force l’existence d’un esprit conscient et intelligent ».

Toujours est-il que la plupart des êtres humains, quelles que soient leur couleur de peau, leur nationalité et leur religion s’ils en suivent une, voient en la biodiversité sur Terre un chef d’œuvre de la Création.

Je suis sûr que tu fais partie de ceux là.

C’est tellement vrai que même un athée a tendance à diviniser et à soupçonner en elle la présence d’un Esprit transcendantal.

Il y a un autre point sur lequel les scientifiques s’accordent aujourd’hui, à savoir que la probabilité que la vie sur Terre soit apparue par hasard est devenue quasiment nulle, au regard des nombreux paramètres nécessaires à son apparition. Soit une probabilité de 1 sur 10-30. Nous verrons plus loin ce que ce chiffre représente.

Le brillant physicien anglais contemporain Stephen Hawking écrit dans sa « Brève histoire du temps » :

« Les lois de la science, telles que nous les connaissons actuellement contiennent certains nombres fondamentaux, comme la charge électrique de l’électron ou encore le rapport des masses du proton et de l’électron… Ce qui est remarquable, c’est que la valeur de ces chiffres semble avoir été très finement ajusté pour rendre possible le développement de la vie ».

Mais alors si le développement de la Vie sur Terre « semble avoir été très finement ajusté » comment peut-on expliquer qui ou quoi à assurer ce réglage ? Il a bien fallu une Intelligence pour aboutir à ce résultat merveilleux !

Pourtant, le biologiste Jacques Monod de l’Institut Pasteur de Paris, membre du Parti Communiste français, (Prix Nobel de médecine en 1965) concluait dans son ouvrage « Le hasard et la nécessité » en 1970, voici déjà 46 ans :

« L’ancienne alliance est rompue ; l’homme sait enfin qu’il est seul dans l’immensité indifférente de l’Univers, d’où il a émergé par hasard. Non plus que son destin, son devoir n’est écrit nulle part. À lui de choisir entre le Royaume et les ténèbres ».

Il ne pouvait pas y avoir plus forte expression à l’époque pour imposer l’idée que la vie soit apparue « par hasard » !

Et pourtant… Jacques Monod se trompait affreusement.

Aujourd’hui nous pouvons lui concéder les circonstances atténuantes, car à l’époque l’état des connaissances étaient basées sur des théories inconnues du grand public.

Seuls quelques rares mathématiciens de génie revendiquaient déjà l’existence d’une Intelligence (nous les rencontrerons plus loin à travers leurs travaux qui ont bouleversé notre entendement).                

Ce à quoi répondait déjà, pour d’autres cas semblables antérieurs, le physicien Albert Einstein (Prix Nobel de physique en 1921) : « Un préjugé est plus difficile à briser qu’un atome » !

Aujourd’hui, en 2016, nous pouvons affirmer que notre science n’est plus ce savoir classique, l’Homme sait enfin qu’il participe à quelques choses qui le dépasse et qui a un sens, le hasard est définitivement enterré.               

C’est ce que nous allons découvrir dans le long périple qui suit.

Prenons un flocon de neige : il faut savoir que ce petit objet obéit à des lois mathématiques et physiques d’une surprenante subtilité qui donnent lieu à des figures géométriques ordonnées mais toutes différentes les unes des autres : cristaux et poly cristaux, aiguilles et dendrites, plaquettes et colonnes, etc. Le plus étonnant, c’est que chaque flocon de neige est unique au monde : après avoir flotté pendant une heure dans le vent, il a été soumis à des choix de toutes sortes (tels que température, humidité, présence d’impuretés dans l’atmosphère) qui vont induire une figure spécifique : la forme finale d’un flocon contient l’histoire de toutes les conditions atmosphériques qu’il a traversées.

Ce qui est fascinant, c’est qu’au cœur même du flocon de neige nous retrouvons l’essence d’un ordre : un équilibre délicat entre des forces de stabilité et des forces d’instabilité ; une interaction féconde entre des forces à l’échelle humaine et des forces à l’échelle atomique.

D’où vient cet équilibre ? Quelle est l’origine de cet ordre ? De cette symétrie ?

 

 

« Chaque flocon de neige est unique, de plus il obéit à des lois mathématiques et physiques.»

 

S’il est vrai que la majorité des savants ont encore une approche plutôt « matérialiste » de l’existence, il y en a parmi eux qui sortent du rang et postulent que l’Univers poursuit un but.                                                    

Par ailleurs, sans aller jusqu’à déclarer qu’il est l’œuvre de Dieu, au sens que les religions donnent à ce terme, ils voient derrière la beauté que nous offre l’Univers, une Intention, pour ne pas dire une Volonté voire une Intelligence absolue.  

Certains scientifiques se risquent même à dire que la vie sur Terre n’a rien de hasardeux et qu’elle agit de façon intentionnelle. Mais pour la plupart, ils préfèrent se concentrer sur le « comment » et ne s’intéressent pas au « pourquoi » pensant que cela ressort du domaine métaphysique.

Mais y a-t-il vraiment un « pourquoi » à l’Univers et, par là même un sens à la vie ? A cette double question, un athée répond « non », un agnostique « peut-être » et un spiritualiste « oui ».

Du point de vue de ton papa, qui est un spiritualiste, bien sûr notre existence à un sens, mais Dieu n’est pas un Etre anthropomorphique (humain), il ne se comporte pas envers les êtres humains comme la plupart des religions le laissent entendre.

Elles Le présente comme un Surhomme (omnipotent, omniscient) qui réside dans les cieux et qui décide du devenir de chacun de nous, selon Sa volonté, la foi que nous plaçons en Lui, et la manière dont nous appliquons ses Commandements, tels qu’ils sont exprimés dans les Livres sacrés. Convaincus de cela, les fidèles les plus zélés s’évertuent à appliquer les préceptes de leur religion, avec l’espoir de bénéficier de la bienveillance, de la protection et de la grâce divine.

Or, que constatons-nous ? Qu’ils ne sont pas plus épargnés que les athées en ce qui concerne les épreuves de la vie, les maladies et autres afflictions.  C’est d’ailleurs ce qui explique en grande partie pourquoi tant de croyants en viennent un jour ou l’autre à perdre la foi.

Puisque je viens de me référer aux athées, force est de constater que nombre d’entre eux ne l’ont pas toujours été, mais le sont devenus à la suite d’une épreuve, ou par dépit face à la folie des hommes et l’injustice apparente qui règne dans le monde.

Progressivement ils se sont mis à se convaincre que Dieu n’existe pas et que les croyances véhiculées par les religions sont, non seulement fausses, mais également aliénantes.

On peut les comprendre au premier abord, mais c’est aussi la démonstration de leur manque total de connaissances ! C’est là que le bât blesse : un manque de connaissances scientifiques !

D’un point de vue spiritualiste, « Dieu » s’apparente à une « Energie-Conscience » absolue qui opère dans l’Univers, la Nature et l’Homme au moyen de « lois » impersonnelles.

Tu noteras que cette approche est plus scientifique que religieuse.

En effet, les spiritualistes pensent que la Création s’inscrit dans un Plan divin et que l’Homme lui-même fait partie de ce Plan. Le seul fait que l’Homme soit capable de s’interroger sur son origine et sur sa destinée prouve qu’il pressent, non seulement que son existence ne correspond pas seulement au laps de temps compris entre la naissance et la mort, mais également qu’elle ne se limite pas au seul corps physique.

Tu conviendras déjà que notre corps physique est une « machine » fabuleuse. Son aptitude à se développer, à marcher, à saisir les objets, etc…, sans parler de son incroyable instinct de guérison et de survie, font de l’être humain la créature la plus élaborée vivant sur Terre.

Plus étonnant encore : les éléments qui le composent se retrouvent au cœur des galaxies les plus lointaines, ce qui fait dire aux astrophysiciens que « nous sommes des enfants des étoiles et même des poussières d’étoiles ». Nous sommes donc liés à l’Univers et dépendons des Lois qui lui sont propres.

Mais l’être humain ne se limite pas à un corps matériel maintenu en vie par un ensemble de processus physico-chimiques.

Il possède également une faculté extraordinaire : la conscience.

Or, contrairement à ce que pensent les athées, elle n’est pas le produit exclusif du cerveau.                                                                              

D’un point de vue spiritualiste, elle est un attribut de l’âme. C’est ce qui explique pourquoi une personne privée de ses fonctions cérébrales à la suite d’un très grave accident, d’une maladie ou d’une opération au niveau du cerveau continue, au-delà des apparences, à penser et à ressentir des émotions !

Autre fait remarquable chez tout être humain : il n’a pas conscience uniquement de lui-même, des autres et de son environnement. Il a également conscience du bien et du mal, ce qui explique pourquoi il a « bonne conscience » ou « mauvaise conscience », selon ce qu’il a pensé, dit ou fait. Nous savons « en notre âme et conscience » que certains comportements sont fondamentalement bons, et d’autres fondamentalement mauvais, au point d’en éprouver de la honte.

