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30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 19:09

 

 

 

  Dieu

 

 

 

Ce texte n'a pas d'autre ambition que celle de venir en aide aux parents qui se verraient poser un jour, de la bouche de leur jeune enfant, la question par laquelle il débute, et qui éprouveraient quelques difficultés à y répondre...


 

Teiva (6 ans ½) à son père :

 

-        Dis papa, pourquoi Dieu on ne le voit pas ?

 

-        Tu sais Teiva, ce n’est pas facile de parler de Dieu, et tu es trop petit pour qu’on puisse parler sérieusement de lui, mais je vais tout de même, pour te faire plaisir, te raconter une histoire à son sujet. Bien entendu, ça n’est qu’une histoire…

 

          Pourquoi on ne le voit pas ? C’est tout simplement parce qu’on ne peut pas le voir de la même manière que tu vois ton papa ou ta maman, ta grand-mère, ton bateau, un hélicoptère dans le ciel ou l’étoile de mer dans ton aquarium.

 

          Si tu cherches à le voir avec tes yeux, tu ne le verras pas, parce qu’on ne peut pas le voir avec les yeux…

 

          Pour le voir, tu sais Teiva, il faudrait qu’il soit comme moi, comme toi. Qu’il ait des bras, des jambes, un visage, qu’il ait une forme, des couleurs, qu’il soit lourd ou léger, qu’il bouge devant toi. Mais Dieu n’a pas de bras, de jambes, un visage, une forme, des couleurs ou un poids, et il ne remue pas…

 


 

Teiva :

-        Mais alors papa, pourquoi tu parles de lui ? et puis, si tu le vois pas Dieu, où il est ?

 

-        Autour de toi petit Teiva, il y a des choses qui existent, et pourtant tu ne les vois pas. Ce n’est pas pour ça que ces choses ne sont pas là et qu’on ne peut pas en parler.

 

          Tiens par exemple, tous les jours, tu vois avec tes yeux le soir, l’ampoule de ta lampe de chevet s’allumer quand tu presses le bouton de la lampe qui est à la tête de ton lit, mais tu ne vois pas l’électricité qui fait s’allumer l’ampoule ou marcher la machine à laver de maman, ton ordinateur ou la radio de papa.

 

          Quand tu presses sur le bouton de la lampe, tu ne dis pas : « Où elle est l’électricité » ? Tu sais qu’elle est là et que c’est elle qui fait que l’ampoule s’allume.

 

          Tu le sais depuis le jour où tu as mis les doigts dans la prise, car tu as bien sentis les piquottements dans ton bras et tu l’as retiré très vite tellement tu as eu mal et peur.

 

          Ce jour là, quand je t’ai expliqué que c’était l’électricité, tu l’as sentie sur tes doigts et dans tout ton corps, mais tu ne l’as pas vue.

 

          Tu vois, Dieu, c’est un peu comme l’électricité… On ne le voit pas, mais on peut quelquefois le sentir et savoir qu’il est là. Mais même si on ne le voit pas, si on ne le sent pas, il est quand même là, comme l’électricité quand on ne met pas ses doigts dans la prise…

 


 

Teiva :  

-        Il peut faire mal comme l’électricité, Dieu, papa ?

 

-        Je t’ai dit Teiva que Dieu, c’était un peu comme l’électricité. C’était simplement pour te faire comprendre qu’il n’y a pas que Dieu qu’on ne voit pas, mais certaines choses qui nous entourent, comme lui.


          C’est comme à l’école : si la maîtresse, elle aime seulement les petits enfants sages et qui travaillent bien, comment veux-tu que les enfants moins gentils et paresseux puissent faire des progrès ? Si la maîtresse n’aimait que les enfants sages et travailleurs, elle pourrait mettre tous les autres enfants au coin ou même leur demander de ne plus venir à l’école.

 

          Dieu avec les hommes, c’est presque comme la maîtresse avec les enfants : il les aime tous  parce qu’il sait que dans très très longtemps, même les très méchants, même les plus méchants, ils n’auront plus envie de faire du mal aux autres hommes.

 


 

Teiva :

-        C’est comme si un jour on était tous comme Dieu, puisque Dieu il cherche jamais à faire du mal ?

 

-        Oui Teiva, c’est un peu ça : et ce jour là, Dieu sera très content de nous voir tous comme lui, dans sa grande maison.


 

 

Teiva :

-        Mais alors papa, si on est un jour comme Dieu, on n’aura plus de bras, plus de jambes, plus de bouche et plus d’yeux pour voir qu’on est comme lui ?

