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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 20:09


La traversée de Safi vers LANZAROTE 

 

Mercredi 3 décembre 2008 :

    Appareillage de SAFI à l’heure prévue : 8 H00.

    Arrivée à LANZAROTE avant l’heure prévue…

    Je vous avais dit que notre Araka Nui avait des ailes !

 

    En fait, on s’est pris du baston dans le cul tout du long.

    Notre prévision météo nous donnait des alizés de 15 nœuds et quelques passages (au large d’Agadir) à 20 nœuds.

    La réalité était toute autre : 20 nœuds mini et maxi 40 nœuds avec une houle de 4 à 5 mètres… Ce n’est pas pareil ! C’est sûr, à ce régime même avec un « fer à repasser » on se fait des jolis surfs.

    Mais mon « ptit’frère », Araka Nui, qui n’est plus un « fer à repasser » à négocié ce temps hard comme un grand marin.

    Seul mon équipage adoré n’a pas suivi dans le shaker, abandonnant le capitaine à son triste sort.

    Ma Do a bromégé malgré sa pastille de Mercalm collée derrière l’oreille. Il paraît que  Mercalm : « donne de bons résultats … par mer calme » dit ma Do.

    Mon analyse de plongeur diffère un peu : la peur est un paramètre aggravant.    

    Allongé dans le carré on a une impression de calme époustouflante voire trompeuse. C’est fou cette impression de silence que l’on ressent dans un cata et d’absence de gîte; mais il ne faut surtout pas regarder dehors et encore moins sur l’arrière ou être appelé par le capitaine pour faire une manœuvre de voiles…

    Bref, 48 heures pour avaler ces 380 miles c’est une première pour  notre estomac ainsi que pour notre fier vaisseau.

    Dès l’approche du 3ème petit jour, nous passons dans le goulet qui sépare la petite île de Graciosa à la grande Lanzarote. Nous allons mouiller dans un coin de Paradis, vierge, grandiose et surtout une mer plate :

« Playa Francesa » sous l’île de Graciosa (29° 11’ 96 Nord et 13° 32’ 69 Ouest).

    L’équipage se remet de ses émotions, je mets tous les bouts clairs sur le pont et nous nous réunissons autour d’un petit déj. copieux (nous avions grignoté tout et rien depuis 2 jours). Le lieu féerique dans lequel  nous sommes posé,  le pain chaud bien garni de miel, cette douce mélancolie après la tempête voici ce que ma Do adorée me sort :

 

« Pour moi,

ce sont les vacances qui commencent … »

 

     A brûle pourpoint, je lui précise que j’avais écrit dans notre journal que le début de nos vacances c’était le départ définitif de Toulon, le samedi 20 septembre…

 

    Je me remémore rapidement tout le temps passé depuis la naissance de Teiva à Graillefiot dans les vignes et toute la suite…

 

    Jusqu’en 2005, à Sabran, nous avions passé des moments de bonheur. Le lieu était magique, mon métier de vigneron exaltant et, ce qui arrangeait le tout,  le chantier  d’Araka Nui avançait sans histoire à St Raphaël.

    Notre Teiva profitait un maximum de la disponibilité et de l’amour de sa maman qui lui a donné le sein 16 mois durant… un long fleuve tranquille.

    Puis tout a basculé.

 

    Notre expulsion (pendant les vendanges 2006) - Confirmée par un Arrêt inique de la Cour d’Appel (finalement cassé par la Cour de Cassation) ; le crise du vin qui commençait à frapper notre Appellation ; les salves continues et non-stop des procédures judiciaires des bailleurs… (plus d’une  vingtaine au total) ; la société agricole qui nous coûtaient beaucoup d’argent (l’argent prévu pour la finition du bateau) ; notre nouveau refuge dans un local de 30m² au milieu des palettes de vin… bref, notre vie était devenue un combat. L’inverse de ce que j’aspire. Même le chantier du bateau nous causait beaucoup de problèmes (voilà que le gérant successeur se mettait à nous réclamer une 2ème fois les 44.000 € d’acompte, sous prétexte que cet acompte avait été donné au prédécesseur… du même chantier).

