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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 20:18

 
Samedi 21 février 2009 :

 

« Gran Cabalgata » de Carnaval… à LAS PALMAS. 

 

« La reine du Carnaval 2009 à Las Palmas »
 

    Le carnaval de Las Palmas a débuté depuis le 3 février et le grand défilé est pour aujourd’hui.

Nous nous préparions avec une certaine frénésie dans l’attente de cette journée. En fait depuis l’ouverture du carnaval les seules manifestations se passent au Parque Santa Catalina, une immense place aménagée pour la circonstance avec gradins, tours pour les médias et plusieurs dizaines de baraques à bières aux couleurs de Heineken.

    Le seul hic, c’est que toutes les manifestations commencent à 21H00.

Un peu tard pour notre artiste de fiston !

     Depuis aujourd’hui ce sont les vacances scolaires et toute la ville est dans la rue. Beaucoup de jeunes sont déguisés. Bien que le thème de l’année soit : les pirates, c’est fou le nombre de mecs déguisés en nanas !! Ca fait encore plus déguisement le changement de sexe. Et puis chaque année ils doivent sortir la même mini jupe de la petite sœur et la perruque de la grand-mère.

Beaucoup de peintures sur les visages aussi. Bref une grande fête populaire.

C’est la liesse.

     Les espagnols ont une réputation de fêtards, mais les canariens sont encore meilleurs de ce côté. Normal ce sont des îliens (c'est mon analyse perso).

     Les groupes déguisés remontent l’avenue à la rencontre des chars. Plus tard, nous les verrons suivre les chars dans le bon sens. Il est presque 19H00 et le premier char arrive.

     Je suis le seul « couillon » du coin à avoir un magnétoscope dans les mains.

Ici on fait la fête. On ne s’emmerde pas planté comme un « I » sur une jardinière pendant 2 H 00 les pieds entre 2 géraniums !!

Inutile de vous dire que j’en tirerai les conséquences. Tant pis pour les prochaines photos-souvenirs.

     D’ailleurs, je comprends vite qu’ils ont raison nos canariens : dès le 4ème char ce n’est plus qu’une succession de grosses caisses en bois à la vague forme de bateaux corsaires.

     Attelé derrière l’épave, le gros groupe électrogène jaune qui suit. Il faut vous dire que chaque char doit consommer plusieurs kilowatts en électricité, vu le nombre de spots et autres sonos qu’il balance sur son équipage déguisé en corsaire dansant.

    Du coup les touristes que nous sommes en avons pris une bonne leçon : ici pas de strass ni de plumes étalés sur la voie publique pendant des kilomètres. Quelques semi-remorques chargés de faux corsaires dansant, jetant des bonbons mais surtout entraînant le public en liesse, heureux et rempli de cette ambiance sous les décibels de musique.

 

Bien sûr le carnaval il faut le vivre...


     Nous faisons la "une" du journal local "l'Independancia". Sûrement un coup de notre ami Marco, journaliste au même journal, qui a du nous envoyer ces collègues pour un reportage sur les "habitants de la marina de Las Palmas".
    Nous, nous ne faisons que passer, c'est certain, mais si notre histoire vous interresse pourquoi pas !

    Teiva en bon timide incurable refuse tout simplement la photo. Dommage il manquera cruellement sur cette photo d'une demi-page sur le canard. Le journaliste force le passage, prend notre rebelle de dos dans sa cabine. Il diffusera malgré tout cette photo, histoire de prouver sa présence.



« Une partie de l'article paru. La seule photo que le journaliste ait pu faire de Teiva, de dos, pendant que je négociais son bon vouloir pour monter sur le pont… »

 

Vendredi 13 février 2009 :

     Je reprends donc notre petit journal après que Paulette ce soit un peu inquiétée du manque de nouvelles… Nous vous avons donné de mauvaises habitudes avec nos récits qui se bousculaient les uns derrière les autres.

