Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
5 février 2010 5 05 /02 /février /2010 21:18


Du 4 au 16 janvier 2010 :

   Noël aura été discret cette année pour Teiva, malgré la déco ad hoc du carré, l’arbre magnifique et sa petite crèche en terre cuite avec une Marie tahitienne.

Mais c’était sans compter sur son second père Noël : sa grand-mère, Paulette.

Depuis de longue date Paulette avait émis le souhait de nous retrouver au Maroc, plutôt qu’en Casamance où nous nous trouvons actuellement. Ceci à cause de la longue liste des « maladies tropicales » dont elle avait pris connaissance en consultant internet… Heureusement pour nous, elle n’a jamais pris connaissance du site web, qui fait scandale ici, émanant d’un « toubab névrosé » qui transforme la Casamance en un champ de bataille avec des morts tous les jours !

Dans la mesure où nous savions qu’ici, en Casamance, c’était le vrai paradis, toutes les conditions étaient réunies pour garder espoir que Paulette revienne sur sa décision. Je vous le donne dans le mille : Paulette a adoré son séjour à Cap Skirring…

Et il y a de quoi !

 

Tout d’abord l’accueil et la qualité du service de la Maison Bleue dirigée avec beaucoup de professionnalisme par une française : Solange, ont contribué à notre enthousiasme.

Et puis un espace hôtelier à taille humaine où il fait bon se laisser chouchouter.

Bref, le luxe pour ma Do qui a abandonné les gamelles pour 10 jours.

Sans oublier les différentes excursions que nous a concocté notre ami : Momo, notre guide de Cap Skirring avec escales culinaires pour déjeuner.

 

Je tairrai la gabegie de nourriture de qualité « façon Club Med » de notre hôtel, car nous avions oublié ce genre de tourisme culinaire avec bouffe à profusion. Mais ne crachons pas dans la soupe d’autant qu’elle était excellente et que ce n’était que pour un break de 10 jours.

Du coup les 3 aventuriers que nous sommes, se sont lâchés et au diable les préjugés, kilos superflus … on s’en est mis plein la lampe côté estomac !

Nous n’avons pas omis d’explorer cette partie de la Basse Casamance et c’est aussi un point positif. Pour tout vous avouer, nous aussi, Teiva compris, avons adoré ce séjour.

Merci Paulette et la Maison Bleue !

30-1 CAP SKIRRING  « La Maison Bleue : un havre de paix

 face à l’Atlantique, ancienne résidence d’un ministre » 

 

 30-2 Cap Skirring« Un espace hôtelier à taille humaine » 


 

 30-3 Cap Skirring« Le parc fleuri de l’hôtel apporte un petit côté résidence de luxe » 


 

30-4 Cap Skirring «Tous les jours, lors de la séance piscine, le programme natation

était orienté sur une progression à la méthode commando » 

 

 Le premier jour, le temps que Paulette se remette de son voyage, nous profiterons de la mer et des vagues qui nous manquaient tant. Les bains de mer c’est physique et sa creuse l’estomac… Aussi nous nous empiffrerons, matin, midi et soir de l’excellente cuisine de l’hôtel. Au bout de 24H00, une fois passé la soirée buffet du samedi soir (le rendez-vous de tout le gratin toubab de la région), nous avions compris qu’il serait préférable de lever le pied côté remplissage de la panse. Il faut dire qu’il est difficile de résister au foie gras, langoustes et filets grillés de zébu à profusion…


 30-5 Cap Skirring
 «Les bains journaliers dans les vagues de l’océan

sous l’œil attentif du surveillant de baignade » 

 

 

    Mais nous ne sommes pas là pour nous la couler douce, ni pour faire du gras, il s’agit aussi de visiter la région.

 

    Cette partie de la côte Atlantique de la Casamance est très touristique et s’est développée depuis 1972, date de l’installation du Club Med qui fait vivre toute la région. Par contre nous avons été surpris par la parfaite intégration des résidences dans la végétation, ce qui fait que ce village pourtant tourné à 100% vers le tourisme, conserve un petit côté charmant.

    C’est ainsi qu’en bon touristes, nous avons confié nos sorts à Momo pour qu’il nous concocte quelques journées découvertes avec sensations fortes.




30-6 Oussouye 
« Oussouye et l’entrée de son marché »


 

    C’est parti. Dès le surlendemain nous embarquons dans un taxi brinquebalant et hop en route pour l’aventure avec Momo.

La visite du marché d’Oussouye très typique se fait rapidement. Je suis surpris de la résistance des Diolas face aux appareils photos.

Je découvre très vite qu’ici le fantôme « tourisme » est passé avec son flot d’inconvénients où tout se monnaye.

Quelle différence avec nos villageois de Nioumoune qui adorent se faire prendre le portrait et sans quémander l’aumône !! 