    Au passage j’adresse un véritable bravo à ma Do qui a réussi à surfer sur tous les évènements, presque comme si de rien n’était, et cela, en se rapprochant encore plus de son fils. Son attitude m’aura été d’un grand secours pour tenir le choc.

    D’autre part, j’essayais de relativiser en me disant que ces « emmerdes » n’étaient que consécutives à des « merdes » matérielles. Traduisez : « pas vitales ».

 

    Je sais que tôt ou tard mes anges gardiens interviennent…alors je suis patient.

 

    C’est ainsi que j’ai vu naître une petite lueur d’espoir lorsque par hasard et après une conversation avec mon frère Guy, nous découvrons qu’il y a un petit port privé sur le Rhône à 25 Kms de nos vignes.

 

    Tout se précipite.

 

    Merci à Philippe, (destinataire du petit Araka Nui), notre ami de toujours, qui m’a aidé a arraché le bateau de St Raphaël en plein hiver et à le monter à l’Ardoise sur le Rhône en l’état (c'est-à-dire vide, seuls les 2 moteurs et la barre).

 

    Dans cette configuration, inutile de vous dire que Prachou a mis le paquet : les aménagements du bateau, les vignes, la famille, les procédures ou plutôt : la famille en premier, les aménagements … et puis non, je ne sais plus !

    Ah ces aménagements !

    Merci à Bernard (destinataires du petit Araka Nui) et à Jean, qui ont cogité un été entier pour établir les plans électriques de ce bateau dont « autonomie » était le maître mot.  

    Après il m’aura fallu inventer des corps de métier que j’ignorais « avec quels matériaux le faire ». Et puis il a fallu inventer « comment le faire ». Et pour finir le « faire » ça été le plus facile pour moi.

    Avec le recul je me rends compte de la chance que j’ai eu d’avoir Bernard : un soutien technique hors pair. Sans lui, j’y serais encore.

    Avec le recul, je me rends compte de la chance que j’ai eu de pouvoir loger ma petite famille définitivement après une petite année de travaux, sans que ce soit le bivouac ou la galère pour une femme et son enfant.

    Quand je pense que certains mettent 5 ans voire 10 ans même pour poser l’étrave de leurs rêves à l’eau !

 

    Et puis, la bataille continue…

 

    Pour je ne sais quelle idée à la con, nous avions décidé d’installer un gréement bipode ! Un prototype, sans exemple connu. Je passerai les détails !!

    Avec le recul je me rends compte de la chance que j’ai eu d’avoir Jean-Michel RUSSO, maître voilier à La Seyne, avec qui nous avons mis 6 mois pour « inventer » ce gréement, puis le « réaliser » et pour finir le rendre « opérationnel ».

    Six mois à vagabonder en famille, de mouillages en mouillages, entre Var et Alpes Maritimes, tout en réalisant des travaux importants sur le bateau, car il ne faut pas rêver, en 1 année on ne torche pas l’aménagement d’un cata !

 

    Et puis, la bataille continue…

 

    Nous descendrons vers le Sud ; l’Espagne en cabotant tranquillement… il disait le capitaine !

    Tu parles. N’en croyez pas un mot.

    Les petits extraits sympas du « Petit Araka Nui » retraçaient de façons imagées les tracas de prise en main du bateau, de fric, de course contre la montre etc…

 

    Bref, je vous le dit, ça été beaucoup de galères depuis 2006.

 

C’ETAIT VRAIMENT DUR.

 

    Et je profite pour vous dire un grand merci, à vous tous, (avec les yeux qui s’embuent) de nous avoir aidés à arriver jusqu’à notre but (et pour certains d’entre vous, sans le savoir).

 

    D’ailleurs, la liste des destinataires du Petit Araka Nui n’est pas fortuite.