Ici, nous avons pris le rythme « hibernation » : doucement le matin, ralenti dans la journée et pianissimo en soirée sans oublier l’apéro.

     Mine de rien, nous en avons mis un sacré coup à la longue liste des travaux à faire que nous avions établie en arrivant à Las Palmas.

     En général, je bricole le matin pendant que Teiva joue ou fait l’école avec sa mère. Rien d’excitant dans tout cela, mais nous savons que ce sont des préparatifs importants pour la suite du voyage.

Notre bateau était loin d’être fini et fonctionnel au départ de France.

    Ah, nous commençons à avoir une idée plus précise sur notre programme 2009 !! Nous poursuivrons donc la visite des dernières îles des Canaries dès le printemps. Puis, nous irons en avion passer  3 semaines à Théoules, en juillet. Nous en profiterons pour rendre visite à nos amis du sud.

Début octobre, nous partirons pour le Sénégal et plus précisément en Casamance,  pour « l’hivernage » (c’est la saison des pluies qui coure de juin à’octobre).

    En principe, nous ferons le Cap Vert pendant l’été qui suivra, si ce n’est l’archipel des Bijagos, avant de traverser (peut être) en décembre 2010 vers... les Antilles ou le Brésil !

    Nous nous préparons déjà pour les conditions de vie tropicale du Sénégal.

Bien sûr, nous envisageons de nous rendre utiles en Casamance. Si vous avez traduit l’article du journal canarien où nous faisons la Une, ce n’est plus un scoop. Déjà, nous avons rencontré la responsable d’une association Canarienne qui va nous charger de matériel pour le Sénégal.

Ma Do doit se mettre en rapport avec une équipe médicale française d'une petite ONG : ANIMA. 

    Tout cela remplit bien nos journées et nous profitons de cette grande citée de Las Palmas pour glaner des renseignements auprès des voileux français de la marina.

    C’est ainsi que nous avons sympathisé avec l’équipage de « Targa » dont le petit mousse Léo a le même âge que Teiva. Nous nous voyons peu en définitive, car Araka Nui n’est pas amarré aux quais des voiliers de passage où ils sont tous les uns sur les autres. Nous sommes au quai d’honneur, avec les grosses unités et donc à plus de 1500 mètres des copains. Mais nous aimons bien « notre quartier de luxe » et ne demandons pas à bouger.

Mais ce luxe attire les « convoitises »…

    Il y a une semaine, nous avons eu la visite à bord d’un marocain…bien et propre sur lui !

Il était 4 H 00 du matin …

et il avait un couteau dans la main !

     Malgré le vent très fort qui soufflait et tous les bruits que cela engendre, même au port, Do a entendu un bruit différent qui l’a réveillée. Elle s’est levée et s’est trouvée nez à nez avec l’arabe dans le cockpit qui tentait d’entrer par notre porte à glissière (qui était fermée à clef).

    Mon arrivée en gueulant derrière la porte vitrée, à poil, a du l’impressionner… il a déguerpi !

    Je l’ai poursuivi, à distance, en braillant et en espérant qu’il s’étale en sautant sur le quai. Puis pour lui donner un peu plus d’élan pendant qu’il courrait sur le ponton, je lui ai lancé mon lexique complet d’insultes arabes. Ce flot de jurons a du alerter les gardes qui vivent sur deux vedettes voisines. L’un d’eux a appelé la police qui a fini par attraper l’ostrogot qui ne s’était pas démonté et poursuivait son larcin un peu plus loin.

    Depuis, nous avons placé des alarmes avec détecteur de présence, attaché nos vélos dans le cockpit et j’ai « arrangé » la fixation de mon bout-dehors avec un fil de pêche à 30 Kg; ainsi le prochain candidat qui posera le pied sur le bout-dehors sera sûr de tomber dans l’eau.

S’il échappe à ce premier piège, il risque ensuite de se prendre les pieds dans un fil de pêche invisible tendu en travers du bateau et qui déclenche un carillon dans notre chambre et de faire sonner les 2 alarmes à infra rouge qui balayent toute la surface du bateau.

