Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 09:06

 

 

 

     Dans cet article il s'agit de regrouper tous les clichés "coup de cœur" réalisés durant ces deux dernières années passées en Casamance.

Aucun fil conducteur, juste le plaisir des yeux.

Bon voyage virtuel.


       Mais rien ne vaut une visite physique pour ressentir la magie des lieux...

Je vous invite à venir prendre le poul de l'Afrique au pays de la Téranga, le Sénégal, et plus particulièrement : la Casamance, terre Diola par excellence.


        La Casamance ce n'est que du bonheur pour le voyageur.

Au milieu d'une population chaleureuse et particulièrement accueillante le visiteur se trouve transporté dans un monde vrai où les contacts humains laissent des traces indélébiles dans les cœurs.


         En dernier ressort chassez de votre esprit les informations gouvernementales ou médiatiques qui classent cette région "en conflit" !

Quoi que l'on dise, ici le nombre de tués annuels, toutes causes confondues et en proportion de la population, est de loin bien plus faible que dans vos pays européens dits "sécurisés".

N'est il pas vrai que récemment en Allemagne 35 personnes innocentes sont décédées sur quelques semaines, simplement pour avoir mangé des graines germées achetées dans le commerce !!   

 

         A bientôt au Sénégal...

 

 

 

€ Angélique Cours de Diola Fogni (3)

Femme diola

" Femme Diola : Angélique "

 

 

 


 

30-22-Cap-Skirring.JPG"Fleur parmi les fleurs de Niomoune..."

 

 

 


 

P1120281

" Majestueux palmiers rônier dressés en gardiens

d'un village de la mangrove : Niomoune ".

 

 

 

 

 

Noel-09-Nioumoune--23-.JPG 

" Travail quotidien des femmes à Niomoune,

dans la sérénité et la beauté ...

10--Helene-de-Ouback.JPG

... mais dans l'effort  ! "

 

 

Nioumoune 28 déc (37) 

" Les Diolas sont des cultivateurs,

ils manient le kadiendou dans leurs rizières et

ils refusent d'employer leurs boeufs : un déshonneur ! "

    € Kadiendou dans les rizières

" Le kadiendou est un outil ancestral, 

il est encore exclusivement utilisé de nos jours ". 

 

 

 

 

 

 

€ Rizière à Nioumoun

" Rizières au cœur des 4 quartiers de Niomoune ".

 

 


 

 

€ Réfection des digues 

" Deux hommes... pour un travail sans cesse renouvelé ".

 

 

 

 


€ coup de filet 

" La grand-mère à l'épervier ".

 

 

 

€ Récolte bounouk 

" Récolteur de vin de palme : le bounouk ".

 

 


 

 

€ La douche de bébé 

" La douche africaine ".

 

 

 


 

 

€ Ablutions des lutteurs avant le combat 

" Ablutions de jeunes lutteurs avant le combat". 

 

 

 

 

 

€ Lutteurs à Sôme ct Hélou (543) 

" La lutte un évènement villageois ".

 

 

 

 

 

--Lutteurs-dans-l-attente-du-combat.JPG

"Lutteurs dans l'attente d'un combat".

 

 

--Lutteurs-Some--ct-Ouback--332-.JPG

" Ass, un des lutteur favori de Niomoune".

 


 

--Lutteurs-Some--ct-Ouback.JPG

 

 

€ Lutte Sôme ct Ouback (430)

" Un public de supporters très féminin face aux athlètes ".

 

 

 

 

 

UNE CEREMONIE DE FUNERAILLES A NIOMOUNE 

 

 

Niomoune-funerailles--264-.JPG

" Des sages portent le défunt  sur son linceul

et parcourent tout le quartier  ".

 

 

Niomoune-funerailles--300-.JPG

 

 

--Funerailles-a-Niomoune-funerailles--227-.JPG

" Le défunt est interpelé. Lorsque les porteurs reculent

la réponse est : non. A l’inverse c’est : oui.

Les porteurs subissent et suivent ce mouvement

sans pouvoir l’empêcher, disent-ils ! "

 

 

Niomoune-funerailles--334-.JPG 

" Le sacrifice d'animaux en fonction du lien de parenté,

c'est une façon de dire au revoir : O' Katoral ".


  Niomoune-funerailles--137-.JPG

" Ici, la dépouille mortelle est arrosée de vin rouge

par un ami qui rappelle certains faits au défunt ".

 

 

 

--Niomoune-funerailles-Diola.JPG

  " La vache qui va être sacrifiée pour la circonstance,

sera cuisinée pour nourrir tous les villageois présents ".

 

 

 

 

Nioumoune 28 déc (5)

" Le mouillage d'Araka Nui ...

€ La berge de Niomoune 

 ... face aux berges du quartier de Sôme à Niomoune...

€ Embossage Niomoune

dans le calme et la sérénité ". 

 

 


 

--Le-ciel-s-embrasze-sur-Niomoune.JPG

" Quand le crépuscule embrase le ciel de Niomoune,

la pénombre de la nuit se profile et enveloppe le village paisible ".

 

 

 

 

 

 

€ Enfants de Bandial

" Enfants de Bandial ".

 

 

 

 


 

€ Enfants à la pêche

" Jeux de gosses à Niomoune... la pêche ".

 

€ Les enfants à la pêche

 

 

 

 


 

€ la mare aux enfants 

" Jeux aquatiques pendant l'hivernage à Niomoune ". 

 

 

 

 

 

€ Or et argent 

" Or et argent ...

 

    Argent et azur ".

Nioumoune 28 déc (19)

 

 

 

 

 

 

" Une faune à l'état pur ".

 

 

€ Djogué embouchure Casamance 

€ Tisserand au travail

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

--Pellicans-au-repos.JPG

 

 

--Perroquet-du-Senegal.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

--Hirondelle-irisee.JPG

 

 

€ vautour

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

--Heron-Goliath.JPG 

 

--P1020291.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

€ Abeille Adansonii Melifera

" Cette abeille africaine qui fournit un trésor inestimable

encore sous estimé en Casamance ".   

  Goutte-de-nectar-sur-solum.JPG

" Diamant de nectar dans le coeur d'une fleur de solum ".

 

 

 

 

 

 

--Pirogue-chargee.JPG

" Pirogue-courrier ralliant Niomoune pendant l'hivernage ".

 

 

 

 

 

€ pirogue pour aller dans les coins

" Pirogue pour aller dans les coins " ?

 

 

 

 

 

 

€ Derrick dans la mangrove 

" Un derrick dans la mangrove... ?

  ARAKA-NUI-en-Casamance-Avril-2010--5-.JPG

non, le mât bipode du catamaran de Teiva :

Araka Nui au mouillage dans la mangrove ".

 

 

 

 

 

€ Aline Sittoé Diatta

 " Le meilleur moyen de rallier Ziguinchor depuis Dakar : le ferry ".

 

 

 

 

 

 

 € Les 2 complices

" Mon Amour et complice pour la vie,

mon fils : Teiva ".

 

 

 

 

 

O'  KATORAL


 

 

Le SKIPPER d'ARAKA NUI

Dominique PRACHERSTORFER


Repost 0
Published by Dominique PRACHERSTORFER - dans 3 - Le Sénégal - la Casamance
commenter cet article
1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 18:52

Mardi 1er février 2011

 

      C'est au son du bambolong du quartier de OUBACK que les Niomounois apprennent qu'un décès vient d'avoir lieu.

Il s'agit du papa de mon ami Sillah DIEDHIOU (Jean-Paul). C'est KIEFFING l'ancien qui organisera la cérémonie de son frère décédé dans la nuit.

 

Justement je m'étais trouvé avec cet homme ainsi que d'autres sages au bois sacré de OUBACK quelques jours avant. J'y avais été invité par le vieil apiculteur Niambi DIEDHIOU (Antoine) à qui je venais remettre son avance mensuelle sur la vente de son miel.

 

KIEFFING m'indiquera avec précision ce que je pourrai photographier ou pas. Par correction j'éviterai de prendre la dépouille mortelle du mort en photo malgré les insistances de la famille. C'est ainsi que toute la séquence exposition du défunt aux villageois aura été occultée dans ce reportage. Néanmoins cette première phase rituelle m'est apparue très importante mais trop tard... Rien ne m'empêchera lors d'une cérémonie ultérieure de compléter cet article !

 

   En attendant la présente cérémonie durera 3 jours avec tout un rituel spécifique à ce genre d'évènement. En effet, il s'agit d'un vieux de Niomoune décédé au village. Il aura droit aux grandes funérailles avec sacrifice d'animaux.

Le décès d'un jeune à l'extérieur du village se limiterai seulement à une cérémonie de quelques heures avec danses rituelles et collation de bounouk, bissap ou café offerte par la famille.

 

   Vu le statut du sage décédé ce jour, toute la famille se prépare à recevoir les condoléances avec tout le rituel Diola.

Les étrangers (traduisez : la famille venue de l'extérieur du village) sont attendus. Vu les délais de transport depuis le nord du Sénégal certains membres n'arriveront que le surlendemain.


 

Niomoune funérailles (521)

  " Le bambolong du quartier de Ouback à Niomoune

est activé par les seuls initiés.

Ils ne sont que quelques uns dans chaque quartier

à maîtriser le langage des sons".


 

Niomoune funérailles (456)

" Les femmes réunies sur la place du quartier, psalmodient

toute la journée sans relâche devant le boeuf qui sera sacrifié ". 

 

 

 

 

Niomoune funérailles (114)

" Le défunt a été disposé sur un bouwigne,

son corps est couvert d'un linceul" .



 

Niomoune funérailles (126)

  " Le bouwigne a été confectionné spécialement pour le défunt.

Après la cérémonie les cornes vont être disposées

sur le fétiche de la case familiale"


Niomoune funérailles (1)

" Le nombre de boeufs sacrifiés dépend

des ressources de la famille élargie".

 

 

 

 

Niomoune funérailles (133)

" Chaque membre de la famille et les amis qui le désirent

s'approchent du défunt pour lui rappeler une anecdote vécue

ou le taquiner sur un sujet qui fait souvent rire toute l'assistance."

 

 

 

Niomoune funérailles (137)

Michel, le fils du défunt, dit à son père :

"au revoir, reçois ce vin, salut nos ancêtres

et protège notre famille ici bas" .


 

 

Niomoune funérailles (145)

" Les porteurs sont désignés dans une génération précise".

 

 

 

Niomoune funérailles (149)

" Sillah, l'un des autres fils du défunt, va tirer des coups de fusil

pour faire plaisirs à son père qui aimait beaucoup la chasse". 


 

 

Niomoune funérailles (17)

" La famille DIEDHIOU aura sacrifié 2 boeufs.

Cuisinés en thiep ensuite par les femmes du quartier

pour nourrir tous les villageois et les étrangers".


 

Niomoune funérailles (197)

" Les Diolas disent que c'est le défunt qui conduit le bouwigne.

Les quatre porteurs ne font que suivrent les impulsions du mort,

qu'ils ne peuvent pas contrecarrer ". 

 


 

Niomoune funérailles (199)

" C'est donc le défunt qui guide ses porteurs

afin qu'ils l'amènent selon ses désirs

  vers les différentes places du  quartier ou fétiches ". 

 

 

 

Niomoune funérailles (227)

" Chaque villageois qui le désire peut questionner le défunt

sur des sujets même confidentiels.

La réponse du défunt s'inscrit dans le mouvement du bouwigne :

quand les porteurs sont propulsés vers l'avant c'est : oui,

mais s'ils sont tirés sur l'arrière c'est que le défunt renie.

Cette scène se passe souvent dans l'hilarité générale

suivant la réponse du mort ! " .

 


 

 

Niomoune funérailles (233)

" Alphonse accuse  le défunt d'avoir abandonné sa famille".


 

 

Niomoune funérailles (245)

" Celui là dit à son grand père : tu nous as quitté, 

voilà une rasade de bounouk,

aujourd'hui c'est notre dernier jour, salue nos esprits ".


  

 

Niomoune funérailles (26)

" Durant les préparatifs, l'animal n'est pas ménagé ". 

 

 

 

Niomoune funérailles (264)

" Sous l'impulsion du défunt, les porteurs quittent l'assistance

pour faire un tour dans le quartier avec leur lourd fardeau ".  

