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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 20:30

La Gomera, l'île Colombine (Christophe Colomb)

 

Lundi  20 avril 2009 :

    Nous sommes à la marina de San Sebastian de la GOMERA depuis 4 jours.

 

 
« Araka Nui à la GOMERA   (28°05’29 N et 17°06’44 W) »

 

    Ce matin nous devions louer la petite Clio réservée depuis samedi… mais changement de programme !

    Toute la nuit le vent a soufflé par rafales de 45 nœuds sur la marina.

    Aux aurores, les équipes de marinéros s’affèrent à amarrer notre ponton à celui au vent de nous. L’ensemble de notre ponton avec sa dizaine de bateaux amarrés s’est déjà écarté de plusieurs mètres, une des attaches ayant cédé : nous partons à la dérive...

    Tous les 20 mètres ils ont tendus de grosses aussières entre les bateaux.

    Autant dire qu’avec ces barrages nous ne risquons pas de quitter le port.

Ici, ils n’ont jamais vu ça !!

 

    Ma do, qui a toujours le mot pour rire me dit : « c’est peut être nous qui leur apportons des tempêtes exceptionnelles » !

    Il est vrai que nous les collectionnons. Mais cette fois pas de casse.

    Nous sommes rodés et nous n’avons plus d’euros à balancer au vent !

   

    Une chose est sûre, c’est que ce coup de vent nous ne l’avions pas prévu. Nos difficultés de communications au mouillage de Valley Gran Rey en sont l’explication, nous étions isolés question prévisions météo.

 

    Araka Nui est bien protégé dans son emplacement entre 2 catways. Si tout se détache nous irons droit sur la vedette de sauvetage… en mer !

    Ca ferait désordre, nous aurions droit (encore) aux manchettes du journal local : « la vedette de secours en mer de La Goméra coulée par un catamaran (blindé) français ».    

    Moi je dis : « on s’en fiche, et vogue la galère »…

    Ma Do ne le voit pas comme ça. D’ailleurs quand les marineros nous  demandent de nous déplacer, le « NO » qu’elle a sorti du fond du cœur a été entendu 5 sur 5. Ils n’ont pas cherché à la convaincre. Il est vrai que la manœuvre aurait été risquée ; se faufiler au milieu des autres bateaux pour sortir de notre emplacement aurait été une pure folie.

    J’ai expliqué à nos marineros charmants qu’avec un vent de travers, mes 2  mâts correspondaient déjà à une voile de 10m² sans compter tout le reste de fardage qu’un cata de voyage offre au vent de travers.

 

    Dans ce contexte nous avons trouvé plus sage de rester à bord et de reporter notre visite après la tempête. J’en profiterai pour me faire un cybercafé pour vous envoyer notre n° 9 du Petit Araka Nui et élucider mon problème de réception de fichiers GRIB météo sur le Net.

 

   
Le nouveau Playmobil de Teiva; pas encore ouvert que déjà il désigne le prochain : « j’ai décidé d’acheter celui-là ! »

     

    Teiva a bien travaillé, il a mérité un nouveau Playmobil… seul problème : malgré les châteaux et bateaux pirates garnis de chevaliers, pirates et chevaux il passe son temps à étudier et baver devant ce qu’il n’a pas…

sur les petits catalogues fournis et qu’il collectionne précieusement !!

 

 

    A Las Palmas, notre voisin « l’amiral américain » m’avait fait découvrir sur le Net un site météo extraordinaire : www.grib.us

 

    Mais comme pour toutes mes expériences cybernétiques, après avoir correctement installé et utilisé quelques fois ce site, juste pour m’en mettre l’eau à la bouche, je n’arrivais plus à m’y reconnecter.

    Mais cette fois, bien installé au cybercafé je me suis dit : « je ne pars plus d’ici tant que je n’ai pas trouvé » ! La sécurité est à ce prix.

    Je vous passe les détails, désinstaller, réinstaller et grâce au site de www.banik.org (un vrai marin, pédagogue et webement compétent) il nous renvoi vers le forum en français de tous les « voileux franchouillards » qui pédalent dans la semoule comme moi.

    Oh joie, je me rends compte que je ne suis pas le seul… à rencontrer ce problème de connection. Rassurant pour le moral. J’insiste, le temps passe je persiste et après un petit recoupement EUREKA j’ai trouvé :

c’est ma saloperie d’anti-virus qui doit tout bloquer.