Tout cela pour vous dire simplement que vous ne risquerez plus rien en venant nous rendre visite ! 

    Heureusement pour nous, notre « appartement » est bien étudié question ventilation : nous maintenons une excellente ventilation tous panneaux fermés et porte verrouillée !

 Deux jours d’escapade dans l’île de Gran Canaria :

Mardi 17 février 2009 :

      La longue liste de travaux que nous nous étions imposés s’est bien réduite depuis notre arrivée à Las Palmas, malgré le rythme léthargique que nous avons pris. Hivernage oblige.

     La météo s’annonçant plus ensoleillée, nous louons une voiture pour 2 jours d’escapade avec la petite cagnotte que l’oncle Georges nous avait laissée pour se faire. Merci Georges.

    Toute la partie ouest de l’île était encore inexplorée. Do établit une feuille de route.

Au programme : forêts de pins, lacs et cours d’eau… Briançon lui manque un peu !

Nous attaquerons la route de San Bartolomeo par le sud que nous connaissions avec ses grands ensembles occupés par les seuls touristes.

   

  "El Pico de las Nieves… (le Pic des Neiges)"


« Déjeuner au bord du lac avec les canards sauvages »

 

    Très vite c’est la grimpette dans la montagne vierge couverte de cactées et en prime un ciel radieux. Nous étions un peu privés de soleil depuis de nombreuses semaines.

   

« Des montagnes, des pins et un cours d’eau… »

 

    Nous découvrons le cœur bien caché de cette île. Comme dans toute chose, le beau se mérite.

 

 
« Un petit hameau de l’intérieur de l’île
et ses cultures disséminées »



Mercredi 18 février 2009 :

 

« Journée grand frisson… »

 

 

« Dans une vallée belle et sauvage à en couper le souffle  …»
 

 

  

« Des paysages grandioses bien cachés, 
accès limités aux aventuriers !! »

 

 

Cette seconde journée sera consacrée à la visite de la partie ouest de l’île.

Une côte accore, aux falaises vertigineuses. On ne comprend pas pourquoi malgré l’aptitude des canariens à tracer des routes dans les endroits les plus abruptes, ici la route ne poursuit pas au-delà de San Nicolao.

En réalité c’est parce qu’il n’y a pas d’intérêt économique possible de ce côté de l’île.

Aucune implantation de village n’est possible puisque seule la verticalité existe ici.

Pas la moindre parcelle cultivable.

Nous ne nous arrêtons pas au village d’Agaëte pourtant très typique, le ciel est couvert, nous désirons faire du sud en espérant trouver du soleil.

Direction San Nicolao et sa route « pittoresque ».

L’adjectif n’est pas frelaté. Mais nous n’en avons pas profité…

La route sinueuse est tracée dans les falaises. Falaises de 1000 mètres quand même !

Ma Do avait l’œil droit rivé sur la route et l’œil gauche qui me surveillait … pour être sûre que je ne sois pas tenté de jeter mon œil droit dans les à pics et lâcher le macadam de mes 2 yeux. 

De temps en temps, nous croisons des bus. D’une certaine mesure c’est rassurant : on se dit que l’on roule dans un endroit « civilisé ». Par contre, les croisements avec ces mastodontes, à la sortie de virages, c’est toujours très chaud et inattendu.

Je tente de lâcher à ma Do une parole apaisante : « imagine qu’il n’y ait pas de barrières de sécurité, là ça serait stressant pour de bon » !

Après une trentaine de kilomètres à ce régime nous atterrissons sur la grande vallée de San Nicolao. Ici, toutes les surfaces à peu près horizontales sont couvertes de serres.

Pas beau du tout cette mer de plastiques.  « Mère rentabilité » a aussi frappé aux Canaries, ici l’eau est rare disent-ils (une maladie typiquement espagnole). C’est sûr que pour faire de la culture intensive, voire industrielle, il faut de l’eau. Et quand il n’y en a pas, on sort les plastiques…

Je ne vais pas refaire le monde ici il y aurait trop à faire…Prachou reste calme ! 