Le fait d’être capable de discerner les uns des autres et de nous conformer aux uns plutôt qu’aux autres pose tout le problème du « libre arbitre » et donne une autre dimension à notre vie.

Peut-on prouver l’existence de l’âme ?  A priori, cela est impossible.

Pourtant, lorsque l’on considère ce que l’être humain a créé de plus beau et de plus utile dans des domaines aussi divers que l’architecture, la littérature, l’art, la science, la technologie, etc., comment penser qu’il y soit parvenu uniquement en puisant dans sa seule « intelligence » de ses neurones ?  

Mieux encore, lorsque l’on songe aux émotions les plus belles et aux sentiments les plus nobles qu’il est capable de ressentir et d’exprimer, tels l’émerveillement, la compassion, la fraternité, l’amitié et l’amour, comment ne pas y voir la présence en lui de quelque chose de subliminal, de divin ?

Mais alors : qu’est-ce que l’âme ?

De mon point de vue que je partage avec tous les spiritualistes, c’est « l’énergie spirituelle » qui anime l’être humain, au sens de lui donner vie et conscience. En tant que telle, elle imprègne toutes les cellules de notre corps, à l’image de l’air qui remplit toutes les pièces d’une maison.

D’ailleurs j’aime emprunter la métaphore utilisée par la tradition chinoise :

« Chaque être humain est comme la goutte d’eau dans l’Océan ».

Ce qui revient à dire que l’ensemble de toutes ces « gouttes » forme l’Océan ; l’Océan lui-même représente l’Energie Spirituelle qu’on peut appeler par exemple « Dieu ».

Une façon de démontrer que l’âme de chaque Homme est « inclue » dans un ensemble qui représente ce qu’on appelle communément « Dieu ».        

Toutes les traditions monothéistes, les civilisations anciennes et les Indiens d’Amérique, pour ne parler que d’eux, se reconnaissent comme partie intégrante de Dieu. Dieu ou toutes autres appellations propres à chaque culture comme par exemple : « Mère Nature ».

Bref, ils ne font qu’un avec le Tout.

Contrairement à ce qu’enseignent la plupart des religions, l’âme ne se situe pas dans un organe particulier.  

Par ailleurs, la science est actuellement incapable de mettre cette énergie en évidence ou de la mesurer.                                                                                                                          

Mais je ne serai pas étonné qu’elle y parvienne un jour et qu’elle apporte ainsi la preuve qu’il existe en chacun de nous (et dans le cosmos) un « corps éthéré » constitué de particules spirituelles.

Et je me dis : « Pourquoi ne serait-ce pas ce que les astrophysiciens dénomment « l’énergie noire » qui correspond à 75 % de la composition de l’Univers et dont la composition demeure inconnue à ce jour …» ?  Ceci est un avis très personnel qui n’engage que moi. J’ai lu il y a quelques mois qu’un physicien japonais avait déclaré pouvoir démontrer l’énergie représentant Dieu… Les années à venir nous réservent des immenses surprises, c’est sûr ! Autant s’y préparer, non ?

Une autre question se pose au sujet de l’âme humaine : d’où provient-elle ?

Au regard de l’ontologie que je défends, elle est une émanation de l’« Âme universelle », c’est-à-dire de l’Âme qui imprègne l’Univers depuis ses origines.

Pour reprendre ce que j’ai dit précédemment, cela veut dire que tout être humain est un « enfant des étoiles », non seulement de par les éléments qui constituent son corps physique... mais également de par « l’essence spirituelle » qui l’anime.                                                                         

C’est la raison pour laquelle, dans nombre d’écrits religieux mais aussi mystiques, on dit de l’homme qu’il est une « âme vivante ».          

Chacun de nous est donc un être double et appartient à deux mondes, non pas opposés, mais complémentaires : visible et invisible, tangible et intangible, matériel et immatériel (le Ying et le Yang des chinois). C’est précisément cette dualité qui confère à notre existence un but transcendantal.

Nous devons considérer maintenant la nature de l’âme humaine en tant que telle : elle est parfaite en essence, à l’instar de l’Âme universelle, désignée par les Hindouistes et les Bouddhistes sous le nom d’« Atman ».                 

En fait, c’est en elle que résident ce que nous appelons « qualités » ou, pour reprendre le terme cher au philosophe Grec de l’Antiquité, Socrate : « vertus », telles que l’humilité, l’intégrité, la générosité, la tolérance, la bienveillance, etc…

Victor Hugo précisait : « Une Âme est plus importante qu’un Monde ».

Si nous vivons sur Terre, c’est pour conscientiser ces vertus et les exprimer à travers notre comportement, au contact des autres. Autrement dit, c’est pour évoluer spirituellement et atteindre un jour l’état de Sagesse. C’est d’ailleurs ce qu’ont enseigné les Maîtres et tous les Initiés du passé.

Certes, à en juger à travers le comportement actuel de la plupart des individus, on pourrait douter que l’être humain soit parfait par principe.    

C’est pourquoi nombre de personnes, parmi lesquelles des « philosophes » sont convaincus qu’il est au contraire imparfait par nature. Cela étant, elles ne peuvent nier qu’il est capable de s’améliorer.              

Cela suppose qu’il a en lui « quelque chose » qui l’incite à devenir meilleur.

Quelles sont les Lois par lesquelles Dieu en tant quEnergie-Conscience, se manifeste dans la Création ?

Sans entrer dans les détails je dirai qu’elles sont de trois ordres :

  • Universelle. Telle la gravitation, la propagation de la lumière…
  • Naturelle. Telle l’alternance du jour et de la nuit, la succession des saisons…
  • Spirituelle. Telle la réincarnation et le Karma.

En dernière analyse, tu dois comprendre que la question n’est plus vraiment de savoir si Dieu existe ou non, car il y a nécessairement une Cause première à la Création.

Et cela va te paraître évident dans la démonstration scientifique qui suit.

Il s’agit plutôt de savoir si Dieu intervient ou non dans nos vies individuelles.

Conformément aux explications précédentes, Il le fait effectivement, mais à la mesure du respect que nous accordons aux Lois universelles, naturelles et spirituelles.                                                                                              

Si nous n’en tenons pas compte, ou pire encore si nous les violons, que ce soit d’ailleurs sciemment ou par ignorance, non seulement nous ne bénéficions pas de leurs effets positifs, mais nous nous exposons également à des épreuves diverses.

C’est précisément pour cette raison qu’il ne suffit pas de croire en Dieu, ni même de prier, pour être heureux.

De tout ce qui précède, je t’ai expliqué ce que j’entends par spiritualité à la différence de la religiosité que je ne pratique pas mais respecte néanmoins.

Comment pourrai-je conclure sur ce sujet sans te dire un mot de l’humanisme, car c’était le crédo de mon père Aloïs que tu n’auras malheureusement pas connu.

Qu’en est-il de l’humanisme ?

D’une manière générale, c’est l’attitude qui consiste à aimer l’humanité, à croire en elle, et à œuvrer à son bonheur sans distinction de couleur de peau, de nationalité, de classe sociale, de religion ou de tout autre élément apparemment distinctif.                                                                          

Etre humaniste implique donc d’avoir un sens aigu de la fraternité et de voir en tout autre individu une extension de soi-même. Aimer son prochain ne veut pas dire nécessairement aimer tous les êtres humains en tant qu’individus, car à moins d’être hypocrite ou de s’illusionner, une telle chose est quasiment impossible pour le commun des mortels.   

D’une manière générale, cela signifie les aimer en tant que membres de la fraternité humaine et, surtout, n’en haïr aucun sous quelque prétexte que ce soit.

Vue sous cet angle, l’absence de haine peut être considérée comme une forme primitive d’amour, étant entendu qu’il faut aller beaucoup plus loin dans nos relations avec autrui.                                                                    

Un humaniste doit-il être spiritualiste ? Ce n’est pas une nécessité absolue.

Cela dit, la spiritualité, lorsqu’elle est vécue sans sectarisme et sans dogmatisme, ouvre des horizons plus vastes dans l’application de l’humanisme.                                                                                         

En effet, à partir du moment où l’on admet que l’humanité fait partie d’un Plan divin et qu’elle évolue graduellement vers l’état de Sagesse, on comprend intuitivement que cet état ne peut être atteint que d’une manière collective et en faisant appel à ce qu’il y a de plus spirituel en l’être humain, à savoir son âme.

Conclusion :

De tout ce qui précède, tu as compris que l’on peut être spiritualiste sans appartenir à une religion. La question n’est plus de se réclamer athée ou croyant.

Dans ce domaine le plus important n’est pas de se limiter à croire ou pas en « Dieu », mais d’abord, de bien connaître les Lois qui régissent l’Univers et ensuite, répondre aux deux questions suivantes :

  • Par quel « miracle » ces Lois sont toutes d’une surprenante précision ?
  • Qui ou quoi en est à l’origine ?

Cela suppose d’étudier d’abord ces Lois en découvrant leur précision et c’est ce que nous allons faire ensemble à travers ce document.

Je me dois de t’apporter une précision d’importance : la spiritualité est fondée, non pas sur les croyances, comme c’est le cas de la religiosité, mais sur les connaissances.

