Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 12:19

 

(en construction)

Avril 2010 :

    Le village de Niomoune (Basse Casamance) est en pleine effervescence :  l’année prochaine, en juin, aura lieu « l’initiation » des jeunes hommes du village.

    Il s’agit d’une grande fête de tradition Animiste durant laquelle les initiés sont circoncis. Cette manifestation ne s’est pas reproduite depuis 25 ans dans ce village de 4000 habitants. Ainsi la centaine d’hommes en âge de suivre cette initiation pendant près de quinze jours dans le bois sacré sera l’occasion de grandes fêtes. Danses et festins seront aux programmes pour recevoir une quantité d’invités ou tout simplement des membres de la famille venus de tout le pays et même de l’étranger. Le village s’attend à multiplier par trois le nombre d’habitants durant les festivités. Certains jeunes « initiables » qui ont quittés le village y reviennent pour subir cette cérémonie appelée aussi « fête de la circoncision ».

    D’ailleurs en fonction des risques sanitaires de cette fête (la dernière en 1985 a vu une épidémie de choléra) c’est Do qui en sera le médecin. Elle commence déjà l’organisation préventive sanitaire avec les membres du Comité de santé.

Cette manifestation et ses rites feront l’objet d’un article prochain.

    Mais pour l’heure je laisse les enfants du CE1 et CE2 de l'année 2000 de l’école Antoye TABAR de Niomoune vous conter leur village…

     En fait, je suis tombé par hasard sur un cahier réalisé à l'époque avec une équipe de Voiles Sans Frontières qui a encadré les enfants avec leurs instituteurs pour réaliser cet ouvrage.


    Je laisse la parole aux enfants en reproduisant in extenso leurs textes, étant entendu que j’insèrerai les photos correspondantes au gré des mois qui suivent…et qu'il est prévu une actualisation par les enfants des mêmes classes en 2010 et pourquoi pas une rétrospective sur ce que sont devenus quelques anciens...

 

CAHIER REALISE PAR LES ELEVES

de CE1 et CE2

( avec la collaboration du directeurs, des instituteurs

et de Laurence de Voiles Sans Frontières)

 

Ecole Antoye TABAR

Année 2000 – 2001

 

 estuaire

« La carte de la Basse Casamance, avec le village de Niomoune »

 

Bonjour à tous !

Nous sommes les élèves de CE2 de l’école de Niomoune qui s’appelle Antoye Tabar.

Le directeur est monsieur DIEME et notre instituteur monsieur NIASSY.

Merci à tous pour les cahiers, les Bics, les crayons, les vêtements, les gommes, les crayons de couleurs, les livres.

 

 


«  Les maîtres en 2010 : M. Gaspard NDIAYE »

 

Maintenant, nous vous présentons l’école, le village et les gens de Niomoune.

Nous, CE1 et CE2, avons écrit et fait tous les dessins. (Les dessins sont  des photocopies qui se sont effacés avec  le temps et ne sont pas  reproductibles, ils seront remplacés par des photos actuelles. Ndlr).

 

Bonjour à tous.

Bonne lecture !

 

L’ECOLE

 

 

 

 

  

« Le plan de l’école »

 

L’HISTOIRE DE L’ECOLE

 

- L’école de Niomoune fut créée en 1962 par l’Etat du Sénégal. Son premier maître s’appelle Monsieur Mioune DIEDHIOU.

- A ce moment, il y avait une seule classe mais aujourd’hui elle comprend  quatre (4) classes.

- Le Directeur s’appelle Marcel DIEME (aujourd’hui, en 2010, c’est Gaspard NDIAYE qui assure la direction du primaire. L’école maternelle comprend 75 élèves et un enseignant, l’école élémentaire avec sa cantine comprend 235 élèves et 6 enseignants et un collège d’enseignement moyen comprenant 302 élèves et onze professeurs. Ndlr).

Aïssa DIATTA, Denissia BADJI, Poline DIATTA.