 

 

 

Niomoune funérailles (292)

" Edouard DIATTA énumère tous les dons effectués.

Il s'agit d'argent mais principalement des vêtements

et des pagnes qui serviront à recouvrir le défunt. " 

 

Niomoune funérailles (289)

" La liste des donnateurs est très longue,

le défunt était un sage très apprécié des villageois". 

 

 

 

 

Niomoune funérailles (300)

" Kieffing DIEDHIOU suit attentivement les questions au défunt

avec Niéninte BADJI le chef du quartier de Ouback

et Sagono BADJI ".

 

 

 

Niomoune funérailles (308)

" Sillah et Sandhaoul le grand féticheur de Niomoune ". 

 

 

 

Niomoune funérailles (31)

" La mise à mort de l'animal ne prend pas vraiment

les formes d'un rituel sacré, c'est la boucherie ".

  

 

Niomoune funérailles (40)

 

 

 

 

Niomoune funérailles (46)

" Le chef du quartier a surveillé la mise à mort".

 

 

 

P1120269.JPG

"Palmiers rônier.

Coucher de soleil sur OUBACK".

 

 


 

Cette photo sera ma dernière avec "mon" Panasonic. Il est retourné à son généreux donateur, en attendant... que je m'en offre un nouveau !

 

 

 

 

U'KATORAL (au revoir)

 


Dominique PRACHERSTORFER


Repost 0
Published by Dominique PRACHERSTORFER - dans 3 - Le Sénégal - la Casamance
commenter cet article
18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 17:57

     Non, contrairement aux articles successifs qui précèdent, il n'y a pas que le miel qui compte pour l'équipage d'Araka Nui...

Ces fêtes de fin d'année 2010 auront été l'occasion de faire la fête avec nos amis de Ehidj, un village isolé sur une île de Basse Casamance.

C'est dans ce même village que mon frère Guy fit une longue escale avec sa femme Cathou sur leur goélette de 17 mètres en ferro-ciment dans les années 1974. Ses amis sont disparus depuis quelques années et leurs enfants étaient trop jeunes pour se rappeler de cette grande amitié qui avait soudé l'équipage de Sithia avec Robert et sa femme Justine.

C'est donc 35 ans après mon jeune frère Guy que je foule le sol de cette île magique avec ma famille...

Ici nous retrouvons toujours avec plaisirs Paul SOUMARE et sa femme française Jacqueline (baptisée Diembone en Diola).

D'ailleurs c'est avec Paul et tous les villageois enthousiastes que nous avons implantés, dans la fôret de Ehidj, les 3 premières ruches WARRE d'Afrique. Voir cette construction et son implantation dans l'article 42 - PLANS DE CONSTRUCTION D'UNE RUCHE WARRE AFRICAINE.


  Mais aujourd'hui, faisons place à la fête. C'est d'ailleurs notre famille qui réclame à corps et à cris des photos de l'équipage en action avec Teiva !

Les fêtes de fin d'année auront été l'occasion de satisfaire la maman de Dominique en lui montrant son petit fils qui devient un grand garçon mais demeure toujours dans les jupons de sa mère...


Noël 2010 Ehidj (3)

" Toutes fêtes commencent par de longs préparatifs culinaires

et bien sûr tout l'équipage est de la partie"

 

 

Noel-2010-Ehidj--4-.JPG

" Teiva se plait à curer le chocolat

de son gâteau favori à la palette" 

 

Noel-2010-Ehidj--176-.JPG" Bien qu'elle s'affiche avec un bosser moins,

Do est toujours aux fourneaux !"

 

Noël 2010 Ehidj (5) " Cuisson des huitres de palétuviers.

Paul est maître en la matière"

 

Noël 2010 Ehidj (6)

"Dégustation des huitres cuites avec

quelques petits vins blanc frais du Maroc"

 

Noël 2010 Ehidj (8)

"Le réveillon de Noël débute sagement" 

 

Noël 2010 Ehidj (9)

" Très vite Paul et Diembone ouvrent le bal " 

 

Noël 2010 Ehidj (10)

 

 

Noël 2010 Ehidj (11)" Le père Noël est passé dans la nuit.

Il a pris notre annexe P'tit coco

pour livrer les cadeaux de Teiva" 

 

  Noël 2010 Ehidj (14)

 

Noël 2010 Ehidj (15)

" Inventaire des cadeaux du jour".

 

 

Noël 2010 Ehidj (22)

" Diambone et Fabienne ont organisé diverses activités

pour tous les enfants du village. " 

 

Noël 2010 Ehidj (23)

 

Noël 2010 Ehidj (25)

 

Noël 2010 Ehidj (30)

"Jacques et moi-même participons à la course de pirogue". 

 

Noël 2010 Ehidj (34)

" Dès le départ nous étions bien dans la course,

mais notre kayack s'étant rempli d'eau ( vide-vite resté ouvert)

nous sommes arrivés second.

Heureusement que les 3ème concurrents se sont retournés."   

 

Noël 2010 Ehidj (36)

 

 

Noël 2010 Ehidj (45)

" La course de natation réunira les plus grands sportifs du village"

 

Noël 2010 Ehidj (48)

"Ce fut l'occasion de tester mon crawl ..." 

 

Noël 2010 Ehidj (57)

" Concours de danse pour les enfants"

 

Noël 2010 Ehidj (60)

 

 

Noel-2010-Ehidj--63-.JPG

" Pendant ce temps les jeunes filles qui font acte de présence

se font belles pour la fête" 

 

Noel-2010-Ehidj--67-.JPG

 

 

Noel-2010-Ehidj--64-.JPG

" De jolies mamans suivent des yeux leurs progénitures

sur la piste de danse" 

 

 

Noel-2010-Ehidj--68-.JPG

 

 

Noel-2010-Ehidj--74-.JPG

  " Il semble que le bébé n'apprécie pas autant les mouvements

de danse de sa maman."

 

Noel-2010-Ehidj--20-.JPG

" Loin des yeux indiscrets un boeuf est tué et dépecé

pour le grand repas collectif". 

 

Noel-2010-Ehidj--77-.JPG

" Les boyeaux d'un cochon transitent par la plage à côté

des boulistes en plein concours". 

 

Noel-2010-Ehidj--76-.JPG

 

 

Noel-2010-Ehidj--79-.JPG

" Teiva qui fuit se genre de manifestation trop bruyante

reste avec sa maman. Il demandera très vite de rentrer au bateau.

Nous irons pêcher tous les deux et nous ne participerons pas

au grand repas collectif qui a suivi."


 

Le réveillon du Jour de l'An


Noel-2010-Ehidj--151-.JPG

" Avec l'équipage du catamaran DUNE, Martine et Gaga,

nous avions décidé d'un menu raffiné à bord d'Araka Nui

pour passer à la nouvelle année. Ce fût réussi ". 

 

Noel-2010-Ehidj--155-.JPG

 

 

Noel-2010-Ehidj--93-.JPG

  " Visite et pique-nique à l'extrémité de l'île de Ehidj,

à la paillote de Papys".

 

Noel-2010-Ehidj--105-.JPG

 

 

Noel-2010-Ehidj--113-.JPG

  " Une sieste après le pique-nique  et on repart".

 

Noel-2010-Ehidj--114-.JPG

" Termitière".

  

Noel-2010-Ehidj--115-.JPG

  " Pirogue pour aller dans les coins..."

 

Noel-2010-Ehidj--118-.JPG

" Nos 2 explorateurs devant la paillote AGAMBEOUL de Papys

sur l'île de EHIDJ".

 

 

Noel-2010-Ehidj--135-.JPG

"Teiva aime prendre ses parents en photo

et tout ce qui l'entourre dans la Nature.

Nous lui laissons libre choix grâce au numérique".

 

Noel-2010-Ehidj--107-.JPG

" Il n'y a pas mieux que Teiva pour faire les meilleurs clichés de sa maman".

 


Noel-2010-Ehidj--161-.JPG

" Un des moment éphémère de la journée où Teiva fait l'école". 

 

Noel-2010-Ehidj--162-.JPG

  " Une fois l'école finie, un petit peu d'ordinateur noir, comme il dit.

Traduisez : un des  film de sa longue vidéothèque

que nous lui concédons au compte goutte."

 


Fleur-de-solum-et-nectar.JPG"Goutte de nectar dans une fleur de Solum,

comme un diamant dans son écrin.

Fasse que l'année 2011 voit l'émergence du miel de Casamance :

L'OR de Casamance".

 

 

L'équipage d'Araka Nui présente à tous ses lecteurs

ses voeux les plus sincères de santé et bonheur

pour cette nouvelle année 2011.

 

 

O' KATORAL (au revoir)

Le skipper : Dominique PRACHERSTORFER

 

 

Pour aller à l'article suivant :

n°44 - NIOMOUNE : FUNERAILLES DIOLAS.

 

 



Repost 0
Published by Dominique PRACHERSTORFER - dans 3 - Le Sénégal - la Casamance
commenter cet article
1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 06:59

 

Août 2010 :

La lutte est un évènement qui regroupe tous les villageois qui portent un véritable culte à leurs lutteurs.

Des règles très strictes assurent un déroulement de cette manifestation ludique mais passionnelle.

 

Lutte Sôme ct Hélou (747)


Lutte-Some-ct-Helou--373-.JPG

"Le bombolong du quartier de Sôme trône sur la place. Tout le village est rassemblé sur le terrain de lutte. Aujourd'hui, après plus d'un an d'interruption ( initiation oblige) la lutte reprend ses droits et ce sont  les quartiers de Sôme et de Hélou qui s'affrontent pour ouvrir la saison".

 

Lutte-Some-ct-Helou--376-.JPG

"Tour de piste des lutteurs, une séance d'intimidation devant le clan adverse mais aussi un passage obligé devant les jeunes filles qui sont des admiratrices endiablées"

 

Lutte-Some-ct-Helou--392-.JPG

"En ouverture, ce sont les enfants qui commencent. C'est toujours les lutteurs de 2 quartiers voire de 2 villages distincts qui s'affrontent"


Lutte-Some-ct-Helou--397-.JPG

 

Lutte-Some-ct-Helou--374-.JPG

"Le coach motive son équipe de touts petits..."

La couleur du pagne porté correspond au niveau du lutteur (comme nos ceintures de judokas)".

 

Lutte-Some-ct-Helou--461-.JPG

" Les juges du quartier de Sôme battent le sol avec leur branche de rônier pour marquer leurs satisfactions pour leur candidat".

 

Lutte-Some-ct-Helou--418-.JPG

      "Les supportrices du quartier de Hélou"

Lutte Sôme ct Hélou (522)

      " Les supportrices du quartier de Sôme et leurs juges"

Lutte-Some-ct-Helou--465-.JPG

      " Le tour d'honneur des lutteurs représente autant d'importance que le combat pour les supporters"

 

Lutte-Some-ct-Helou--526-.JPG

"Cette manifestation : c'est la fête, la dérision; beaucoup d'hommes se travestissent; ils feront office de fous du roi pour amuser le public"

 

Lutte-Some-ct-Helou--427-.JPG

 

Lutte-Some--ct-Ouback--34-.JPG

 

Lutte-Some--ct-Ouback--222-.JPG

 

Lutte-Some-ct-Helou--541-.JPG

" Bien sûr les sages trônent en bonne place pour suivre cet évènement et soutiennent impassibles les équipes de leur quartier.

Ici mon ami Etienne TABAR (en tunique à carreaux).


Lutte-Some-ct-Helou--546-.JPG

"Le combat dure très peu de temps, quelques minutes. Très vite les juges interviennent en fonction de règles strictes.

Ici le lutteur au pagne jaune a posé les 2 genoux à terre : il est vaincu".

 

Lutte-Some--ct-Ouback--384-.JPG

 

Lutte-Some--ct-Ouback--430-.JPG

 

Lutte-Some--ct-Ouback--398-.JPG

 

Lutte-Some-ct-Helou--670-.JPG

" Chaque lutteur doit aller solliciter un homologue de sa même tranche d'âge dans le camp adverse qui ne doit être en aucun cas membre de sa famille. 

Le lutteur sollicité est libre de refuser". 