C’est donc par manque de connaissances qu’il existe encore des personnes qui se réclament athées dont tu me dis malheureusement faire partie, mon fils ; mais j’espère que l’initiation que j’entreprends dans la mesure de mes moyens, te permettra d’évoluer dans tes idées arrêtées grâce aux connaissances que je t’apporte !

Je vais donc t’apporter ci-dessous un certains nombres d’éléments scientifiques tous issus des plus grands physiciens, mathématiciens et astrophysiciens de références (presque tous détenteurs du prix Nobel), qui démontrent que l’état actuel de nos connaissances évacue d’une part et définitivement la probabilité de « hasard » et conforte d’autre part qu’il y a forcément une Intelligence Créatrice Supérieure qui est à l’origine de  l’Univers et donc responsable de la Vie qui s’y est développée.

C’est la seule méthode que j’attends de toi, mon fils, que le niveau de connaissances que je t’apporterai, t’incitera à revoir ton idée de ce « Dieu » que tu places mal dans ton esprit, car tu vas découvrir qu’« Il » se manifeste avec une évidence toute scientifique en nous et autour de nous.

2°) La naissance de l’Univers :

Peut-être t’es-tu déjà posé ces questions en rêvassant devant un merveilleux coucher de soleil, en décryptant tes étoiles préférées de la voûte céleste lors d’une nuit sans nuage ou simplement en observant la danse des poissons multicolores autour d’un pâté de corail :

  • Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ?
  • Que s’est-il passé au début des temps pour donner naissance à tout ce qui existe aujourd’hui ?
  • Quelle force a doté l’Univers des formes qu’il revêt aujourd’hui ?
  • Mon existence a-t-elle un sens ?

Depuis la nuit des temps, l’Homme s’interroge sur la Création à l’origine du Tout. Ces dernières  décennies, les progrès dans les domaines de l’astrophysique et de la cosmologie ont permis d’entrevoir quelques éléments de réponse. Ils ont révélé l’existence de « constantes arithmétiques universelles » qui font qu’aujourd’hui en trame de fond un débat métaphysique divise les scientifiques : la Création de l’Univers est-elle le fruit du pur hasard, celui d’une Intelligence ou celui d’une Volonté divine qui dépasse notre entendement de simples mortels ?

Il existe aujourd’hui de nombreux livres et vidéos expliquant avec beaucoup de clarté comment l’Univers et notre système solaire sont apparus et ont évolué jusqu’à leur état actuel (je te conseille de visionner des films sur le sujet avec You Tube sur le net, c’est passionnant et très pédagogique).

Un certain nombre de mystères et d’énigmes demeurent encore aujourd’hui, mais le savoir auquel nous avons désormais accès dans ce domaine est extraordinaire et dépasse l’imagination.

Ceci étant, tu noteras que la science ne donne aucune explication sur le « pourquoi » de la Création. Autrement dit, elle n’aborde aucunement la question de savoir si elle poursuit ou non un but. Elle laisse cette question à la religion, à la philosophie et à la métaphysique.

Les recherches et nos connaissances récentes de notre Univers s’apparentent à une quête quasi mystique, engendrant des prises de positions parfois métaphysiques de la part des astrophysiciens. Ceux-là même qui de tous les scientifiques sont ceux qui scrutent l’Univers. On peut être surpris par le nombre de scientifiques qui, après avoir scruté passionnément le cosmos pendant des décennies, finissent par plaider en faveur d’une Force inconnue, une IntelligenceDieu ou autre chose – à l’origine de Tout.

Ton papa fait partie de ceux qui pensent que nous sommes arrivés à l’émergence d’un nouveau paradigme, qui a renversé la plupart des certitudes établies de la science classique et qui débouche sur une nouvelle approche paradoxale de la science : une science à la fois « consciente de ses limites » et capable de traiter des questions qui semblaient hors de son domaine, car elle a abandonné certains « a priori » qui l’empêchaient de le faire auparavant.

Ici, je me contenterai de répondre d’abord au « comment » de la Création en m’appuyant sur les seules données scientifiques et en particulier celles issues de la cosmologie récente.

Les satellites WMAP, COBE et plus récemment PLANCK ont analysé le rayonnement fossile issu du Big Bang qui a eu lieu il y a 14,8 milliards d’années.

« Notre Univers il y a 14,8 milliards d’années : image du fond diffus cosmologique (rayonnement fossile)         rapporté par le satellite Planck en 2010 »

Il s’agit d’une formidable explosion à des milliards de degrés qui s’est produite, a créé de la matière ; c'est-à-dire qu’avant cette explosion le moindre atome n’existait pas, ni même le temps. C’était le vide absolu.

Lors de cette explosion, le Big Bang, seuls les éléments légers (hydrogène, hélium) sont apparus.                                                                        

Durant les milliards d’années qui ont suivi des formations gazeuses se sont formées puis sous l’effet de forces bien connues aujourd’hui les premières étoiles sont nées.                                                                              

Ensuite des milliards d’année plus tard, ces étoiles de 1ère génération ont explosés ; elles étaient arrivées en fin de vie, car tout leur « carburant » a été brûlé. Les éléments lourds tel que le fer, le carbone (principal élément qui compose notre corps humain, les arbres…) se sont produits lors des explosions de ces étoiles que l’on appelle  les « supernovas » au cours desquelles sont atteintes des températures gigantesques de l’ordre du milliard de degrés.

Mis à part les atomes d’hydrogène existants dans l’eau que contient notre corps (75 %) la plupart des atomes qui constituent notre corps ont été élaborés dans une étoile qui, il y a plus de 5 milliards d’années, a explosé en « supernova » et se situait dans la région qui deviendra notre système solaire (avec ses planètes).                                                                              

C’est la condensation des nuages contenant du matériel provenant de cette explosion, appuyée par d’autres forces connues comme la force de gravitation, qui a créé notre système solaire.

L’étoile de notre système solaire, le Soleil, est probablement une étoile de 3ème génération.

Ceci revient à dire qu’il aura fallu pas moins de 10 milliards d’années pour que notre bon vieux système solaire apparaisse et puisse fournir tous les éléments lourds nécessaires à la vie.

Les étoiles de 1ère génération ne pouvaient être entourées d’un cortège de planètes telluriques (solides) comme la Terre ou Mars.

Etant donné le temps qu’il faut pour produire des êtres d’une complexité suffisante pour être conscients, il est théoriquement impossible que des êtres conscients puissent observer un Univers jeune de quelques milliards d’années « seulement ».

D’autre part, nous savons depuis Albert Einstein que le temps et l’espace sont liés, de ce fait à chaque milliard d’années qui passe, le rayon de l’Univers observable grandit d’un milliards d’années-lumière. Donc l’Univers dans lequel vivent les observateurs conscients ne peut qu’être gigantesque puisqu’ils n’ont pas pu apparaître au cours des premiers milliards d’années.
Voilà donc un premier mystère résolu : « Pourquoi l’Univers est-il si grand en comparaison de nous ? »

L’âge de la Terre est de 4,5 milliards d’années. Si nous ramenions cette durée à 12H00, à l’échelle par rapport au cadran d’une montre, l’avènement de l’Homme moderne interviendrait à la dernière seconde, soit exactement à 11 heures et 59 minutes et 58 secondes…

Conclusion :

Pour permettre à un temps immensément long d’atteindre la venue de la Vie, il aura fallu que l’Univers soit régit par des forces ou des Lois d’une précision extraordinaire, sans quoi notre Univers se serait « effondré » sur lui-même bien avant l’apparition de la Vie.

Il faut savoir que l’étude de ces Lois de l’Univers, a ramené de nombreux astrophysiciens et physiciens à commencer par Albert Einstein lui-même, à penser que ces lois correspondent : « à la manifestation d’une Intelligence dépassant de très loin la nôtre ».

C’est la théorie de « l’harmonie préétablie », qui suggère l’hypothèse d’une organisation complexe et en profondeur du cosmos dès les premiers instants du Big Bang.

3°) Sur la composition de l’Univers et les lois fondamentales qui le régissent :

Jusqu’à il y a quelques mois, nous pensions que notre Univers contenait entre cent et deux cents milliards de galaxies et que chacune d’elles contenait des centaines de milliards de soleils (c’est à dire d’étoiles).                               

Ce qui veut dire par extension que notre galaxie, « la Voie Lactée », compte des millions de systèmes solaires plus ou moins comparables au nôtre.         

Il y a donc une forte probabilité pour qu’il y ait aussi un grand nombre de planètes qui gravitent autour de ces soleils… comme les huit de notre système solaire (plus une 9ème qui défraye la chronique actuellement : la Planète X) : Mercure, Vénus, la Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune (Pluton n’est plus considéré comme une planète).                        

Cela veut dire qu’il y a une grande probabilité d’existence « d’exoplanètes » c’est-à-dire possédant des conditions  identiques à notre Terre où la Vie aurait pu apparaître aussi !

«  Notre système solaire et ses 8 planètes. (Ici, la proportion de leurs tailles est correcte mais les distances qui les séparent ne le sont pas ) ».