    Je ne vais quand même pas le désinstaller cet anti-virus; je viens de le payer 40€ avant de quitter Las Palmas !!  Re-bidouillage et ouf je trouve le truc pour le shunter ½ heure.

    Je me régale à charger mes fichiers météo U-Grib dans la foulée pour faire une belle animation à ma Do histoire de noyer un peu le poisson et faire diversion pour ne pas recevoir une engueulade en rentrant à bord …

 

    Ca fait plus de 3H00 que je suis parti.  Il va y avoir soupe à la grimace en arrivant à bord avec en prime des : « père indigne », « égoïste » et j’en passe.

   

    Mes problèmes cybernétiques proviennent simplement du fait que je suis un basique en la matière et qu’il me faudrait du temps… vous l’avez compris mon temps est compté par la comtesse !

 

    Tenez, le dernier exemple : la marina de San Sebastien de la Gomera où nous sommes, est réputée pour être chère mais surtout très accueillante et une wifi gratuite efficace.  Bien sûr nous obtenons la clef WAP dès les formalités terminées à la capitainerie. Aussitôt de retour à bord je fais un essai rapide : signal très bon – connectivité inexistante ??  

    Mince, toute ma joie s’effondre. J’abandonne pour l’instant.


                      

« San Sebastian de la Gomera et sa marina ;
au fond l’île de Tenerife et son Teide culminant à 3718 m. »

 

    Tout l’équipage se dépêche pour aller visiter la petite ville en repérage.

    Dès notre retour, cette affaire de wifi me taraude, j’y remets mon nez. J’essaie tout, bidouille, recommence et re-recommence : RIEN.

    A se taper la tête contre les murs de ne pas comprendre la cause.

    Lendemain, surlendemain idem. Comme je ne suis pas genre d’homme à baisser les bras je prends mon PC portable sous le bras, je m’installe près de la capitainerie à 2 mètres de l’antenne, je sollicite une prise de courant 220V et redemande le code WAP, des fois que…

    Ah, le gars sympa me l’inscrit au stylo sur mon papier, mais il a inversé 2 paires de 2 chiffres. Pas fou Prachou je m’en rend compte, je corrige : RIEN.

    Pourtant je capte mes 5 barrettes face à la capitainerie !

    De retour à bord, ma Do relève que le gars en plus de son inversion à aussi modifié un « 0 » du premier code fourni à notre arrivée par un « D »…

    Et si son « D » était le bon ?

 

    Je vous le donne dans le mille, Emile : la 1ère nana avait fait, elle aussi, une erreur de transcription dans le code.

    Au bout du compte j’y suis arrivé, à force d’insister. Il faut reconnaître que ce n’est pas de bol un coup pareille pour un « pauvre ignare » comme moi !!

    Il aura fallu 3 jours de tempête, que nous soyons cloués à bord, pour  venir à bout de mon affaire.  Merci Eole.  

 

    La capitale San Sebastian est un village. Sa rue principale piétonne, sa place entourée de bistrots. Un calme olympien : les quelques voitures glissent comme sur un tapis de velours, les gens parlent à voix basses c’est un havre de paix. Nous en avons vite fait le tour et repéré nos différents commerces et points d’intérêts. Ma Do a même trouvé ses 20m² de moustiquaire, que nous pensions ramener de France, pour recouvrir tout notre cockpit pour la Casamance.  Nous faisons quelques courses et sommes fermement décidés à nous mitonner des spécialités canariennes à bord.

    Ce soir ce sera apéro au vino tinto de la Gomera (nous n’aimons pas leurs blancs) et Almogrote que nous confectionnons avec les meilleurs ingrédients.

    Nous avons décidé de vous faire partager cette recette très simple avec nous ce soir.

 

LA RECETTE du JOUR


ALMOGROTE GOMERO

(mojo au fromage de la Gomera)

 

 

    Il s’agit d’une sauce Canarienne (il y a aussi le Mojo Verde et le Mojo Rojo), mais l’Almogrote est ce qu’il y a de meilleur sur une baguette de pain frais et croustillant servie avec un verre de votre meilleur vin blanc sec.

    Un vrai délice !

    Le goût de la sauce est très fortement déterminé par le fromage que vous emploierez. Choisissez donc votre fromage préféré ; il faut uniquement qu’il soit assez dur (vieux). Sur l’île de la Gomera l’Almogrote est préparé avec du fromage de chèvre curado.