 

 

 

 

« Les élèves de CE1 »

 

 

 

 

 

«  Les élèves de CE2 »

 

 

 

LA RECREATION

- Pendant la récréation tous les élèves se regroupent dans la cour de l’école. C’est le seul lieu de regroupement pour les élèves.

- Certains jouent au foot-ball, les autres jouent aux dames et les filles jouent à saute-mouton.

- La récréation, c’est aussi le moment de concertation des maîtres. Pendant la récréation, la cour de l’école est très animée.

- En somme, c’est le moment le plus animé et de bruyant à l’école.

Jean-Louis DIATTA, Adélaïde DIATTA, Roger SAMBOU, Rose DIEDHIOU.

 

L’ORGANISATION DE L’ECOLE

 

- Comme partout au Sénégal, il y a une organisation dans toutes les écoles. Chaque école est dirigée par un directeur qui est responsable devant les autres maîtres. Les instituteurs sont chargés de l’éducation des élèves en classe. Les parents d’élèves à leur tour assurent le bon fonctionnement de l’école.

- Il y a aussi dans l’école une coopérative scolaire de laquelle tous les élèves sont membres. Cette coopérative, par des activités comme la récolte du riz, nous permet de gagner de l’argent pour régler certains problèmes de l’école.

- Il y a 4 classes dans l’école de Niomoune : la classe d’initiation, le CP, le CE1 et le CE2. Dans toute l’école, il y a 218 élèves et 4 instituteurs.

Rémy DIEDHIOU, Fatou DIATTA, Rosalie DIEDHIOU.

 

LE VILLAGE : L’HISTORIQUE

 

- Niomoune est un village situé à l’extrème ouest de la Casamance. Il est délimité au nord par le village Karone, au sud par le fleuve Casamance et à l’ouest par le village de Hitou.

- Le premier habitant était un pêcheur nommé Diamounouga BADJI (†). Il était de passage en pêche, il a aperçu un grand fromager. Il était avec sa sœur dont le nom reste inconnu. A ce temps, l’homme avait mis enceinte sa sœur et les parents de la même famille se sont rassemblés pour dire à la femme de rester avec son frère.

- C’est de là que le village a été créé. La transmission du statut de chef se fait par héritage.

- Niomoune est constitué de quatre quartiers qui sont : Sôme, Elou, Essangholou et Ouback. Chaque quartier a un chef.

Henri-Joël SAMBOU, Hortance DIEDHIOU, Denis SAMBOU, Joachim SAMBOU.

 

L’ORGANISATION DU VILLAGE

 

- Le village est organisé par des quartiers et dans le village il y a quatre quartiers. Chaque quartier a un chef. Il y a aussi un chef pour tout le village.

- Dans notre village, on cultive du riz. Les femmes repiquent le riz. Dans le village on n’a pas planté beaucoup d’arbres.

 - Les hommes partent souvent à la pêche. Chez nous on a une école. Les élèves partent parfois à la récolte et le village est entouré par des fleuves. On n’a pas beaucoup d’animaux. Pendant la saison des pluies, on lutte contre les quartiers.

Paul DIEDHIOU, Berthe DIATTA, Christian-Valentin DIATTA.

 

LES QUARTIERS

 

- A Niomoune, il y a 4 quartiers. Le nom du chef d’Elou est Martin TABAR(†), celui de Ouback est Gnénente BADJI, celui de Sôme s’appelle Djilo BADJI et celui de Essangholou s’appelle Benoit SAMBOU.

- Chaque quartier est constitué des maisons des familles, d’une citerne, d’un cimetière, d’un bar et de places publiques où les gens s’assoient pour discuter ou se rassembler.

- Il existe un cinquième quartier, celui de la mission.

- Dans la mission habitent trois abbés. On trouve aussi la maternité et l’église.

Pierre Edgard TABAR, Gaspard TABAR, Marie-Dominique TABAR, Sidou DIEDHIOU.

 

 

LA CONCESSION

 

- Dans chaque quartier, il y a plusieurs concessions.

- Une concession est composée de plusieurs maisons qui appartiennent à une même famille : parents, enfants, oncles, tantes etc…

- Par exemple à Ouback, il y a 9 concessions.

