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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 19:16

Des abeilles et des hommes

     Depuis une quinzaine d'années, de nombreuses colonies d'abeilles sont décimées partout dans le monde. Les causes de cette hécatombe ne sont pas encore établies. Selon les régions du monde,ce sont entre 50 et 90% des abeilles qui ont disparu.

     Cette épidémie, d'une violence et d'une ampleur faramineuse, est en train de se propager de ruche en ruche sur toute la planète. Partout, le même scénario se répète : par milliards, les abeilles quittent leurs ruches pour ne plus y revenir. Aucun cadavre à proximité. Aucun prédateur visible.

     Equelques mois, les abeilles se sont ainsi volatilisées aux Etats-Unis où les dernières estimations chiffrent à 1,5 million (sur 2,4 millions de ruches au total) le nombre de colonies qui ont disparu dans 27 Etats.

En Allemagne, selon l'association nationale des apiculteurs, le quart des colonies a été décimé avec des pertes allant jusqu'à 80 % dans certains élevages. Même phénomène en Suisse, en France, en Italie, au Portugal, en Grèce, en Autriche, en Pologne, en Angleterre où le syndrome a été baptisé « phénomène Marie-Céleste », du nom du navire dont l'équipage s'était volatilisé en 1872.

Les scientifiques ont trouvé un nom à la mesure du phénomène :                   le « syndrome d'effondrement » ou « colony collapse disorder ».

Ils ont de quoi être préoccupés : 80 % des espèces végétales ont besoin des abeilles pour être fécondées. Sans elles, ni pollinisation, donc pratiquement ni fruits, ni légumes. Les trois quart des cultures qui nourrissent l'humanité en dépendent.

Arrivée sur Terre 60 millions d'années avant l'homme, Apis mellifera (l'abeille à miel) est aussi indispensable à son économie qu'à sa survie.

     Faut-il incriminer les pesticides et les médicaments employés pour les combattre ? Les parasites tels que le varroa ? De nouveaux virus ? Le stress des voyages ? La multiplication des émissions électromagnétiques perturbant les nanoparticules de magnétite présentes dans l'abdomen des

abeilles ?

Il semble plutôt qu'une combinaison de tous ces agents détruise les défenses immunitaires des abeilles.

     Il y a cinquante ans, Albert Einstein avait déjà insisté sur la relation de dépendance qui lie les butineuses à l'homme : « Si l'abeille disparaissait du globe », avait-il prédit, « l'homme n'aurait plus que

cinq années à vivre. »

 

LA BANDE ANNONCE DU FILM 

"More than Honey"

 Des abeilles et des hommes

Film documentaire melifère de Markus Imhoof

Allemagne, Autriche, Suisse —2012 —92 min.

Etude sur le "Syndrome d'effondrement des colonies d'abeilles"

Les apiculteurs trouvent de plus en plus souvent leurs ruches subitement vidées de presque toutes leurs abeilles. Aux États-Unis, près de 25 % du cheptel aurait disparu l'hiver 2006-2007. De nombreux pays européens sont touchés depuis le début des années 2000. Les pertes peuvent atteindre, localement, jusqu'à 90 % des colonies.

Ce phénomène dont l'ampleur devient épidémique reste inexpliqué. Les études en cours ne permettent à ce jour que de supposer une synergie entre plusieurs causes.

Les administrations, notamment les services vétérinaires, semblent désemparées face à cette maladie émergente, faute de savoir où porter leurs efforts. Comme les rares chercheurs étudiant ce phénomène, elles ne peuvent s'appuyer que sur un corpus récent et relativement pauvre d'études et de données, écoépidémiologiques notamment.

Ce syndrome est jugé très préoccupant par les apiculteurs, mais aussi par de nombreux écologues, économistes et experts en raison de l'importance économique et écologique de l'abeille en tant que pollinisatrice. L'abeille est généralement considérée comme une « sentinelle » bioindicatrice de l'état de l'environnement, en raison de sa présence presque partout sur terre, de sa capacité à collecter via le pollen et le nectar des doses infimes de polluants et de ce qu'elle soit facile à capturer (pour l'abeille domestique). De ce fait, le syndrome qui la touche alarme également les chercheurs.

En 2012, trois études importantes indiquent que la classe d'insecticides néonicotinoïdiques produite par la firme allemande Bayer serait à l'origine de ce syndrome.