Lutte Sôme ct Hélou (653) 

  Lutte Sôme ct Hélou (375)


" C'est ainsi, que Ass n'aura trouvé aucun adversaire prêt à l'affronter. Feignant la colère, il va piétiner la flaque centrale du stade pour marquer son indignation face au public courroucé".


Toutes ces mises en scène apportent un côté dérisoire qui démontre que personne ne se prend au sérieux. C'est ce qui est beau dans ce spectacle d'où  ne transpire aucune agressivité malgré la puissance qui s'en dégage.

 

 

Lutte-Some--ct-Ouback--362-.JPG   "Tous les lutteurs n'ont pas le privilège d'être portés en triomphe après leur victoire, cette marque d'allégresse de son public correspond à des signes plus subtils de son combat".

 

 

Lutte-Some-ct-Helou--510-.JPG

 

Lutte-Some-ct-Helou--575-.JPG    Lutte-Some-ct-Helou--588-.JPG

 

Lutte-Some-ct-Helou--615-.JPG   Lutte-Some-ct-Helou--624-.JPG

"Il y a aussi les moussaillons de TARGA et d'ARAKA NUI, Léo et Teiva, les deux grands copains,

qui s'entraînent en coulisse avec des initiés de leur âge et toujours...

une admiratrice !"

 

 

Lutte-Some-ct-Helou--543--copie-1.JPG

"Revenons à nos lutteurs, ceux qui font vibrer les jeunes filles"

 

Lutte-Some-ct-Helou--642-.JPG

"Quelques ablutions dans la marre contigüe, un séchage rapide, un soupoudrage de poudre de riz et nos lutteurs entreront en piste".

 Lutte-Some--ct-Ouback--49-.JPG

 

Lutte-Some-ct-Helou--637-.JPG

      "Isidore est prêt à combattre, il n'a pas encore trouvé d'adversaire. Pour lui la séance d'intimidation, avec regard méchant, va commencer bien avant le combat".

 

Lutte-Some-ct-Helou--645-.JPG

 " Après l'intimidation devant les adversaires potentiels il y a la séance frime devant le parterre de jeunes filles. Dans ce cas c'est l'étalage de muscles pectoraux et regard langoureux".

 Lutte-Some--ct-Ouback--99-.JPG

 

Lutte-Some--ct-Ouback--18-.JPG

 

Lutte-Some--ct-Ouback--101-.JPG

 

Lutte-Some--ct-Ouback--132-.JPG

 

 

 

Lutte-Some--ct-Ouback--332-.JPG

 

 

 

Lutte-Some-ct-Helou--790-.JPG

"Les séances pour solliciter un adversaires sont bien plus longues et nombreuses que les combats, car souvent l'appelant rentre bredouille".

 

 

 

 

 

Lutte Sôme ct Hélou (780)

"Encore de la parade, mais  aujourd'hui il n'y aura pas eu tellement de combats.

Pour une première reprise de la saison, nous restons sur notre faim".

 

 Lutte-Some-ct-Helou--722-.JPG

" Béatrice, l'épouse d'Etienne TABAR, se maintien en retrait des spectateurs".

 

Lutte-Some-ct-Helou--697-.JPG

 

 

 

Lutte-Some-ct-Helou--713-.JPG

"Même les bébés sont de la fête, seuls les villageois impotents sont absents".

 

Lutte-Some-ct-Helou--823-.JPG

 

 

 

Lutte-Some-ct-Helou--846-.JPG

"A la fin des combats, tous les spectateurs se déplacent en procession derrière les lutteurs vers la place du quartier pour une série de danses spécifiques".

 

Lutte-Some-ct-Helou--844-.JPG

 

 

 

 Lutte-Some-ct-Helou--854-.JPG

"Djilo BADJI, le chef de Sôme accueille le cortège à l'entrée du quartier".

 

 

 

Ce grand sage que j'apprécie beaucoup ne parle pas le français et mon diola est bien trop insuffisant pour engager une conversation de fond avec lui... tant pis pour moi.


Pour nous la fête prendra fin à la tombée du jour, moustiques oblige.

 


Mais un merveilleux cadeau nous attend en rentrant à bord.

C'est devant ces couleurs qui enflamment les rôniers et fromagers de la rive de Sôme devant l'étrave d'Araka Nui, que nous prendrons le temps d'apprécier ce merveilleux cadeau que la vie nous offre : naviguer au Paradis au milieu de gens chaleureux.

 

Lutte-Some--ct-Ouback--460-.JPG

Tout l'équipage vous dit : KASSOUMAYE


Dominique PRACHERSTORFER : skipper d'ARAKA NUI

Repost 0
Published by Dominique PRACHERSTORFER - dans 3 - Le Sénégal - la Casamance
commenter cet article
24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 07:22

     Le 12 juillet 2010, c'est l'entrée au Bois Sacré des futurs initiés.

A Niomoune c'est un évènement sans pareil.

La dernière initiation Diola ou "bukut" a eu lieu il y a 25 ans !

 

 

 P1020617

   

    Chaque matin, le troupeau de Niomoune défile devant l'équipage d'Araka Nui qui prend son petit déjeuner dans le cockpit le tout agrémenté de la symphonie des oiseaux de brousse qui débutent gaiement leur journée (comme nous)...

 

Nous allons laisser à notre ami, et tuteur, Ass BADJI (qui sera initié cette année) le soin de réaliser les commentaires de cet article qui lui est dédié.

 

Mais il faudra lui donner du temps...  En attendant j'apporte quand même quelques détails nécessaires à l'accompagnement des photographies.

 

L'équilibre traditionnel de la société Diola a été en bonne partie rompu avec l'islamisation mandingue, puis l'implantation coloniale européenne et enfin la modernité plus ou moins galopante.

C'est par une sorte de contre-pied, de sursaut pour renforcer leurs valeurs ancestrales, que l'initiation (le Bukut) est revenue en force.

L'initiation est un rituel d'intégration, qui permet de quitter l'univers de l'enfance pour accéder à celui de l'homme, grâce à un enseignement secret, religieux, militaire et social.

On y enseigne les respects dûs aux ainés, les multiples règles qui régissent le village, le clan, la famille, les chants, les langages secrets du bombolong (tam-tam) et les lois de la Nature.

On y ajoute une préparation guerrière physique sévère, dans le but de réunir corps et esprit.

Cette tradition ancestrale se veut réservée aux seuls initiés. Il est donc impossible de connaître le véritable contenu de cette initiation qui durera 3 semaines pour les  hommes et les enfants qui la suivront en vivant nuit et jour dans leur Bois Sacré entièrement aménagé pour être à l'abri des regards des femmes et bien sûr des toubabs. 

Evidemment la couverture photographique, interdite, se limitera aux danses et autres manifestations antérieures et postérieures à l'entrée au Bois Sacré par respect pour la tradition.

 

1-Fête de l'Initiation (2)

      "Diverses manifestations commenceront plus d'un an avant la date

de l'Initiation, ci-dessous une cérémonie de funéraille" 

 

2-Fete-de-l-Initiation--3-.JPG

 

 

3--Fete-de-l-Initiation.JPG

" La peau du tam-tam est régulièrement passée à la flamme

pour être retendue"   

 

4--Reine-mere-Niomoune--3-.JPG

 

5---Reine-mere-Niomoune--4-.JPG

 

 

 

6-Reine-mere-Niomoune--5-.JPG

 

 

7--Reine-mere-Niomoune--6-.JPG

 

 

8--Reine-mere-Niomoune--19-.JPG

 

 

9--Reine-mere-Niomoune--20-.JPG

 

 10- Reine mère Niomoune (38)

 

 

 

11--Reine-mere-Niomoune--54-.JPG

 

 

12-Reine-mere-Niomoune--69-.JPG

 

 

13--Reine-mere-Niomoune--78-.JPG

      "Avec son sifflet, Rose est la maîtresse de cérémonie,

elle donne le rythme aux danseurs"

 

14-Reine-mere-Niomoune--97-.JPG

      "Aucune manifestation de danses n'est envisageable sans la "collation de bunuk (vin de palme), ici on a prévu grand"

 

16--Reine-mere-Niomoune--149-.JPG

 

18--Reine-mere-Niomoune--198-.JPG

      " C'est parti, l'heure du bunuk a sonné, la distribution peut commencer, une femme passera dans les rangs pour offrir ce précieux breuvage

tant prisé des villageois"

 

19---Reine-mere-Niomoune--280-.JPG

 

 

20---Reine-mere-Niomoune--284-.JPG

      " Les danses se poursuivent mais cette fois  avec une certaine frénésie,

le bunuk aidant "

 

21--Reine-mere-Niomoune--295-.JPG

"Teiva fait du tuba dans l'assistance.

C'est bien un fils de plongeur."    

 

22-Reine-mere-Niomoune.JPG

      "Les danses et les chants rituels se poursuivront dans la nuit"

 

1---Fete-de-l-initiation.JPG

      " Changement de décors : nous voici pour une fête de préparation à l'initiation. Les futurs initiés portent le pagne et les colliers de perles"

 

2---Fete-de-l-initiation.JPG

 

 

4---Fete-de-l-initiation.JPG

" Les futurs initiés sont regroupés au centre de l'assistance pendant le "sermon" qu'un sage va leur adresser"    

 

5---Fete-de-l-initiation--10-.JPG

 

 

6 - Fête de l'initiation (11)

      " A proximité de la manifestation les canons retentissent régulièrement avec un effet de surprise garanti et une détonation dérangeante pour les toubabs que nous sommes"

 

7---Fete-de-l-initiation--12-.JPG

 

 

8---Fete-de-l-initiation--4-.JPG

      "Exemplaire de canon à poudre"

 

10---Fete-de-l-initiation--15-.JPG

      "Exemplaire de canonnier au repos,

bien sûr nous avons parlé de technique ensemble..."

 

11---Fete-de-l-initiation--20-.JPG

 

 

12---Fete-de-l-initiation--21-.JPG

 

 

13---Fete-de-l-initiation--23-.JPG

 

 

14---Fete-de-l-initiation--25-.JPG

 

 

15---Fete-de-l-initiation--39-.JPG

 

 

16---Fete-de-l-initiation--41-.JPG

 

 

17---Fete-de-l-initiation--43-.JPG

 

 

18--Fete-de-l-initiation--44-.JPG

 

 

19---Fete-de-l-initiation--62-.JPG

  Les mois passent et le jour de l'entrée au Bois Sacré arrive à grand pas.

Les préparatifs concernant ce lieu, où jeunes hommes et les enfants vont être

retenus pendant près de 3 semaines, finissent   juste dans les délais. 

 

 

Fête du Bukut à Niomoune (45)

      "Débarquement d'un tronc d'arbre qui marquera la limite du Bois Sacré du quartier de Sôme, dont on aperçoit les clôtures  faites de palmes en arrière plan pour que les initiés soient à l'abri des regards. Même cette photo est interdite, on me le rappelle et j'en resterai là".

 

Fête du Bukut à Niomoune (41)

      " Les pirogues surchargées affluent sur Niomoune pendant plusieurs semaines. La population va quadrupler ".

Fête du Bukut à Niomoune (43)

      " J'ai pris place dans celle-ci. Pendant un voyage qui a duré 5 H00 et 2 H00 de chargement houleux, j'ai décompté 90 personnes et 10 bébés, sans compter un volume énorme de bagages et autres sacs de riz. Nous avons subi une belle tornade en plein milieu de la Casamance et bien sûr le moteur hors bord a calé, l'embarcation s'est mise en travers de la lame dans des creux de 1,5 m etc... Danger".


 Fête du Bukut à Niomoune (44)

  "Quatre pirogues assurent la rotation chaque jour; ce qui est insensé pour un trajet aller de 5H00. Forcément le dernier voyage arrive à la nuit...si on compte bien 2H00 de chargement, Danger".


 Fête du Bukut à Niomoune (48)

      " Procession de femmes quelques jours avant l'entrée au Bois Sacré"


Fête du Bukut à Niomoune (5)

 

Fête du Bukut à Niomoune (4)

 

Fête du Bukut à Niomoune (7)

      "Les futurs initiés doivent arborer leurs chapelets de perles".


Fête du Bukut à Niomoune (11)

 

 

Fête du Bukut à Niomoune (26) " Les jeunes filles n'ont  d'yeux que pour les beaux danseurs,

futurs initiés et peut être futurs époux ".  