- Dans la concession, la famille se réunit souvent pour manger pour prendre le thé, pour discuter, pour régler les problèmes de travail, de la famille etc…

Dieudonné DIATTA, Sylvie BADJI, Edouard SINA, Yvette DIEDHIOU.

 

 9 -Danses dans une concession

 «  Danse dans une concession,

entourée des cases d’une même famille »

 

LA MUSIQUE, LES CHANTS

 

- Les femmes et les enfants chantent très souvent, surtout au moment de la récolte pour se donner du courage au travail.

- Les élèves chantent en classe.

- Les chants sont enseignés en français : par exemple sur l’air de « frère Jacques ».

Béatrice DIEDHIOU, Jeanne DIATTA, Sébastien DIATTA.

 

LA DANSE

 

- La danse traditionnelle est une façon de bouger qui permet à la personne de se distraire. Les femmes dansent en battant les mains, elles chantent des chants des femmes qui perdent leurs enfants.

- Les hommes tapent les tam-tams. D’abord on joue de l’ékontine, on ajoute les tam-tams accompagnés du bombolong, puis commence l’ékonkone.

- Nous avons plusieurs sortes de danses qui sont : « Ekonkone », « Djiacogne », « Gnicoule », « Djibome ». Quand nous parlons de musique ici à Niomoune on fait allusion a du folklore.

- Exemple de danse : l’Ekontine. Les hommes et les femmes soulèvent les pieds, genoux pliés l’un après l’autre. Les bras entraînent le corps et les danseurs vont de plus en plus vite.

Joanna DIATTA, Jean-Pierre BADJI, Marie-Louise DIEDHIOU, Gilbert SINA.

 

LES INSTRUMENTS DE MUSIQUE

 

- L’ékontine. Pour faire l’ékontine on prend une calebasse, un bâton et de petites lignes, (fil de pêche. Ndlr) un petit bâton. On fait des trous dans la calebasse. L’Ekontine est un instrument qui ressemble à une guitare, mais à trois cordes.

- Le bombolong est un tronc d’arbre creusé. On tape dessus avec deux bâtons.

- Le tam-tam. On fabrique le tam-tam avec un tronc d’arbre, on utilise la peau de chèvre.

Frédéric TABAR, Martin DIATTA, Parfait DIATTA.

 

 

 1--Le-bambolong.JPG

« Bombolong et tam-tam rythment danses et chants»

 

L’HABITAT : LA CONSTRUCTION

 

1 – Les maisons en banco.

- On nivelle d’abord le terrain en dispersant le banco. On arrose tout le terrain à construire jusqu’à ce qu’il soit mouillé.

- On trace le plan en élevant des diguettes sept heures après l’arrosage. Le lendemain matin : on construit. C'est-à-dire, on élève des murs sur les diguettes jusqu’à 0,8 mètre de haut.

Quand on finit la construction du premier jour, c’est le fondement, on se met à tailler les murs. Quand ils ont séchés une ou deux semaines, on repose une deuxième couche après avoir rassemblé et arrosé la terre argileuse la veille. On répète la même chose trois fois de suite. Pour finir, on repose le plafond et la charpente. Avant d’être habité on arrose le sol des chambres pour leur donner un niveau plan horizontal et on place les portes puis la clôture pour la cour de la maison.

 

 2 - Préparation du sol

 « Préparation du matériau sur place : le banco ; arrosage du sol puis début des travaux dès le lendemain matin »

 

 3-Travail collectif des fondations

 « C’est un travail collectif de tout un quartier pour monter le fondement sur une hauteur de 0,80mètre »

 

 5 - Le soum-soum coule à flot

 «  Le propriétaire offre le soum-soum - qui coule à flot -  pour les maçons  bénévoles du quartier qui monteront le premier fondement »

 

 4- Elévation case

 «  L’élévation des 3 niveaux supplémentaires de  la case sera assurée  par le propriétaire »

 

 6 - Préparation des petits bois des plafonds

 «  Préparation des petits bois des plafonds »

 

2 – Les maisons en dur.