Je fais partie de ceux qui pensent que nous ne sommes pas les seuls organismes vivants ayant une conscience dans notre galaxie (pour ne pas dire dans notre Univers).

La discussion sur l’existence d’extra-terrestres n’est pas le sujet de ce jour, mais il est bien possible que l’actualité me précède avant même que je ne t’initie sur cet aspect particulier !

Il y a quelques mois des astrophysiciens canadiens viennent d’affirmer en fonction de leurs calculs (puisque l’observation n’est plus suffisante) que le nombre de galaxies serait encore bien supérieur à celui qu’on pensait : plusieurs milliers de milliards…

Ceci étant, aujourd’hui en 2016, malgré les moyens technologiques dont nous disposons, il demeure une grande énigme dont les astrophysiciens s’arrachent les cheveux : nous ne connaissons qu’environ les 4% de la composition de l’Univers…

Ces 4% représentent seulement toute la bonne vieille matière de tous les jours : c'est-à-dire tous les atomes de tout l’Univers (plusieurs milliers de milliards de galaxies). Et le reste ?

Et bien si nous savons en analyser les effets avec nos calculs, personne n’a pu encore expliquer ce dont il s’agit.

C’est ce qu’il est commun d’appeler « la matière noire » pour moins de 23% ; dont on sait seulement qu’elle n’est pas composée d’atomes, donc inconnue.

Et puis il y a «  l’énergie noire » qui compose les presque 73 % restants et idem dont on connait les effets mais on ne l’a jamais vu ! Il faut savoir que si cette « énergie noire » avait été modifiée d’un seul chiffre sur 10 120,  l’Univers aurait été incapable d’engendrer la vie.

Léonard Susskind, père de la théorie des cordes, professeur de physique à l’université de Stanford a déclaré en 2005 : 

« Cette énergie inconnue est vraiment réglée de manière incroyable. Si elle avait des valeurs différentes, aucune galaxie, aucun système solaire n’aurait pu se former. Et la vie de serait jamais apparue ».

Ceci étant, l’état de nos connaissances en cosmologie grâce aux différents satellites et aux télescopes de plus en plus puissants, ont fournis aux astrophysiciens la confirmation d’un certain nombre de valeurs arithmétiques qu’on appelle les « constantes fondamentales cosmologiques » dont certaines sont connues depuis longtemps.

Au XVII siècle Isaac Newton découvrit l’existence de la « force de gravité » après avoir vu tomber une pomme de son arbre…

 

Il existe 4 forces (nombres purs) qui régissent l’Univers :

  1. La force électromagnétique :

Cette force, bien supérieure à la force de gravité, n'agit que sur les particules chargées. Elle forme les atomes en attachant les électrons aux noyaux, mais elle ne s'arrête pas là. Elle soude les atomes en les obligeant à partager leurs électrons pour former les molécules. Elle pousse encore les molécules à se combiner à leur tour en de longues chaînes, la plus haute expression de ces chaînes est l'ADN qui permet la vie (nous en reparlerons plus loin).

Vers les années 2000, un consensus d’astrophysiciens a défini que le modèle standard de la physique reposait sur une quinzaine de « constantes fondamentales » dites « sans dimensions ». Par exemple la célèbre constante de « structure fine » (qui fixe l'intensité des forces électromagnétiques entre des particules chargées - découverte en 1916 et dont nous parlerons plus loin).

Si l’interaction électromagnétique était plus forte, les liens entre noyaux et électrons à l’intérieur des atomes seraient plus solides et plus difficiles à défaire.                                                                                                         

Or, c’est en partageant certains de leurs électrons que les atomes créent des liaisons chimiques et s’organisent en molécules.

Si cela devenait trop difficile, toute chimie serait impossible, ce qui empêcherait la vie de se développer.                                                         

Si l’interaction électromagnétique était plus faible, les liens entre électrons et noyaux seraient moins solides.                                                                

Ceci rendrait les atomes très fragiles et empêcherait probablement la chimie de la vie.

« La Terre comme tous les astres subit des forces électromagnétiques, celles- là même qui font fonctionner nos boussoles »

  1. La force nucléaire forte :

Elle agit comme une sorte de « colle » à l’intérieur des atomes. Grâce à elle, les protons et les neutrons sont confinés au sein du noyau, ce qui fait qu’à notre échelle la matière « tient » solidement.                                   

Par exemple la chaise sur laquelle tu es assis.                                                                      

Elle déploie ses effets sur des distances extraordinairement petites (10 -13 cm). Mais avec une puissance colossale : 10 37 fois plus que la gravitation; cent fois la force électromagnétique.                                  

C'est elle aussi qui donne naissance à l'énergie nucléaire. Un gramme de carburant nucléaire = 1 tonne de dynamite.

Si l’interaction nucléaire forte était plus puissante, protons et neutrons seraient beaucoup plus disposés à s’associer.

Ils formeraient systématiquement des éléments lourds. Il n’y aurait par exemple plus d’hydrogène, donc pas d’eau, ce qui défavoriserait sérieusement la chimie de la vie.                                                           

Si cette interaction était moins intense, protons et neutrons seraient moins enclins à s’assembler. Il n’y aurait pas d’élément plus lourd que l’hydrogène, donc pas de vie.

Or comme l’observe le physicien Stephen Hawking :

« Si la force nucléaire forte était de 2% plus élevée qu’elle l’est, la fusion de l’hydrogène deviendrait impossible. Ceci aurait évidemment des conséquences directes sur la physique des étoiles et ferait probablement obstacle à l’existence de vie similaire à celle qu’on observe sur Terre ».

  1. La force nucléaire faible :

Elle permet au Soleil de briller : elle est responsable de la désintégration radioactive de particules subatomiques et est à l'origine de la fusion nucléaire dans les étoiles.

L'effet le plus connu en est la radioactivité β. Bien que plus forte que la gravité, elle est 1000 fois plus faible que la force électromagnétique.

Elle n'a d'influence que sur une distance de 10-16 cm. C'est en 1896, par hasard que le physicien français Henri Becquerel découvrit ce processus de désintégration, sur une plaque photographique.

Enfin, dans le cas de l’interaction nucléaire faible, le problème se poserait principalement après le Big Bang, à l’époque où une partie des neutrons se désintègrent en protons, juste avant la nucléosynthèse primordiale.                

Si l’interaction faible était plus puissante, plus de neutrons seraient transformés en protons et il y aurait par conséquent moins d’hélium dans l’Univers. Ceci empêcherait plus tard la formation de certains éléments lourds nécessaires à la vie.

Au contraire, si l’interaction était plus faible, les neutrons ne se désintégreraient pas et la nucléosynthèse primordiale conduirait à un Univers rempli d’hélium. L’hydrogène, ingrédient indispensable à la vie, serait absent.

D) La force gravitationnelle :

Elle est toujours attractive.

Elle gouverne le mode d'expansion de l'Univers dans son ensemble. Découverte au XVII siècle par Isaac Newton, cette force attractive agit sur toutes masses.

C’est la plus faible des quatre forces de la nature, mais aussi celle qui a la plus grande portée, elle agit sur l'ensemble de l'univers, elle est la « colle » du cosmos.                    

L'intensité de cette force dépend de la masse de l'objet.       

Ce n'est qu'à l'échelle astronomique que la gravité se fait vraiment sentir, dans d'énormes masses comme celle de la Terre (6x1027 grammes), du Soleil (1033 grammes), d'une galaxie (1044 grammes), d'un amas de galaxies (1047 grammes) ou de l'univers tout entier.

C’est elle qui créé entre autre les marées mais aussi qui rend nos sacs de courses toujours trop lourds ou qui nous permet de jouer à la pétanque : cette force agit clairement sur notre monde mais elle existe aussi « en dehors » du monde.

C’est d’ailleurs ce qui fait qu’on la trouve sur la Lune, sur Mars, Pluton ou sur n’importe quelle planète. Pourquoi cette loi est-elle universelle ?

Comme toutes les autres Lois de la nature, elle semble bien avoir une existence abstraite, indépendante aux systèmes sur lesquels elle agit, uniquement saisissable par ses effets et seulement descriptible par les mathématiques.

Si la force de gravitation était plus puissante, elle serait capable d’accumuler plus de gaz lors la formation stellaire et seules des étoiles massives se formeraient.                                                                    

Or, ces dernières ont une durée de vie beaucoup plus courte que notre Soleil. La vie n’aurait donc pas à sa disposition les milliards d’années qui lui ont été nécessaires pour se développer sur Terre.

Au contraire, si la force de gravitation était plus faible, seules des étoiles peu massives se formeraient.                                                                  

Il n’y aurait pas d’explosion de supernova et peu d’éléments plus lourd que l’hydrogène ou l’hélium n’apparaîtrait.

« La force de gravité agissant entre le Soleil et la Terre »

Conclusion :

Nous venons de prendre connaissance des 4 forces universelles qui organisent l’Univers.

Alors pourquoi et comment ces lois physiques se sont-elles ajustées si parfaitement à l’instant zéro de la naissance de l’Univers lors du Big Bang?