Sommaire :

1 Définition

2 Historique

2.1 Pic de disparition au printemps 2007

3 Quelques chiffres

4 Hypothèses explicatives

4.1 Des explications différentes selon les pays

4.2 Recensement des causes possibles

4.2.1 Causes primaires

4.2.2 Causes secondaires avérées

4.2.3 Causes environnementales possibles

4.2.4 Causes rejetés ou très peu probable

5 Citation apocryphe

6 Laboratoires, analyses

7 Annexes

7.1 Articles

7.2 Articles connexes

7.3 Liens externes

7.4 Notes et références

 

Ce syndrome d’effondrement décrit le fait que des abeilles domestiques, subitement, à n'importe quelle époque (hors hiver où la ruche est en quasi-sommeil) ne rentrent pas dans leur ruche. L'absence de cadavres dans la ruche ou à proximité est le second critère définissant ce nouveau syndrome.

Des disparitions d'ouvrières ont déjà été observées par le passé, mais elles ont en 2007 des caractéristiques nouvelles jugées alarmantes par le MAAREC (Mid-Atlantic Apiculture Research and extension Consortium) :

les abeilles « disparaissent » massivement, fait nouveau et très anormal chez ces insectes sociaux ;

les pertes sont brutales : une colonie entière peut disparaître en une seule nuit ;

Aucune explication satisfaisante n'a été trouvée.

Curieusement, la reine abandonnée semble en bonne santé et souvent continue à pondre, alors qu'il n'y a plus assez d'ouvrières pour s'occuper du couvain. Les quelques abeilles restées à la ruche (de jeunes adultes) semblent manquer d'appétit et la production de miel chute fortement.

Historique :

      Des disparitions d'abeilles ont été localement décrites dès 1896 et ont reçu plusieurs appellations. Mais un phénomène plus important et généralisé semble toucher les abeilles domestiquées depuis la fin des années 1990 voire 1965 selon certaines études. L'alerte a été donnée dès les années 2000 au moins en Europe, puis par les apiculteurs vers 2006 aux États-Unis, avec une aggravation du phénomène encore en 2007.

L'hiver 2010-2011, ce sont environ 18 % des abeilles domestiques des États-unis qui sont mortes au cours de l'hiver.

Les effondrements de colonies semblent se développer dans beaucoup de régions du monde, mais contrairement au secteur des élevages de mammifères (vaches, porcs, moutons, etc.) et poissons, les abeilles ne font pas l'objet d'un suivi coordonné par l'OIE, la FAO ou d'autres instances relevant de l'ONU. En 2007, aucun état des lieux global n'est disponible.

En Europe, un groupe de travail européen sur la prévention des mortalités d'abeilles a été mis en place, coordonné par le centre Agroscope Liebefeld-Posieux à Berne (Suisse) qui estimait fin août 2007 que le phénomène devenait plus fréquent, et qu'il prenait « des proportions plus importantes ».

Pic de disparition au printemps 2007 :

     Les modifications climatiques pourraient faire partie des facteurs de stress pour des colonies constituées d'espèces adaptées à d'autres climats

 La pollinisation des champs d'amandiers de Californie nécessite l'importation de colonies d'abeilles. Ces déplacements massifs d'abeilles ont aussi pu contribuer à diffuser des pathogènes chez les souches sauvages

En 2007, un pic alarmant de disparition d'abeilles est jugé catastrophique par les spécialistes, menaçant la pollinisation de plusieurs cultures maraîchères et fruitières aux États-Unis notamment. Les pommiers, mais aussi les amandiers, les avocatiers, les cerisiers, les oignons, les concombres, le coton, l'arachide, le melon, etc. dépendent de 90 %, voire à 100 % des abeilles pour leur pollinisation. Selon l'INRA, la production de 84 % des espèces cultivées en Europe dépend directement des pollinisateurs, qui sont à plus de 90 % des abeilles domestiques et sauvages. Les services rendus à la pollinisation par les abeilles sont estimés à environ quinze milliards de dollars par an aux États-Unis 5. Certains apiculteurs ont perdu 70 % de leurs abeilles.

En juin 2008, le phénomène semble toucher des ruches de l'est de la France.

Quelques chiffres :

     En 2007, le taux de ruches abandonnées ou presque désertées atteignait 70 % voire 80 % dans les régions et pays les plus touchés. Un quart du cheptel des ruchers des États-Unis aurait disparu rien que durant l'hiver 2006-2007 et 35 états ont été touchés selon un rapport du Congrès américain16 de juin 2007.