 

Fete-du-Bukut-a-Niomoune--13-.JPG

 

Fete-du-Bukut-a-Niomoune--37-.JPG

      "Sauve qui peut, ça va péter !"

Fete-du-Bukut-a-Niomoune--38-.JPG

      " Ca a même bien pété..."

Fete-du-Bukut-a-Niomoune--39-.JPG

"Vu la proximité du canon juste derrière les premiers danseurs...

l'onde de choc est forte : effet garanti sur le public"


Fete-du-Bukut-a-Niomoune--32-.JPG

      "Les filles rigolent en se bouchant les oreilles... elles adorent !"


Fete-du-Bukut-a-Niomoune--1-.jpg

      " Les filles de Sôme sont embauchées pour piler non pas le mil...

mais la poudre noire".

 

Fete-du-Bukut-a-Niomoune--55-.jpg

      " Monsieur l'artificier est heureux, il possède de la poudre pour

 3 jours m'a t-il dit ! Il faut dire que ça pète tout au long de la journée.

Do ne s'y fait pas et sursaute à chaque tir".


Fete-du-Bukut-a-Niomoune--19-.JPG

 

Fete-du-Bukut-a-Niomoune--35-.JPG

    "Les musiciens donnent le rythme sans faillir... des heures durant"


Fete-du-Bukut-a-Niomoune--34-.JPG

      "Même les bébés sont de la fête. Celui-ci n'aura pas été inquiété 

par le coup de canon".


Ass---Bukut-Niomoune-Juillet-2010--14-.JPG

"Notre tuteur Ass en action et entouré de 3 jolies filles".

Ass---Bukut-Niomoune-Juillet-2010--5.JPG

      "Ass, arrêt sur image"


Embarquement pr Ziguinchor    

" Rembarquement pour Ziguinchor, les "étrangers" prendront le chemin du retour sur une durée d'une quinzaine de jours après la sortie du Bois Sacré. C'était le temps nécessaire pour rapatrier les milliers de convives, famille, amis et pique-assiette".

 

 

Bukut-Niomoune.JPG

      "Tiens, un concurrent..."


Bukut-Niomoune--2-.JPG

 

Bukut-Niomoune--1-.JPG

" Toute cette population "étrangère", membres de la famille et amis a été nourrie et logée pendant plus d'un mois par les villageois de Niomoune.

Ainsi se finira la grande fête du Bukut et rendez-vous est pris dans... 25 ans !

 

Mais les fêtes ne sont pas finies pour autant, à présent la lutte est à nouveau autorisée après une année d'interdiction (Bukut oblige).

Et là nous découvrirons une tradition haute en couleurs dans l'ambiance et l'engouement collectif où tout le village participe.

Ce sera l'objet du prochain article.

 

Tout l'équipage vous dit :

"U' KATORAL" (au revoir).

 


Dominique PRACHERSTORFER,

skipper d'ARAKA NUI

 

Pour aller à l'aricle suivant :

N° 38 - LA LUTTE : UN EVENEMENT VILLAGEOIS.

Repost 0
Published by Dominique PRACHERSTORFER - dans 3 - Le Sénégal - la Casamance
commenter cet article
18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 15:47

Le 6 mai 2010 :

Après avoir pris connaissance de ce dossier, vous porterez sûrement un autre regard sur votre facilité d’obtenir de la chaleur sous votre casserole, posée sur la cuisinière, après avoir donné un simple mouvement d’un quart de tour du bout des doigts !

 

A Niomoune point d’électricité ni de gaz. C’est donc au feu de bois exclusivement que les femmes Diolas font cuire leur riz et leurs "condiments" (le poisson qui accompagne le riz des 2 repas journaliers, voire du petit déjeuner pour ceux qui travaillent dur).

Comme il n'est pas question pour un Diola d'effectuer une coupe franche dans la mangrove, seul le bois mort est coupé puis emporté. 

Cette année, c’est la grande fête de"l’initiation", une cérémonie au cours de laquelle a lieu la circoncision des jeunes hommes.

Cette cérémonie qui se déroulera à partir du 26 juin 2010 va être l’occasion de grandes festivités. C'est ainsi que les "étrangers", comme les nomment les villageois, seront conviés à Niomoune. C'est à dire ceux de la famille ou des amis proches qui ont quitté le village et se sont installés dans les grandes villes et même en Europe. Chaque famille de Niomoune  possède au moins un ou plusieurs enfants "initiables" entre 5 et 28ans (la dernière initiation a eu lieu il y a 25 ans !). De ce fait chaque famille de Niomoune sera appelée à recevoir et héberger durant plusieurs semaines un grand nombre de personnes (souvent entre 80 et 100 invités). La population du village devrait tripler ou quadrupler, c'est à dire passer de 4.000 à 12.000 âmes environ. 

 

C’est ma Do qui se fait du souci : elle s’est proposé pour "couvrir" médicalement " l’évènement"… Il y a 25 ans il y a eu une épidémie de choléra ! Mais ceci est une autre affaire, qu’elle vous contera peut être...

  

En attendant chaque famille doit prévoir le "carburant" nécessaire pour assurer autant de repas et donc de cuissons.

 

Il convient de faire des "incursions" dans les vastes mangroves du domaine de Niomoune (plus de 70 Km²) pour rapporter des tonnes de bois morts.

 

Mon ami Ass, qui connaît mon aptitude aux choses aventureuses me convia : "à l’accompagner en brousse, chercher du bois et pour un retour prévu vers 15H00"…

C’est ainsi que je découvrais heure après heure le déroulement de cette "cueillette" traditionnelle répétée plusieurs fois par an, par chaque famille de tous les villages des îles.

C’est parti pour une belle aventure musclée…

 

 

1---Embarquement-des-cuisinieres-.JPG

  Déjà les cuisinières sont arrivées à l'embarcadère avec leurs ustensiles et du riz pour nourrir un régiment...

A partir de ce moment je passe de surprise en surprise en me gardant bien de poser des questions : c'est cela l'aventure pour moi !

 

 

 

46- Marianne, Alouga et Aïda

 Une armée de femmes joviales embarquent dans la grosse pirogue du courrier de Ziguinchor qui a été louée pour la circonstance.

Pendant l'heure de trajet, le premier bidon de 20 litres de bounouk (vin de palme) est envoyé dans le gosier de nos solides bûcheronnes.

  

A ce moment de la journée, je pense que la "corvée de bois" sera plutôt une "journée bounouk" comme nos amis Diolas en raffolent. 

Après tout, pourquoi pas; c'est ça aussi l'aventure !

 

En cours de transit, nous abordons des pêcheurs pour leur soudoyer une bassine de poissons : les condiments du midi. Ass me précise qu'ils avaient oubliés cet ingrédient de choix...

Ouf, au moins mon riz aura le goût de poisson...

Lorsque nous nous apprêtons à quitter le grand Marigot de Diouloulou, nous larguons au passage, dans un campement inhabité, deux des femmes avec leurs matériels de cuisine. 

 

Après une bonne heure de pirogue depuis Niomoune, nous arrivons sur les lieux. 

Rien de plus que de la mangrove comme nous l'avons vue défiler depuis notre départ. Ici, c'est la propriété d'André me dit-on !

Les îles du Petit Kassa situées sur la rive gauche de la Casamance, immédiatement dans le delta, ne sont que des entrelacs de bolongs et de mangrove. Ici chaque parcelle appartient à un villageois. 

Bon d'accord, chez nous il en est de même, mais ici, au bout du bout du monde ?

D'ailleurs, pas besoin de bornage, de géomètre, chacun connait les limites de propriété et les respecte.

 

Bref, nos bûcheronnes débarquent et s'éparpillent dans la mangrove. Je vais suivre deux d'entre elles pour les aider. Pour me rendre utile , je ramène à la pirogue un lourd fagot de bois, non sans difficulté pour retrouver mon chemin.

 

Je suis dégoulinant de sueur, j'enfonce jusqu'aux genoux dans le poto-poto... c'est quoi cette galère ?

Ass, voyant mes difficultés, me convie à le suivre avec la pirogue : "viens, on va pêcher". Je ne me fais pas prier.

Tchao  les femmes...je vous aime bien, mais le devoir m'appelle !  

 

 

 

4--Corvee-de-bois-.JPG

  Après plusieurs heures, les doigts de pieds en éventail à "pêchouiller" à l'ombre d'un palétuvier, je me dis que ces femmes que j'entends hâcher en morceaux la mangrove sans interruption, à grands bruits et sous un soleil de plomb,  mériteraient que j'aille y jeter un coup d'oeil avec mon Lumix...

 au cas où !!

 

Et là, je découvre ces femmes qui ne s'arrêtent  même pas pour souffler.

A grands coups de hâche elles  décortiquent, coupent, tirent, poussent, déplacent tous les troncs de bois morts qui se présentent.

 

 

 

 

5--Kadiaka-OLE-.JPG

Kadiaka OLE de Ouback manie son outil avec force et détermination.

Il s'agit d'une massue en acacia dans laquelle a été insérée une lame tranchante. C'est rustique mais efficace.  

 

 

 

 

6--Corvee-de-bois.JPG

  Sa position de frappe n'est pas toujours aisée à cause des branches environnantes. Ma Do me dira plus tard que c'est un supplice pour le dos et qu'elle comprend mieux à présent les multiples lombalgies qui défilent à ses consultations. 

 

 

 

 

2 - Ass pêche en attendant..

  Pendant que toutes ces femmes "s'agitent" dans la mangrove proche et sous les coups de hâches qui résonnent en frappant les troncs, Ass pêche paisible : " la coupe du bois c'est un travail de femmes" me dit-il.

 

   

7--Theral.JPG

 Thérale de Ouback rassemble les troncs qu'elle a débités avant de changer d'emplacement. 

 

 

8--Marianne-DIEDHIOU.JPG

 Marianne DIEDHIOU s'y prend même à deux mains. 

 

 

3- Alouga Diédhiou

 Alouga DIEDHIOU se permet une pose et me demande de la photographier.

C'est à ce moment que je réalise que je suis témoin d'une dure journée de labeur au féminin. Je ne puis laisser passer cela sans apporter un témoignage vibrant. Il me faut couvrir tout cet évènement sous forme d'un reportage et le mettre en ligne sur notre blog en l'honneur de ces femmes.

Ensuite, je tirerai les photos sur papier pour leur offrir en remerciement.

  

 

9-Corvee-de-bois-.JPG

  Ici, le tronc a été à moitié entaillé à sa base, maintenant il va être arraché à la force des bras. J'essaie mais en vain. Mariane reprend la main, s'arc-boute et d'un grand mouvement du corps arrache la branche.

Je précise que le palétuvier est un bois très dense, dur et très lourd. 

 

 

10--Helene-de-Ouback.JPG

 Hélène de Ouback dégouline de sueur, mais elle ne s'arrête pas même pour respirer. 

 

 

11-Corvee-de-bois--90-.JPG

  Elle s'est attaquée à un gros morceau...

 

 

12-Corvee-de-bois--93-.JPG

 Non, elle ne tire pas la langue au toubab photographe qui lui tourne autour depuis 10 minutes avec sa boîte à savon de 100 grammes ! 

 

 

13-Corvee-de-bois--95-.JPG

 Le plus difficile pour Hélène autour de cette souche sera de couper le tronc mort sans abimer l'arbre vivant. 

 

   

14-Corvee-de-bois--100-.JPG

 Les petits tas de bois morts sont abandonnés au gré du chantier à même le sol de poto-poto. 

 

 15-Corvee-de-bois--102-.JPG

 Il est 14H00, les femmes coupent toujours du bois et les tas  de bois s'accumulent.

Oh! mesdames, quand est-ce qu'on mange ?

 

 16--Emilie-de-Ouback.JPG

  Emilie de Ouback me demande une photo.

Chez nous, les mamies, cela fait longtemps qu'elles ne coupent plus de bois !

 

 17-Tenegne.JPG

 Ténègne de Ouback est certainement la plus ancienne de l'équipe, mais elle accumule ses tas comme les copines. 

 

 18-Corvee-de-bois--120-.JPG

  Il est 15H00. Emilie commence à apporter son bois à la pirogue.