    J’en profite pour glisser une réponse à mon frère Guy : « je ne désire pas éditer nos aventures sur un blog ».

    Parce que notre récit se veut intime. C’est notre façon de vous dire un très grand merci à tous, famille et amis.

    Ce petit journal c’est juste pour que notre départ ne soit pas une rupture avec ceux qu’on aime.

 

    Donc ma Do, avec ta vision toujours tranchante, oui tu dis vrai.

 

« Pour nous,

ce sont les vacances qui commencent, ici … »

 

 

    C’est ainsi que nous allons, de façon très intime, essayer de partager avec vous notre histoire.

    Elle commence ce fameux vendredi, le…

 

Vendredi 5 décembre 2008 :

    Aujourd’hui, nous sommes arrivés à notre Sud,  après cette longue traversée, notre bateau ne fait plus qu’un avec nous, pour le fric, nous nous contenterons de ce que nous avons, et en ce qui concerne le temps qui défile, nous avons le temps d’en parler et de laisser le temps au temps !

 

    Graciosa nous accueille dans son écrin de majesté.

 

    Il est vrai que l’endroit est tout simplement magique : c’est beau et vierge.

    La Nature vraie à l’état pur.

    La Nature comme je l’aime ; parce que c’est dans cet environnement de sérénité que je me sens littéralement en communion avec elle.

     Tenez, la meilleure preuve qu’aujourd’hui il y a une vraie cassure dans la famille : notre fils, Teiva, vient de gravir, sans être porté, la « Montana Amarilla » qui domine notre mouillage. Il s’agit du cône d’un volcan de 178 mètres. Cela méritait d’être mentionné dans notre petit Araka Nui avec photos à l’appui. 

  

"GRACIOSA – Playa Francesa (en face les falaises de LANZAROTE).

Araka Nui au mouillage au pied de Montana Amarilla (alt. 178 m).

Le 1er volcan gravi par Teiva et sans porteur …"

 

"GRACIOSA : Playa Francesa"

 

    Et la cassure ne s’arrête pas là… Non content d’avoir effectué l’ascension sans aide, de retour à la plage, notre artiste se baigne dans les vagues et dans une eau à 19°… Sans transition. 

    Au paravent ceci était impensable.

  

 "Au sommet de la Montana Amarilla,
la pose tchiquitis (1) s’impose".

 

    A l’arrivée au sommet la pose « tchiquitis » (1) s’est imposée. Il s’agit du nom de baptême que Teiva donnait, depuis qu’il babille, à tous les biscuits à apéro, « cochonneries » dont je lui limitais la consommation et dont il raffolait bien sûr ; par extension c’est devenu les biscuits en général.

 

    Nous commençons à vivre le temps qui s’écoule.

    Je suis allé à pied par la plage jusqu’à l’unique village de l’île, à ¾ d’heure de marche, pour « repérage ». Nous pensions y aller, en famille, y faire une petite visite en vélos dans les jours qui suivaient.

    Malheureusement nous sommes très vite obligés de nous arracher de Graciosa avant de nous en être imprégnés, car l’arrivée de Paulette approche.

Connaissant sa vive angoisse lorsque toute organisation n’est pas minutée et orchestrée, nous levons l’ancre suffisamment à l’avance vers Arrecife puis la Marina de Puerto Calero (28°55’ Nord et 13° 42’ Ouest) dans le sud est de Lanzarote afin de prendre place à quai, louer la voiture, briquer le bateau et surtout finir la cabine passager…

    Pour l’occasion, c’est la marina « de luxe » la plus onéreuse des Canaries.

Une journée à Puerto Calero, nous coûte le prix de 3 semaines à Safi…

 

 

Jeudi 11 décembre 2008 :

    Juste avant de quitter Safi nous avions prévenu Paulette que nous ne pourrions jamais être à Gran Canaria (Las Palmas) à temps. Nous lui proposions de changer son billet pour Agadir… ou prendre un 3ème avion pour Lanzarote. Ce qu’elle préféra.