En Europe, de nombreux pays ont annoncé des pertes importantes (France, Belgique, Italie, Allemagne, Suisse (de 2003 à 2007), Espagne, Grèce, Pologne, Pays-Bas), dès l'an 2000. Dans les ruchers les plus touchés, jusqu'à 90 % des abeilles sont supposées mortes, car non rentrées à la ruche.

Hypothèses explicatives :

 Des explications différentes selon les pays.

Les causes de la mortalité des abeilles semblent différentes et sont d'ampleur différente selon les pays étudiés :

En Belgique, on estime que le varroa affaibit les abeilles, les rendant vulnérables aux virus et bactéries car le varroa est lui-même vecteur de virus.

En Espagne, on a d'abord estimé que le nosema ceranae est la principale cause de la mortalité des abeilles.

Aux Etats-Unis, on a trouvé une corrélation entre l'effondrement des abeilles, apparemment désorientées et ne retournant pas à leur ruche, avec une souche de virus IAPV (Dicistroviridae).

En France, on suspecte aussi des pesticides ou des synergie entre pesticides, dont le Gaucho, qui par précaution a été interdit sur le tournesol depuis 1999.

Recensement des causes possibles :

     Le rapport de l'AFSSA intitulé Mortalités, effondrements et affaiblissements des colonies d'abeilles et présenté en colloque le 17 juin 2009 énumère quarante facteurs contribuant potentiellement à la surmortalité des abeilles.

Causes primaires :

     Le parasitisme : les varroas, et particulièrement Varroa destructor, parasite fréquent de l'abeille domestique ayant été véhiculé sur tous les continents par des transferts d'abeilles reproductrices ou de ruches reste une des causes initiales ou partielles possibles, en tant qu'affaiblissant les abeilles et propageant des infections virales associées. 

D’autres parasites tels qu’ Acarapis woodi et Paenibacillus larvae ont déjà causé des mortalités documentées par le passé.

La loque européenne est un autre parasite du couvain de l'abeille qui semble en extension, parallèlement au syndrome d'effondrement, mais qui ne semble pas pouvoir l'expliquer partout. De même qu'une petite mouche endoparasitoïde (Apocephalus borealis), également mis en cause.

Le virus IAPV : une étude parue dans la revue Science en 2007 fait état de l'analyse des organismes commensaux des abeilles s'étalant sur une période de trois ans. Ce rapport a déterminé que le virus "Israeli acute paralysis virus of bees" (IAPV), initialement décrit par un chercheur israélien, est fortement corrélé avec le syndrome d'effondrement des colonies. Selon l'un des co-auteurs de l'étude, Ian Lipkin : « nos résultats indiquent que l'IAPV est un marqueur significatif du CCD. L'étape suivante est de déterminer si l'IAPV, seul ou de concert avec d'autres facteurs peut induire le syndrome chez des abeilles saines : pour le moment on ne sait pas si ce virus est un symptome ou une cause.

Une combinaison entre Varroa et d'une variante particulière du virus des ailes déformés (DWV) semble être la cause des CCD dans les Iles Hawaï : l'irruption de Varroa modifie l'équilibre entre les virus déjà présent chez l'abeille, une variante particulière du DWV devient dominante et provoque la mort de la colonie plusieurs années après la contamination. C'est la seule étude qui propose un véritable scénario pour les CCD car elle repose sur des observations de terrain, autant sur des colonies sauvages que d'élevage, avec des dimensions spatiales et temporelles qui font concorder la cause présumé et l'observation de mortalité.

L'alimentation est un facteur très important pour expliquer la crise apicole. La réduction de la biodiversité florale du fait de la monoculture et des paysages transformés par l'homme réduit les ressources alimentaires quantitativement mais aussi qualitativement : la diversité qualitative de l'alimentation et une alimentation suffisante sont deux facteurs importants pour le système immunitaire et la santé.

En Europe les changements dans la PAC (réduction des surfaces de luzerne, tournesol, fauche des jachères plus intensives) a fortement impacté les ressources alimentaires des abeilles a partir du début des années 90. De même le fauchage intensif des bords de routes et des lisières forestières réduits considérablement l'abondance des ressources alimentaires de qualité pour les butineurs.

