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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 21:01

 


L'équipage d'Araka Nui retourne aux sources : la vallée de Los Tilos 

 

Mercredi 12 mai 2009 :

    Nous sommes dans la vallée de Los Tilos. C’est la forêt (laurisilva) la mieux préservée de La Palma. C’est l’une des deux réserves de la biosphère reconnues par l’UNESCO aux Canaries. Dans cette réserve poussent des arbres et des fougères considérés comme de véritables fossiles vivants.

    Notre Teiva voulait des forêts. Aujourd’hui c’est « son jour ».

    Après une visite du petit centre ornithologique nous choisissons un chemin balisé « Las Barandas » en nous disant que nous serons obligés de faire demi tour dans quelques centaines de mètres… à cause de notre artiste, roi de la poussette.

    Et bien braves gens, nenni, notre artiste s’est fait les 700 marches en 1H30 de grimpette sans broncher et le retour idem. Certes nous avons du utiliser certains subterfuges pour l’y aider, mais à aucun moment il n’a réclamé les bras de sa mère le cabochard.

   

"Inutile de préciser que nous avons fait quelques pauses"

  

700 marches, ni une de plus ni une de moins mais parfois bien hautes. 

 

"La Nature à l’état pur".

  

"Nous sommes bien arrivés au mirador, bravo mon fils".

 

    Au mirador ses gambettes doivent être un peu lourdes et il bute contre un rocher : Do le voit s’étaler le visage contre un banc. Une fois de plus c’est la lèvre supérieure qui morfle. Nous n’arrivons pas à lui cacher son sang. Je me dis : « dur, dur pour la descente, il va y avoir du portage dans l’air… ». Et bien non, mon têtu de fils qui voulait de la forêt, il l’assume et descend seul (en tenant la main de sa maman). Inutile de préciser qu’aussitôt allongé dans la voiture il en a écrasé une bonne jusqu’au bateau…  

  

"La vue sur San Andres et la mer, depuis notre mirador".

  

"Teiva, tu as entendu le cerf là bas devant ?

Ce cerf imaginaire l’aura fait courir jusqu’au bout… "

 

 

"Une particularité autour de la maison ornithologique de Los Tilos :

les pinsons viennent vous manger dans la main.

Pour le plus grand plaisir de Teiva qui, s’il n’a pas vu son cerf,

 aura au moins apprivoisé un pinson !"

  

"Sur le retour, nous glanons quelques vues
de cette côte Est très cultivée de La Palma".

  

"L’église coloniale du village charmant
et très typique de San Andrès".


     Notre Teiva dort à poings fermés dans la voiture, nous ne voulons pas le réveiller.

C’est décidé. Nous appareillerons de Santa Cruz pour rejoindre la seconde marina de l’île : Tazacorte (beaucoup moins chère).

  

Samedi 16 mai 2009 :

Adieu Santa Cruz.

        Vingt cinq miles nous en séparent et il nous faudra 5 H00 de navigation pour contourner l’île par le sud.

Nous découvrons les accélérations de vents qui sont une des caractéristiques des Canaries, mais le record revient au sud de La Palma par où nous passons.

 

    En effet, nous quittons Santa Cruz avec un petit 10 nœuds puis rapidement nous rencontrons des rafales à 45 nœuds (80 Km/h) quelques heures plus tard en atteignant la pointe sud.

    C’est toujours impressionnant à subir.

    C’est une première pour notre Araka Nui sous voile. Pour la circonstance nous étions sous solent seul.

    J’ai toujours en mémoire la remarque de mon frère Guy qui me disait avant notre départ : « les Canaries c’est le meilleur moyen pour tester ta mâture ».

    Et bien Guy, ça tient bon. Mais j’imagine mal ce vent puissant avec une mer correspondant à sa force, soit 5 mètres de creux...

 

    Dans notre cas, pour la circonstance nous étions sous le vent de l’île et la mer était plate…

    Nous accostons à la marina de PUERTO de TAZACORTE (28°38’6 N et 17°56’6 W) non sans avoir au préalable copieusement arrosé d’embruns notre fier vaisseau. Nous comptions passer en douceur et éviter cette couverture de sel, sachant que nous n’aurions pas d’eau courante à Tazacorte. Pour cela nous l’avions bichonné à fond notre beau bateau blanc avant de quitter Santa Cruz…peine perdue. Notre pont est une croûte de sel.