Bref, toutes ces sensations fortes ont creusé les estomacs et comme il est plus de 14H00 nous jetons notre dévolu en direction de la petite plage de galets à côté de laquelle se trouve un petit parc aménagé pour les pique-niques, le tout sous les tamaris. Nous sommes seuls. 

Nous planifions déjà la suite de nos aventures du jour et décidons de rejoindre Tejeda à l’intérieur de l’île par une petite route tertiaire en pleine montagne. L’autre option nous obligeant à tirer vers Mogan par une route intérieure à grande circulation et peu spécifique.

 

Un bon café, un carré de chocolat et ça repart.

 

La route traverse les derniers champs cultivés puis nous slalomons dans une gorge étroite et vertigineuse. Mais cette fois nous évoluons quasiment en fond de vallée.

Il faut quand même précisé que la route est trop étroite pour se croiser en dehors de quelques refuges aménagés. Heureusement, il n’y a pas de circulation, ou presque.

A trois reprises, nous avons croisé des 4X4 d’entreprises qui dévalaient à fond, comme s’ils imaginaient qu’il ne pouvait pas y avoir de « couillons » en face.

Bref, nous évoluons précautionneusement en maniant du klaxon, vitres baissées, et en roulant au pas dans les virages sans visibilité.

 

Nous en profitons pour nous emplir des vues grandioses que nous offre ce décor imposant.

Après une quinzaine de kilomètres à petits pas, nous arrivons à une bifurcation.

Consultation de la carte oblige.

Après mûre réflexion, ma Do choisit de modifier quelque peu l’itinéraire initial et opte pour une voie encore plus perdue, vers le bout du monde.

Sans hésitation, j’approuve, d’autant plus que j’ai remarqué que malgré la baisse de la catégorie route tertiaire en chemin vicinal, la route a toujours un bon revêtement.

Bon, c’est vrai qu’à partir de là il va falloir grimper ; fini le parcours en fond de gorges.

Vamos !

D’entrée nous attaquons à gravir la retenue d’eau haute de plusieurs centaines de mètres de son pied  à la cime en suivant les lacets tracés dans le remblai. Jamais vu ce genre d’accès direct !

Autant dire qu’à ce régime ça monte vite en altitude.

Arrivé au sommet du barrage, nous découvrons la retenue d’eau et le cirque de montagnes qu’il nous reste à parcourir (photo jointe). 

Aux Canaries nous évoluons sur des volcans très hauts et les à pics défient parfois les lois de l’apesanteur.

Après tout ce n’est pas gênant en soi : c’en est même très beau de voir toute cette flore qui s’y accroche avec un grand naturel.

Le seul hic c’est que nous réalisons très vite que nous trouvons dans un coin mal famé où il ne fait pas bon circuler en touriste que nous sommes. Vraisemblablement nous ne sommes pas à notre place. Vu le tracé il ne doit pas y avoir foule qui emprunte cette voie tous les jours.

Ah c’est sûr, nous ne croisons personne.

Quelle chance ! 

Petit à petit nous prenons de la hauteur.

Et là, je me souviens de la petite phrase lâchée à ma Do le matin même pour tenter de la rassurer :

« imagine qu’il n’y ait pas de barrières de sécurité, là ça serait stressant pour de bon » !

Je vous le donne dans le mille : ici point de barrière de sécurité.

Bref nous nous la jouons très serrée. 

Pour souffler un peu (surtout relâcher la pression) et prendre une photo, je me paye le luxe de stopper notre voiture bien contre la falaise  

 - mais au beau milieu de la route quand même - avec frein à main serré et vitesse enclenchée.

Ici, il n’y a pas de refuge. Pas gênant, si vraiment le couillon du mois devait passer en face une chose de sûre c’est qu’il déboulera au pas et il me verra de loin. Dans ce cas, nous serons toujours à temps de négocier lequel des deux se fera la manœuvre en marche arrière...