 

    Oussouye possède un roi. Momo nous propose de lui rendre visite dans le bois sacré, lieu où il passe le plus clair de son temps.

Mais son aide de camp nous fait savoir, non sans avoir consulté son chef suprême au préalable, que ce dernier n’était pas disponible, nous le verrons plus tard…

  

    En attendant nous embarquons dans une pirogue et cap sur l’île d’Eloubatine et son village. Nous reviendrons dans ce village avec notre bateau pour une mission top secrète (affaire à suivre).

 

    Nous laissons derrière nous Eloubatine en zigzaguant dans les bolongs de plus en plus étroits façon Indiana Jones. Teiva adore. Mais la marée basse nous interdit de franchir le dernier kilomètre que nous finirons  poussant la pirogue.

Pour ma part, loin d’être en reste comme un « citron – toubab » (les citrons c’est les touristes qu’on presse à Briançon), dès que l’hélice du moteur de la pirogue a touché le fond, j’ai enlevé sans discuter short et tee short, et en slip, avec Momo et le piroguier nous avons poussé la pirogue jusqu’à une zone abordable du bolong pour débarquer la gente féminine et notre fiston.

Séquence frisson où ma Do et Paulette finiront dans les bras de Momo pour débarquer de la pirogue, histoire de ne pas fouler le fameux poto-poto en bordure  de la berge. Paulette a particulièrement apprécié l’exercice d’autant que Momo la surnomme maintenant « princesse Popo » !

Il est question maintenant de rejoindre notre taxi qui est je ne sais où.

Dans les rigolades du débarquement notre Momo emmène l’équipage par un sentier qui longe le bolong pour rejoindre le taxi et surtout le campement qui nous attend pour le déjeuner. Il est 14H00.

Mais c’était oublier que votre serviteur, photographe de votre petit journal, serait subjugué par  une scène photogénique qui lui tendait les bras : ces deux femmes qui débarquent leur récolte de riz de leur pirogue. Je les mitraille dans leurs efforts et sous tous les angles, je suis toujours en slip. Le temps s’écoule vite.

Momo encore tout émoustillé d’avoir porté deux princesses dans ses bras en a oublié le Jules qui est resté à la traîne.

Lorsque la séance « mitraillage » des travailleuses fut fini, force était de constater que j’étais seul sur la berge. En slip, mais avec mon appareil photo quand même.

Grosso modo, j’avais une idée de la direction qu’avait empruntée mon guide volatilisé.

C’était omettre que sur ce sentier longeant le bolong il y avait encore des « photos du siècle » à ne manquer sous aucun prétexte.

Encore une fois, votre serviteur dévoué, s’évertue à vous faire des clichés dignes de l’évènement mais cette fois perd définitivement toute trace de son équipage.

Je n’ai plus qu’une solution : me fier à mon intuition. Je savais que le taxi nous attendait « sur la route ». Normal vous me direz pour un taxi.

Ca tombe bien, là bas à 500 mètres il y a  des poteaux électriques qui doivent  border ma route. En fait la route je la devine, car elle est en surélévation, mais les poteaux m’en disent suffisamment.

Alerte comme un singe, je quitte les berges du bolong, je coupe à travers champs pour arriver plus vite. Haro sur la route. Je grimpe le bas côté et…

est ce possible ?

Pas de route bien sûr, seulement une piste.

Mais ne soyons pas bégueule route ou piste on ne va pas chipoter.

Seul vrai problème : aucune trace de mon équipage ni d’un quelconque taxi sur la piste que je découvre.

Dans un grand moment de lassitude j’imagine le tableau : « un toubab presque nu, en slibard, avec un appareil photo en train de demander au premier passant autochtone : où suis – je ? »

Bref, le touriste paumé qui a fumé de la moquette toute la nuit !

Même en pays Diola c’est un coup à se faire embarquer chez les barjots du bocal.

Une fois l’effet de choc « là mec t’es mal barré », j’ai quand même fait fonctionner mes méninges, l’instinct, le pif et le touti cuenti (le grand jeu quoi).

Je n’ai eu qu’à faire quelques centaines de mètres de piste, non sans avoir croisé des autochtones très courtois qui visiblement n’ont montré aucun étonnement à me voir ainsi affublé. Peut être que mon air déterminé directement sorti de la méthode Coué « je sais où je suis et j’y vais » les a convaincus que je maîtrisais la situation.
Evidemment je retrouve le carrefour et le panneau indicateur d’Oussouye, la route goudronnée et le taxi, Momo et ma Do qui me tendait déjà mon attirail vestimentaire à bout de bras. Ma Do la pro du désert me sort : « je ne vois pas pourquoi tu n’as pas longé le bolong jusqu’au bout, le taxi nous attendait au pont ».

Logique mon cher Watson. Visiblement ce n’était pas la mienne ce jour là. D’autant que je n’avais jamais entendu parler de pont. J’étais sensé suivre comme un mouton !