Ah bon, je croyais qu'on allait enfin casser la croûte !

La pirogue pourrait retourner au campement, à 15 minutes d'ici, pour rapporter le déjeuner ?

Ils ne pensent qu'à bouffer ces toubabs !

Bien sûr, je ne pipe pas un mot sur mes petites convenances personnelles...

Je fais avec, c'est ça l'aventure !

Mais j'insiste : bosser sans bouffer ce n'est pas une sinécure. 

 

 19--Mame-de-Ouback.JPG

 Mame de Ouback cesse aussi de couper son bois et entreprend ses norias vers la pirogue. 

Pour certaines femmes, la pirogue est à plusieurs centaine de mètres. 

 

 

20--Pierrot-Badji-.JPG

 Pierrot BADJI, le père de Ass est le commanditaire de cette journée. Le bois est pour sa famille. Toute la matinée, il s'est employé à ouvrir des passages à travers la mangrove avec son coupe-coupe pour faciliter ensuite le transport des fagots vers la pirogue. 

 

 

21--Theral-de-Ouback.JPG

 Thérale de Ouback . Elle fait des zig-zag dans la mangrove avec son chargement sur près de 200 mètres, chargement qu'elle effectuera une centaine de fois.

Elles sont quatorze femmes bûcheronnes; toutes aussi méritantes à s'activer tout en parlant entre elles. Elles s'invectivent même d'un groupe à l'autre. Comme elles ne se voient pas, c'est un bon moyen de se repérer.

 

 

22-Corvee-de-bois--130-.JPG

 Hélène vue de face... 

 

23-Corvee-de-bois--133-.JPG

 Hélène vue de dos... 

 

 

 

24-Corvee-de-bois--139-.JPG

Les fagots de bois arrivent à la pirogue.

Là, quand même, les quatre hommes, dont je suis, commencent à se bouger : notre boulot sera de charger consciencieusement cette pirogue. 

Même Claude le piroguier donne la main.  

 

 

25-Corvee-de-bois--142-.JPG

 Chaque fagot de ce bois dense pèse plus de 20 Kg . 

 

   

28-Corvee-de-bois--155-.JPG

Les norias de femmes n'arrêtent pas. Le bois s'accumule vite.

Je n'ai plus de force. Il est 17H00.

Quand  allons-nous déjeuner ? Je ne pose même pas la question puisque la réponse serait : quand on aura fini !!

Jusqu'où  remplissez-vous cette fouttue pirogue ? Je ne pose même pas la question puisque la réponse serait : quand il n'y aura plus de bois coupé !!

Le problème c'est que le bois est disséminé dans la mangrove, aucune idée de ce qu'il reste. Pas possible d'évaluer l'heure du repas réconfortant. 

Je commence à me sentir en hypoglycémie. Heureusement, jojo le soleil a calmé ses ardeurs, c'est déjà ça ! 

 

 

29-Corvee-de-bois--165-.JPG

 Claude et Ass pataugent dans le poto-poto. Ils aident les femmes à jeter leur fagot et surtout le délier. Pour ma part, j'offre à Pierrot les branches  qu'il dispose et cale dans la pirogue.   

 

 

30-Corvee-de-bois--178-.JPG

 Alouga fait du zèle : par dessus son fagot "réglementaire" ficelé dans un foulard elle s'est rajouté 4 troncs supplémentaires. Elle porte encore allègrement ses 30 kilos après une journée de labeur. 

 

 

31-Corvee-de-bois--195-.JPG

Les quatre hommes que nous sommes avons du mal à étaler. 

 

 

32--Helene-et-Diedhiou-de-Ouback.JPG

 Il est 17H30 les norias se poursuivent toujours. 

 Les monticules de bois dépassent largement le plat bord de la pirogue.

 Nous n'allons pas rentrer à la nage tout de même ? 

 

33-Corvee-de-bois--237-.JPG

 Nous sommes appelés à déplacer la pirogue pour récupérer un gros tas de bois à 400 mètres de là. 

 

 

34-Corvee-de-bois--241-.JPG

 Emilie a déniché un essaim d'abeilles dans un vieux tronc creux. Elle ira lui voler son miel sans aucune protection. Je connais l'agressivité des abeilles africaines en pareil cas : c'est un exploit de plus. 

 

 

36-Corvee-de-bois--243-.JPG

 Pendant qu'Alouga patauge dans le poto-poto dans une démarche élégante de princesse, Emilie et Hélène découpent les gâteaux de miel dans un bol pour en faire profiter toutes les copines.  

 

 

 

37-Corvee-de-bois--244-.JPG

 Le tronc est curé de toutes traces sucrées. 

 

 

38-Corvee-de-bois--246-.JPG

 Le miel collecté est à bord, les hommes goûtent en premier. 

Ici tous sont fous de miel, mais chacun n'en abusera pas plus que sa part. 

 

 

39-Corvee-de-bois--247-.JPG

Thérale dévore déjà sa part de miel. 

Le chargement étant fini, toutes les femmes prennent place sur les monticules de bois... là où elles peuvent.

Il est 17H45. Au fait, quand est-ce que l'on mange ? 

 

 

40-Corvee-de-bois--248-.JPG

 Tout ce petit monde est installé, c'est parti.

Là c'est sûr nous filons vers le campement où le déjeuner nous attend. 

 

 

 41-Corvee-de-bois--255-.JPG

 Cire et miel du gâteau sont mâchés avec délectation. 

 

 

42-Corvee-de-bois--256-.JPG

 Alouga nous improvise une petite danse de satisfaction pour marquer la fin de la 1ère partie de la journée de travail. 

 

 

43-Corvee-de-bois--262-.JPG

 Nous faisons route vers notre riz bien mérité. 

 

 

44-Corvee-de-bois--264-.JPG

Mais c'était oublier la réconfortante séance de bounouk. 

Le second bidon de 20 litres est sifflé sans remuer les oreilles. 

 

   

45--Aida-de-Ouback.JPG

 Aïda de Ouback attend son gobelet de bounouk bien mérité. 

 

 

 

47-Corvee-de-bois--274-.JPG

 Le bounouk a fait oublier les douleurs musculaires et rhumatismales.

A présent, c'est l'hilarité générale autour de plaisanteries futiles dont je n'ai pas toute la traduction.

 

 

 

48-Corvee-de-bois--277-.JPG

 Thérale sort son ouvrage de perles à enfiler, histoire de ne pas rester à rien faire. 

   

 49-Corvee-de-bois--285-.JPG

 Mariane délecte son gâteau de miel en attendant son riz. 

 

 

52-Corvée de bois (292)Il est 18H00. Nous sommes arrivés au campement :

les cuisinières nous accueuillent avec joie en dansant;

quatorze femmes attendent sagement que nous leur apportions les bols de riz.

L'heure tardive nous obligera à manger sur la pirogue pendant le transit de retour.

 

 

 

50--Marie-Essiba-de-Ouback.JPG

 Marie-Essiba de Ouback, la cuisinière du jour, est heureuse de nous retrouver.

Très vite les différents bols sont équitablement remplis de riz bien maintenu au chaud sur les braises.

 

 

 

51-Corvee-de-bois--291-.JPG

 Le "condiment" merveilleusement bien préparé est également réparti arrosé de son jus. 

 

  

53-Corvee-de-bois--295-.JPG

 Ass, assure la livraison du Mac-drive.

 

   

54--Mame--Emilie--Diedhiou--Kadiakaole-et-Marietou.JPG

 Les premiers bols arrivent sur la pirogue et sans précipitation les groupes s'organisent autour.

 

   

55-Corvee-de-bois--301-.JPG

La noria de bols commence. Ass y adjoint sourire et plaisanteries. 

 

 

 

56-Ass--Aida-Marietou--Kadiaka-et-Madeleine.JPG

 Le dernier bol trouvera acquéreur. 

 

 

57-Corvee-de-bois--303-.JPG

 Alouga, la princesse, trône sur la plus haute branche.

Elle m'invitera à partager son menu.

Je n'hésite pas une seconde.

 

 

58-Corvee-de-bois--304-.JPG

 Chargement des ustensiles de cuisine...

 

 

59-Marie-Essiba-et-Nene-la-grand-mere-de-Ass.JPG

 ... ainsi que des deux cuisinières !

 

 

60-Corvee-de-bois--306-.JPG

 Alouga propose à qui le veut le fond de la gamelle un peu brûlé.

Il y aura une volontaire.

 

   

61-Corvee-de-bois--307-.JPG

 Pendant toute la journée, les cuisinières ont également contribué à la récolte de bois mort. Leur fagot est embarqué.

 

 

62-Corvee-de-bois--309-.JPG

 Toutes les passagères sont atablées; elles mangent avec appétit mais ça discute toujours.

 

 

63-Corvee-de-bois--310-.JPG

 La pirogue restaurant vogue vers Niomoune avec son chargement de femmes heureuses de leur journée de travail accomplie.

L'ambiance est gaie et chaleureuse.

 

 

64-Kadiakaole.JPG

 C'est Kadiakaolé de Ouback qui a récupéré le fond de riz brûlé.

Apparemment elle se régale et n'a pas voulu de poisson !

Un menu de festin pour une femme qui a travaillé dur...

 

 

65-Claude-le-piroguier.JPG

 Les papotages s'organisent autour du bol.

 

 

66-Corvee-de-bois--322-.JPG

 La jolie princesse Alouga place les meilleurs morceaux de poisson devant moi. Je les évite discrètement pour leur laisser. Je lui dis que j'adore les petits oignons. Elle s'emploie à me les trier.

Après le repas je vise le tas de bois sur lequel je suis assis, j'ai mangé comme un cochon, il y a plein de riz sur la nappe !  

 

 

67-Corvee-de-bois--323-.JPG

Nous arrivons à Niomoune au crépuscule. Je suis fatigué et j'ai froid.

J'aide les femmes à débarquer.

Mais au fait : que fait-on du chargement ? Je ne pose même pas la question, puisque la réponse serait : le bois doit être débarqué maintenant, demain matin la pirogue courrier part sur Ziguinchor.

 

Maintenant ?

Mais c'est inhumain.

 

Bon les copines, je vous aime bien mais on m'attend !

 

Je salue toutes ces femmes qui déjà se sont remises au boulot.

En fait, elles ne vont rien faire de plus, durant 2 heures supplémentaires,  que l'unique travail de ma journée qui m'aura mis sur les rotules.

Le déchargement de la pirogue se finira dans la nuit noire venteuse et glaciale.

 

 

68-Le-travail-d-une-journee.JPG

  Le lendemain je vais voir le résultat du labeur de ces femmes bûcheronnes rangé sur la grève devant l'habitation de Pierrot et Ass.

Je savais déjà que les femmes Diolas étaient travailleuses, mais à compter d'aujourd'hui mon opinion sera revue à la hausse.

 

Le lendemain, j'aborderai discrètement avec l'une d'entre elle la question du prix payé pour une si longue et si dure journée : rien ! me répond on avec une gêne à peine masquée, ou plutôt du bounouk et le repas de riz.

L'explication est que ces femmes sont membres de la famille de l'épouse de Pierrot, qui est native du quartier de Ouback.

Ainsi la prochaine fois ce sera Pierrot qui offrira ses services... en échange.

  

 

 

Je vous admire femmes Diolas.

Vous méritez bien que l'équipage d'Araka Nui fasse le maximum pour que les difficultés de votre quotidien soient connues et qu'il vous soit apporté les moyens nécessaires pour vous faciliter la vie.  

 

 

Dominique PRACHERSTORFER

Skipper d'Araka Nui

 

 

Repost 0
Published by Dominique PRACHERSTORFER - dans 3 - Le Sénégal - la Casamance
commenter cet article
12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 12:19

 

(en construction)

Avril 2010 :

    Le village de Niomoune (Basse Casamance) est en pleine effervescence :  l’année prochaine, en juin, aura lieu « l’initiation » des jeunes hommes du village.

    Il s’agit d’une grande fête de tradition Animiste durant laquelle les initiés sont circoncis. Cette manifestation ne s’est pas reproduite depuis 25 ans dans ce village de 4000 habitants. Ainsi la centaine d’hommes en âge de suivre cette initiation pendant près de quinze jours dans le bois sacré sera l’occasion de grandes fêtes. Danses et festins seront aux programmes pour recevoir une quantité d’invités ou tout simplement des membres de la famille venus de tout le pays et même de l’étranger. Le village s’attend à multiplier par trois le nombre d’habitants durant les festivités. Certains jeunes « initiables » qui ont quittés le village y reviennent pour subir cette cérémonie appelée aussi « fête de la circoncision ».