Imaginez la réaction de ma Do qui s’est vue ainsi plantée seule dans son convoi mortuaire avec sa jeune progéniture ! Comme elle n’en menait pas large du tout, son mécontentement s’est traduit par un petit gazouillis du type gorge serrée et moi j’ai pu aller prendre ma photo.

 

Je ne suis pas du style à prendre des photos depuis la vitre de la voiture. Il me faut un cadrage, un premier plan et tout le tsoin tsoin.

Ca y est, j’ai vu, ma photo du siècle est là bas.

Je m’allonge à plat ventre sur la route pour cadrer mon bouquet de fleurs jaune dans le coin inférieur gauche et … Clic. Merci Kodak.

(En fait la photo est assez banale et n’aura pas droit de citer dans notre petit journal…)

Une fois remonté dans la voiture, ma Do qui s’était un peu remise de ses émotions me lance : « tu avais l’air fin, allongé de tout ton long en travers de la route avec la tête d’un côté du bas côté et les pieds de l’autre »…

 

Quand je vous disais que nous n’en menions pas large … et bien la route ce n’était pas mieux !!

 

Au bout du chemin, du bout du bout du monde, nous découvrons le petit hameau d’El Carrizal. Une dizaine de maisons, aux murs blanchis, accrochées à la falaise. Ici pas de vis-à-vis entre les habitations, même si elles sont les unes au dessus des autres !

Il faut être ancré à ses racines pour vivre encore dans un tel endroit. Je leur dits bravo. Je me laisse à penser à la vie que mènent ces canariens plantés loin de tout et qui vivent sûrement en quasi autarcie. Une chose est sûre : ils ne travaillent pas à la ville. La ville la plus proche est à 1 heure de voiture.

Vous me dirait que nos banlieusards se payent bien 2 H00 de transport le matin et autant le soir. Pourtant, ils ne se croient pas fous (en vérité à bien y réfléchir, ils le sont vraiment).

Nous avons fait la moitié du chemin. Les quelques quinze autres kilomètres qu’il nous reste à franchir seront du même type mais cette fois le luxe en prime : nous avons droit à des barrières de sécurité aux endroits névralgiques.

Nous finissons par retrouver notre route de montagne classique. Voie que nous connaissions de notre précédente visite, pour être sinueuse et vertigineuse. En la retrouvant aujourd’hui nous avons l’impression de rouler sur une autoroute en pensant qu’ici ils ne lésinent pas sur le tracé des routes de montagnes.

Aujourd’hui, nous venions d’un endroit non seulement peu pratiqué mais surtout peu recommandable pour des voileux aventureux…

Nous ne regrettons pas d’avoir connu ce raccourci féerique, car nous savons bien que cette vallée cachée des gens pressés nous a offert sa nature inviolée.  

A Las Palmas la météo n’est pas folichonne depuis des lustres.
Nous faisons en fonction.

La belle plage de « Copacabana » ne nous aura pas vu souvent depuis une dizaine de jours.

Et dire que dans le sud le l’île, à Maspalomas, vous savez : là où il y a concentration de touristes… il y fait toujours soleil !!!

No comment.

 

    Un cata américain avec 2 enfants de 6 ans à bord est à côté de nous depuis quelques jours.

Les enfants sont un peu envahissants et Teiva leur fait la guerre. Do dit qu’ils refont la guerre de cessession. En tous les cas notre Teiva n’apprend pas l’anglais à coup d’épée !

Nous avons reçu les parents pour l’apéro.

Ils ont trouvé notre bateau très beau et bien fini. Malgré leurs 5 salles de bain, la nôtre est vraiment plus grande et fonctionnelle disent-ils. Ils n’ont pas du tout de rangements et nous en avons trop…

Pourtant, leur cata fait 60 pieds contre nos petits 45’, soit 5 mètres plus, c’est énorme.