Aux USA c'est la mise en culture de vaste surface de prairie qui servait autrefois à reposer les ruches après plusieurs utilisations comme pollinisateurs de culture qui est pointé du doigt. Un cercle vicieux se forme : la diminution de la diversité et du nombre des plantes à fleurs affaiblit les pollinisateurs et diminue leur nombre, affamé les butineurs sont plus sensibles aux agressions biologiques, climatiques et anthropiques. Un déclin parallèle à celui de la biodiversité correspond à ce qui a également été mis en évidence pour les papillons qui sont également menacés.

On savait déjà qu'un mélange de différents pollens était plus nourrissant qu'une seule variété. Une étude de l'INRA-Avignon a confirmé ce phénomène (2010) ; une moindre diversité en pollen de son alimentation affecte le système immunitaire des hyménoptères se nourrissant de pollen ; lors de nombreux tests (avec six préparations de pollen), les pollens polyfloraux (issus de différentes espèces végétales) ont toujours renforcé la santé des abeilles, « même quand le pollen monofloral était plus riche en protéines », même si les protéines sont elles-aussi une condition nécessaire à une bonne immunité chez les insectes, chez l'adulte comme pour la larve. Les monocultures florales ont donc bien réduit la qualité du bol alimentaire des butineurs. L'explication est qu'avec un grand nombre d'espèces de pollens, les insectes ont le plus de chances de trouver au bon moment les oligoéléments (minéraux, acides aminés acide folique, biotine et vitamines A, D, E et K) et les aliments (protides, glucides et lipides dont stérols) dont ils ont vitalement besoin.

Certains pesticides sont mis en cause, dont les insecticides ( l'imidaclopride (Gaucho) et d'autres néonicotinoïdes (comme la clothianidine (Poncho Pro)), le fipronil (Régent TS), le thiaméthoxame (Cruiser), les produits de démoustication, etc.) voire des désherbants ou des fongicides, ou des sous-produits de dégradation ou des métabolites de ces produits ayant un effet imprévu sur la capacité de l'abeille adulte à s'orienter (à partir d'un seuil lié à des effets cumulatifs ou synergiques, qui pourraient par exemple concerner toute une classe d'âge de larves, ce qui expliquerait la brutalité du syndrome).

En 2006, une étude de terrain belge de l'université de Liège tend à relativiser la corrélation entre les traitements des cultures et la mortalité des ruchers en pointant comme cause première l'acarien Varroa. Une étude de l'AFSSA, rendue publique le 15 février 2008, ne permet pas d'établir la responsabilité des insecticides utilisés en traitement de semence sans pour autant l'écarter : « La réflexion n'a pas permis de confirmer le rôle prépondérant attribué aux pesticides par des professionnels de l'apiculture dans la mortalité des colonies d'abeilles françaises. Cependant, des traces de nombreuses substances phytopharmaceutiques sont souvent détectées au sein des matrices apicoles et la question de leur rôle éventuel demeure posée ».

À l'inverse, le 29 mars 2012, deux études séparées publiées dans la revue de référence Science démontrent que les pesticides représentent bien un danger pour les abeilles et les bourdons. Si le protocole de l'une d'entre elle fait l'objet de critiques dans la même revue quelques mois plus tard, l'étude en pleine air menée par l'INRA, le CNRS et des ingénieurs de la filière apicole confirment que, même à « très faibles doses », un insecticide de la famille des « néonicotinoïdes », le thiaméthoxam, utilisé pour protéger des cultures contre des insectes nuisibles, entre autre par enrobage, peut affaiblir les colonies de façon significative.

Une infection fongique par un champignon microscopique parasite. Par exemple, le Nosema cerenae, un champignon microscopique unicellulaire est souvent retrouvé dans le corps des abeilles mortes et a pour cette raison été évoqué comme cause possible. Mais il pourrait ne s'agir que d'un pathogène opportuniste profitant d'une baisse de l'immunité de l'abeille. Une équipe de chercheurs espagnol a toutefois découvert plusieurs colonies d'abeilles atteintes du syndrome et qui ne présentaient comme unique anomalie que la présence de ce seul champignon microscopique. Après traitement des abeilles survivantes avec l'antifongique flumagillin, ils ont démontré une guérison totale des symptômes. Cette avancée permet de proposer aux apiculteurs un suivi des abeilles pour la présence de ce parasite ainsi qu'un traitement.