Y-a-t-il une raison aux contraintes fixées par les constantes universelles ?

Comment expliquer que l’infime particule des origines contenait déjà les plans des milliards d’objet célestes présents aujourd’hui dans le cosmos ?

Reste alors à identifier le mystérieux « principe organisateur » qui fit naître l’ordre du chaos, car à l’instant du Big Bang, il n’y a pas eu de place pour le hasard

La liste ne s’arrête pas là et d’autres coïncidences troublantes peuvent être mises en évidence.                                                                           

Elles montrent toutes qu’un Univers avec des constantes fondamentales ou des conditions initiales différentes du nôtre n’aurait pas abouti à la vie telle que nous la connaissons.

Ce résultat constitue une grande surprise. Tout au long de l’histoire de l’astronomie, l’homme a peu à peu perdu sa place centrale dans l’Univers. Ni sa planète, ni son étoile, ni sa galaxie n’avait une importance particulière. Mais il semble soudain que nous découvrons que l’Univers a exactement les propriétés requises pour que l’homme – ou plus généralement la vie – puisse apparaître.

Que faut-il penser de cette étonnante conclusion ?

Certains auteurs y voient la preuve que l’Univers devait au départ avoir les propriétés requises pour aboutir à la vie.

Pour eux, ce dernier possède les propriétés nécessaires à l’apparition de la vie car telle est sa raison d’être, une hypothèse qui porte le nom de « principe anthropique ».

4°) Pourquoi peut-on dire que l’Univers est réglé avec une si grande précision que si la valeur de chaque « constante fondamentale » était un tant soit peu différente, l’Homme, la vie et l’Univers lui-même ne seraient jamais apparus ?

Grâce aux recherches effectuées par les scientifiques en général et les astrophysiciens en particulier (ceux qui s’appelaient les astronomes avant que la physique n’intervienne dans ce métier merveilleux), nous pouvons nous faire une idée de plus en plus précise de ce que l’Univers renferme, étant entendu que les nombres arithmétiques dont tu vas prendre connaissance, les « constantes fondamentales cosmologiques», défient notre jugement du fait de leur extrême précision.

Il y a une quinzaine de constantes qui régissent l’Univers avec une précision vertigineuse et nous savons aujourd’hui comment tout cela fonctionne.

Le réglage précis des constantes fondamentales qui régissent l’Univers est un équilibre parfait et la Vie tient à ces quelques constantes extrêmement précises.

Qui ou quoi est à l'origine de cet équilibre délicat?

La réalité toute entière de l'Univers repose sur un petit nombre de constantes Cosmologiques : - « constante de gravitation »,

- « vitesse de la lumière »,

- « zéro absolu »,

- « constante de Planck »,

- « constante de Boltzmann »,

- « constante de structure fine »,

- « constante cosmologique » etc…

 

Pour donner une idée de la finesse inconcevable avec laquelle l'Univers paraît avoir été réglé, il suffit d'imaginer la prouesse d'un joueur de golf qui, depuis la Terre, parviendrait à loger sa balle, à l’aveugle, dans un trou situé quelque part sur la planète Mars.

 

     Époustouflant !

 

D'où les réflexions métaphysiques de nos scientifiques et philosophes sur le « principe anthropique » et l'existence d'une Intelligence voire d’un Créateur que certains pourraient appeler Dieu.

En fait, l’idée que « l’ordre règne dans l’Univers » semble tellement évidente qu’elle devrait être simplement acceptée par tous, sans discussion. Il ne s’agit pas d’une supposition, encore moins d’une croyance, mais d’un fait observé.

Cependant à la grande surprise, certains s’acharnent encore à voir dans le cosmos et la réalité qui nous entoure une sorte d’immense chaos au sein duquel les choses, les fleurs, les galaxies, les Hommes et les étoiles existent « par hasard ».

Or si l’Univers était vraiment chaotique comment expliquer alors qu’il soit possible de le décrire par des Lois qui nous permettent de prédire son comportement ?

Si l’Univers était réellement livré au hasard comment expliquer qu’une formule aussi puissante que E=MC² d’Albert Einstein ait pu le décrire avec une si étonnante précision ?

En fait, si l’Univers avait été livré aux forces du chaos, il n’aurait jamais évolué. De même la science n’aurait jamais pu le décrire, ni prédire le moindre phénomène issu de ce chaos par essence imprévisible.

Si les chercheurs font des découvertes sur l’Univers c’est bien parce qu’il est prévisible et donc bien « ordonné ».                                                 

A ceux qui prétendent encore que cet ordre repose sur le hasard, il suffit de demander :

« Est-ce que le soleil se lève par hasard » ?

Ou bien :

« Parce que dans l’Univers tout est réglé par des Lois » ?

Il est possible de simplifier encore l’exemple par une question dont la réponse tombe sous le sens : « L’ordre qui règne dans ton bateau apparait-il par hasard, ou bien en raison des efforts que ta maman consacre à l’entretien des lieux » ?

Quelle réponse les défenseurs du hasard peuvent-ils raisonnablement apporter à ce constat pourtant si simple : « si l’Univers n’avait pas les propriétés qu’on observe, nous ne serions pas là pour en parler » !

Les arguments en ce sens sont particulièrement nombreux. Ils ont suscité l’intérêt des plus grands scientifiques : Henri Poincaré, Max Planck, Freeman Dyson etc… qui ont conclus que si le réglage de l’Univers n’avait pas été aussi finement ajusté, la vie n’aurait jamais pu apparaître sur Terre.

Le réglage particulier de notre Univers laisse à penser que le développement de la complexité en son sein n’est pas un hasard.

L’étude de l’Univers révèle qu’il n’est pas le fruit d’un processus chaotique dénué d’intention, de structuration et d’intelligence.

Après tout l’Homme n’est-il pas fait de la matière la plus rare qui existe dans l’Univers : les éléments lourds qui ne représentent que 0,01 % de celui-ci.  Des atomes jusqu’aux étoiles, l’Univers semble fantastiquement structuré, hiérarchisé, ordonné. Bien au-delà de ce que nous pouvons comprendre.    

Cet « ordre » mystérieux qui fait que les choses sont ce qu’elles sont, repose sur un petit nombre de ces mystérieuses « constantes physiques » évoquées plus haut.                                                                                               

Il s’agit de grandeurs arithmétiques – des nombres – dont les valeurs sont fixes et d’une précision extrême.

D’où viennent-elles ?

Ce qu’on sait, c’est que ces nombres existent « depuis toujours », c’est-à-dire depuis les tout premiers instants du Big Bang et qu’ils n’ont pas varié depuis. Mais par quel miracle ont-ils tout juste la valeur qu’il faut pour que « tout marche » dans l’Univers ?

Par quoi - par qui - ont-ils été calculés ?

Voici un dernier exemple des plus spectaculaires que l’on connaisse.

La « constante de structure fine » :

Elle fixe l'intensité des forces électromagnétiques entre des particules chargées. La valeur de cette constante est exactement 1 divisé par 137,035999679 ce qui nous donne 0,007 297 352 537 6…                   

Si l’on prenait par exemple le dernier chiffre trouvé (le 6) et qu’on le remplace par un 5, tout se détraque. La force électromagnétique « tombe en panne » et l’Univers tout entier cesse d’exister.

Max BORN (Prix Nobel de physique en 1954) disait :

« Si la constante de structure fine avait une valeur légèrement plus élevée que celle qu’elle a, nous ne serions plus en mesure de distinguer la matière du néant. La valeur de cette constante n’est certainement pas due au hasard mais découle d’une loi de la Nature. Il est clair que l’explication de ce nombre devrait être le problème central de la philosophie naturelle ».

«  Pierre tombale de Max  Born avec sa formule découverte »

Encore plus étonnant, si nous divisons ce nombre par la « constante de couplage » contrôlant la gravitation, nous obtenons une nouvelle constante sans dimension, d’une importance cruciale en physique, qui s’écrit 10 puissances 36 c’est-à-dire :

1 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000.

Ce qui est confirmé par le physicien Richard Feynman, (Prix Nobel de physique en 1965):

 « Si nous supprimons un ou deux zéro dans cette constante, l’expansion est freinée et l’Univers reste réduit à une taille miniature. Donc impossible pour la vie de se développer. Au contraire, quelques zéros de plus et ni les étoiles ni les planètes ne peuvent se former ».

Et encore Richard Feynman qui se prononçait sur la constante de structure fine :

« C’est l’un des plus grands mystères de la physique, un nombre magique donné à l’homme sans qu’il y comprenne quoi que ce soit. On pourrait dire que ‘la main de Dieu’ a tracé ce nombre et que l’on ignore ce qui a fait courir Sa plume. On connait le rituel expérimental pour mesurer ce nombre mais on ne sait pas quel programme il faut mettre dans un ordinateur pour en faire sortir ce nombre ».

Comme le montrent l’ouvrage de J. Barrow et F. Tipler, un des meilleurs ouvrage sur le sujet :

« l’existence d’un réglage précis pourrait être un heureux hasard. Mais l’existence de toute une série de réglages extrêmement précis, indépendants les uns des autres, reposant sur les valeurs d’une quinzaine de constantes et un certain nombre de conditions initiales, pose de formidables questions. Qu’on ne peut ignorer en disant de façon simpliste ‘si les choses étaient différentes, nous ne serions pas là pour en parler’».

