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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 06:29

 

 

La Bolivie accorde à la nature des droits,

comme pour l’homme.


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      La Loi de la Terre Mère (La Ley de Derechos de la Madre Tierra) est la nouvelle loi adoptée par le gouvernement bolivien, présidé par Evo Morales. Celle-ci, qui a la particularité d’être la première du genre dans le monde, accorde à la nature des droits, comme pour l’homme. 

La Ley de Derechos de la Madre Tierra vise à encourager une modification majeur des comportements envers l’environnement. Une série de nouveaux droits ont été établis pour la nature : le droit à la vie, le droit à l’eau et à l’air pur, le droit à la réparation des moyens de subsistance affectés par les activités de l’homme et le droit d’être exempt de toute pollution.

 

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     La Bolivie est l’un des pays les plus pauvres d’Amérique du Sud et voit ses populations rurales souffrir de la pauvreté des récoltes agricoles, principalement dûe aux aléas climatiques comme les inondations et les sécheresses. Les températures dans ce pays devraient atteindre une évolution de 4°c au cours des 100 prochaines années, tandis que la plupart de ses glaciers sont susceptibles de fondre d’ici les 20 prochaines années.

Sous la présidence d’Evo Morales, le gouvernement bolivien mettra en place un ministère de la Terre Mère et s’engage à donner aux collectivités le pouvoir de surveiller et de contrôler les industries et les entreprises qui porteraient atteinte à l’environnement.

Bolivie-montagne.jpg

     La croyance est que les entités industrielles peuvent apprendre des traditions des populations autochtones qui ont un profond respect pour l’environnement, au travers de la notion de « Pachamama » ou l’entité spirituelle semblable à la Terre Mère.

Il n’est pas clair à ce stade comment la législation, quelque peu abstraite, sera mise en œuvre. L’Etat devra veiller à un équilibre entre les droits de la nature et la réglementation des industries, comme l’exploitation minière qui contribuent à une part importante du PIB du pays, en rapportant quelques 500 millions de dollars par an.

 

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Source : ecologie.tv

Crédit photos : le blog de Mélanie et Bertrand

 

 

Le commentaire de Dominique :

Il était temps que les Hommes de bonne éducation pensent à donner des droits à la Nature. C'est tellement évident.

Bravo les boliviens pour avoir été les premiers.

Un exemple à suivre dans chaque pays conscient de l'urgence de la protection de la Nature et de sa biodiversité.

Car l'Homme et la Nature sont liés.

L'un ne peut aller sans l'autre. L'Homme et la Nature ne font qu'un.

A partir de maintenant il semble que seule la Bolivie soit cohérente.

Il y a urgence pour tous les autres pays à suivre cette action.

 

 


Une nouvelle démarche : « agir local, penser global »


     La Terre vue de la Lune : une des premières visions de la Terre comme un ensemble fini et fragile.


Les aspects essentiels du développement durable, sur les capacités de la planète et les inégalités d'accès aux ressources posent des questions philosophiques et éthiques.

 

Hans Jonas avança l'idée selon laquelle le modèle économique de l'Occident pourrait ne pas être viable sur le long terme s'il ne devenait pas plus respectueux de l'environnement. En effet Jonas posa l'idée d'un devoir vis-à-vis des êtres à venir, des vies potentielles et « vulnérables » que nous menaçons et il donne à l'homme une responsabilité.

 

     Depuis, l'un des thèmes de la philosophie qui interpelle le plus nos contemporains est celui de la philosophie de la nature, qui interroge sur la place de l'homme dans la nature.

 

Ainsi, en 1987, Michel Serres décrit l'homme comme signataire d'un contrat avec la nature, reconnaissant les devoirs de l'humanité envers celle-ci.

 

      À l'inverse, le philosophe Luc Ferry souligne, dans Le Nouvel Ordre écologique, que l'homme ne peut pas passer de contrat avec la nature et estime que cette vision qui consiste à donner des droits à la nature participe d'une opposition radicale à l'Occident, de nature révolutionnaire et non-réformiste, doublée d'un anti-humanisme prononcé.

 

Le commentaire de Dominique :

Luc FERRY a été Ministre de l'éducation sous le Président Sarkozy.

Ce philosophe se fait l'écho de DESCARTES dont on sait qu'il voyait l'Homme maître et possesseur de la Nature.

Quelle inculture pour un philosophe-ministre ! Au même moment le gouvernement français lançait "les Grenelles de l'environnement".

De qui se fiche t-on ? En tous cas c'est avec cette philosophie de la nature que l'on est arrivé au résultat actuel. Résultat dont chaque citoyen lamda reconnait aujourd'hui qu'il est grand temps d'inverser nos comportements.

 

Alors que fait-on de tous ces responsables de gouvernement qui ce sont trompé dans leurs analyses ?

Déjà il ne faudrait plus leur tendre les micros et puis qu'ils se fassent tout petit, tout petit. 

 

 

 

 (suite)

      Chez Jean Bastaire on voit l'origine de la crise écologique chez Descartes selon qui l'homme devait se « rendre comme maître et possesseur de la nature ».

 

Au contraire, la géographe Sylvie Brunel critique le développement durable, car elle y voit une conception de l'homme comme un parasite, et la nature comme un idéal. Or, pour elle, l'homme est souvent celui qui protège la biodiversité, là où la nature est le règne de la loi du plus fort, dans lequel « tout milieu naturel livré à lui-même est colonisé par des espèces invasives ».

     Sans en aborder tous les aspects philosophiques, le développement durable comporte également des enjeux très importants en matière d'éthique des affaires.

 

André Comte-Sponville entre autres, aborde les questions d'éthique dans Le capitalisme est-il moral ?. Paul Ricœur et Emmanuel Lévinas le firent aussi sous l'angle de l'altérité et Patrick Viveret et Jean-Baptiste de Foucauld sur celui de la justice sociale.


Le philosophe français Michel Foucault aborde ces questions sur le plan épistémologique. Il parle de changements de conception du monde, qui se produisent à différentes époques de l'Histoire. Il appelle ces conceptions du monde, avec les représentations qui les accompagnent, des épistémès.

 

On pourrait sans doute affirmer que le développement durable, et son corollaire la mondialisation, correspondent au concept d'épistémè, qui, appliqué à notre époque, est appelé hypermodernité par Michel Foucault.


La formule « agir local, penser global », employée par René Dubos au sommet sur l'environnement de 1972, est souvent invoquée dans les problématiques de développement durable. Elle montre que la prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux nécessite de nouvelles heuristiques, qui intègrent le caractère global du développement durable. Elle fait penser à la philosophie de Pascal, plutôt qu'à celle de Descartes, celle-ci étant davantage analytique.

 

En pratique, elle devrait se traduire par des approches systémiques.

Depuis quelques décennies, les ONG environnementales et des leaders d'opinion comme Nicolas Hulot ont sensibilisé l'opinion publique sur les enjeux de l'environnement et du développement durable.

 

Source : Wikipedia

 

 


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Published by Dominique PRACHERSTORFER - dans 7 - Mon fils - il faut que tu saches !
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  • Araka Nui autour du monde
  • : Le voyage initiatique de Teiva sur le catamaran ARAKA NUI parti en 2008 pour un tour du monde. Arrivé en Casamance en septembre 2009, il en repart 2 ans plus tard, mais cette fois sans son papa... C'est l'occasion pour ce dernier de collecter des sujets d'informations aussi divers que variés sur la spiritualité, la géopolitique, l'environnement et les sciences en vue d'étudier ces sujets le moment venu avec Teiva et de débuter son initiation vers un nouveau paradigme.
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