Il ne manquerait plus qu’en découvrant ma photo du siècle, ci-dessous, qui m’a couté le risque de me faire enfermer, vous pensiez : « bof, ordinaire… il n’y a pas de quoi en faire un plat » !

 

 30-7 Oussouye riz

 « Débarquement du riz à Oussouye,

 avec au second plan notre piroguier qui repart

 en poussant seul son embarcation… »

 

    Après toutes ces émotions l’excellent déjeuner est englouti sans remuer les oreilles.

    Puis nous allons à la rencontre du roi d’Oussouye, chef Diola, en suivant les directives de Momo dans le respect d’un grand cérémonial. Lorsque notre homme arrive, ma Do qui a bien appris la leçon lui lance des « Mane » (Monseigneur dans le texte) en y ajoutant des petites courbettes. Son grand père marquis a du lui laisser quelques gênes de noblesse.

Je confie à notre prestigieux interlocuteur une question déjà préparée à l’avance et à l’adresse du prêtre de Nioumoune. Nous en reparlerons peut être plus tard. Sachez simplement qu’il s’agissait de l’ambiguïté toute relative que les catholiques Diolas entretiennent en poursuivant toujours leurs rites fétichistes. Ils ont bien raison, ils sont libres et en quelques sortes c’est la réponse du roi, représentant animiste des Diolas. Voilà qui va faire réfléchir Luc, le prêtre de Nioumoune, qui comptait serrer un peu la vis à ses ouailles qui n’ont pas tranché exclusivement en faveur de Jésus Christ.  

 

    En attendant le roi d’Oussouye soucieux du protocole se fait traduire nos propos par Momo alors que nous savons pertinemment qu’il parle très bien le français !

Comme le veut la tradition il est tout vêtu de rouge, possède une toque constituée de deux chéchias, il marche pieds nus et tient un balais dans la main.

Pas très royal comme emblème chez nous !

 


 

30-8 Roi d'Oussouye « Le roi d’Oussouye nous reçoit dans son bois sacré » 

 

Malgré le prix prohibitif, je savais qu’une séance quad le long des longues plages de l’Atlantique, ferait un grand plaisir à notre petit Prince. Il n’a pas oublié « son quad rouge » avec lequel nous arpentions les vignes de Graillefiot à partir de ses 6 mois.

Du coup les deux tontons de 81 ans, Georges et Jean-Marie, se sont joints à nous pour une matinée avec nos merveilleuses machines pétaradantes.
D’ailleurs, pour Jean-Marie il s’agira d’un de ses meilleurs souvenirs du séjour…

Sans nous en rendre compte nous franchissons allègrement la frontière et faisons une escapade sur les plages vierges de la Guinée Bissau.



 30-9 Cap Skirring

« Teiva très à l’aise sur le quad :

sport qu’il maîtrise depuis l’âge de 6 mois »

 


De retour nous croiserons des pêcheurs qui sortaient leur filet depuis la plage. Pour ne pas être en reste et encore moins en « en-badaud-citron-juste-bon-à-prendre-des-photos » je m’attèle au bout et tire fort comme on me le l’indique.




30-10 Cap Skirring
«Séance musculation avant le déjeuner » 

 

Il est l’heure de passer à table. Invariablement Teiva choisi dans la longue carte variée qui nous est proposée : poulet grillé - frites - ketchup et glaces à la fraise et chocolat.

Il faut préciser que chez les Prachou à bord d’Araka Nui le ketchup est classé « aliment non grata » avec le Nutella, Coca et autres poisons.

Mais là…j’ai fermé les yeux : ce sont les vacances !

C’est fou comme mon gamin qui ne connait pas toutes ses « merdes de mal bouffe » se rue sur elles, s’en délecte et en redemande lorsqu’elles se trouvent dans son assiette. C’est peut être déjà dans ses gênes, docteur !





30-11 Cap Skirring « Notre petit Price devant son menu type durant 10 jours »

 


Nous visiterons aussi une case à impluvium qui m’a beaucoup marqué dans le grand projet que je suis en train de monter pour Nioumoune. J’ai surtout été admiratif par cette lumière diffuse distribuée par le trou central de la toiture faisant entonnoir.

Trou destiné bien sûr à récolter facilement les eaux pluviales. Cette technique est en voie de disparition en Casamance. Quel dommage! elle réuni beaucoup plus d’avantages face aux cases rectangulaires actuelles très sombres.

Ces cases ont perdues du même coup cet emplacement commun de vie disposé en rond autour de ce puits de lumière laissant passer un rayon argenté vertical. C’est bien connu, le modernisme s’est détourné de l’aspect spirituel de notre vie et ceci pour le plus grand malheur des hommes.

