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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 14:31

     Les derniers chiffres de l’Institut de recherches publiques France Agrimer, dépendant directement du Ministère de l’Agriculture, sont effarants.

 Disparition-des-abeilles.jpg

 

    Plus de 1 000 colonies d’abeilles sont décimées en France... chaque jour !

En seulement 6 ans, le nombre d’apiculteurs aurait chuté de plus de 40 % ! Et ce serait « directement corrélé à la disparition des abeilles » d’après France Agrimer.

 

   C’est une véritable révolution silencieuse et tragique que nous sommes en train de vivre.

 

La majeure partie de ce que nous cultivons aujourd’hui et consommons au quotidien est en danger : tomates, courgettes, melon, pastèque, fraises, pommes, abricots, cassis, mûres, choux, oignons, poivrons, poireaux, persil, tournesol...

 

    Les abeilles ne font pas uniquement du miel. Elles sont une humble et gigantesque force de travail, pollinisant 80 % des plantes à fleurs sur terre, et près de 90 % des plantes que nous cultivons. Il n’existe aucune alternative, ni technique, ni scientifique, pour les remplacer.

 

Sans elles, c’est l’alimentation de toute la population qui est menacée ! Sans parler de millions d’espèces d’insectes, d’oiseaux et de mammifères qui dépendent directement de ces plantes pour se nourrir.

 

    Ce déclin catastrophique des abeilles est un phénomène complexe. Mais parmi les multiples facteurs qui joueraient un rôle dans cette hécatombe, il y en a un – majeur, décisif – qui est aujourd’hui clairement identifié et dénoncé par plus d’une quarantaine d’études scientifiques menées à travers le monde depuis plus de dix ans.

 

Il s’agit d’un groupe d’insecticides utilisés massivement sur les cultures : les néonicotinoïdes.

 

Ce sont des variétés de pesticides systémiques, c’est-à-dire qu’ils sont mis sur la graine de la plante, et lorsque celle-ci poussera, elle suintera des composants chimiques à forte dose qui ne laissent aucune chance aux insectes quels qu’ils soient.

 

    Les hécatombes ont commencé, et progressivement augmenté dans les années qui ont suivi l’apparition de ces nouveaux pesticides sur le marché, dans les années 1990. Et les populations d’abeilles augmentent là où ces produits ont été interdits.

 

Les preuves à charge contre ces pesticides ultra-nocifs sont accablantes, et pourtant...

 

Sous la pression des grands groupes agrochimiques, Bayer, Syngenta, Dow Chemical ou Monsanto, ils continuent à être autorisés, commercialisés et utilisés massivement dans les champs, - tuant ainsi des millions d’abeilles chaque année.

 

    C’est pour couper court à cette situation dramatique que la députée Laurence Abeille (la bien-nommée !) a déposé une proposition de résolution pour interdire immédiatement les pesticides néonicotinoïdes dangereux pour les abeilles.

 

Si cette résolution était adoptée par l’Assemblée Nationale, des millions d’abeilles seraient sauvées, permettant ainsi la préservation de l’écosystème et de l’alimentation des générations futures.

 

    De leur côté, les lobbys de l’industrie des pesticides sentent l’étau se resserrer. Et ils font des pieds et des mains pour que leurs produits continuent à être vendus : ils brandissent de pseudos arguments scientifiques pour prouver qu’on n’a pas d’autre choix que d’utiliser leurs poisons, ils prédisent des licenciements massifs si leurs produits étaient interdits...

 

Ils sont en passe de bloquer la proposition de Laurence Abeille à l’Assemblée Nationale.

 

Source : Nature Alerte

Commentaires de Dominique :

Comme par hasard... la disparition des abeilles au Sénégal et plus particulièrement en Casamance n'existe pas ! Tout au plus les colonies essaiment facilement; mais dans ce cas il s'agit d'un "déménagement" de toute la colonie et non pas une chute importante du nombre d'abeilles dans la ruche.

Une preuve à charge de plus : en Casamance les grands groupes agrochimiques Bayer, Sygenta, Monsanto n'ont pas fait leurs entrées... Pas d'emploi de systémiques trop chers pour la petite culture vivrière.

J'ai appris récemment que Sygenta avait débloqué un gros paquet de milliards de dollards pour se lancer sur le marché africain.

En bon entendeur salut.

A vous les décideurs africains de savoir reconnaître les erreurs des soient disants "pays développés" et ne pas les reproduire sur vos terres en grande partie encore vierges et préservées !! 

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Published by Dominique PRACHERSTORFER - dans 7 - Mon fils - il faut que tu saches !
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  • : Le voyage initiatique de Teiva sur le catamaran ARAKA NUI parti en 2008 pour un tour du monde. Arrivé en Casamance en septembre 2009, il en repart 2 ans plus tard, mais cette fois sans son papa... C'est l'occasion pour ce dernier de collecter des sujets d'informations aussi divers que variés sur la spiritualité, la géopolitique, l'environnement et les sciences en vue d'étudier ces sujets le moment venu avec Teiva et de débuter son initiation vers un nouveau paradigme.
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