L’hybridation par des importations d’abeilles d’autres espèces, moins adaptées à notre environnement, a rendu les abeilles locales (abeilles noires en Europe de l'ouest) plus fragiles. Il a pu être constaté qu'au bout de deux ou trois générations, les abeilles locales croisées avec d'autres races deviennent plus agressives. Les abeilles venant de l'étranger ne sont pas adaptées à notre climat et par croisement elles affaiblissent les abeilles locales, accélérant ainsi leur disparition.

Causes secondaires avérées :

     Des virus (ex : virus de la maladie noire), bactéries sont clairement mis en cause, ce qui était suggéré par l'aspect épidémique et brutal des foyers de syndrome d’effondrement des colonies d'abeilles. D'autre part, des ruches victimes du syndrome semblent mieux se rétablir après une désinfection de la ruche par irradiation.

Le frelon asiatique ou Vespa velutina, originaire de Chine, s'attaque aux butineuses des espèces d'abeilles domestiques. Il s'agit d'un facteur aggravant, non d'une cause première. Des pièges à frelons asiatiques assez sélectifs ont été mis au point.

Causes environnementales possibles :

     Les pollutions de l'air et de l'eau, par les pesticides notamment sont suspectées de contribuer à affaiblir l'immunité des abeilles, guêpes et de nombreux autres insectes dont les populations sont en régression.

Une contamination de la cire par des produits toxiques qui s'y accumuleraient, soit apportés par les abeilles, soit par l'air (adsorption) a été évoquée, parce que certains produits chimiques y ont été trouvés et que les ruches ne sont pas spontanément réoccupées par des essaims.

Un facteur environnemental non compris, qui pourrait par exemple impliquer le dépassement d'un seuil de bioaccumulation d'un (ou plusieurs) polluant, éventuel leurre hormonal, avec pour effet inattendu de perturber la capacité à retrouver leur ruche.

Les pratiques apicoles sont elles-mêmes mises en question: elles ont en effet beaucoup évolué, s’intensifiant pour répondre aux normes, au marché et à la concurrence internationale, ainsi qu’au besoin des grands ruchers de trouver de vastes surfaces de fleurs suffisamment épargnées par les pesticides.

- La taille croissante des ruchers, la promiscuité des abeilles, la transhumance des ruchers et les échanges de souches de reproducteurs sont a priori favorables à l'apparition et à la diffusion de maladies épidémiques parasitaires, virales et fongiques, ainsi qu'à l'apparition et à une large diffusion de résistances du varroa (ou d'autres parasites et microbes) aux produits pesticides vétérinaires utilisés pour protéger les abeilles. Les sélectionneurs ont privilégié la productivité en miel plus que la résistance ou l'adaptation génétique à l'environnement local, au détriment également des espèces sauvages.

- Un article du East Bay Express du 9 août 2007 interroge l'intensification de l'apiculture industrielle pratiqué aux États-unis. « Les abeilles sont plus libres de leurs mouvements que n'importe quel autre animal d'élevage », mais « une exploitation apicole commerciale ressemble plus à une cité HLM qu'à un pré campagnard ».

- La malnutrition des abeilles pourrait accroître le stress généré par la mobilité qui leur est imposée par les apiculteurs les louant pour la pollinisation des cultures. Dans la nature, on trouve au maximum trois à quatre ruches sauvages par kilomètre carré, qui "connaissent" leur environnement et bénéficient d'une alimentation très variée (pollen, nectar et miellats de milliers de plantes différentes). L'apiculteur industriel, pour compenser le déclin des fleurs disponibles, fournit du sucre, de la mélasse de maïs à forte teneur en fructose (additif sucré également en cause dans la mauvaise hygiène alimentaire humaine).

- Comme d'autres animaux d'élevage industriels, les abeilles sont probablement stressées quand on les parque dans des grands ensembles et qu'on les déplace fréquemment, comme c'est le cas avec les ruches aux États-Unis, transportées par camion d'une région à l'autre du pays. Le stress les rend a priori plus vulnérables aux parasites et aux maladies, et pourrait diminuer leur capacité à fonctionner naturellement.

La perte de la diversité génétique des ruchers (qui autrefois co-évoluaient avec leur environnement[réf. nécessaire]) pourrait aussi être en cause: de nombreux apiculteurs se sont professionnalisés et ont acquis des reines très sélectionnés pour la productivité. Cette sélection sauvage c'est faite sans controle, avec notamment des importations de reines, ce qui expliquerait l'arrivé du Varroa puis de Nosema cerana.