    D’ailleurs en fonction des risques sanitaires de cette fête (la dernière en 1985 a vu une épidémie de choléra) c’est Do qui en sera le médecin. Elle commence déjà l’organisation préventive sanitaire avec les membres du Comité de santé.

Cette manifestation et ses rites feront l’objet d’un article prochain.

    Mais pour l’heure je laisse les enfants du CE1 et CE2 de l'année 2000 de l’école Antoye TABAR de Niomoune vous conter leur village…

     En fait, je suis tombé par hasard sur un cahier réalisé à l'époque avec une équipe de Voiles Sans Frontières qui a encadré les enfants avec leurs instituteurs pour réaliser cet ouvrage.


    Je laisse la parole aux enfants en reproduisant in extenso leurs textes, étant entendu que j’insèrerai les photos correspondantes au gré des mois qui suivent…et qu'il est prévu une actualisation par les enfants des mêmes classes en 2010 et pourquoi pas une rétrospective sur ce que sont devenus quelques anciens...

 

CAHIER REALISE PAR LES ELEVES

de CE1 et CE2

( avec la collaboration du directeurs, des instituteurs

et de Laurence de Voiles Sans Frontières)

 

Ecole Antoye TABAR

Année 2000 – 2001

 

 estuaire

« La carte de la Basse Casamance, avec le village de Niomoune »

 

Bonjour à tous !

Nous sommes les élèves de CE2 de l’école de Niomoune qui s’appelle Antoye Tabar.

Le directeur est monsieur DIEME et notre instituteur monsieur NIASSY.

Merci à tous pour les cahiers, les Bics, les crayons, les vêtements, les gommes, les crayons de couleurs, les livres.

 

 


«  Les maîtres en 2010 : M. Gaspard NDIAYE »

 

Maintenant, nous vous présentons l’école, le village et les gens de Niomoune.

Nous, CE1 et CE2, avons écrit et fait tous les dessins. (Les dessins sont  des photocopies qui se sont effacés avec  le temps et ne sont pas  reproductibles, ils seront remplacés par des photos actuelles. Ndlr).

 

Bonjour à tous.

Bonne lecture !

 

L’ECOLE

 

 

 

 

  

« Le plan de l’école »

 

L’HISTOIRE DE L’ECOLE

 

- L’école de Niomoune fut créée en 1962 par l’Etat du Sénégal. Son premier maître s’appelle Monsieur Mioune DIEDHIOU.

- A ce moment, il y avait une seule classe mais aujourd’hui elle comprend  quatre (4) classes.

- Le Directeur s’appelle Marcel DIEME (aujourd’hui, en 2010, c’est Gaspard NDIAYE qui assure la direction du primaire. L’école maternelle comprend 75 élèves et un enseignant, l’école élémentaire avec sa cantine comprend 235 élèves et 6 enseignants et un collège d’enseignement moyen comprenant 302 élèves et onze professeurs. Ndlr).

Aïssa DIATTA, Denissia BADJI, Poline DIATTA.

 

 

 

 

« Les élèves de CE1 »

 

 

 

 

 

«  Les élèves de CE2 »

 

 

 

LA RECREATION

- Pendant la récréation tous les élèves se regroupent dans la cour de l’école. C’est le seul lieu de regroupement pour les élèves.

- Certains jouent au foot-ball, les autres jouent aux dames et les filles jouent à saute-mouton.

- La récréation, c’est aussi le moment de concertation des maîtres. Pendant la récréation, la cour de l’école est très animée.

- En somme, c’est le moment le plus animé et de bruyant à l’école.

Jean-Louis DIATTA, Adélaïde DIATTA, Roger SAMBOU, Rose DIEDHIOU.

 

L’ORGANISATION DE L’ECOLE

 

- Comme partout au Sénégal, il y a une organisation dans toutes les écoles. Chaque école est dirigée par un directeur qui est responsable devant les autres maîtres. Les instituteurs sont chargés de l’éducation des élèves en classe. Les parents d’élèves à leur tour assurent le bon fonctionnement de l’école.

- Il y a aussi dans l’école une coopérative scolaire de laquelle tous les élèves sont membres. Cette coopérative, par des activités comme la récolte du riz, nous permet de gagner de l’argent pour régler certains problèmes de l’école.

- Il y a 4 classes dans l’école de Niomoune : la classe d’initiation, le CP, le CE1 et le CE2. Dans toute l’école, il y a 218 élèves et 4 instituteurs.

Rémy DIEDHIOU, Fatou DIATTA, Rosalie DIEDHIOU.

 

LE VILLAGE : L’HISTORIQUE

 

- Niomoune est un village situé à l’extrème ouest de la Casamance. Il est délimité au nord par le village Karone, au sud par le fleuve Casamance et à l’ouest par le village de Hitou.

- Le premier habitant était un pêcheur nommé Diamounouga BADJI (†). Il était de passage en pêche, il a aperçu un grand fromager. Il était avec sa sœur dont le nom reste inconnu. A ce temps, l’homme avait mis enceinte sa sœur et les parents de la même famille se sont rassemblés pour dire à la femme de rester avec son frère.

- C’est de là que le village a été créé. La transmission du statut de chef se fait par héritage.

- Niomoune est constitué de quatre quartiers qui sont : Sôme, Elou, Essangholou et Ouback. Chaque quartier a un chef.

Henri-Joël SAMBOU, Hortance DIEDHIOU, Denis SAMBOU, Joachim SAMBOU.

 

L’ORGANISATION DU VILLAGE

 

- Le village est organisé par des quartiers et dans le village il y a quatre quartiers. Chaque quartier a un chef. Il y a aussi un chef pour tout le village.

- Dans notre village, on cultive du riz. Les femmes repiquent le riz. Dans le village on n’a pas planté beaucoup d’arbres.

 - Les hommes partent souvent à la pêche. Chez nous on a une école. Les élèves partent parfois à la récolte et le village est entouré par des fleuves. On n’a pas beaucoup d’animaux. Pendant la saison des pluies, on lutte contre les quartiers.

Paul DIEDHIOU, Berthe DIATTA, Christian-Valentin DIATTA.

 

LES QUARTIERS

 

- A Niomoune, il y a 4 quartiers. Le nom du chef d’Elou est Martin TABAR(†), celui de Ouback est Gnénente BADJI, celui de Sôme s’appelle Djilo BADJI et celui de Essangholou s’appelle Benoit SAMBOU.

- Chaque quartier est constitué des maisons des familles, d’une citerne, d’un cimetière, d’un bar et de places publiques où les gens s’assoient pour discuter ou se rassembler.

- Il existe un cinquième quartier, celui de la mission.

- Dans la mission habitent trois abbés. On trouve aussi la maternité et l’église.

Pierre Edgard TABAR, Gaspard TABAR, Marie-Dominique TABAR, Sidou DIEDHIOU.

 

 

LA CONCESSION

 

- Dans chaque quartier, il y a plusieurs concessions.

- Une concession est composée de plusieurs maisons qui appartiennent à une même famille : parents, enfants, oncles, tantes etc…

- Par exemple à Ouback, il y a 9 concessions.

- Dans la concession, la famille se réunit souvent pour manger pour prendre le thé, pour discuter, pour régler les problèmes de travail, de la famille etc…

Dieudonné DIATTA, Sylvie BADJI, Edouard SINA, Yvette DIEDHIOU.

 

 9 -Danses dans une concession

 «  Danse dans une concession,

entourée des cases d’une même famille »

 

LA MUSIQUE, LES CHANTS

 

- Les femmes et les enfants chantent très souvent, surtout au moment de la récolte pour se donner du courage au travail.

- Les élèves chantent en classe.

- Les chants sont enseignés en français : par exemple sur l’air de « frère Jacques ».

Béatrice DIEDHIOU, Jeanne DIATTA, Sébastien DIATTA.

 

LA DANSE

 

- La danse traditionnelle est une façon de bouger qui permet à la personne de se distraire. Les femmes dansent en battant les mains, elles chantent des chants des femmes qui perdent leurs enfants.

- Les hommes tapent les tam-tams. D’abord on joue de l’ékontine, on ajoute les tam-tams accompagnés du bombolong, puis commence l’ékonkone.

- Nous avons plusieurs sortes de danses qui sont : « Ekonkone », « Djiacogne », « Gnicoule », « Djibome ». Quand nous parlons de musique ici à Niomoune on fait allusion a du folklore.

- Exemple de danse : l’Ekontine. Les hommes et les femmes soulèvent les pieds, genoux pliés l’un après l’autre. Les bras entraînent le corps et les danseurs vont de plus en plus vite.

Joanna DIATTA, Jean-Pierre BADJI, Marie-Louise DIEDHIOU, Gilbert SINA.

 

LES INSTRUMENTS DE MUSIQUE

 

- L’ékontine. Pour faire l’ékontine on prend une calebasse, un bâton et de petites lignes, (fil de pêche. Ndlr) un petit bâton. On fait des trous dans la calebasse. L’Ekontine est un instrument qui ressemble à une guitare, mais à trois cordes.

- Le bombolong est un tronc d’arbre creusé. On tape dessus avec deux bâtons.

- Le tam-tam. On fabrique le tam-tam avec un tronc d’arbre, on utilise la peau de chèvre.

Frédéric TABAR, Martin DIATTA, Parfait DIATTA.

 

 

 1--Le-bambolong.JPG

« Bombolong et tam-tam rythment danses et chants»

 

L’HABITAT : LA CONSTRUCTION

 

1 – Les maisons en banco.

- On nivelle d’abord le terrain en dispersant le banco. On arrose tout le terrain à construire jusqu’à ce qu’il soit mouillé.

- On trace le plan en élevant des diguettes sept heures après l’arrosage. Le lendemain matin : on construit. C'est-à-dire, on élève des murs sur les diguettes jusqu’à 0,8 mètre de haut.

Quand on finit la construction du premier jour, c’est le fondement, on se met à tailler les murs. Quand ils ont séchés une ou deux semaines, on repose une deuxième couche après avoir rassemblé et arrosé la terre argileuse la veille. On répète la même chose trois fois de suite. Pour finir, on repose le plafond et la charpente. Avant d’être habité on arrose le sol des chambres pour leur donner un niveau plan horizontal et on place les portes puis la clôture pour la cour de la maison.

 

 2 - Préparation du sol

 « Préparation du matériau sur place : le banco ; arrosage du sol puis début des travaux dès le lendemain matin »

 

 3-Travail collectif des fondations

 « C’est un travail collectif de tout un quartier pour monter le fondement sur une hauteur de 0,80mètre »

 

 5 - Le soum-soum coule à flot

 «  Le propriétaire offre le soum-soum - qui coule à flot -  pour les maçons  bénévoles du quartier qui monteront le premier fondement »

 

 4- Elévation case

 «  L’élévation des 3 niveaux supplémentaires de  la case sera assurée  par le propriétaire »

 

 6 - Préparation des petits bois des plafonds

 «  Préparation des petits bois des plafonds »

 

2 – Les maisons en dur.

- Pour construire une maison en ciment, il est demandé de trouver un entrepreneur qui étudie d’abord le terrain, puis le plan s’il le lui est demandé. Puis on creuse un fondement d’environ cinquante centimètres ou un mètre de profondeur.

- On prévoit aussitôt du fer, du béton, des coquillages et des briques blindées. Après la construction des fondations qui permettent à la maison de durer et de bien tenir, on poursuit aussitôt la construction qui se fait avec du sable blanc mélangé avec du ciment. Cette maison doit être bien entretenue parce qu’on peut lui ajouter un étage. Il doit y avoir autant de fer que de béton pour la finition de la maison c'est-à-dire la terrasse.

Jules DIATTA, Christine BADINE, Alguma SINA, Prosper DIATTA.

 

 

L’ORGANISATION D’UNE MAISON

 

- Ici, dans mon village, dans chaque maison, il y a le père, la mère, les enfants.