 

    Ce matin nous allons chercher Paulette à l’aéroport de Lanzarote, son voyage a été épique : déjà au départ de Paris, l’avion a fait demi tour et s’est re-posé….

    Du coup, correspondance manquée à Madrid et pour couronner le tout : bagages perdus à l’arrivée. La totale.

 

    A l’heure où je vous écris, Paulette est à bord d’Araka Nui saine et sauve.  

    Juste un bon tagine de loup, une sieste et la voilà repartie à l’aéroport pour obtenir des nouvelles de « sa valise ».

    Elle désire retourner la chercher à Las Palmas. Juste un aller-retour en avion…

    Aux dernières nouvelles, elle nous propose même de faire le « voyage » avec elle (45’ de vol) pour récupérer sa valise, louer une voiture à Gran Canaria, « visiter » l’île dans la journée et retourner sur notre Araka Nui le soir. Je laisse faire.

    Je pense que j’aurai quelques choses à écrire dans mon journal après cette journée full speed organisée par grand-mère…

    Le moins que l’on puisse dire c’est que nous n’avons pas la même notion de « visiter ». Bizarre cet engouement que nous avons tous à vouloir « visiter » ailleurs, au-delà où l’on se trouve, sans bien connaître son plus proche environnement.

    Je signale que Lanzarote est une des plus belle île des Canaries.

 

    A tous ceux qui voudront nous rejoindre dans notre périple je tirerai une expérience de ce premier ralliement de Paulette : il faut prendre vos billets d’avion au dernier moment.

    En effet, nous avons remarqué qu’il nous est difficile de tenir un programme de nombreuses semaines à l’avance.

    Mais ceci n’empêche pas de vous annoncer longtemps à l’avance, nous comprenons vos impératifs.

 

Vendredi 12 décembre 2008 :

Où nous allons à la plage en avion…

    Ce n’est pas du bluff…

    Effectivement nous avons bien pris l’avion pour Las Palmas (Gran Canaria)…         (la valise n’était pas arrivée) ;

    La voiture a été louée pour la journée…

    Nous sommes allés à MAS PALOMAS, les grandes plages du sud. Plages immenses comprenant plus de mille parasols et chaises longues sur des kilomètres de long - presque tous occupés - le cadre n’a pas empêché notre Teiva et le papa de tomber leurs vêtements et de sauter dans les vagues en slip.

    Après une petite visite du sud ouest dont la fameuse marina de Puerto Mogan et de ses environs nous avons repris notre avion (après avoir appris à l’aéroport : que la valise était toujours introuvable).

    Un gros jambon à l’os de 8 Kgs d’une main et le petit nécessaire de plage (acheté sur place pour occuper le bambin) dans l’autre, votre capitaine avait tout l’air du vieux touriste paumé. Bref, peu importe l’allure nous avions exécuté le souhait de la reine mère.

    En définitive la valise nous a été livrée, à la marina, le surlendemain.!


Samedi 13 décembre 2008 :

Le parc national de TIMANFAYA…

    Nous avions lu tous les guides existants, nous nous attendions à une grande surprise de ce paysage volcanique et lunaire… Oui mais la Lune on ne connaît pas vraiment, donc la comparaison est difficile !

    Et puis des volcans nous en avons sous les yeux depuis Graciosa… Ici, c’est un autre monde. Même bien informés et photos à l’appui nous sommes à des années lumière d’imaginer la beauté sauvage des lieux grandioses.

 

    La plus belle description sera très loin du choc que l’on reçoit quand on se trouve dans ces lieux. Une route d’une vingtaine de kilomètres traverse ce qui est connu comme la seconde plus grande caldera du monde (51 Km²) qui date d’une éruption qui dura 6 années depuis 1730. D’une part le site s’étend à perte de vue. Ce qui surprend le plus c’est que le site est toujours vierge comme le lendemain de l’éruption, sans vie, dont les formes fantastiques déclinent des nuances de noir, de gris, de brun et de rouge. Une fine terre couleur cuivre dévale les cônes volcaniques, arrêtée par des amas de lave solidifiée à la silhouette tourmentée.