 

    Tazacorte nous éblouit par sa luminosité exceptionnelle, comme nous n’en avions jamais bénéficiée aux Canaries. Nous passons un week-end merveilleux. La grande plage de sable noir, la plus belle de l’île est juste à la sortie du port. Tout le gratin palmero de Los Llanos de Aridane (la ville concurrente de Santa Cruz sur la côte ouest) jouit de cet endroit protégé des vents par la falaise et une grande digue qui transforme cet endroit en un immense lagon. Le paradis pour notre Teiva qui profite au maximum en s’habituant de mieux en mieux aux petites vaguelettes toujours existantes au bord de mer.

    Enfin nous voyons une profusion de belles sirènes sveltes et agréables à l’oeil, car jusqu’à présent les canariennes faisaient plutôt dans le quintal passé 15 ans à de très fortes proportions. Regrettable pour elles.

 

Mercredi 20 mai 2009 :

Adieu Isla Bonita

    Dès le lundi matin nous étions au bureau de la marina pour régulariser notre entrée du week-end. Qu’elle n’est pas notre surprise d’apprendre que le prix « canon » qu’ils nous avaient proposé, (du fait qu’ils n’avaient pas de place aux pontons de la marina à nous offrir), lors de notre visite avec la voiture, s’était transformé en un tarif indécent voire un des plus cher que nous ayons vu jusqu’à ce jour.

    Nous étions parti pour rester ici 3 semaines mais à ce tarif nous nous engageons timidement pour une semaine. Que c’est-il passé pour ce revirement de situation ?

 

    Je pense en être responsable.

    J’avais rencontré un des patron de la marina de Santa Cruz et j’avais fait le coq en lui rappelant que si sa marina était pratiquement vide c’était certainement du au fait de ses tarifs trop élevés. D’ailleurs lui précisais-je « à Tazacorte, ils nous prennent pour 10 € / jour ». Son étonnement me fit penser que j’étais allé trop loin.

 

    Comme Tazacorte est également une marina privée, le boss de Santa Cruz a du leur envoyer un coup de fil amer leur précisant qu’il n’était pas de leurs intérêts de casser les prix ! C’est sûr que cela c’est passé ainsi.

    La prochaine fois Prachou tu garderas ta morale et fermeras ton bec !!

    Moralité : quand on obtient une faveur exceptionnelle, il ne faut pas le chanter sur tous les toits en espérant en faire profiter les autres. Mon bon cœur me perdra.

   

    Ce lundi les gros travaux d’agrandissement du port reprennent avec la noria incessante de gros camions et autres martèlements des marteaux piqueurs.

    C’en est trop, ma Do fait ses comptes. Nous explosons notre seuil admissible. Tout cela pour n’avoir aucun service. Ils nous avaient parlés de Wi-Fi, mais elle est inexistante.

 

    Du coup nous n’avons pas les moyens de louer une voiture pour finir d’explorer cette île pleine de surprises. Si c’est pour faire de la plage matin et soir… Aucun intérêt de poursuivre ce mauvais plan. Des plages il y en a d’autres...

    Avec Do, nous sommes très souvent confrontés à ce genre de situation dans nos aventures et il s’avère que nous avons toujours une vision commune.

    C’est décidé, nous regagnerons notre port d’attache : Las Palmas. Là-bas face au mouillage dans le port nous sommes devant la plage et c’est presque gratuit !

 

    Il s’avère que nous avons une fenêtre météo favorable (du moins on l’espère) dès ce mercredi.

 

    Nous quittons Tazacorte avec le sentiment d’un rêve interrompu et une certaine amertume avec en sus l’impression d’avoir étaient pris pour des « citrons ».

    Nous reviendrons sûrement à LA PALMA… mais sans le bateau !  

 

L’équipage d’Araka Nui se joint à moi pour vous dire, HASTA LUEGO.                                     

 

D.P

                                                                                             

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Nous visiterons une autre fois…

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  • : Araka Nui autour du monde
  • Araka Nui autour du monde
  • : Le voyage initiatique de Teiva sur le catamaran ARAKA NUI parti en 2008 pour un tour du monde. Arrivé en Casamance en septembre 2009, il en repart 2 ans plus tard, mais cette fois sans son papa... C'est l'occasion pour ce dernier de collecter des sujets d'informations aussi divers que variés sur la spiritualité, la géopolitique, l'environnement et les sciences en vue d'étudier ces sujets le moment venu avec Teiva et de débuter son initiation vers un nouveau paradigme.
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