Une synergie entre plusieurs des causes évoquées ci-dessus pourrait être à l'origine d'un syndrome de type dit "maladie environnementale".

C'est l'hypothèse qui semble la plus probable, médiatisées par exemple en 2007 par Joe Cummings (Professeur émérite de l'Université Western Ontario) qui met en cause à la fois des champignons parasites utilisés en lutte intégrée agricole, des virus, bactéries et la pollution électromagnétique croissante à laquelle sont exposés les insectes (notamment depuis l’avènement du téléphone portable et du Wi-Fi). Selon lui, ces causes combinées affaibliraient le système immunitaire des abeilles, mais le rôle des pesticides reste pour partie nié par les industriels producteurs.

Exemple : Des abeilles expérimentalement exposées à l'Apistan® meurent 1,9 fois plus quand elles sont exposées ensuite à de la bifenthrine (pesticide) alors qu'il n'y a pas de différence significative de mortalité pour celles qu'on expose ensuite au carbaryl et au parathion méthyl.

Causes rejetés ou très peu probable

     Les OGM ont également été rapidement suspectés, car leur culture en plein champs dans certains pays a précédé de peu ce nouveau syndrome, et parce que de nombreux OGM ont été génétiquement modifiés pour produire leur propre insecticide. Par exemple, le pollen vivant de nombreux maïs transgéniques exprime la protéine transgénique insecticide Bt. Une étude de l'Université d'Iéna a porté (de 2001 à 2004) sur l’effet des pollens GM exprimant la toxine Bt sur les abeilles. Comme annoncé par les fabricants, sur les individus sains, aucun effet toxique du pollen n’a été démontré, mais les abeilles affectées par un parasite s'y sont montrées beaucoup plus sensibles, la mortalité étant alors beaucoup plus élevée chez les abeilles expérimentales nourries au pollen GM (durant 6 semaines, durée très supérieur à la floraison des plantes OGM). Les chercheurs supposent que le pollen GM pourrait affecter l'immunité de l'abeille, le Pr Hans-Hinrich Kaatz (université de Halle) estime que le Bt pourrait ne pas tuer l'abeille mais agresser les cellules des parois de son intestin, facilitant l'infection par d'autres pathogènes. Dans les 6 semaines d'expérience, les abeilles nourries avec des doses importantes de Bt (10 fois la dose normale) ont été plus nombreuses à mourir. La reine y est exposée plus longtemps, et l'effet sur plusieurs générations de larves n'a pas été étudié.

Cette hypothèse n'est généralement pas retenue comme cause de la disparition des apidés, car des abeilles disparaissent touchées dans des zones où les OGM sont très rares ou totalement absents. Enfin, l'Europe où les OGM sont peu présents a été touchée avant l'Amérique du Nord où ils sont le plus cultivés. Si les OGM produisant leur propre insecticide peuvent avoir des effets néfastes sur les abeilles, les insecticides « classiques » largement utilisés par les agriculteurs en ont également, et l'usage d'OGM a permis d'en réduire l'usage. Deux études concluent ainsi que les champs d'OGM Bt (coton ou maïs Bt) auraient plutôt moins d'effet que ceux traités par pulvérisation d'insecticides classiques, sur les abeilles proprement dites ou sur des hyménoptères similaires.

Plantations massive d'arbres et de fleurs très résistants souvent d'origine exotique dont le pollen s'avère toxique pour les abeilles et bourdons locaux. C'est le cas en France pour le tilleul à larges feuilles (Tilia platyphyllos), le Tilleul argenté (Tilia tomentosa) et le Tilleul de Crimée (T. x euchlora) souvent planté en milieu urbain pour sa résistance. Début juillet, en ville, on trouve beaucoup d'abeilles et de bourdons morts sur l'asphalt des rues en ville plantées de ces essences de tilleuls. On a parfois compté jusqu'à 200 insectes morts par jour et par arbre. Si ces végétaux peuvent localement impacter des ruchers ayant un environnement peu propice, l'effondrement des colonies est un phénomène globale, très variable d'une année sur l'autre, cette hypothèse ne peut être retenu.

Les lignes hautes tensions, les relais téléphoniques, éclairage artificiel : différentes hypothèses ésotériques et loufoques sont régulièrement mise en avant, sans d'autre argument que l'imagination de leurs inventeurs.

Citation apocryphe :

     L’abeille européenne (Apis mellifera), ici collectant du pollen et participant ainsi à la pollinisation de 80 % des plantes à fleurs et à la production de 35 % de la nourriture des hommes.