- Pour construire une maison en ciment, il est demandé de trouver un entrepreneur qui étudie d’abord le terrain, puis le plan s’il le lui est demandé. Puis on creuse un fondement d’environ cinquante centimètres ou un mètre de profondeur.

- On prévoit aussitôt du fer, du béton, des coquillages et des briques blindées. Après la construction des fondations qui permettent à la maison de durer et de bien tenir, on poursuit aussitôt la construction qui se fait avec du sable blanc mélangé avec du ciment. Cette maison doit être bien entretenue parce qu’on peut lui ajouter un étage. Il doit y avoir autant de fer que de béton pour la finition de la maison c'est-à-dire la terrasse.

Jules DIATTA, Christine BADINE, Alguma SINA, Prosper DIATTA.

 

 

L’ORGANISATION D’UNE MAISON

 

- Ici, dans mon village, dans chaque maison, il y a le père, la mère, les enfants.

- Le papa et la maman partagent le lit ensemble, les enfants à part. A un certain âge les garçons ne partagent pas le même lit avec les filles.

- Pour le manger, on a le petit-déjeuner. Le dîner. Père, maman et les enfants sont tous autour d’un seul bol (bassine inox. Ndlr) Tout le monde mange ensemble.

- Dans une maison, on trouve la salle principale, la cuisine, des chambres, un ou plusieurs greniers. A l’extérieur de la maison, on trouve l’endroit où on se lave.

Nabou DIATTA, Gérard SAGNA, Sylvie SINA, Germain DIATTA.

 

LES CROYANCES : CATHOLICISME ET ISLAMISME

 

- Dans le village, il y a des musulmans et des catholiques. Il y a plus de catholiques.

- Le musulman se rend à la mosquée pour prier alors que le catholique va à l’église. Les mosquées sont dirigées par des imans et les églises par des prêtres qui sont commandés par les évêques et le pape.

- Je me dirige chaque dimanche à la messe pour prier.

A Niomoune, il n’y a pas de mosquée.

Adeline DIEME, Sébastien DIEME, Eli DIATTA.

 

 

L’ANIMISME

 

Dans mon village, les gens sont animistes, c'est-à-dire qu’ils croient à des esprits appelés fétiches et suivent les conseils donnés par les féticheurs qui sont des gens du village.

Adama DIATTA, Aube-Véronique MANGA, Pierre DIATTA.

 

LES TRAVAUX : LES TRAVAUX DOMESTIQUES

 

- Tous les jours, le matin, ma maman balaye la cour. Après elle fait la cuisine. Elle rince les ustensiles de cuisine. Elle lave les habits.

- A la maison, je balaye la pièce des moutons.

- Les garçons vont attacher les moutons et les chèvres dehors.

- A la maison je lave mes habits.

Denica SAMBOU, Ndeye Binta COLY, Gérard DIATTA, Hélène-Julia DIEDHIOU.

 

 

LES TRAVAUX : LA PÊCHE ET LA CHASSE

 

La pêche.

- En général, on pêche ici avec des filets à épervier. On lance le filet, on tire et on le ramasse. Il y a du poisson, des crevettes, des crabes.

- Pour aller pêcher les gros poissons, on utilise des crevettes.

 

La chasse.

- Et pour la chasse ça se fait de temps à autre, car on ne chasse que des oiseaux qui sont : des marabouts. Ici on n’a pas de biches ni de lions. On chasse aussi des chacals. Il y a d’autres oiseaux : des pélicans, des hérons couronnés, des hérons.

- On chasse aussi des caïmans à la lance comme au fusil. Auparavant il y avait des hippopotames mais actuellement il n’y en a plus. Maintenant on peut les trouver dans la brousse. On chasse aussi le singe.

Dembo DRAME, Fidèle GOUDIABI, N’Deye DIAGNE, Laurent SAMBOU. 

 

 

 

LES TRAVAUX : LA CUEILLETTE, LA CULTURE

 

- La cueillette et la culture sont des travaux pratiqués en Afrique, surtout dans les villages.