 

-        Oui Teiva, je crois qu’on aura plus besoin de tout ça, pas même des yeux, car on ne verra pas qu’on est comme lui. On le saura tout au fond de notre cœur qui sera lui-même une partie du cœur de Dieu. Si tu veux, il n’y aura plus d’un côté Dieu et d’un autre côté Teiva et les autres hommes comme papa, mais seulement un grand cœur qui contiendra tous les cœurs des hommes, et qui s’appellera Dieu.


 

 

Teiva :

-        Il faudra qu’il soit grand ce cœur de Dieu pour que tous les hommes tiennent dedans ? Plus grand que notre bateau ? Plus grand que la Terre ? Ou que le ciel ? Et pourquoi c’est pas tout de suite qu’on peut jouer dans Dieu ?

 

-        Oui Teiva, il sera très grand ce cœur, plus grand que tout ce que tu peux voir. Mais ce n’est pas ça qui est important. Ce qui est important, c’est que tous les hommes deviennent comme Dieu et ça ce n’est pas pour tout de suite.

 


 

Teiva :

-        Pourquoi, ça serait bien mieux si on s’aimait tous maintenant, sans attendre que tu sois vieux et que moi j’aie de la barbe ?

 

-        Il faudra bien plus de temps que ça, tellement de temps que même papa qui sait bien compter et qui connait des grands chiffres, il ne peut te dire combien…


 

 

Teiva :

-        Mais alors papa, ce sera après que tu seras mort, et maman et moi aussi ?

 

-       Oui Teiva.

 


Teiva :

-        Y aura plus que ceux qui seront vivants qui deviendront comme Dieu et qui le sauront. C’est pas juste ça !

 

-        Non Teiva, il n’y aura pas que les vivants qui deviendront comme Dieu et qui le sauront. Comme je te l’ai dit tout à l’heure, tous les hommes deviendront un jour comme Dieu. Aucun homme, même s’il a été très méchant, ne sera privé de lui…


          Il mettra simplement beaucoup plus de temps que les autres pour apprendre à devenir comme lui.


 

 

Teiva :

-        Mais tu ne m’as pas dit comment les hommes, quand ils sont morts, ils peuvent devenir comme Dieu. Puisqu’ils sont morts, ils peuvent plus rien voir, plus rien sentir, plus bouger, plus apprendre à devenir comme Dieu.

 

-       Mais si Teiva. Je vais t’expliquer, mais écoute-moi bien. Ce grand cœur qui s’appelle Dieu dont je t’ai parlé il y a un moment, faisons comme si au départ, bien qu’il soit très très grand, il soit complètement vide. Il y a d’un côté ce grand cœur vide qui ressemble à un grand rond, et de l’autre côté tous les hommes qui, pour entrer dans ce cœur, doivent devenir toujours de moins en moins méchants, jusqu’à ce qu’ils ne soient plus méchants du tout.

 

          Alors hein Teiva, nous sommes d’accord : au début, il y a ce grand cœur vide qui remplit tout le ciel comme un grand rond et qui s’appelle Dieu.

Ce Dieu aime tous les hommes, absolument tous les hommes, même s’ils sont méchants, même s’ils n’ont pas tous la même couleur, même s’ils sont pauvres, même s’ils ne sont pas très jolis à regarder dans la rue ou dans un film.

 

          En dehors du rond, il y a tous ces hommes et pour te faire comprendre, on va faire un dessin : le rond d’abord qui est Dieu, et puis tout autour des petits points bleus qui sont les hommes.


 

 

Teiva :

-        Dis papa, est-ce que devenir Dieu, ce n’est pas quand un petit point bleu il entre dans le rond ?

 

-        Oui Teiva, c’est tout à fait ça.

 

 

 

Teiva :

-        Mais si Dieu, il nous aime tous, pourquoi il nous laisse pas entrer tous dans le rond tout de suite ?

 

-        Dieu il voudrait bien Teiva : ce sont les hommes qui ne veulent pas encore. Chaque petit point bleu ne comprend pas tout de suite que s’il est là sur la Terre, c’est pour un jour ou l’autre entrer dans le rond.

 

          Toi-même Teiva : avant que tu me parles de Dieu, est-ce que tu savais que tu étais là sur ton bateau pour devenir un homme et entrer un jour, très bientôt ou dans très longtemps dans le rond ?


 

 

Teiva :

-       Non papa, mais dis, si je suis là près de toi sur le bateau, c’est que je suis pas encore entré dans le rond ? Et toi non plus ?