- Le papa et la maman partagent le lit ensemble, les enfants à part. A un certain âge les garçons ne partagent pas le même lit avec les filles.

- Pour le manger, on a le petit-déjeuner. Le dîner. Père, maman et les enfants sont tous autour d’un seul bol (bassine inox. Ndlr) Tout le monde mange ensemble.

- Dans une maison, on trouve la salle principale, la cuisine, des chambres, un ou plusieurs greniers. A l’extérieur de la maison, on trouve l’endroit où on se lave.

Nabou DIATTA, Gérard SAGNA, Sylvie SINA, Germain DIATTA.

 

LES CROYANCES : CATHOLICISME ET ISLAMISME

 

- Dans le village, il y a des musulmans et des catholiques. Il y a plus de catholiques.

- Le musulman se rend à la mosquée pour prier alors que le catholique va à l’église. Les mosquées sont dirigées par des imans et les églises par des prêtres qui sont commandés par les évêques et le pape.

- Je me dirige chaque dimanche à la messe pour prier.

A Niomoune, il n’y a pas de mosquée.

Adeline DIEME, Sébastien DIEME, Eli DIATTA.

 

 

L’ANIMISME

 

Dans mon village, les gens sont animistes, c'est-à-dire qu’ils croient à des esprits appelés fétiches et suivent les conseils donnés par les féticheurs qui sont des gens du village.

Adama DIATTA, Aube-Véronique MANGA, Pierre DIATTA.

 

LES TRAVAUX : LES TRAVAUX DOMESTIQUES

 

- Tous les jours, le matin, ma maman balaye la cour. Après elle fait la cuisine. Elle rince les ustensiles de cuisine. Elle lave les habits.

- A la maison, je balaye la pièce des moutons.

- Les garçons vont attacher les moutons et les chèvres dehors.

- A la maison je lave mes habits.

Denica SAMBOU, Ndeye Binta COLY, Gérard DIATTA, Hélène-Julia DIEDHIOU.

 

 

LES TRAVAUX : LA PÊCHE ET LA CHASSE

 

La pêche.

- En général, on pêche ici avec des filets à épervier. On lance le filet, on tire et on le ramasse. Il y a du poisson, des crevettes, des crabes.

- Pour aller pêcher les gros poissons, on utilise des crevettes.

 

La chasse.

- Et pour la chasse ça se fait de temps à autre, car on ne chasse que des oiseaux qui sont : des marabouts. Ici on n’a pas de biches ni de lions. On chasse aussi des chacals. Il y a d’autres oiseaux : des pélicans, des hérons couronnés, des hérons.

- On chasse aussi des caïmans à la lance comme au fusil. Auparavant il y avait des hippopotames mais actuellement il n’y en a plus. Maintenant on peut les trouver dans la brousse. On chasse aussi le singe.

Dembo DRAME, Fidèle GOUDIABI, N’Deye DIAGNE, Laurent SAMBOU. 

 

 

 

LES TRAVAUX : LA CUEILLETTE, LA CULTURE

 

- La cueillette et la culture sont des travaux pratiqués en Afrique, surtout dans les villages.

Ces travaux sont déterminés par les saisons. Pendant que les fruits de la brousse mûrissent, c’est la saison des fruits et la cueillette est pratiquée. Hommes, femmes et jeunes enfants envahissent la brousse pour cueillir ces fruits. Maintenant qu’il y a le modernisme, beaucoup d’enfants commencent avec cette cueillette de fruits pour se faire de l’argent.

- De l’autre côté pendant l’hivernage, qui est aussi appelé saison des pluies, la culture à son tour est pratiquée. Les hommes et les jeunes garçons utilisent leur kadiamdou pour retourner la terre ou cultiver les champs.

- Les femmes et les jeunes filles, elles, préparent la semence dans la pépinière, et s’occupent du repiquage du riz aux champs.

- Après tout, ils attendent le résultat final de leurs travaux : la récolte du riz, de novembre jusqu’en février.

Gaston SAMBOU, François DIEDHIOU, Edouard DIATTA, Marie-Elsa SAMBOU.

 

 7 - Travail du sol au kadiandou

 «  Travail du sol au kadiandou »

 

 

LES LOISIRS : LA LUTTE

 

- C’est un jour de dimanche, mon village aperçoit à son extrémité des gens d’un autre village. Ils viennent pour lutter ce dimanche matin, les enfants et les adultes se préparent alors pour la lutte les uns contre les autres. Mais on lutte par génération. Le village s’est rassemblé parce que le bombolong a retenti.

- Arrivés devant le lieu de la lutte, les lutteurs forment un cercle et chantent des chants de lutte. Pendant  ce temps, deux lutteurs se confrontent. Les champions de chaque village luttent l’un contre l’autre.

- Les filles portent le bassisse pour leurs lutteurs et chantent des chansons de lutte et les deux villages se rassemblent et partagent le même repas. La danse commence alors. Les lutteurs sont habillés de pagnes de couleurs différents selon les générations.

Christian DIATTA, Paul DIEDHIOU, Berthe DIATTA.

 

LE RÔLE DE L’ENFANT DANS LA FAMILLE

 

- Les filles et les garçons ne font pas le même travail dans la famille.

- A la maison, maman fait la cuisine, mais je l’aide beaucoup. Quand j’ai fini de manger, je lave les bols, je balaye, je puise de l’eau. Le samedi ou le dimanche, je lave les habits. Je m’occupe des petits frères et sœurs.

- Chaque jour j’attache les moutons, les vaches dans les champs. Après je joue, je vais à l’école. Le soir, je rentre les animaux à la maison. Pendant l’hivernage, je travaille avec le kadiandou.

- Pendant la récolte les filles et les garçons vont aider la famille.

Jean-Pascal SAMBOU, Emilie DIEDHIOU, Emile MESINA, Bernice DIEDHIOU.

 

 

L’ASSOCIATION DES JEUNES

 

- L’activité dominante est le sport pratiqué pendant la période scolaire, et principalement le foot-ball, le saut en hauteur et le relais.

- Il existe aussi la danse traditionnelle inter-quartiers et inter-villages.

- L’association des jeunes. Ils se regroupent pour faire la fête et régler les problèmes du village en formant un bureau représenté comme suit :

-         Un président et son vice-président.

-         Un trésorier et son second.

-         Un secrétaire

-         Un commissaire aux comptes et son second.

Tous sont membres de l’organisation.

Eddy-Charles SINA, Jean-Louis TABAR, Michel BADJI.

 

LES PERSONNAGES IMPORTANTS : LE ROI

 

- Le roi de Niomoune s’appelle Kadijagne DIATTA(†). Il habite à Some. A Ouback le roi s’appelle Benjamin SAMBOU(†) ; (en 2010 le roi de Niomoune s’appelle Kekri BADJI de Ouback et la reine s’appelle Djilobone TABAR de Hélou. Ndlr), on ne vole pas dans la maison du roi.

- C’est une personne sacrée qui conseille les habitants, qui est aussi féticheur et donc intervient pendant les cérémonies animistes.

- Il porte pendant ces occasions un manteau et un bonnet rouge. Quand le roi meurt, on tape les tam-tams et le bambolong.

Grégoire DIATTA, Cyprien DIEDHIOU, Hermène DIATTA, Boniface SAMBOU.

 

LES FETICHEURS

 

- Les féticheurs sont les intermédiaires entre les hommes et les esprits. Le fétiche est un esprit mystérieux. Ils sont nombreux et variés.

- Nous pouvons citer quelques uns :

Le Kalem qui est un fétiche du bois sacré des hommes et des circoncis.

Le Kaï qui est le fétiche du roi.

Le Houmi lô qui est le fétiche des guerriers. Il les protège pendant les guerres.

Le Houtandoukage est le fétiche des meurtres, il punit les criminels.

Le Ekanthia est le fétiche des voleurs. Il punit les voleurs en s’attaquant aux yeux de ceux-ci, c'est-à-dire leur faisant contracter la conjonctivite.

Roméo TABAR, Moustapha DIATTA, Jean-Couba DIATTA.

 

 8 Fétiche de Ouback

 «  Fétiche très important de Ouback, au bord du bolong »

 

 

LES PRÊTRES

 

- Dans le village, il y a la mission avec des prêtres. Il y en a trois. Ils s’appellent :

- Nestor SADIO.

- Pierre DIASSY

- Gérard TENDENG

- Ils parlent de Dieu et ils prient Dieu. Chaque dimanche, ils font la messe.

- Voici la liste des prêtres de la mission catholique de Niomoune :

- le père Henri GOVERS – Spiritain (hollandais). Il construit l’école privée catholique en 1969 puis le presbytère la même année et s’installe. De 1963 à 1965 il construit l’église. De 1965 à 1967 il construit la maternité et le dispensaire.

Il est rejoint ensuite tour à tour par le :

-         Père Neeus,

-         Abbé Isidore BIAGUI,

Qui se sont succédées ces équipes :

-         Albert SAMBOU + Marcel BADJI

-         Marcel BADJI + Gérard TENDENG

-         Gérard TENDENG + Nestor SADIO

-         Nestor SADIO + Pierre Marie DISSY

Adrien DIEME, Mathieu BADJI, Jean-Charles MANGA, Fabien DIATTA.

 

 

LE CHEF

 

- Le chef est la personne la plus importante dans le village, car il représente le gouvernement. Il joue le rôle de juge. Il est respecté comme le Président. Il résout les problèmes que le village a et les transmet au gouvernement. Le premier chef de Niomoune s’appelle Antoye TABAR(†).

- Il a joué un grand rôle lorsque les français sont venus dans le village de Niomoune. Un gouvernement, c’est un peuple.

Cyriaque BADJI, Guy SAMBOU, Stanislas BADJI, Pierre SINA.

 

 QUE SONT-ILS DEVENUS ?

 

Seulement 4 enfants sont restés au village... Aujourd'hui ils ont 22 ans !

- Isidore DIEDHIOU, pêcheur

- Eddy-Charles SINA, pêcheur

- Grégoire DIEDHIOU, maçon

et

Cyriaque BADJI ( surnomé Ass)... pour ceux qui suivent de près nos aventures, ils ont bien relevé que c'est bien Ass qui est notre "tuteur" et qui fait tourner la miellerie du village...

Nous vous les présenterons et leur donnerons la parole prochainement à la suite de cet article.

A bientôt.

 


 

 

Dominique PRACHERSTORFER,

Skipper d’ARAKA NUI                                                                                            



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                             

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 14:59


Du 16 janvier au 6 février 2010 :

La mission humanitaire médicale de ma Do touche à sa fin.

Nous découvrons Bandial après une approche guidée par Bruno : le Président du Comité de santé. Il est venu à la rencontre d'Araka Nui avec sa pirogue, à plus d’une heure de son village, jusqu’au niveau de la Casamance.

De toute évidence sans Bruno nous n’aurions jamais réussi cette approche ; une des plus complexes que nous ayons connu en Casamance.
Pourtant Bandial se trouve être à moins de 2000 mètres de la rive de la Casamance ( et à mi distance entre l’embouchure et Ziguinchor).

Mais l’accès au village ne peut se faire qu’en empruntant une succession de bolongs de plus en plus étroits et peu profonds pendant plus d’une heure de navigation à 3 noeuds.

 

Sur le trajet, nous avons quand même échoué Araka Nui sur un haut fond,
faute de ne pas avoir rasé la mangrove suffisamment près comme me l’indiquait Bruno. A cet endroit, le bolong fait une quarantaine de mètres de large, pourtant le chenal navigable correspond juste à la largeur du bateau 
Il convient de passer avec justesse et sans indications d'un pêcheur local il y aurait de quoi y passer la semaine.
Etant devenu maître « es dégagement » de mon catamaran, c’est le skipper qui prendra la barre dès l’embarquement de notre guide.

Toute l’équipe d’ANIMA est prostrée à l’avant et suit les circonvolutions du « ponton flottant » en se demandant quand ils finiront dans les palétuviers.

"Impressionnant" ! diront-ils une fois arrivés à bon port.

Nous y voilà justement.

 

Pour la circonstance le port d’arrivée est le baobab sur un îlot avec en arrière plan le village…

 

Nous étions bien prévenus de l’absence d’arbre à Bandial, contrairement aux fromagers immenses qui désignent la présence des autres villages Diolas de Casamance.