Ces travaux sont déterminés par les saisons. Pendant que les fruits de la brousse mûrissent, c’est la saison des fruits et la cueillette est pratiquée. Hommes, femmes et jeunes enfants envahissent la brousse pour cueillir ces fruits. Maintenant qu’il y a le modernisme, beaucoup d’enfants commencent avec cette cueillette de fruits pour se faire de l’argent.

- De l’autre côté pendant l’hivernage, qui est aussi appelé saison des pluies, la culture à son tour est pratiquée. Les hommes et les jeunes garçons utilisent leur kadiamdou pour retourner la terre ou cultiver les champs.

- Les femmes et les jeunes filles, elles, préparent la semence dans la pépinière, et s’occupent du repiquage du riz aux champs.

- Après tout, ils attendent le résultat final de leurs travaux : la récolte du riz, de novembre jusqu’en février.

Gaston SAMBOU, François DIEDHIOU, Edouard DIATTA, Marie-Elsa SAMBOU.

 

 7 - Travail du sol au kadiandou

 «  Travail du sol au kadiandou »

 

 

LES LOISIRS : LA LUTTE

 

- C’est un jour de dimanche, mon village aperçoit à son extrémité des gens d’un autre village. Ils viennent pour lutter ce dimanche matin, les enfants et les adultes se préparent alors pour la lutte les uns contre les autres. Mais on lutte par génération. Le village s’est rassemblé parce que le bombolong a retenti.

- Arrivés devant le lieu de la lutte, les lutteurs forment un cercle et chantent des chants de lutte. Pendant  ce temps, deux lutteurs se confrontent. Les champions de chaque village luttent l’un contre l’autre.

- Les filles portent le bassisse pour leurs lutteurs et chantent des chansons de lutte et les deux villages se rassemblent et partagent le même repas. La danse commence alors. Les lutteurs sont habillés de pagnes de couleurs différents selon les générations.

Christian DIATTA, Paul DIEDHIOU, Berthe DIATTA.

 

LE RÔLE DE L’ENFANT DANS LA FAMILLE

 

- Les filles et les garçons ne font pas le même travail dans la famille.

- A la maison, maman fait la cuisine, mais je l’aide beaucoup. Quand j’ai fini de manger, je lave les bols, je balaye, je puise de l’eau. Le samedi ou le dimanche, je lave les habits. Je m’occupe des petits frères et sœurs.

- Chaque jour j’attache les moutons, les vaches dans les champs. Après je joue, je vais à l’école. Le soir, je rentre les animaux à la maison. Pendant l’hivernage, je travaille avec le kadiandou.

- Pendant la récolte les filles et les garçons vont aider la famille.

Jean-Pascal SAMBOU, Emilie DIEDHIOU, Emile MESINA, Bernice DIEDHIOU.

 

 

L’ASSOCIATION DES JEUNES

 

- L’activité dominante est le sport pratiqué pendant la période scolaire, et principalement le foot-ball, le saut en hauteur et le relais.

- Il existe aussi la danse traditionnelle inter-quartiers et inter-villages.

- L’association des jeunes. Ils se regroupent pour faire la fête et régler les problèmes du village en formant un bureau représenté comme suit :

-         Un président et son vice-président.

-         Un trésorier et son second.

-         Un secrétaire

-         Un commissaire aux comptes et son second.

Tous sont membres de l’organisation.

Eddy-Charles SINA, Jean-Louis TABAR, Michel BADJI.

 

LES PERSONNAGES IMPORTANTS : LE ROI

 

- Le roi de Niomoune s’appelle Kadijagne DIATTA(†). Il habite à Some. A Ouback le roi s’appelle Benjamin SAMBOU(†) ; (en 2010 le roi de Niomoune s’appelle Kekri BADJI de Ouback et la reine s’appelle Djilobone TABAR de Hélou. Ndlr), on ne vole pas dans la maison du roi.

- C’est une personne sacrée qui conseille les habitants, qui est aussi féticheur et donc intervient pendant les cérémonies animistes.

- Il porte pendant ces occasions un manteau et un bonnet rouge. Quand le roi meurt, on tape les tam-tams et le bambolong.