-        Non Teiva, si nous sommes là, c’est que nous ne sommes pas encore entrés dans le rond.

 

 

 

… Teiva se met à pleurer…

 

 

 

-        Pourquoi pleures-tu mon petit Teiva ?


 

 

Teiva :

-        Si nous sommes pas dans le rond, c’est que nous sommes très méchants ? Et que Dieu ne veut pas de nous ?

 

-        Mais non Teiva, Dieu lui veut bien de nous, c’est nous qui n’avons pas encore voulu de lui. Et cela ne veut pas dire que nous sommes très méchants.

Personne n’entre tout de suite dans le rond. Il faut d’abord avoir envie d’y entrer et puis apprendre à y entrer. Les très méchants, eux, entreront les derniers dans le rond, dans très très longtemps.

 

          Peut-être, maintenant que nous avons compris que nous sommes là tous les deux en ce moment sur le bateau pour entrer un jour dans le rond, nous apprendrons un peu plus vite comment y entrer.

 

          C’est comme un jeu très difficile et qui dure très longtemps : il faut d’abord avoir envie de jouer à ce jeu. Tiens, toi Teiva, tu n’as pas toujours envie de jouer avec certains enfants de ton âge du village. Ensuite, il faut apprendre les règles du jeu et devenir chaque jour meilleur à ce jeu. Quand on n’a plus rien à apprendre, on peut entrer dans le rond.


 

 

Teiva :

-        Si je suis là alors, c’est pour apprendre à entrer dans le rond ?

 

-        Oui Teiva.


 

 

Teiva :

-        Mais pourquoi pour apprendre à entrer dans le rond, je suis venu dans le ventre de ma maman et sur notre bateau, papa ?

 

-        Parce que tu l’as voulu Teiva.


 

 

Teiva :

-        C’est moi qui ai choisi le ventre de maman alors ? Et le  bateau de mon papa ?

 

-        Oui Teiva.


 

Teiva :

-        Ben ça alors…

-        Qu’est-ce qu’il y a bonhomme ? Tu regrettes cette maman, ce papa ?

 

 

 

 

Teiva :

-        Oh non, c’est chouette de pouvoir choisir.

 

-        Pourquoi bonhomme ?

 

 

 

Teiva :

-        Parce que t’es joli et maman aussi et parce que tu me racontes Dieu comme j’aime.

 

-       Et si j’étais moche et maman aussi et si je ne te racontais pas Dieu comme tu aimes, tu regretterais ?

 

 

 

Teiva :

-        J’sais pas…

 

-        Tu ne sais pas mais tu aurais choisi quand même.

 

 

 

Teiva :

-        Tu crois ?

-        Oui, parce que c’est toujours celui qui vient dans le ventre d’une maman qui choisit.

 

 

 

Teiva :

-        Toujours ?

 

-        Toujours.

 


Teiva :

-        Même quand il vient dans le ventre d’une maman qui est pauvre ou qui est moins jolie que ma maman, ou qui vit pas dans un beau bateau comme nous.

 

-        Oui Teiva.

 


Teiva :

-        Pourquoi ?

-       Parce que c’est une façon d’apprendre à entrer dans le rond.

 

 

 

 Teiva :

-        Parce que pour entrer dans le rond, il faut avoir été pauvre ou pas joli ou vivre n’importe où ?

 

-        Oui Teiva, et bien d’autres choses encore.

 


Teiva :

-        Mais papa, si je peux pas être tout ça avant d’être vieux, je pourrai pas entrer dans le rond ?

 

-        Mais si bonhomme.

 


Teiva :

-        Raconte-moi papa.

 

-        Parce que tu es déjà venu dans le ventre de maman et que tu as déjà appris beaucoup de choses sur Dieu, et que tu viendras peut-être encore, après ta maman de maintenant, dans le ventre de beaucoup d’autres mamans encore.

 

          Comme cela, tu pourras être tout ce que tu dois être, faire tout ce que tu dois faire, apprendre tout ce que tu dois apprendre, avant d’entrer dans le rond.

 

 

 

Teiva :

-        Mais quand je serai vieux et que je ne bougerai plus comme grand-père qu’on a mis dans la grande boîte en bois, est-ce que je verrai le rond même si je ne peux pas y entrer ?

 

-        Tu ne le verras pas avec tes yeux mais tu le sentiras et tu auras envie de t’en approcher, car tous les petits points bleus qui y sont déjà entrés, te feront des grands signes pour t’inviter à les rejoindre.

