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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 19:05

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     L'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), a publié ce jeudi la dernière mise à jour de sa Liste rouge des espèces menacées. Aujourd'hui, quelque 24.216 espèces animales et végétales sont en danger d’extinction à travers le monde. Parmi elles, plusieurs espèces de rhinocéros décimées par le braconnage.

 

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       Pas moins de 24.216 : c'est le nombre d'espèces animales et végétales aujourd'hui en danger. Tel est le bilan dressé par l'Union internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) dans la dernière mise à jour de sa Liste rouge des espèces menacées. Sur les 61.900 espèces étudiées, 801 ont d'ores et déjà disparu, c'est notamment le cas des rhinocéros noirs de l'ouest. Près de 4.000 autres sont considérées comme étant en danger critique d’extinction, tandis que 5.700 sont en danger.

 

       Le sort des rhinocéros, décimés par un braconnage de plus en plus violent et organisé, inquiète particulièrement l'UICN. Tandis que le rhinocéros blanc d’Afrique centrale a été classé comme "peut-être éteint à l’état sauvage", le dernier rhinocéros de Java du Vietnam a été abattu en 2010 (voir notre article). Or, d'après l’organisation, ce dramatique déclin des rhinocéros aurait pu être évité si des mesures efficaces avaient été prises. "Dans les cas du rhino noir de l’Ouest et du rhino blanc du Nord, la situation aurait pu avoir des résultats très différents si les mesures de conservation suggérées avaient été mises en place", explique en effet Simon Stuart, Président de la Commission de sauvegarde des espèces de l’UICN. "Il faut renforcer ces mesures maintenant, et particulièrement gérer les habitats de façon à améliorer les résultats de la reproduction, pour empêcher que d’autres, tel le rhinocéros de Java, disparaissent à leur tour" estime-t-il.

 

 

      L'UICN s'inquiète également du sort des reptiles. 40% des reptiles terrestres de Madagascar sont aujourd'hui menacés de disparition. Les thons sont eux aussi en grand danger. Cinq des huit sous-espèces sont menacées. Parmi elles, le thon rouge du Sud, le thon rouge de l’Atlantique, le thon Germon ou encore le thon blanc, considéré comme "quasi menacé".


Une menace qui plane sur les animaux et les végétaux

 

 

      Les espèces végétales ne sont pas épargnées. Plusieurs plantes utilisées à des fins pharmaceutiques, notamment, sont en danger en raison de leur surexploitation. C'est le cas du Taxus contorta, qui est utilisé pour la production de Taxol, un médicament utilisé en chimiothérapie. Le sapin d’eau chinois (Glyptostrobus pensilis), lui, est victime de la destruction de son habitat au profit de l'agriculture intensive. "Jadis très répandu en Chine et au Vietnam, il est passé de "En danger" à "En danger critique d’extinction"" déplore l'UICN. De nombreuses autres espèces végétales tropicales sont elles aussi en danger. "La majorité des plantes à fleurs endémiques des îles granitiques des Seychelles ont été évaluées, et les études actuelles montrent que, sur les 79 espèces étudiées, 77% font face à un risque d’extinction" indique l'organisation. 


    "La Liste rouge de l’UICN est un indicateur critique de la santé de la biodiversité. Le monde est plein d’espèces merveilleuses qui pourraient très rapidement devenir des objets de mythes et de légendes si des efforts de conservation ne sont pas réalisés plus efficacement – si nous n’agissons pas maintenant, les générations futures pourraient ne jamais savoir à quoi ressemblent un sapin d’eau chinois ou un caméléon au nez bizarre"alerte Jean-Christophe Vié, directeur adjoint du Programme de l’UICN pour les espèces.

 

 

Découvrez un inventaire en vidéo des espèces menacées de la liste rouge de l'UICN.

 

Source: Maxisciences

 

 

Jeudi 17 novembre 2011

Selon l’UICN, 1 espèce de mammifère sur 4 est menacée

 

     Selon la dernière liste rouge publiée par l’Union internationale pour la conservation de la nature(UICN), qui a étudié le cas de quelque 62 000 espèces vivantes, près de 20 000 d'entre elles sont menacées. Parmi les mammifères, le groupe le mieux évalué, un quart des espèces serait en danger.

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   Si l’Union internationale pour la conservation de la nature(UICN), la grande ONG internationale, ne peut évidemment évaluer le statut de la totalité des espèces vivant sur Terre (animaux, végétaux, champignons, bactéries…), elle s’est tout de même penchée sur le cas de 61 914 d’entre elles, soit 3,58 % environ du nombre total d’espèces (estimé). Elle peut déjà brosser un tableau global de l’état de la biodiversité et de l’évolution des différentes catégories (de ‘éteint’ à ‘préoccupation mineure’) depuis 1963, date de publication de la 1ère version de sa liste rouge des espèces menacées.