    Dieu que la Nature est belle à l’état pur !

    Désolé mais aucune photo ne pourra donner le rendu que le site procure.

    Donc le photographe aura mis en panne pour ne pas ôter le fantastique de la réalité de ce lieu (en plus le jour de notre visite il y avait du crachin…)

 

Dimanche 14 décembre 2008 :

    Aujourd’hui c’est la visite du Nord de l’île. Le marché de Téguise, le village de pêcheurs d’Orzola et la route des vins…

    Bien sûr, nous avons longuement observé ces fameux ceps de vigne plantés dans un cône creusé, jusqu’à la terre arable, dans la lave noire concassée (le picon) et surmonté d’une petite murette de pierres de lave noires pour abriter le feuillage du vent. Mais aussi visité et dégusté ce vin de Lanzarote dans les bodégas.

    Ici la culture de la vigne, unique au monde, conserve les caractéristiques primitives d’une méthode qui permet que d’une terre nue et brûlée, naisse un vin généreux et raffiné.

    J’imagine le travail laborieux que chaque homme doit donner pour amener son raisin à la vendange. La tâche me paraît si dure que ces hommes ne peuvent qu’être amoureux de leur métier. Leurs vins sont excellents, ils sentent aussi leur sueur et leur amour.

                                  

 "Le vignoble de Lanzarote".

                                                     

    Ce qui m’a particulièrement surpris dans cette île de Lanzarote c’est que chaque parcelle que contient cette île est aménagée de la main de l’homme avec une volonté de mettre le paysage en valeur. Même l’entrée d’une simple station à essence au bord de la route comporte une rangée de palmiers avec un « mulch » de picon rouge, des cactées de différentes sortes et blocs de lave noire, le tout disposé avec une certaine géométrie et du goût. Les jardins des maisons, tout comme les champs sont arrangés de la même façon.

Toutes les maisons sont peintes à la chaux blanche (ça c’est une volonté municipale) avec des volets verts. Il faut le faire, il y a quand même 130 000 habitants.

    Cet engouement de faire beau est caractéristique de ces îliens. Observer la vie et les coutumes des habitants de Lanzarote constitue une leçon de sagesse pour le spectateur. Issus d’un passé comportant de rares ressources et de grands efforts de survie couronnés par le succès, les habitants de « l’île de feu » n’ont pas abandonné le modèle de cohabitation et d’étroite symbiose avec leur environnement.

    Une fraternité que l’on respire partout, peu importe la commune où l’on se trouve.

    A tel point qu’autour de cette coexistence séculaire se sont développées des coutumes et des usages pour lesquelles ces îliens luttent actuellement afin de les protéger.

    Un homme natif de Lanzarote, César Manrique, architecte et artiste, a su galvaniser toute la population dans un même élan pour négocier au mieux  l’ouverture au tourisme sans saccager le patrimoine. Bel exemple humain à retenir.

    En biodynamie, nous savons aussi que la mise en valeur des éléments naturels, dans le souci de mettre la Nature en exergue permet de dégager une harmonie dans le lieu entre l’Homme et la Nature. C’est exactement ce que je ressens dans toute l’île de Lanzarote.

    Parce que les hommes réalisent cette œuvre avec leur cœur.

    Aucune municipalité au monde ne pourrait obtenir ce résultat, même avec une armée d’employés et même en s’en donnant les moyens financiers. Ce n’est pas par hasard que l’île de Lanzarote est classée Réserve de la Biosphère par l’Unesco.