 

        Mais tu auras peut-être un peu peur de te retrouver enfermé dans le rond, même s’il y a déjà d’autres petits points bleus pour te tenir compagnie, sans compter que les autres points bleus, qui ont peur comme toi, essaieront de te retenir de leur côté.

         Ou alors, tu n’auras pas encore appris tout ce que tu dois savoir avant d’y entrer.

         Tu rencontreras tous les petits points bleus qui, comme toi, ne sont pas encore entrés dans le rond et qui attendent de revenir sur la Terre, dans le ventre d’une maman, pour apprendre ce qui leur manque pour entrer dans le rond et a n’avoir plus peur de s’y retrouver enfermés.

 

 

 

Teiva :

-        Alors, même quand je serai mort, mon petit point bleu à moi, il continuera à vivre ?

-        Oui, Teiva, ton petit point bleu continuera à vivre, pas de la même façon puisqu’il n’aura plus ses bras, ses jambes, son corps. Mais il parlera avec les petits points bleus, surtout avec ceux qui sont en dehors du rond, car c’est plus facile. Tu rencontreras peut-être des petits points bleus que  tu connais bien…


          Tu vois finalement, dans mon histoire,

           il y a trois sortes de petits points bleus :


-        Ceux qui sont déjà entrés dans le rond ;


-        Ceux qui sont sur Terre avec nous, et qui vivent dans tous les pays que tu vois sur cette carte du monde, parce qu’ils ont quelque chose à apprendre ou à faire ;


-       Et ceux qui ont perdus leurs bras, leurs jambes, leurs corps, et qui vont s’approcher du rond. Certains d’entre eux vont entrer dans le rond parce qu’ils sont devenus comme Dieu et que leur place est dans le rond qui est Dieu. Mais ils sont peu nombreux.


          Les autres, qui n’ont pas envie d’entrer dans le rond ou qui ne sont pas encore prêts à y entrer, vont réfléchir, parler entre eux, aller parler sur les bords du rond avec les petits points bleus qui sont entrés, et finalement décider ce qu’ils devront être ou faire bientôt sur Terre pour mieux apprendre à devenir comme Dieu. Quand ils auront décidé, ils choisiront le ventre d’une maman, un papa, et recommenceront à vivre une nouvelle fois sur la terre.

 

 

 

Teiva :

-        C’est comme ça que je suis venu, moi ?

 

-        Bien sûr Teiva.

 


Teiva :

-        Chic alors …

 

-        Pourquoi Teiva ?

 

 

 

Teiva :

-        Parce que avant de venir, j’ai « vu » le rond et que si j’ai décidé de venir sur ton bateau pour que tu m’expliques le rond qui est Dieu, c’est parce que la prochaine fois que je le « verrai », j’aurai peut-être une chance d’y entrer…

 

-        Peut-être Teiva.

 


Teiva :

-        Dis-moi papa, quand tous les petits points bleus ils seront entrés dans le rond, qu’est-ce qu’on fera ?

 

-        Ca bonhomme, c’est une autre histoire et je crois bien que tu es trop petit pour qu’on en parle maintenant. Je te la raconterai peut-être un jour quand tu seras plus grand…

 

          Mais s’il y a une chose dont je suis sûr, c’est que pas un des petits points bleus n’aura plus envie de sortir du rond…

 

 


 

 Adaptation du livre :

"Les petits points bleus du Bon Dieu "

Guy BOURHIS

Diffusion rosicrucienne

 

 

 

Le commentaire de Dominique :

Ce texte est un morceau choisi qui correspond à mes convictions et croyances.

Néanmoins c’est sur ces bases que l’éducation spirituelle de Teiva sera développée.

Une suite à ce dialogue est prévue et il sera question d’apprendre à vivre un Amour total avec les autres petits points bleus…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Dominique PRACHERSTORFER - dans 8 - Dis papa - c'est quoi ...
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  • : Araka Nui autour du monde
  • Araka Nui autour du monde
  • : Le voyage initiatique de Teiva sur le catamaran ARAKA NUI parti en 2008 pour un tour du monde. Arrivé en Casamance en septembre 2009, il en repart 2 ans plus tard, mais cette fois sans son papa... C'est l'occasion pour ce dernier de collecter des sujets d'informations aussi divers que variés sur la spiritualité, la géopolitique, l'environnement et les sciences en vue d'étudier ces sujets le moment venu avec Teiva et de débuter son initiation vers un nouveau paradigme.
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