La citation « si les abeilles venaient à disparaître, l'humanité n'aurait plus que quatre années devant elle » attribuée à Albert Einstein est un cas typique de rumeur propagée dans les médias. Elle a été pour la 1re fois énoncée en 1994 (39 ans après la mort du savant) dans un pamphlet distribué par l'Union Nationale de l'Apiculture Française.

Pour autant, cette phrase tient un raisonnement logique mais exagéré : sans abeilles, la pollinisation d’un grand nombre de plantes ne se ferait plus, entraînant la disparition de nombreux animaux et des effets dévastateurs sur l'agriculture. Les abeilles ne sont pas les seuls insectes pollinisateurs, mais assurent néanmoins une grande part de la pollinisation.

Laboratoires, analyses :

     Depuis 2011, le Laboratoire de référence de l'Union européenne pour la santé des abeilles est celui de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES), basé à Sophia-Antipolis.

 

Articles :

Les abeilles malades de l'homme (Article du Monde, 29.08.07).

Un monde sans fruits ni légumes ? (Article du Monde, 13.10.07).

Articles connexes :

Apiologie (en), branche correspondante de l'entomologie.

Apiculture

Abeille et Abeille à miel

Gaucho (insecticide) et Varroa

Syngenta

Extinction des espèces

Biodiversité

Monoculture

Écotoxicologie

Fragmentation écologique

Maladie noire

Pollinisation

Vanishing of the Bees (film documentaire)

(en) Situation au Royaume-Uni

Liens externes :

Un site proposant une alternative de traitement par les feuilles de noyer

Maladies des abeilles et du couvain (publié en 1998, avant l'apparition du syndrome d'effondrement des colonies)

Synthèse officielle Données apicole 2005 en France

Centre suisse de recherches apicoles

Et si les abeilles disparaissaient ? par la Cité des sciences et de l'industrie.

Colloque sur les mortalités d’abeilles aux Etats-Unis : les experts confirment la piste des pathologies- Agriculture et Environnement le 19 décembre 2007

Disparition des abeilles : la fin d'un mystère (Film soutenu par France 5).

(fr) Sauvegarde de l'abeille noire

Notes et références :

↑ Sur l'usage de ce terme en langue française.

↑ Les abeilles malades de l'homme. Le Monde, 29 août 2007.

↑ New Studies Link Bee Decline to Bayer Pesticide.

↑ vanEngelsdorp, D. et al., “Fall Dwindle Disease: Investigations into the Causes of Sudden and Alarming Colony Losses Experienced by Beekeepers in the Fall of 2006,” Dec. 15, 2006; Interview de Maryann Frazier, Penn State University, Jan. 28, 2007 [archive] ; Interview de Jerry Hayes, Florida’s Department of Agriculture, Apiary Section, March 2, 2007 [archive] (en).

↑ a, b et c [PDF] Recent Honey Bee Colony Declines [archive], rapport présenté le 26 mars 2007 au congrès américain par le MAAREC

↑ Source : étude déjà citée de juin 2007, du Congrès américain

↑ Colony Collapse Disorder Working Group, MAAREC.

↑ Les colonies d'abeilles déclinent en Europe depuis près de 50 ans. 

↑ APIVET Aux USA, les pertes hivernales du cheptel apicole 2010-2011 seraient de 30 %, 25/05/11

↑ Source : Peter Neumann, du centre Agroscope Liebefeld-Posieux interrogé dans un article du Monde ; Les abeilles malades de l'homme, 2007 08 29

↑ Honey Bee Die-Off Alarms Beekeepers, Crop Growers And Researchers.

↑ Disparitions massives d’abeilles aux États-Unis [archive], Le Nouvel Obs, 12 février 2007.

↑ Les abeilles ont besoin d'un plan d'urgence, Sciences et Avenir, avril 2009, page 66.

↑ Missing bees create a buzz. Whole colonies are vanishing across the country Chicago Tribune, 28 mars 2007

↑ Les ruches de l'est de la France se dépeuplent de façon inquiétante, Le Monde, 12 juin 2008

↑ Recent Honey Bee Colony Declines.

↑ Inra Magazine n°9 (juin 2009)

↑ rapport de l'AFSSA : article de synthèse.

↑ Source : Communiqué de la Station de recherche Agroscope Liebefeld-Posieux ALP 28.2.2006 (Le communiqué).