Lorsque les astrophysiciens étudient le Big Bang et la formation des structures de l’Univers, de façon théorique ou à l’aide de simulations numériques, à l’aide des supers ordinateurs, ils doivent analyser l’influence de différents paramètres comme par exemple la proportion de matière noire.

La cosmologie actuelle est assez avancée pour connaître les principales Lois d’évolutions de l’Univers et pour « passer le film à l’envers » jusqu’aux premières fractions de seconde de l’Univers.                                                

A ce moment-là ils peuvent ainsi « jouer à Dieu » et modifier certaines constantes fondamentales, par exemple la constante de gravitation, ou bien changer des conditions initiales comme la densité moyenne de matière, ce qui leur permet d’analyser comment l’Univers se serait développé si ces paramètres avaient été différents.                                                            

En faisant varier toutes les combinaisons de forces ou de constantes, on peut obtenir un nombre quasi infini d’univers virtuels différents.                                        

Ce genre d’étude comparative au cours des trente dernières années a conduit à une conclusion extrêmement surprenante : quasiment tous les Univers résultant de ces simulations sont stériles, du moins à une forme de vie similaire à la nôtre.                                                                               

Seuls les Univers ayant des paramètres très proches des valeurs réelles de notre Univers permettraient à la vie de se développer.

Conclusion :

Chacune de ces constantes s’écrit avec un chiffre, une virgule et, parfois, trente ou quarante décimales calculées derrière la virgule. Ces cascades de chiffres si précis, si incroyablement ajustés les uns aux autres, dont aujourd’hui le mystère reste entier.

A bien y réfléchir, partout dans l’Univers mais aussi jusqu’à la moindre parcelle de ton corps, rien, absolument rien, n’échappe à ces fameuses constantes universelles. Et ce sont elles qui ont permis à l’Univers d’évoluer jusqu’à engendrer une forme de vie capable de l’observer.

Finalement, la seule combinaison gagnante est celle du réglage que nous connaissons sur Terre – puisque nous sommes là pour en parler ! C'est cela le « principe anthropique » (voir § 14).

Les nombres mathématiques que nous avons évoqué détermineraient ainsi notre réalité physique et seraient le reflet d’une « Pensée invisible » au-delà de l’espace et du temps.

6°) Quelques-unes des grandes constantes de l’Univers

Il existe dans la Nature CINQ « constantes fondamentales » (et non quatre, ainsi qu’on le croyait il y a à peine quinze ans !) :

  • La constante de la gravitation universelle : « G » = 6,67259 10-11  
  • La constante de Planck : « h » = 6,626 075 5 10-34 
  • La vitesse de la lumière : « c »=299.792,458 km s-1
  • La constante de Boltzmann : « k » = 5,670 51 10-5 
  • La constante cosmologique : « {\displaystyle \Lambda }D »

A partir de l’ensemble de ces constantes, on peut définir la fameuse « échelle de Planck » et « l’échelle d’Einstein » qui correspond à la distance physique la plus grande que l’on puisse concevoir à l’échelle de l’Univers : c’est donc en d’autres termes, le rayon de notre Univers.

Ce qui est fascinant c’est que la moyenne géométrique entre les quantités physiques définissant les échelles de Planck et d’Einstein correspond à la valeur de la densité d’« énergie noire » mesurée dans le cosmos et dont on ne connait toujours pas la composition ! (vu plus haut).

Prenons connaissance d’une autre constante.

  • Le taux d’expansion de l’Univers :

Un réglage très précis de la vitesse d’expansion de l’Univers est nécessaire pour l’apparition des galaxies, des planètes et de la vie.                            

La « densité critique » par laquelle l’expansion de l’Univers n’est ni trop rapide ni trop lente correspond à une valeur extraordinairement précise.

Le réglage de la densité de l’Univers par rapport à la vitesse d’expansion peut être calculé aujourd’hui : il est de 1 divisé par 1060.

Ce chiffre est si incroyablement petit qu’il ne nous dira rien, mais l’astrophysicien Trinh XuanThuan (dont ton père a lu tous les ouvrages) a calculé qu’il correspondrait à la probabilité pour un archer de toucher une cible de 1 cm² à l’autre bout de l’Univers en tirant à l’aveugle , une seule et unique flèche depuis la terre sans savoir dans quelle direction se trouve la cible !

Si une seconde après le Big Bang, le taux d’expansion de l’Univers avait subi un écart de l'ordre de 10-40 soit plus lent ne serait-ce que de 1 sur un milliard, la matière initiale se serait éparpillée dans le vide avant d’avoir atteint sa taille actuelle : l'univers n'aurait pas pu donner naissance aux galaxies, aux étoiles, à la vie.

A l’inverse un Big Bang un tant soit peu plus rapide et les étoiles n’auraient jamais vu le jour.

Conclusion :

L’extrême précision de ces constantes fait dire qu’avec les connaissances scientifiques dont nous disposons aujourd’hui, tant en cosmologie qu’en physique, sauf exception, toute personne disposant de ses facultés mentales, détient tous les arguments de réflexion nécessaires pour convenir que les Lois de l’Univers ne sont pas la conséquence du hasard mais le fruit d’une Intelligence supérieure.

Peut nous importe le nom qu’on donne à cette Intelligence : Dieu, Le grand Architecte, grand Horloger, Créateur, la Source, Méta-Conscience Intemporelle, Energie-Conscience etc...

En dernière analyse, je le répète, la question n’est pas vraiment de savoir si « Dieu » existe ou non, car il y a nécessairement une Cause première à la Création et nous lui donnons le nom qu’on veut.

Le mathématicien et philosophe Gottfried Wilhelm Leibniz (1646 – 1716) pressentait déjà que : « Rien n’est sans raison » et le philosophe Baruch Spinoza (1632/1677)  écrivait :

« Tout ce qui est dans la nature, considéré dans son essence et dans sa perfection, enveloppe et exprime le concept de Dieu ».

  il parlait aussi de : « l’intelligence de la nécessité ».

 

7°) Le Big Bang  : une probabilité inconcevable

Le Big Bang n'était pas une explosion ordinaire comme on pourrait se l'imaginer, ce fut une explosion d'une extrême délicatesse, la température à chaque moment de l'explosion, le nombre de particules atomiques, les forces impliquées, ainsi que leur intensité, doivent avoir des valeurs extrêmement précises.                                                                                                           Si ne serait-ce qu'une seule de ces valeurs n'était pas précise, l'univers dans lequel nous vivons aujourd'hui ne se serait pas formé.

Roger Penrose, un célèbre physicien et mathématicien britannique a calculé la probabilité que notre environnement existe parmi tous les résultats possibles du Big Bang.

En incluant ce qu'il considère comme étant toutes les variables nécessaires pour que les êtres vivants puissent exister et vivre sur une planète telle que la nôtre.

D'après Penrose, la probabilité qu'une telle affirmation soit vraie est de l'ordre de 1 sur 1010(123), ce nombre est tellement infime qu'il est même difficile de concevoir ce qu'il signifie.

Roger Penrose fit un commentaire en ce qui concerne ce nombre :
« Ce nombre nous permet de prendre conscience de la finesse de la création (et du Créateur) qui a été conçue avec une précision de l'ordre de 10(123) . C'est un chiffre extraordinaire. Il est d'ailleurs impossible d'écrire ce nombre en entier sous forme de notation ordinaire : Il serait constitué du nombre 1 suivi de 123 zéros. Ainsi, même si nous étions amenés à écrire un 0 sur chaque proton et neutron qui constituent l'Univers tout entier (qui est de 1078) et ceci en y ajoutant toutes les autres particules, nous serions à court pour écrire le nombre exigé ».

L'existence d'une Intelligence supérieure devient une évidence mathématique.

Pourquoi ?

Parce que la probabilité que notre Univers complexe soit le fruit du hasard est égal à zéro ! 

Mais qu'est-ce qu'une probabilité ?

Une probabilité exprime la certitude qu'on peut avoir sur un évènement précis :

Une probabilité 0 exprime un évènement impossible à réaliser et                                            Une probabilité 1 = un évènement certain.

Une probabilité 1 sur 103 signifie qu'il y  a une chance sur 1000 que l'évènement se réalise.

Une probabilité 1 sur 109 signifie qu'il y  a une chance sur un milliard que l'évènement se réalise.

Une probabilité 1 sur 1050 signifie qu'il y a une chance sur cent mille milliard de milliard de milliard de milliard de milliard que l'évènement se réalise.  

Cette probabilité est considérée en mathématique comme égale à 0 et exprime ainsi un évènement mathématiquement impossible

Conclusion :

D’autres mathématiciens ont établi que la probabilité pour que la vie apparaisse sur Terre était de 1030.