  

Ingrédients :

300 gr de fromage dur

4 / 5 belles gousses d’ail

2 tomates charnues bien mûres

1 à 2 piments séchés rouges (d’Espelette en France)

½ cuiller à café rase de sel, 2 pincées de poivre gris moulu

100 ml. d’huile d’olive vierge extra

 

1 ■  Râper le fromage avec une râpe. Ecraser les gousses d’ail épluchées avec le presse ail. Ebouillanter les tomates, les peler, en enlever les graines et les couper en tout petits morceaux.

2 ■  Ebouillanter les piments séchés pour les faire ramollir, enlever les pépins et les hacher très finement.

3 ■   Puis, bien mélanger fromage, ail, sel, poivre, tomates dans un récipient.

4 ■  Ajouter l’huile très lentement, comme pour monter une mayonnaise, en remuant constamment, jusqu’à obtenir une consistance veloutée, et...

 

« Passons vite à l’apéro …

            
ce soir : vino tinto et Almogrote, nous trinquons avec vous !! »  

 

    Mercredi  22 avril 2009 :

    Dans la nuit le vent est tombé. C’était la seconde nuit que ma Do dormait dans le carré. Elle s’y sens plus rassurée… les bruits… les vibrations…

    Bon sens très féminin !  Ne cherchez pas à comprendre.

     Toujours est-il que le bateau était autant secoué qu’au mouillage. C’est un comble quand on paye 36 € par jour. Remboursez !

 

   Jeudi 23 avril 2009 :

    Enfin, nous n’entendons plus le vent hurler dans les haubans.

    A 9H00 pile je suis devant le loueur de voiture. Tout est près, vêtements de rechange et surtout le repas froid.

    Nous ne tardons pas à rouler vers le centre de Isla Colombina (baptisée ainsi en raison de ses liens historiques avec Christophe Colomb).

    Le ciel est d’un bleu profond, la luminosité est exceptionnelle. Dès les premiers lacets, nous savons que nous allons découvrir une nature différente. Que ce soit les fleurs cultivées autour des maisons ou les plus sauvages qui bordent les routes ici les couleurs sont exacerbées. Ma Do dit qu’elles sont de couleurs « pétard ». Traduisez comme vous voulez. Moi, je pense simplement que le terroir est riche, la Nature fait le reste.

    A La Gomera nous ne voyons aucune culture sous serre qui défigure le paysage et fabrique des fruits et légumes industriels nourris sous perfusion !

    J’ai hâte de voir le vignoble ; mais à part quelques pieds épars et malades il n’y a pas de véritables parcelles. Sûrement demain, dans le Nord de l’île.

 

 

    Nous entrons dans la forêt originelle de Garajonay, jungle presque impénétrable au cœur de l’île. Elle englobe une des dernières laurisylves (forêt de lauriers) comme il en existait jadis autour de toute la Méditerranée.

   

« La forêt originelle de Garajonay et non pas… le jardin public » !

 

     Les Canaries ont été épargnées par la dernière période glaciaire, si bien que le milieu naturel de Garajonay correspond à celui du pourtour méditerranéen il y a des millions d’années.

    Il a été classé au patrimoine mondial de l’Unesco.

    Si nous devions donner une image correspondant à notre impression de cette île, ce serait : ses sentiers de randonnées. Il n’y a pas un moindre recoin de l’île qui ne soit pas traversé par un sentier balisé et répertorié.

    Bien des sentiers sont utilisés par les insulaires depuis des siècles, de ce fait il s’agit d’une véritable culture et sont tous impeccablement entretenus.

    Malheureusement nous n’en avons parcouru que quelques centaines de mètres avec un gros regret. Deux jours de voiture ça ne permet pas de faire trop de ballades à pied, si nous voulons bien voir le principal.

    Bien que Teiva soit un vrai fainéant pour marcher en ville, dans les bois il adore, c’est lui qui ouvre la marche. Nous nous disons que nous passons à côté de beaucoup de merveilles avec nos voitures.

 

    Mais nous avons pris le temps de visiter à fond les jardins et les salles pédagogiques du Centre d’accueil dédié à ce Parc National. Sur une vidéo, Teiva a été captivé par les 2 bergers, sur les flancs opposés d’un barranco (vallée profonde), qui se racontaient en sifflant (le silbo gomero) : « Domingo, a perdu une chèvre noire, est ce que tu l’a vue » ?

