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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 18:54

 

Mercredi 29 octobre 2008 :

  Aujourd’hui est un jour très attendu : FEDEX livre notre commande de pièces multiples d’accastillage.
   Nous allons pouvoir repartir et donner du Sud !

   Et bien NON. 

   La commande est incomplète ou plus exactement pas conforme à notre attente. Pourtant Jean-Michel RUSSO, notre concepteur et réalisateur du gréement (qui je vous le rappelle est un prototype puisque c’est un mât bipode : traduisez un grand A posé sur la largeur du bateau qui fait 7 mètres de large) nous suit consciencieusement depuis la conception, la réalisation et l’amélioration de ce gréement.

    En fait c’est ma Do qui ne suit plus…en terme de dépenses ! Il est vrai que ce choix de gréement il nous arrive de le regretter, mais comme il est vain d’avoir ce genre de sentiment gratuit, nous en resterons optimistes quoiqu’il advienne.

   Je disais donc que l’enveloppe du départ était déjà très salée aujourd’hui à force de remplacer ce qui ne tient pas, ce qui ne fonctionne pas et ce qui doit être visiblement amélioré nous dépassons largement 20 % du prix initial.     

   Sachant que nous avions déjà fait une concession énorme dans nos moyens en acceptant le devis initial qui était global et forfaitaire, cette rallonge nous saigne aux quatre veines et nous sape le moral.

   Au moment où j’écris ces lignes nous sommes toujours à AGUADULCE (vous savez, où nous avions réalisé le carénage de notre «  fer à repasser ») et nous n’avons pas encore repris la mer. Donc nous n’avons aucune idée sur le nouveau comportement du bateau sous voile.

Comme je le disais précédemment, avec notre Araka Nui nous avions 3 handicaps :

  • Une carène remplie de berniques.

  • le surpoids du bateau ;

  • Une surface de voilure 50% inférieure à la normale ;

  Dans le premier cas, tous les espoirs sont permis, puisqu'à présent la coque est lisse comme une peau de pêche.


  Dans le deuxième cas, nous avons pris des mesures drastiques : non seulement en faisant le vide de tout ce qui n’était pas utilisable immédiatement, mais jusqu’à revoir notre manière de vivre à bord en particulier le plein de nos réservoirs d’eau douce et la manière de les utiliser…(en se lavant économique = dans un ½ lavabo ; en se lavant les dents = dans une ½ timbale ; en faisant la vaisselle = à l’eau de mer en ne rinçant à l’eau douce que les verres etc…). Ne riez pas cette pénurie pourrait vous arriver un jour… Seuls les normands (bien arrosés) ont encore plusieurs décennies avant que le vent tourne pour eux !


  En attendant nous avons gagné presque 8 centimètres à la ligne de flottaison…et le bateau « est bien dans ses lignes » maintenant.

   Ceci revient à plus d’une tonne de charges. Ca en fait des « merdes » à débarquer !

   Non, je ne peux pas dire des m… parce que je l’ai ai toutes données à mon meilleur ami, Philippe…


  Dans le troisième cas, nous avons placé un « bout dehors » supplémentaire de 3 mètres de long (ce qui donne en plus une belle ligne à notre cata un peu trop carré) pour diminuer le côté trop « ardent » du bateau (càd forte tendance à remonter au vent, donc compensé par les safrans qui de ce fait faisaient freins hydrodynamiques – ce qui en rajoutait une couche aux 3 handicaps de notre « fer à repasser », vous m’avez bien suivi). Nous avons encore la possibilité de commander un « reacher » ( petit génois) mais qui ferai 30 % de plus de surface de voile que notre génaker en place mais surtout qui supporterait des vents de 30 à 35 noeuds puisque taillé dans un tissus plus fort. Pour l’instant ce gros investissement supplémentaire n’est pas imaginable et puis j’attends de mieux connaître le comportement du bateau. C’est donc le dernier facteur sur lequel nous pourrons jouer plus tard, si nous voulons gagner un peu de vitesse et donc de sécurité.
 

Jeudi 30 octobre 2008 : 

   Nous avons louer une voiture pour la journée, principalement pour aller chercher notre génaker réparé à ALMERIMAR et mettre à profit le mauvais temps pour remonter toutes nos voiles et autres pièces nouvelles afin d’être fins prêts lorsque la bise (d’Est) sera venue.

   Puis, nous avons profité de ce moyen de locomotion pour emmener Teiva dans le désert de la Sierra Nevada, dans le Nord d’ALMERIA, dans un site mythique où tous les grands westerns spaghettis de nos jeunes années avaient été tournés. Je laisse le soin à ma Do de vous conter cette belle journée. Je me contenterai d’insérer mes photos au texte.

D.P

 

FORT BRAVO – ALMERIA :

" Nous attendons les indiens assis sur nos sacs de blé dans Fort Bravo ".


   La reconstitution est parfaite, il ne manque plus que des figurants plus authentiques que nous.

   Teiva se fait son petit cinéma, se prenant tour à tour pour un indien ou un cow-boy.

 

"Le dromadaire est plutôt flegmatique mais je ne préfère pas le caresser.  Au loin, le camp des indiens."

 



"Teiva préfère être dans les bras de sa maman que de jouer dans les rues".


    Il est trop petit pour admirer les qualités de la reconstitution.
C’est vraiment très bien fait.


"Notre cow-boys a peur des vrais cow-boys qui se tirent dessus devant le saloon, pourtant c’était l’occasion, pour lui, d’en faire autant ..."


L’ AQUARIUM d’ AGUADULCE :
 

"Maman je veux le pêcher ..."

   C’est un très bel aquarium avec une dizaine de grands bassins, chacun correspondant à un milieu spécifique : fleuve Amazone, récif corallien, grand fond avec des requins qui passent au dessus de nous, herbier de posidonies, rochers où se cachent les murènes.

   L’eau est si claire que l’on se croirait nageant au milieu des poissons.


"Danse nuptiale d'hypocampes"

   Nous faisons trois fois le tour des différents bassins afin d’en prendre plein les yeux, nous sommes les seuls touristes en ce mois d’octobre.
   Nous rentrerons sous la pluie avec nos vélos…



LA PLAGE – LE PORT D’AGUADULCE :

 


"Tous les jours, nous allons sur la plage pour que notre petit mousse puisse se défouler".
 

"Teiva est très habile pour monter en haut du filet. Il nous épate".


 


"Sur le port, je donne à manger aux mulets et aux pigeons, ce qui semble permis par les autorités portuaires alors que je me suis fait tirer l’oreille quand j'ai apporté de la nourriture à une dizaine de petits chats."

D.S.

   (ndlr : notez exceptionnellement la signature de ma Do sur cet article!!) 

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  • : Araka Nui autour du monde
  • Araka Nui autour du monde
  • : Le voyage initiatique de Teiva sur le catamaran ARAKA NUI parti en 2008 pour un tour du monde. Arrivé en Casamance en septembre 2009, il en repart 2 ans plus tard, mais cette fois sans son papa... C'est l'occasion pour ce dernier de collecter des sujets d'informations aussi divers que variés sur la spiritualité, la géopolitique, l'environnement et les sciences en vue d'étudier ces sujets le moment venu avec Teiva et de débuter son initiation vers un nouveau paradigme.
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