D’une façon ou d’une autre, autant dire que cette probabilité exprime qu’il est mathématiquement impossible que la vie soit apparue par hasard sur Terre. Si ce n’est plus le hasard, quelle est la nature de cette Intelligence qui aurait établi la précision constatée ?

 

8°)  L'Univers est-il né d'un hasard ?

II y a une formule qui, de mon point de vue, résume les choses. Elle est de Freeman Dyson, un physicien anglo-américain, et dit que : 

« L’Univers savait quelque part que l'homme allait venir ».

C'est un résumé de ce qu'on appelle le « principe anthropique fort ». 

Soit dit en passant puisque je cite ce physicien, je souhaite faire état de ce qu’il se disait :

« être fier d'être un hérétique, bien que vieux ».                                                                        Il admirait ainsi d'autres scientifiques qui, comme lui, allaient contre la pensée dominante.

La première hérésie que Dyson défend est :

« de prétendre que toute l'agitation actuelle au sujet du réchauffement global de notre Planète Terre est largement exagérée ».

Il se méfie particulièrement des prédictions des modèles informatiques, pertinentes en ce qui concerne la dynamique des fluides mais insuffisants quand ils décrivent les nuages, la poussière, la chimie et la biologie des champs, des fermes et des forêts. Dyson en vient à penser que les experts finissent par croire à leurs modèles plutôt que d'étudier la réalité. En conséquence il annonce : 

« Il ne fait aucun doute que des régions du monde se réchauffent, mais le réchauffement n'est pas global ».                

Sa conclusion est sévère : les experts du réchauffement climatique détournent ainsi l'argent et l'attention à consacrer à d'autres problèmes plus urgents comme les maladies infectieuses, l'éducation ou encore la pauvreté.

Je tenais à faire cet aparté, car je partage l’analyse de ce savant sur ce point.

Revenons-en à notre sujet.

Pour comprendre, il faut se rappeler que toutes les propriétés de l'Univers sont déterminées par des constantes physiques – une quinzaine de nombres comme la vitesse de la lumière.

S'y ajoutent des conditions initiales, ces propriétés dont les fées l'ont doté à son berceau : quantité d'énergie noire, taux d'expansion de l'Univers...                                   

Tout cela détermine la totalité de ce que nous voyons, de la taille et la forme des galaxies à celles des montagnes ou des Hommes.

Or, en réalisant diverses modélisations informatiques, on s'est aperçu qu'en changeant un tant soit peu un de ces paramètres les étoiles massives ne se formaient plus.

Qu'il n'y a donc plus les éléments lourds nécessaires à la vie et à la conscience. 

En octobre 1931 Von Neuman, physicien de génie, écrira :

« Le hasard semble absolument décidé ».

 

Conclusion :

Par voie de conséquence à ce qui précède, si le hasard est définitivement écarté, quelle Intelligence a orchestré cette « harmonie préétablie » ?                                           

Dès lors, à ce stade, se réclamer athée n’a plus aucun sens !

9°) Quelques valeurs au niveau de l’infiniment petit

  • La masse du proton :

Pourquoi cette particule est-elle exactement 1 835 fois plus lourde que son satellite l’électron ? Et comment expliquer que la durée de vie de notre fameux proton soit de 10 puissance 40 ans (10 000 milliards de milliards de milliards de milliards d’années) alors que celle du neutron (qui est pourtant son compagnon le plus proche) est d’à peine… un petit quart d’heure ?

Sans cette vertigineuse différence, jamais la matière n’aurait pu se former aux tout premiers instants après le Big Bang. Mais quel phénomène inimaginable a donc pu ajuster l’une sur l’autre ces deux horloges si incroyablement différentes ? N’a–t-on pas la furieuse impression qu’une sorte de « code » a réglé la question au moment du Big Bang (et peut-être avant) ?

  • La masse du neutron :

Elle correspond exactement à 939,5653 MeV (méga-électron-volts). Si le neutron avait pesé juste un peu moins, il se serait désintégré beaucoup plus lentement, détruisant le délicat équilibre des particules au moment du Big Bang. S’il n’avait pesé ne serait-ce qu’un MeV de plus, il se serait au contraire désintégré trop rapidement et l’Univers n’aurait jamais pris forme !

  • Le rapport des masses du proton et de l’électron

Les atomes sont constitués de neutrons (qui sont neutres électriquement), de protons (chargés positivement) et d’électrons (chargés négativement). Les charges électriques des protons et des électrons sont exactement les mêmes (mais de signes opposés). Cela est d’autant plus étrange que le proton est 1836 fois plus massif que l’électron.

Imaginons par exemple que l’intensité du champ magnétique de la Lune soit exactement la même que celle du champ de la Terre, y compris 18 chiffres après la virgule. Personne ne penserait qu’il pourrait s’agir d’un hasard… Personne ne sait pourquoi il en est ainsi mais c’est une chance pour nous !   Si ces charges électriques étaient différentes ne serait-ce que de 11 chiffres après la virgule (10-11), les êtres humains et les objets de taille comparables exploseraient à cause du déséquilibre existant entre les charges des particules les composant, car cela amènerait les atomes à ne plus être électriquement neutres.

Comme il y a beaucoup plus d’atomes dans une planète que dans une personne, il faut que les charges soient égales et cela même 18 chiffres après la virgule (10-18)- soit le milliardième du milliardième- pour éviter qu’apparaisse un déséquilibre entre les charges électriques qui feraient exploser les planètes ou les étoiles.

Et bien sûr c’est le cas, sinon nous n’existerions pas !

  • La longueur d’absorption du neutron

La réaction de fission nucléaire qui permet la mise au point de la bombe A et de la bombe H est fondée sur la longueur d’absorption du neutron. Un neutron frappe un atome duranium 235 le transformant en uranium 236.

L’uranium 236 étant instable, il éclate en créant deux atomes plus petits et en émettant plusieurs neutrons qui vont à leur tour frapper des atomes d’uranium 235 provoquant une réaction en chaîne.

Si la longueur d’absorption du neutron avait été plus grande, la fission nucléaire, donc les bombes A et H, auraient été économiquement inenvisageables, car nécessitant un volume de matière fissile beaucoup plus important.

Ce qui, selon les opposants au principe anthropique, va à l’encontre d’un Créateur ayant pour seule finalité la vie et l’homme.

L’allemand Otto Hahn découvrant la fission de l’uranium et les possibilités de réaction en chaîne qui en découlaient aurait dit à ses collaborateurs : « Dieu ne le permettra pas ».

L’impossibilité de la réaction nucléaire ne correspond cependant pas à une « sécurité » de l’univers au même titre que l’impossibilité d’une bulle de vrai vide ou l’impossibilité du voyage dans le temps car l’énergie nucléaire peut avoir des applications positives alors que la bulle de « vrai vide » ou le voyage dans le temps ne peuvent aucunement en avoir.

Un supposé Créateur, s’il existe, n'avait pas de raison d'interdire la possibilité de l’énergie nucléaire.

  • Le seuil d'excitation des noyaux de carbone :

C'est-à-dire leur degré d'agitation interne, ne s’était pas situé très précisément au niveau de 7,653 millions d'électronvolts au-dessus de leur état normal, à 0,27 MeV près ces mêmes noyaux n’auraient jamais pu être synthétisés et le carbone ne se serait jamais formé. Sans carbone, pas de chimie organique possible, donc pas de vie, pas de fleurs.         

Ceci revient à dire que si les propriétés des noyaux de carbone avaient été à peine différentes, nous n’aurions jamais existé.

Est-ce l’effet du hasard ? Ou au contraire celui d’un ordre profond qui s’étend à toutes les propriétés de l’Univers ?

Conclusion :

Encore une fois, même constatation au niveau de l’infiniment petit et des atomes : une précision hallucinante à tous les étages !

Comme nous l’avons vu au paragraphe précédent la probabilité que ces « réglages » d’une grande précision existent « par hasard » est nulle.

Alors quelle Intelligence est à l’origine de ces constantes ?

 

10°) L’Univers régit par les mathématiques ?

 

La théorie de « l’harmonie préétablie », qui suggère l’hypothèse d’une organisation complexe et en profondeur du cosmos dès ses débuts, est soutenue par de nombreux scientifiques.

Les premiers furent le mathématicien David Hilbert décédé en 1943 et le grand mathématicien et philosophe Leibniz.

 

Les nombres algébriques évoqués aux paragraphes précédents détermineraient ainsi notre réalité physique et seraient le reflet d’une « Pensée invisible » au-delà de l’espace et du temps.

 

De multiples chercheurs, des sommités internationales en mathématiques, se penchent sur le rapport intime entre les nombres et la Nature depuis plus de deux siècles.

 

En comprenant les lois mathématiques qui régissent l’ensemble de la matière, les chercheurs espèrent ainsi percer plusieurs énigmes cosmiques et démontrer l’existence d’un « code » qui unifierait le monde mathématique avec notre le monde physique, entre les nombres et la matière, ce qui démontrera par voie de conséquence (sans que ce soit le but recherché) l’existence d’une Intelligence supérieure.