En attendant je mets tout en œuvre actuellement pour faire construire une case à impluvium à Nioumoune. Cette case possédera non moins de 10 fonctions différentes, mais ceci est une autre histoire… nous en reparlerons lorsque le moment sera venu !   




30-12 Cap Skirring« Le puits de lumière intérieur d’une case à impluvium »



30-13 Boucotte 
 « Le musée de la culture Diola de Boucotte,

un modèle du genre »  

 



30-14 Oussouye« L’unique station service d’Oussouye »

 

 

Une découverte marquante de notre séjour découverte fut l’île d’Eloubaline et de son village Diola. Ce village dépourvu d’arbre se trouve être beau dans son dépouillement. L’accueil y a été chaleureux comme dans tous ces petits endroits oubliés des touristes. Merci Momo d’avoir pensé que ce coin perdu nous prendrait les tripes. D’ailleurs nous avons promis, avec ma Do, d’y revenir avec le bateau pour assurer une mission « spéciale ».

Justement ce village se trouve sans eau potable hormis l’impluvium collectif réalisé par une ONG.

Comme c’est la règle, les villageois doivent participer symboliquement au paiement de leur eau (20 litres par famille pour 6 jours). Ici, contrairement à Nioumoune la collecte est efficace grâce à la présence continue de Fidèle.

Ce dernier, ne nous ayant pas vu arriver, était encore dans la position préférée des percepteurs : c'est-à-dire couchée.

 



30-15 Eloubaline« Fidèle, l’agent collecteur de l’impluvium collectif d’Eloubaline »

 

Eloubaline compte plusieurs maisons à impluvium. Nous sommes ici dans le berceau de la culture Diola et le modernisme n’a pas encore fait  ses ravages.

Ici la culture traditionnelle est très présente. Il suffit de dénombrer les fétiches  dans le village et l’importance qui leur est consacré.

 



 

36-16-Eloubaline-.JPG « Une maison à impluvium en réfection à Eloubaline »

 

Comme cette maison est très grande, la réfection de la toiture est réalisée par moitié. La famille se rabattant dans la partie restée intacte. Un bébé joue dans la boue d’argile détrempée qui va servir à remonter les murs.



36-17-Eloubaline-.JPG « Quel bonheur pour ce bébé de se vautrer

dans la boue de son ex chambre réduite en bouillie »


36-18-Eloubaline--18-.JPG« C’est l’heure de cuire le riz de la famille pour Hélène » 


 
 30-19 Boucotte

 « Fenêtre indicatrice de la volonté de celui qui en était à l’origine,

 à travers la racine d’un fromager : il avait le coeur à l'envers»

 

Tous les soirs, à l’heure de l’apéro, lorsque toutes les odeurs sont exacerbées par la nuit qui tombe nous jouissons de ce merveilleux point de vue sur l’Atlantique depuis notre Maison Bleue.

 30-20 Cap Skirring"Le fétiche veille sur l'Ouest..." 



Tout l’équipage d’Araka Nui se joint à moi pour vous adresser ces bouquets de fleurs dont la beauté et le parfum réchaufferait les cœurs les plus belliqueux. 
Un grand merci à Paulette pour ces vacances en or.

 

 

 30-21-Cap-Skirring.JPG30-22-Cap-Skirring.JPG

 

 
30-24-Cap-Skirring.JPG30-25-Cap-Skirring.JPG 

 

30---23-Cap-Skirring.JPG30-26-Cap-Skirring.JPG

 

30-27-Cap-Skirring.JPG"Merci au Grand Architecte pour l'immense diversité qu'il nous prête sur cette planète Terre"
 

Bien sûr nous n’oublions pas nos amis les oiseaux puisque la Casamance c’est leur Paradis.


 

30-28 Cap Skirring« Cormorans sur le bolong »



 
30-29 Cap Skirring

 « Pélicans dans la mangrove replantée »

 

 

 

Tout l’équipage vous dit : KASSOUMAYE et vous l'avez sûrement compris : le SENEGAL c'est un Paradis de gens heureux...
alors n'hésitez plus, réserver dans le prochain avion et laisser tomber vos tracas !!

 

Dominique PRACHERSTORFER,

skipper d’ARAKA NUI                                                                                           

 

 

 Lien utile :

www.lamaisonbleue.org
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                             

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Présentation

  • : Araka Nui autour du monde
  • Araka Nui autour du monde
  • : Le voyage initiatique de Teiva sur le catamaran ARAKA NUI parti en 2008 pour un tour du monde. Arrivé en Casamance en septembre 2009, il en repart 2 ans plus tard, mais cette fois sans son papa... C'est l'occasion pour ce dernier de collecter des sujets d'informations aussi divers que variés sur la spiritualité, la géopolitique, l'environnement et les sciences en vue d'étudier ces sujets le moment venu avec Teiva et de débuter son initiation vers un nouveau paradigme.
  • Contact