↑ http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/devenues-zombies-des-abeilles-parasitees-sortent-la-nuit_35796/#xtor=AL-27-1 [ACTU]-35796[devenues_zombies__des_abeilles_parasitees_sortent_la_nuit]

↑ http://www.plosone.org/article/info%3Adoi%2F10.1371%2Fjournal.pone.0029639 

↑ Science A Metagenomic Survey of Microbes in Honey Bee Colony Collapse Disorder. 12 October 2007 : Vol. 318. no. 5848, pp. 283 - 287

↑ http://sciences.blogs.liberation.fr/files/abeille-varroa-virus.pdf.

↑ http://www.jacheres-apicoles.fr/157-les-assolements-agricoles-sources-ponctuelles-et-massives-de-fleurs-pour-les-pollinisateurs.html.

↑ L'étrange silence des abeilles, Vincent Tardieu, 350 pages, ISBN-10: 2701149096, ISBN-13: 978-2701149097

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↑ Est-ce que c'est le surmenage qui tue les abeilles ? IES News Service, 9 août 2007.

↑ Are the Bees dying off because they're too busy ? Les abeilles meurent-elles parce qu'elles sont trop occupées ? 

↑ Congrès / Arbeitsgemeinschaft der Institute für Bienenforschung e V. Jahrestagung No44, Jena, ALLEMAGNE (18/03/1997), publication : 1997, vol. 28, no 3-4, pp. 151-233 (11 ref.), pp. 123-127 (Fiche Inist/CNRS)

↑ (en) European Bees Also Taking a Nosedive - Perhaps GM Crops? Les abeilles européennes piquent également du nez - Une implication des cultures OGM ? 

↑ (de) Der Spiegel, 19 mars 2007 (résumé).

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↑ Michelle Marvier et al. A Meta-Analysis of Effects of Bt Cotton and Maize on Nontarget Invertebrates. Science 316, 1475 (2007); DOI: 10.1126/science.1139208.

↑ Apidologie (1991) 22, 431-432 : Facteurs physiologiques, éthologiques et écologiques concernant la mortalité d’insectes sous les tilleuls à floraison tardive http://www.apidologie.org/index.php?option=article&access= standard&Itemid=129&url=/articles/apido/pdf/1991/04/Apidologie_0044-8435_1991_22_4_ART0007.pdf)

↑ http://www.lavoixdunord.fr/region/au-bois-de-l-offlarde-les-abeilles-n-auraient-pas-jna25b0n620171.

↑ http://www.contaminations-chimiques.info/?2007/04/18/41-le-telephone-portable-responsable-de-la-disparition-des-abeilles.

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↑ Article sur Snopes.com.

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↑ JOUE L 260 du 03/09/2011 p 8 [archive] ([Portail ANSES)

↑ Les abeilles ont besoin d'un plan d'urgence, Sciences et Avenir, avril 2009, page 67.

Source : Wikipédia
Commentaire de Dominique :
Au Sénégal et plus particulièrement dans le cas de la Casamance, que je connais bien, il n'y a pas de varroas.
De même aucun symptômes "d'effondrement des colonies d'abeilles" n'est à déplorer. Si ce n'est une forte tendance de nos abeilles apis mellifera Adansonni à essaimer... Ce qui est très différent ! Dans ce cas l'essaim s'envole avec sa reine contrairement aux cas de "syndrome d'effondrement" où la reine demeure dans la ruche, continue à pondre, avec un paquet d'abeilles fortement diminué... et incapable de se développer.
Cette particularité "Casamançaise" doit faire l'objet d'une étude qui devrait mettre en évidence les paramètres suposés entrainer la mortalité des abeilles et qui n'existent pas (ou très peu) en Afrique et en particulier en Casamance. 

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Published by Dominique PRACHERSTORFER - dans 7 - Mon fils - il faut que tu saches !
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  • : Le voyage initiatique de Teiva sur le catamaran ARAKA NUI parti en 2008 pour un tour du monde. Arrivé en Casamance en septembre 2009, il en repart 2 ans plus tard, mais cette fois sans son papa... C'est l'occasion pour ce dernier de collecter des sujets d'informations aussi divers que variés sur la spiritualité, la géopolitique, l'environnement et les sciences en vue d'étudier ces sujets le moment venu avec Teiva et de débuter son initiation vers un nouveau paradigme.
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