 

Une quête à la frontière de la métaphysique, à tel point que lorsque, en 1919, la théorie de la relativité d’Albert Einstein, se voit apporter une première preuve par l’observation de la lumière du soleil, le mathématicien allemand David Hilbert lança avec enthousiasme : « On est conduit vers une impression d’harmonie préétablie. Nous devons faire face au fait remarquable que la matière semble obéir totalement et pleinement au formalisme scientifique. Une correspondance insoupçonnée entre réalité et pensée est ici manifeste, ce que nous devons provisoirement accepter comme un ‘miracle’ ».

« Miracle », le mot est fort dans la bouche d’un scientifique aussi réputé !

 

Qui ou quoi est à l’origine de ce réglage mathématique d’une subtilité sidérante ?

 

Comment percer à jour cette subtile et invisible « harmonie préétablie » entre le monde mathématique et le monde physique, entre les nombres et la matière ?

C’est en plongeant au cœur de l’infiniment petit qu’un début de réponse apparaît.

Au sein même de chaque atome, il existe des « nombres universels », des « nombres purs » qui ne varient ni dans l’espace ni dans le temps.   

Sans cette précision extrême et invariable, notre réalité tomberait immédiatement en lambeaux, comme le démontre l’exemple du « nombre de Sommerfeld ».

 

  • Le « nombre de Sommerfeld » 

« Arnold SOMMERFELD (1868 - 1951) est un physicien théoricien allemand " 

Arnold Sommerfeld, avec Max PlanckAlbert Einstein et Niels Bohr, compte au nombre des chercheurs qui, au début du xxe siècle, ont jeté les bases de la physique théorique moderne : la physique quantique et la théorie de la Relativité. La candidature de Sommerfeld aurait été présentée 81 fois au total pour le prix Nobel, cas unique pour la physique.

Il a aussi compté de nombreux futurs Nobel parmi ses collaborateurs et étudiants.                      Il a introduit la « Constante de structure fine » : α.

Le « nombre de Sommerfeld » régit la force électromagnétique : ce nombre règle avec une précision féroce la manière dont les électrons émettent ou, au contraire, absorbent des photons. C’est donc lui, ce fameux « nombre de Sommerfeld », qui fait que la chaise sur laquelle tu es assis ne s’éparpille pas en poussière. Une minuscule variation dans les décimales du « nombre de Sommerfeld » et la force électromagnétique subirait une sorte de « court-circuit » avec des conséquences inconcevables pour l’esprit humain.

  • Le nombre Pi : π

Pi est un nombre, que l’on représente par la lettre grecque du même nom.

Pi est un nombre tout bête : c’est le rapport constant entre la circonférence d’un cercle et son diamètre.

 

Et pourtant… Pi est bien plus que cela. 

Pi contient des milliards de milliards de milliards de milliards etc… de chiffres derrière la virgule.

Bien plus de chiffres – en fait une infinité – qu’il n’y a de particules élémentaires dans toutes les étoiles de toutes les galaxies de tout l’Univers.

 

En somme on pourrait se servir de Pi pour compter chaque particule existant dans le cosmos jusqu’à des milliards d’années-lumière d’ici. Or ce qui est proprement vertigineux, c’est qu’une fois la dernière particule existante, les chiffres continueraient de se dérouler pour l’éternité.

 

Pi est un nombre pur que pas un seul homme au monde n’a pu voir en entier. Aujourd’hui on est parvenu, grâce aux supers ordinateurs, au nombre faramineux de 10 000 milliards de décimales… (le 10 000 milliardième chiffre derrière la virgule est un 5…) !

 

Pourtant ce nombre infini ne représente qu’un point - un point minuscule - entre 3 et 4 sur la droite des nombres entiers !

 

Pi est un nombre infini, une suite non répétitive de décimales qui se déroulent sans aucune limite dans le temps, bien au-delà de milliards et de milliards d’années.

 

Cela veut dire que toutes combinaisons possibles existent quelques parts dans Pi.                                                                                        

Converti en langage naturel quelque part dans cette chaîne infinie de chiffres on pourra trouver le nom de chaque personne ayant jamais aimée, la date, le lieu, l’heure et les circonstances de n’importe quelle naissance, ainsi que les réponses à toutes les grandes questions de l’Univers...

Autrement dit, s’il est exact que Pi est infini et qu’il contient toutes les séquences numériques possibles, alors l’Univers tout entier (qui lui est bel et bien fini) se trouve décrit sous une forme numérique quelques parts dans les décimales de Pi.

 

D’une valeur approximative de 3,14 on retrouve Pi dans toutes les grandes équations relatives à l’Univers, de la température du bébé Univers peu après le Big Bang à la masse du cosmos à l’échelle de Planck.

 

Cette valeur mathématique semble être l’une des clefs de voûte de la fameuse « harmonie préétablie ».

 

Les secrets de Pi demeurent l’une des plus grandes énigmes de la science.

 

  • La suite de Fibonacci :

Découverte par le mathématicien de génie Leonardo Fibonacci au Moyen Age. C’est lui qui, dans un traité publié en 1202 sous le titre accrocheur Livre de calcul  a introduit en Occident les fameux chiffres arabes et lance le fantastique système décimal.

Fibonacci découvre quelque chose qui touche au mystère des pétales des fleurs, une suite qui porte son nom.

A quoi ressemble-t-elle ?

C’est tout simple : il suffit à partir de 1 et de rajouter le chiffre qui précède, c’est-à-dire zéro. On obtient ainsi 1.

Ensuite on applique le même procédé : 1 + 1 donne 2 ; puis 2 plus 1 donne 3 ; puis 3 plus 2 donne ; puis 5 plus 3 donne 8 et ainsi de suite.

La « suite de Fibonacci » n’est autre que :

1,1,2,3,5,8,13,21,34,55,89,144,233,377,610 etc…

Il existe une infinité de nombre de Fibonacci qui ne sont pas premiers.    Qu’à cela ne tienne !

Dans la mesure où tout nombre entier se décompose, de manière unique, en un produit de nombres premiers, cela veut dire tout simplement que tous les nombres de Fibonacci, sans exception, cachent en eux des nombres premiers.

  • Le nombre d’or : 

Le nombre d’or est le nombre : φ = 5–√+12.

La notation choisie, la lettre grecque φ, est prononcée « phi ».

C’est le résultat du rapport entre 2 nombres successifs de la suite de Fibonacci. Par exemple 21/13 ou 55/34 ou 610/377 etc...

Tous ces rapports sont égaux à :

Φ ≈1,61803398874989484820458683436563811772030917980576286213et il s’agit d’un nombre sans fin pour ne pas dire infini (avec toutes les conséquences déjà vues avec le nombre Pi) !

Le nombre d’or est utilisé depuis l’Antiquité. Nous pouvons nous aider de sa formule arithmétique pour mieux le connaître.

Le nombre d’or devient ainsi bien plus maniable… (sic) :

\[ \frac{1+\sqrt{5}}{2} \simeq 1,6180339887. \]

En mathématiques, le nombre d’or peut être défini de plusieurs manières, différentes, mais toutes sont équivalentes au sens où elles définissent le même nombre.

Le choix du nombre d’or comme étalon de mesure d’un modèle idéal de beauté n’est pas uniquement un caprice humain.

Même la nature semble conférer à phi un rôle spécial quand il s’agit de « choisir » une forme plutôt qu’une autre. Pour s’en apercevoir, il faut approfondir un peu plus les propriétés du nombre d’or

Prenons notre rectangle d’or comme point de départ. Retirons un carré dont le côté est égal à la largeur du rectangle. Nous obtiendrons ainsi un nouveau rectangle d’or, de taille plus petite.

Si nous répétons le processus plusieurs fois, nous obtiendrons la figure suivante : 

 

Traçons maintenant des quarts de cercle dont le rayon est égal au côté de chacun des carrés de la figure précédente, avec pour centre leur sommet respectif. Nous aurons ainsi la figure suivante :

 

Cette courbe sinueuse est une bonne approximation d’une courbe appelée spirale logarithmique. Loin d’être une simple curiosité mathématique, elle peut s’observer très facilement dans notre environnement, (même si toutes ne sont pas reliées au nombre d’or),                                                                

                                                de la coquille d’un escargot...

à la forme des bras des galaxies... 

Conclusion :

Avec les quelques exemples qui précèdent, sans l’ombre d’un doute nous pourrions répondre à la question : « L’Univers est-il régit par les mathématiques » ?

Mais il y a encore plus fort et plus subtil, car nous savons à présent que les mathématiques apparaissent de façon « voilée » à tous les niveaux. C’est ce que nous allons découvrir dans le paragraphe qui suit.

(à suivre)

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  • : Araka Nui autour du monde
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  • : Le voyage initiatique de Teiva sur le catamaran ARAKA NUI parti en 2008 pour un tour du monde. Arrivé en Casamance en septembre 2009, il en repart 2 ans plus tard, mais cette fois sans son papa... C'est l'occasion pour ce dernier de collecter des sujets d'informations aussi divers que variés sur la spiritualité, la géopolitique, l'environnement et les sciences en vue d'étudier ces sujets le moment venu avec Teiva et de débuter son initiation vers un nouveau paradigme.
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