    Côté mammifères (dont la moitié des 5 500 espèces environ a été évaluée), un quart d’entre eux seraient menacés en 2011, malgré le fait de quelques succès dans le domaine de la conservation, comme pour le cheval de Prjevalski (Equus ferus), passé du statut 'en danger critique d’extinction' à celui de 'en danger'.

    Chez les plantes, dont 14 496 espèces (soit environ 5 % du nombre total) ont été évaluées, 9 156 sont en danger. "(..) Des espèces merveilleuses qui pourraient très rapidement devenir des objets de mythes et de légendes si des efforts de conservation ne sont pas réalisés plus efficacement", souligne Jean-Christophe Vié, de l’UICN.

 

Sources : Maxisciences

www.wikistrike.com

 

 

Mercredi 23 novembre 2011

 

Dans dix ans, la forêt primaire aura disparu

 

 

 

 

      Le botaniste Francis Hallé, spécialiste des forêts tropicales, fait partie de l'aventure du film «La forêt des pluies» de Luc Jacquet...

Il a dédié sa vie aux forêts primaires. Le botaniste et biologiste Francis Hallé a co-écrit le scénario de La forêt des pluies, le prochain film de Luc Jacquet. Passionné par la vie végétale, fasciné par la beauté des forêts équatoriales, Francis Hallé nous fait part de son inquiétude pour les forêts qui reculent à pas de géant.

>> Retrouvez l’interview vidéo de Luc Jacquet et les premières images du film par ici. A suivre sur 20minutes.fr, le blog du tournage qui commencera fin novembre en Afrique équatoriale.


 

D’où vient votre passion pour les forêts tropicales?

      De leur fréquentation. C’est le sommet de la biodiversité mondiale: plantes, animaux, insectes, toutes les formes de vie y sont plus abondantes que dans les forêts européennes, et c’est très beau. Cette beauté a beaucoup frappé Luc Jacquet. Cette nature intacte est l’antidote parfait aux dégradations de notre environnement.

 

Pourquoi s’être lancé dans l’aventure de ce film?

      Nous nous sommes rencontrés un peu par hasard Luc et moi, et nous avons convenu que cela devenait urgent de faire un film: dans dix ans, on ne pourra plus le faire car il n’y aura plus de forêt primaire. On aimerait déclencher une prise de conscience dans le grand public pour arrêter la déforestation. La réalité est très triste: il y a quarante ans, il n’était pas question de déforestation, on ne pensait pas voir le bout de ces forêts. Les endroits que j’ai visités il y a dix ou vingt ans et où je vais retourner risquent d’être déforestés, il faut prendre des bateaux et marcher pendant des jours pour espérer trouver une forêt intacte, primaire comme on dit. Je ne suis pas très optimiste car les intérêts financiers sont énormes.

 

Quelles sont les principales menaces qui pèsent sur les forêts tropicales?

      L’exploitation du bois essentiellement, l’agriculture, la recherche minière, l’élargissement des villes, la construction d’autoroutes… Tout ce qu’on appelle le «développement». En Asie, c’est pratiquement trop tard pour sauver la forêt primaire. En Afrique et en Amérique du Sud, c’est encore possible, mais il va falloir aller très vite.

 

Que peut-on encore faire aujourd’hui?

      Un film précisément ! Quand j’étais jeune, le film de Cousteau Le monde du silence a ouvert les yeux du public sur la beauté de ce qu’il y avait sous la mer et a lancé l’océanographie. On aimerait que ce soit pareil: on connaît mal les forêts équatoriales, on n’a jamais vu leurs merveilles. Ce film est une aventure très exaltante car c’est la dernière chance. Nous allons travailler animés d’un sentiment d’urgence. Et si ce film ne peut pas sauver les forêts, il servira au moins de témoignage sur ce qu’il y avait.

 

Quel enjeu représentent ces forêts pour les hommes?

      Je ne me place pas dans cette problématique des raisons utilitaires pour sauver les forêts. Il faut plutôt se demander pourquoi on aurait le droit de les détruire. C’est notre patrimoine commun. Bien sûr, toute préservation excessive est vouée à l’échec, il faut que les gens qui habitent dans les forêts puissent continuer à y vivre. Mais il faut arrêter les abattages et les constructions en faisant pression sur les industriels, notamment sur les Français qui y sont très nombreux.