Grégoire DIATTA, Cyprien DIEDHIOU, Hermène DIATTA, Boniface SAMBOU.

 

LES FETICHEURS

 

- Les féticheurs sont les intermédiaires entre les hommes et les esprits. Le fétiche est un esprit mystérieux. Ils sont nombreux et variés.

- Nous pouvons citer quelques uns :

Le Kalem qui est un fétiche du bois sacré des hommes et des circoncis.

Le Kaï qui est le fétiche du roi.

Le Houmi lô qui est le fétiche des guerriers. Il les protège pendant les guerres.

Le Houtandoukage est le fétiche des meurtres, il punit les criminels.

Le Ekanthia est le fétiche des voleurs. Il punit les voleurs en s’attaquant aux yeux de ceux-ci, c'est-à-dire leur faisant contracter la conjonctivite.

Roméo TABAR, Moustapha DIATTA, Jean-Couba DIATTA.

 

 8 Fétiche de Ouback

 «  Fétiche très important de Ouback, au bord du bolong »

 

 

LES PRÊTRES

 

- Dans le village, il y a la mission avec des prêtres. Il y en a trois. Ils s’appellent :

- Nestor SADIO.

- Pierre DIASSY

- Gérard TENDENG

- Ils parlent de Dieu et ils prient Dieu. Chaque dimanche, ils font la messe.

- Voici la liste des prêtres de la mission catholique de Niomoune :

- le père Henri GOVERS – Spiritain (hollandais). Il construit l’école privée catholique en 1969 puis le presbytère la même année et s’installe. De 1963 à 1965 il construit l’église. De 1965 à 1967 il construit la maternité et le dispensaire.

Il est rejoint ensuite tour à tour par le :

-         Père Neeus,

-         Abbé Isidore BIAGUI,

Qui se sont succédées ces équipes :

-         Albert SAMBOU + Marcel BADJI

-         Marcel BADJI + Gérard TENDENG

-         Gérard TENDENG + Nestor SADIO

-         Nestor SADIO + Pierre Marie DISSY

Adrien DIEME, Mathieu BADJI, Jean-Charles MANGA, Fabien DIATTA.

 

 

LE CHEF

 

- Le chef est la personne la plus importante dans le village, car il représente le gouvernement. Il joue le rôle de juge. Il est respecté comme le Président. Il résout les problèmes que le village a et les transmet au gouvernement. Le premier chef de Niomoune s’appelle Antoye TABAR(†).

- Il a joué un grand rôle lorsque les français sont venus dans le village de Niomoune. Un gouvernement, c’est un peuple.

Cyriaque BADJI, Guy SAMBOU, Stanislas BADJI, Pierre SINA.

 

 QUE SONT-ILS DEVENUS ?

 

Seulement 4 enfants sont restés au village... Aujourd'hui ils ont 22 ans !

- Isidore DIEDHIOU, pêcheur

- Eddy-Charles SINA, pêcheur

- Grégoire DIEDHIOU, maçon

et

Cyriaque BADJI ( surnomé Ass)... pour ceux qui suivent de près nos aventures, ils ont bien relevé que c'est bien Ass qui est notre "tuteur" et qui fait tourner la miellerie du village...

Nous vous les présenterons et leur donnerons la parole prochainement à la suite de cet article.

A bientôt.

 


 

 

Dominique PRACHERSTORFER,

Skipper d’ARAKA NUI                                                                                            



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                             

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Présentation

  • : Araka Nui autour du monde
  • Araka Nui autour du monde
  • : Le voyage initiatique de Teiva sur le catamaran ARAKA NUI parti en 2008 pour un tour du monde. Arrivé en Casamance en septembre 2009, il en repart 2 ans plus tard, mais cette fois sans son papa... C'est l'occasion pour ce dernier de collecter des sujets d'informations aussi divers que variés sur la spiritualité, la géopolitique, l'environnement et les sciences en vue d'étudier ces sujets le moment venu avec Teiva et de débuter son initiation vers un nouveau paradigme.
  • Contact