Bref, ma Do est très fière de son vaisseau et du coup, elle a décerné une étoile de plus à son « nègre-constructeur ». Il faut dire que je les ai cogité longuement ces aménagements pour qu’ils soient fonctionnels.

 

Actuellement nos américains ont un problème mécanique sur leur groupe électrogène qui dure depuis Gibraltar. Ils sont dépendant de cette génératrice d’électricité, car il leur est impossible de naviguer en l’état…tellement leurs besoins d’électricité sont énormes.

Nous, nous n’avons pas de groupe électrogène !!

(merci Bernard et Jean)

Le cata voisin c’est une machine à gaz ou plus exactement « une maison » comme dit ma Do qui l’a visité de fonds en comble.

Pour rien au monde nous n’échangerions notre bateau contre le leur et pourtant ma Do a le sens des affaires…( car le leur coûte 3 à 4 fois plus cher que notre Araka Nui).

Soit dit tout à fait entre nous, mon assurance c’est que notre « p’tit frère » nous accompagne longtemps sans souci et je sais qu’elle le peut, car ce n’est pas une machine à gaz.

 Le voyage ne fait que commencer…

Je peux dire que Las Palmas aura été un interlude

« marina + grande ville » dans notre voyage.

Les choses sérieuses et les grands projets d’actions c’est… pour le Sénégal et plus exactement la Casamance, où nous allons être en contact étroit avec les autochtones !

Déjà nous savons depuis quelques jours que Do va participer à une mission médicale organisée par un médecin de Nyons dès le mois d’octobre en Casamance.

Et moi, pour m’occuper j’ai déjà une grande idée.

Mais chut, on ne peut pas anticiper sur  le futur.

Il est certain que notre collaboration dans les villages sera sûrement le meilleur moyen de nous intégrer à la population et participer à sa vie simple de tous les jours.

 

C’est comme cela que je vois notre voyage. .

Nous avons malgré tout établi des rapports très amicaux avec des canariens. Je pense tout particulièrement à Marco et sa femme Guadalupe et leurs 2 enfants d’âge de Teiva, ici à Las Palmas.

Lui est journaliste canarien francophone. Nous les avons reçus plusieurs fois à déjeuner à bord, ils nous ont fait visiter leur village de naissance « Terror ». C'est autrement plus instructif accompagnés par des natifs du lieu. Tout cela était très sympa et nous avons prévu de nous revoir. Nous savons que les canariens sont très réservés vis à vis des "étrangers de passage", par contre nos amis nous ont reçu à bras ouverts, cela nous a fait chaud au coeur.
.
 

Depuis quelques jours un gros ketch New Zélandais est arrivé à couple. Immédiatement notre voisine américaine est allée saluer le couple, invitation, grandes embrassades.

Le soir tout ce petit monde, dont nous-mêmes, étions invités sur le territoire américain. Teiva continu la guerre, mais cette fois il prend un pet à la lèvre et ça saigne. On en profite pour s’excuser et rentrer à bord. Nos english ne pensent qu’à boire du gros rouge et raconter leurs histoires stériles de voyages en classe business. C’est pas trop ce que nous aimons faire de notre temps libre. 

 

Pour moi, il faut que ça prenne les tripes…

et ça viendra !

 

Tout l’équipage d’Araka Nui vous souhaite bonne lecture de nos dernières aventures et vous dit à tous :

 

Kenavo.

 

D.P

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Présentation

  • : Araka Nui autour du monde
  • Araka Nui autour du monde
  • : Le voyage initiatique de Teiva sur le catamaran ARAKA NUI parti en 2008 pour un tour du monde. Arrivé en Casamance en septembre 2009, il en repart 2 ans plus tard, mais cette fois sans son papa... C'est l'occasion pour ce dernier de collecter des sujets d'informations aussi divers que variés sur la spiritualité, la géopolitique, l'environnement et les sciences en vue d'étudier ces sujets le moment venu avec Teiva et de débuter son initiation vers un nouveau paradigme.
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