 

 Lundi 15 décembre 2008 :

    Nous étions encore sous le choc de la beauté de Timanfaya et nous avions décidé d’en mettre une seconde couche et d’y retourner. Mais cette fois dans le cadre d’une visite organisée : un circuit de 14 Kms est tracé au milieu de cet empire de laves et de volcans éteints. Impressionnant  le parcours, tant pour le numéro de conduite du chauffeur du car qui passe au dessus de précipices (à éviter pour ceux qui ont le vertige) que pour la beauté de ces éléments vierges.

 

"Le parc national de Timanfaya"



    A l’arrivée on nous débarque au sommet de la Montana del Fuego dans un complexe à touristes, très bien intégré au site. Après un passage rapide à la boutique à souvenirs, les cuisses de poulets qui cuisent au dessus d’une caldéra et autre attrape nigauds, nous décidons d’aller déjeuner dans un autre village de pêcheurs plus authentique. Poissons au menu, face à l’océan déchaîné et un rayon de soleil.

 

Mardi 16 décembre 2008 :

    Où nous allons nous baigner à FUERTEVENTURA, en ferry…

    Paulette voudrait toucher du doigt cette île voisine, nous embarquons femme, enfant et voiture sur le ferry de Playa Blanca (35 mn de traversée). Comme le temps est exécrable nous visitons l’île en voiture.

    Autant Lanzarote est un bijou dans son écrin, Fuerteventura est un désert rouge.

    Le paysage a son charme, mais c’est monotone.  J’en apprécie que mieux Lanzarote et ce souci collectif de toute sa population de faire beau.

    Fuerteventura est renommée pour ses plages immenses, mais il n’y a rien d’autre !!

    Vu le temps froid et couvert, notre Teiva restera sur sa faim de plage. D’ailleurs il devient insupportable, comme l’a remarqué sa grand-mère. J’en connais la raison :

    Depuis une semaine il réclame de la plage et il obtient de la bagnole… Il n’est pas compliqué mon fils : il veut que l’on s’occupe de lui. Rien de plus normal.

    Nous arrivons pour déjeuner au village historique de Bétancuria où nous ne manquons pas la spécialité de l’île : « le cabrito al horno ». Succulent, ça change du poisson…

    Retour at home avec le ferry qui nous fait 5’ de manège gratuit en fonçant plume au vent dans une houle bien creusée.

 

 Mercredi 17 décembre 2008 :

    Paulette réclame un « temps mort ». Toutes ces excursions de découvertes des îles de Lanzarote, Gran Canaria et Fuerteventura l’ont épuisée.

    J’en profite pour dire un grand merci à Paulette, car elle nous a donné l’occasion d’avoir une meilleure connaissance de ces îles.

    Ce jour sera consacré à traînasser dans la marina qui en définitive comporte un paséo bordé de magasins et autres restaurants.

    Ce soir nous l’accompagnerons à son avion. Après 10 jours de temps couvert et pluvioteux, à partir de demain c’est le grand beau soleil annoncé…

 

    Pour nous l’aventure continue. Nous devrions quitter la marina vendredi matin.

    Au fil de nos excursions, dans ces 3 îles, nous avons repéré nos futurs mouillages, maintenant nous y allons pour une séquence Robinson Crusoë.    

 

 "Ballade au bord de mer à Lanzarote, en famille".

 

    A vous tous, nous vous souhaitons de très heureuses fêtes de fin d’année que vous soyez sous la neige briançonnaise, la pluie normande ou le soleil du midi et nous vous disons Dominique, Teiva et moi-même :

 

Kenavo.

 

D.P

 

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Présentation

  • : Araka Nui autour du monde
  • Araka Nui autour du monde
  • : Le voyage initiatique de Teiva sur le catamaran ARAKA NUI parti en 2008 pour un tour du monde. Arrivé en Casamance en septembre 2009, il en repart 2 ans plus tard, mais cette fois sans son papa... C'est l'occasion pour ce dernier de collecter des sujets d'informations aussi divers que variés sur la spiritualité, la géopolitique, l'environnement et les sciences en vue d'étudier ces sujets le moment venu avec Teiva et de débuter son initiation vers un nouveau paradigme.
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