 

    Lui qui commence à bien comprendre qu’il existe plusieurs langues, en voilà encore une bien spéciale !

 

    Dans le cadre superbe des jardins du Centre, nous avons pu apprécier la centaine d’espèces de la flore endémique canarienne, dont certaines sont exclusives de La Gomera.

 

    La forêt domaniale du Parc de Garajonay d’une superficie de près de 4 000 hectares est située dans la partie haute de l’île, entre 800 et 1 487 mètres d’altitude, nous la parcourons par une petite route secondaire d’une dizaine de kilomètres. 

    La faune y est également très riche. Mais cette observation est réservée à ceux qui ont échangé les chevaux de leur voiture pour une bonne paire de chaussure de rando… Le Parc dénombre plus de 1 000 espèces cataloguées, dont plus de 150 sont endémiques.

    Cela représente une concentration d’espèces par unité de surface qui n’est atteinte dans aucun autre endroit d’Europe (nous pensons à Jean-Pierre qui adorerait traîner par ici). Jean-Pierre prend note puisque tu es à la retraite…

    Si nous n’avons pas vu de près le fameux pigeon des lauriers, nous avons pu apprécier la symphonie des multiples oiseaux cachés dans cette forêt dense. D’ailleurs notre déjeuner au milieu de ce concert fut digne d’un 5 étoiles.

 

    Le ciel est toujours d’un bleu intense. C’est une journée exceptionnelle et une chance pour nous, car cette partie de l’île se trouve toute l’année dans les brumes et une humidité élevée. Ces brumes jouent un rôle important dans le fonctionnement de l’écosystème car elles réduisent la perte d’eau par évaporation et déposent, sur leur passage, de fines gouttelettes sur la végétation. L’humus de cette forêt joue son rôle d’éponge, ici point de cascade mais de l’eau qui suinte sous les rochers.  

    Je connais certain paysans qui devraient venir faire un pèlerinage dans cette île pour se faire remettre les pendules à l’heure et des coups de pied au c.. pour comprendre que leurs pratiques du désherbage systématique est une idiotie contre nature et certainement pas une règle de l’art en agriculture.

   

 
" Quelques descentes de tyrolienne, c'était la séance frisson ..." 


    Nous quittons le Parc non sans faire un arrêt sur l’aire de loisirs et de pique nique de la Laguna Grande. Les insulaires prétendent qu’il s’agit d’un lieu mystique où se réunissaient autrefois les sorcières. Ce n’est pas un souci pour notre Teiva qui aura essayé tous les jeux présents et en particulier la tyrolienne. C’est là qu’il est tombé dans la seule flaque boueuse de l’île.

    Mais maman avait tout prévu.    

    Nous entamons ensuite la descente vers le barranco de Valley Gran Rey (le village touristique à la mode) pour y voir ses nombreuses terrasses cultivées. Nous connaissons bien ce village pour y avoir pratiquer notre dernier mouillage de 15 jours, c’est pourquoi nous ferons vite demi tour, car il s’agit d’un cul de sac et le petit village du port nous connaissons.

                                                 

« Le barranco de Valley Gran Rey »

 

    Le soleil décline déjà et nous avons encore beaucoup à faire, il est temps d’aller visiter le village des potiers tout proche : El Cercado.

    Chez Maria nous trouvons le broc à eau qui nous manquait. Nous prenons le temps d’observer cette femme qui pratique cet art ancestral sans tour.

    Vu les prix dérisoires, ma Do en profite pour choisir une lampe à huile pour nos bougies anti-moustiques. Nous préparons toujours la Casamance.

 

    Nous prenons la direction de San Sebastian et de notre  home-sweet home. L’équipage est fourbu, malgré nos multiples haltes et visites nous aurons fait un bon tour de cette petite île ronde de 25 km de large.

 

    Demain nous avons tout un programme, ma Do a potassé les guides.

 

Vendredi 24 avril 2009 :

    L’équipage se lève tôt encore aujourd’hui, la journée sera longue.

    Une fois dans la voiture, cette fois nous mettons cap sur le nord de l’île. Direction Vallehermoso que nous avions évité la veille. C’est le village d’où provient le vin de la Gomera nous dit-on dans les guides.