 

Propos recueillis par Audrey Chauvet 20minutes.fr 

Sources : 2012 un nouveau paradigme ; wikistrike


 

 

Mercredi 7 décembre 2011

 

 

Margaritifera_auricularia.jpg

 

Margaritifera auricularia
Vincent Prie / Caracol

 

Selon de nouvelles recherches publiées fin novembre 2011, le patrimoine naturel européen montre un déclin alarmant. La Liste rouge européenne, qui fait partie de la Liste rouge de l'UICN des espèces menacées, a évalué une part importante de la faune et de la flore indigènes d'Europe et découvert qu'une grande proportion des mollusques, des poissons d'eau douce et des plantes vasculaires se classent désormais dans une des catégories menacées.


      L'évaluation de quelque 6 000 espèces révèle que 44% de tous les mollusques d'eau douce, 37% des poissons d'eau douce, 23% des amphibiens, 20% d'une sélection de mollusques terrestres, 19% des reptiles, 15% des mammifères et des libellules, 13% des oiseaux, 11% des coléoptères saproxyliques, 9% des papillons et 467 espèces de plantes vasculaires sont maintenant menacées.

Janez Potočnik, Commissaire européen à l'Environnement, a déclaré : « Le bien-être des Européens et des hommes du monde entier dépend des biens et des services que fournit la nature. Si nous ne traitons pas les causes qui provoquent ce déclin et que nous n'agissons pas d'urgence pour y mettre fin, nous pourrions payer le prix fort. »

 

     Les mollusques d'eau douce sont le groupe le plus menacé de ceux qui ont été étudiés jusqu'à présent. La grande mulette (Margaritifera auricularia), qui fut jadis assez répandue, se limite désormais à quelques rivières de France et d'Espagne. Actuellement classée En danger critique d'extinction, elle fut considérée comme quasi éteinte dans les années 1980. Cette espèce est une des deux pour lesquelles un Plan d'action fut conçu à l'échelle européenne, et des programmes de conservation en cours permettent d'espérer en son avenir.

« Ces résultats confirment l'état inquiétant des mollusques européens » dit Annabelle Cuttelod, Coordinatrice de la Liste rouge européenne à l'UICN. « Lorsqu'on les combine au niveau élevé des menaces qui pèsent sur les poissons et les amphibiens d'eau douce, nous pouvons constater que les écosystèmes d'eau douce européens sont vraiment soumis à de graves menaces qui exigent des mesures de conservation urgentes. »

 

     Les poissons d'eau douce sont aussi très menacés, spécialement à cause de la pollution, de la surpêche, de la perte d'habitats et de l'introduction d'espèces invasives. Les esturgeons courent un risque particulier : sept des huit espèces européennes sont aujourd'hui En danger critique d'extinction.

Dans la catégorie des plantes vasculaires, nous trouvons toutes les parentes sauvages des plantes cultivées ; elles sont vitales pour la sécurité alimentaire et pourtant leur conservation est souvent négligée. L'espèce Beta patula est une proche parente sauvage des betteraves cultivées et une source génétique importante pour l'amélioration de la résistance aux virus. Parmi les autres plantes qui présentent des niveaux de menaces inquiétants citons, entre autres, les parentes sauvages de la betterave sucrière, du blé, de l'avoine et de la laitue qui sont des cultures économiquement importantes en Europe.

Mais il y a aussi des nouvelles positives, et les évaluations mettent en évidence la réussite de mesures de conservation bien conçues. De nombreuses espèces protégées en vertu de la Directive Habitats de l'UE et incluses dans le réseau Natura 2000 d'aires protégées ont maintenant de meilleures chances de survie. Centranthus trinervis, une plante endémique de Corse, est passée de En danger critique d'extinction à En danger grâce à la protection stricte dont bénéficie son seul site connu. De plus, le contrôle, depuis une dizaine d'années, d'espèces envahissantes comme certaines plantes, les chèvres et les rats par exemple, fut bénéfique pour la plupart des escargots terrestres de Madère.

« Ce sont des signes encourageants qui montrent les bénéfices d'actions de conservation étayées par des politiques fermes. » a déclaré Jean-Christophe Vié, Directeur adjoint du Programme mondial de l'UICN pour les espèces, « La poursuite de la mise en œuvre de la législation européenne actuelle, combinée à de nouveaux programmes de conservation, est essentielle pour préserver ces importantes espèces indigènes et leurs habitats. »

 

Auteur

Union internationale pour la conservation de la nature

Source : "2012 un nouveau paradigme"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Dominique PRACHERSTORFER - dans 7 - Mon fils - il faut que tu saches !
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  • : Le voyage initiatique de Teiva sur le catamaran ARAKA NUI parti en 2008 pour un tour du monde. Arrivé en Casamance en septembre 2009, il en repart 2 ans plus tard, mais cette fois sans son papa... C'est l'occasion pour ce dernier de collecter des sujets d'informations aussi divers que variés sur la spiritualité, la géopolitique, l'environnement et les sciences en vue d'étudier ces sujets le moment venu avec Teiva et de débuter son initiation vers un nouveau paradigme.
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