 

    Sur place nous verrons bien quelques petites parcelles çà et là, en terrasses et en alternance avec d’autres cultures. Jamais de trace d’un véritable vignoble. C’est à se demander si le vin rouge de La Gomera ne se limite pas à la photo sur l’étiquette… De plus il n’y a pas de bodegas (caveaux pour déguster). Bizarre, bizarre. Nous ne chercherons pas plus loin.

 

    Autres paysages très typiques de l’île : les palmiers et les terrasses cultivées (ou pas). Bien qu’une grande partie de ses terrasses soient abandonnées, il y a toujours quelques vallées fertiles qui sont très habitées autour de leurs cultures. Nous en avons parcouru une : le barranco d’El Ingenio qui part dans le sud de Vallehermoso sur une vingtaine de Kms par une route à voie unique. Il ne s’agit pas d’un circuit pour cars de touristes, c’est ce que nous apprécions le plus.


 
« Le barranco d’El Ingenio, une succession de terrasses cultivées »

 

    Nous passerons une bonne partie de la journée dans ce barranco, tellement nous nous y sentons bien. Nous déjeunerons dans un jardin aménagé sur le seul banc qui restait. Aujourd’hui, toutes les femmes de la vallée se sont réunies pour un déjeuner grillades. Nous les voyons descendre de la montagne par groupe en prenant leur temps et surtout en papotant.

 

    Du même coup, nous découvrons que toutes les maisons implantées sur le  versant de la vallée ne disposant par de la route, sont reliées par des escaliers aménagés, voire munis de rambardes pour traverser les cultures en fond de vallée et rejoindre la route goudronnée.

    Chez nous, ces implantations d’habitations non desservies seraient impensables. Pour ces insulaires leurs priorités sont toutes autres !! 

 

     A la Gomera l’agriculture est en voie de régression, seule la banane est exportée et elle n’arrive plus à faire vivre tout le monde. A mes yeux, le fléau c’est le tourisme populaire qui envahi l’île le temps d’une courte journée. Un mauvais tourisme, économiquement parlant : il s’agit du déversement massif d’un flot de « visiteurs à la journée » arrivant avec des immenses ferry-catamarans depuis le non moins immense complexe touristique du sud de Tenerife.

 


"Barranco del Cabrito avec le Roque del Sombrero avec
ses terrasses abandonnées couvrant des versants entiers …"


 
"le Barranco del Cabrito avec Roque del Sombrero, vu de la mer "

 

    La proximité de ce grenier à touriste tout proche est dommageable pour les Goméros.

    Du même coup le tourisme hôtelier sédentaire a du mal à se développer malgré une offre grandissante du  tourisme rural : des locations dans la campagne ou les petits villages chez les Gomeros.
 

  

« Vallehermoso : El Roque Cano et un rameau de vigne sain… »

 

    Notre visite de l’île de la Gomera prend fin. Elle se sera limitée à 2 journées intenses. C’est trop peu.

    Si je devais inscrire dans ma liste des lieux potentiels où je finirai bien mes vieux jours, j’y mettrais peut être La Gomera. Mais il y a eu des fuites : ma Do potasse déjà les guides de notre prochaine destination : La Palma.

    D’après ses récits il semblerait que cette prochaine île soit un condensé de ce qu’il y a de mieux et de plus beaux dans toutes les 6 autres îles réunies, y compris Lanzarote que nous avions tant aimée.

 

    Dimanche 26 avril 2009 :

    Nous quittons la marina de San Sebastian pour 8 jours de mouillage.

    Ma Do, nous négocie une série de créneaux Amiral pour sortir de ce mini port encombré et étroit, je salue cette manœuvre au passage. Ce n’était pas gagné d’avance ! D’ailleurs les voileux sur le ponton et les bateaux dont nous rasions les poupes en avaient les yeux écarquillés.

 Une nana… pensaient ces machos de Rosbeef !!

L’équipage d’Araka Nui se joint à moi pour vous dire, KENAVO.

D.P

                                                                                              

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Présentation

  • : Araka Nui autour du monde
  • Araka Nui autour du monde
  • : Le voyage initiatique de Teiva sur le catamaran ARAKA NUI parti en 2008 pour un tour du monde. Arrivé en Casamance en septembre 2009, il en repart 2 ans plus tard, mais cette fois sans son papa... C'est l'occasion pour ce dernier de collecter des sujets d'informations aussi divers que variés sur la spiritualité, la géopolitique, l'environnement et les sciences en vue d'étudier ces sujets le moment venu avec Teiva et de débuter son initiation vers un nouveau paradigme.
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