Mais ce spectacle dépasse mon entendement : c’est inimaginable une telle vision de cases perdues dans un désert de terre poussiéreuse.

Après avoir embossé le bateau sur de grosses racines de palétuviers, nous rejoignons l’équipe d’ANIMA pour déjeuner : nous sommes invités par les villageois.

En attendant l’heure du déjeuner, adossé à l'ombre de la case, je mets un certain temps à réaliser le paysage de désolation qui s’étend sous mes yeux.

Le vent qui soulève cette poussière argileuse, la chaleur étouffante, les quelques baobabs dénudés surmontés de vautours, l’immensité de la plaine brûlante et nue qui nous séparent du petit quartier catholique fort de sa vingtaine de cases, me font penser que je viens d’atterrir dans un autre monde ; en tous cas pas en Casamance…

Pour mettre du piment au tableau, Yves le médecin chef de la mission fait un malaise. Toute l’équipe est très inquiète. Il y a quand même 3 autres médecins pour apporter un diagnostique apaisant. Tout rentrera dans l’ordre après une bonne nuit de repos dans la case d’Aïda. Yves ne sera plus de force pour rejoindre chaque soir sa couchette à bord d’Araka Nui.

Ces missions sont tout de même très éprouvantes pour certains qui ne connaissent pas l’Afrique, la précarité au quotidien et les sanitaires inexistants. Heureusement l’équipe logistique : Bruce et sa mère Colette s’emploieront avec un grand art à « requinquer » le moral des troupes en leurs concoctant de bons diners.

  Une fois notre déjeuner pris et un diagnostique rassurant sur la santé d’Yves, l’équipage d’Araka Nui prend congé et rentre retrouver son bateau.

Il était temps, la renverse de marée a eu lieu et notre "ponton flottant" se trouve en travers du bolong. Quelques gardes supplémentaires permettront de fixer définitivement notre "char d’assaut" posé dans le dernier trou d’eau du terminus : Bandial.  

 

Nous nous remettons de nos émotions par une bonne sieste avant d’être réveillés par le piaillement de tous les enfants du village grimpés dans toutes les branches de palétuviers qui nous entourent. Il y en a de partout. Ca rigole, ça plonge, ça crie et ça casse les oreilles de ma Do qui sonne l’hallali.
Ca se disperse et ça revient.

Ca va être dur dès demain matin quand ma Do s’en sera allée au boulot…
Pour ma part je ne sais pas rabrouer les gosses. Nous verrons bien !



32-1-Bandial.JPG" Bandial ! Bandial !
Terminus. Tout le monde descend !


32-2-Bandial.JPG" Ce spectacle dépasse mon entendement : c’est inimaginable une telle vision de cases perdues dans un désert de terre poussiéreuse".


32-3-Bandial.JPG" Dans toutes les directions la même désolation apparente".  

 


32-4-Bandial.JPG" L'église est sous haute surveillance :
quelques vautours perchés sur leurs baobabs déplumés".


32-5-Bandial.JPG" Une croix à l'entrée du quartier qui en dit long
sur l'obédience des habitants".



32-6-Bandial.JPG" Trois générations d'impluviums collectifs se cotoient.
Dans 30 ans, les impluviums seront plus nombreux
que les cases ".



32-7-Bandial.JPG" Les bétons constitués de sable de mer vieillissent très mal,
ces constructions sont vouées à l'échec"


32-7b-Bandial.JPG
" Je trouve ici la démonstration de ma théorie,
ce qui m'incitera à lancer une idée novatrice :
 des cuves enterrées individuelles en fibre de verre".


32-8-Bandial.JPG" Depuis 30 ans les ONG essaient de calquer
leurs notions de confort à l'européenne.
L'idée de faire un forage et une distribution par compteur était louable; pas de chance... l'eau est saumâtre !"


32-9-Bandial.JPG" Pour palier à la rareté de l'eau, des bassins 
 sont creusés pour le stockage de l'eau de la saison des pluies ". 


32-10-Bandial.JPG" Nous ne sommes pas encore arrivé à la moitié de la saison sèche,
et seules quelques mares retiennent encore un fond d'eau"


32-11-Bandial.JPG" L'école sera fermée aux enfants durant notre séjour :
ANIMA squattent leurs locaux au risque de mettre en péril le système éducatif, nous dira Hyacinthe !!"


32-13-Bandial.JPG"Teiva s'entoure toujours d'un auditoire de copains
qui s'avèrent bon public"


32-14-Bandial.JPG" Ces femmes endimanchées vont à la visite médicale ".


P1010912.JPG" Tant que Teiva est présent sur le bateau, 
le comité d'accueil est tout autour.
Le plus dur pour moi sera de limiter à 4 ou 5 enfants
la possibilité de monter à bord".

 

 

 32-16-Bandial.JPG

" Il n'y a pas que les enfants autour du bateau.
Pour preuve ce héron Goliath
qui nous surplombe depuis son palétuvier".


32-17 Bandial" Juste devant l'étrave, à l'aube, je suis les gestes précis
de cette vieille femme qui manie l'épervier, 
 pour tenter de graver sur la pellicule son geste quotidien".



32-18-Bandial.JPG" Essais de replantation de la mangrove réussi ".


32-19-Bandial.JPG" Les derniers arbres survivants du village : les baobabs".


32-20-Bandial.JPG" Tous les matériaux entreposés d'une future toiture ". 


32-21-Bandial.JPG" Préparation, malaxage et humidification du banco :
le matériau constituant les murs des cases ".


32-22-Bandial.JPG" Le menu quotidien des petits et des grands :
barboter dans la boue ou le poto-poto des bolongs ".

 

32-23-Bandial.JPG" Une case hors d'âge qui mériterait une réfection ".


32-24-Bandial.JPG" Réfection d'une case sur l'ancien emplacement
avec les matériaux de réemploi ".


32-25-Bandial.JPG" Préparation de l'engrais par brûlage :
une succession de couches de paille, bouse et terre ".


32-26-Bandial.JPG" A la recherche d'un petit grignotage ".


32-27-Bandial.JPG" Comme une impression de sécheresse ". 


32-28-Bandial.JPG" Devant nous, la mer de poto-poto
qu'il va falloir affronter pour regagner le bateau ".


32-29-Bandial.JPG" Angelle, la fiancée de Teiva à Bandial a 15 ans...
 Je trouve qu'il les choisi de plus en plus mûres.
D'ailleurs elle n'est pas du tout intéressée par son dessin animé."

 
32-30-Bandial.JPG" Voisin de mouillage".


32-31-Bandial.JPG" Pas de chance pour nous ce matin pour rejoindre le village :
nous sommes abonnés avec les marées basses,
donc nouvelle séance de poto-poto jusqu'aux chevilles".


32-32-Bandial.JPG" Pour ma part, je n'aurai pas choisi l'éclairage public
comme priorité dans ce village " !


32-33-Bandial.JPG" La grande soeur en garde du bébé ".


32-34-Bandial.JPG" Bonne initiative, reconstruction d'une case à impluvium
selon le modèle de case traditionnelle ".


32-35-Bandial.JPG" Le banco de Bandial est essentiellement constitué de la terre locale mais avec un gros pourcentage d'argile.
Contrairement à Nioumoune dont le banco
 est à très forte proportion de sable qui ne se fissure pas ".



32---36-Bandial.JPG" Bref apperçu de l'architecture de la dépassée de toiture ".



32-37-Bandial.JPG" Une des dernières mare du village en eau.
Bientôt il faudra payer l'eau saumâtre du robinet ".



32-38-Bandial.JPG"Travaux d'entretien  en coutr : creusement d'une mare réservoir ".


32-39-Bandial.JPG" Papa c'est où la mer ? ".


32-40-Bandial.JPG" Au pied du baobab, les canaris en terre cuite :
réserves quotidiennes d'eau potable de la famille
où chacun va puiser selon ses besoins".


32-41-Bandial.JPG" Les jeunes enfants réclament tous la photo :
comment ne pas les satisfaire ".



32-42-Bandial.JPG" Démonstration d'escalade dans le rare acacia du village ".



32-43-Bandial.JPG" Votre serviteur grimpe dans un baobab pour une vue aérienne.
Anne ma soeur Anne ne vois tu rien venir ?
Au fond, le fleuve Casamance innacessible ".


32-44-Bandial.JPG" Jeunes filles dégustant une pousse de palétuvier :
excellent pour la santé mais horriblement salé ".



31-45-Bandial.JPG" A droite Angelle, la fiancée de Teiva.
Elle reprend la route du collège avec ses 2 amies :
10 Kms à pied et 2 bolongs à traverser ".


32-46-Bandial.JPG" Nous seront toujours accompagnés d'une troupe d'enfants
dans nos déplacements ".


32-47-Bandial.JPG" Teiva organise ses adieux avec tous les copains du jour,
juste avant l'appareillage ".



32-48-Bandial.JPG" Dans le regard de ces deux jeunes filles anonymes,
je lis toute la rudesse de leur village mais pas de tristesse.

A vous, enfants de Bandial, je vous souhaite du fond du coeur, d'exhausser vos désirs les plus chers" .
AU REVOIR



Si vous avez bien visonné toutes les photos qui précèdent vous êtes dorénavent incollable sur le moindre recoin de Bandial.
Maintenant je sais qu'en connaissance de cause vous n'irez jamais dans ce petit coin du bout, du bout du monde.
Mais vous avez tord, car, malgré la rudesse de l'environnement, il y a le secret de Bandial que je vous délivre gracieusement :
il s'y dégage une ambiance magique de grande sérénité et puis
les jeunes femmes y sont très belles et chaleureuses !
 
Tout l’équipage vous dit : KASSOUMAYE,

 

Dominique PRACHERSTORFER                                                                                                                                      skipper d’ARAKA NUI                                                                                           

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                             

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 10:10

 

Du 16 janvier au 6 février 2010 :

La seconde mission humanitaire médicale de ma Do bat son plein. Après Kouba dans les îles Karone, Araka Nui réembarque son lot de toubibs pour faire route vers Diogué. Un circuit maintenant classique pour la centrale de navigation du bord : le skipper n’a qu’à se fier à la trace de Maxsea pour mener son bateau à bon port. Après une pause déjeuner à Nioumoune, Araka Nui redescend la Casamance avec les 2 moteurs et le courant dans le cul pour déposer ses humbles passagers avant la nuit : montage des tentes oblige.

Le site du campement de Diogué est toujours apprécié par l’équipe : les tentes sont surélevées au bord du bolong avec une vue 5 étoiles.

 

L’équipage d’Araka Nui retrouve son « sweet home » bien au chaud, car les nuits sonts très fraîches depuis quelques temps. Dès le lendemain notre Do retournera au boulot.

 

A Diogué point de Rita pour nous préparerà déjeuner. Cette fois ce sera papa cook. Apparemment Teiva ne s’en plaint pas Il faut dire que je lui concocte des plats qu’il apprécie (purée, riz, pâtes et steack haché) d'autant plus que j'ai supprimé les grignotages de Choco-Bn avant les repas. D’ailleurs pour simplifier les discussions j’ai prié ma Do de ne plus acheter ces coupes faim qui de plus sont la pire des choses pour les dents des enfants, dixit nos équipes de dentistes d’ANIMA. Maintenant, lorsque Teiva a un petit creux je lui propose un fruit ou un jus. Ca a été dur au début mais j’ai fini par y arriver. Il faut dire qu’il n’aimait que les bananes et kiwis. Comme par hasard à présent il mange avec bon appétit et ses repas sont un peu plus équilibrés et réguliers. La reprise en main du papa aura été facilitée par les missions ANIMA qui confisquent la maman des journées entières.
Merci ANIMA !

  

32-1-Diogue.JPG  " Araka Nui au mouillage de Diogué "




32-2-Diogue.JPG" Le compagnon d'Emile c'est vu emputer court ses pauvres ailes" 



32-3-Diogue.JPG 
" Teiva explique l'écologie de la Terre à ses copains " 

 32-4-Diogue.JPG

" Je suis ébahis par la pertinence et la justesse des propos :
mon fils a de bons profs... "
 

32-5-Diogue.JPG" Le youyou du Sénégal fait la pose pour Araka Nui " 

 

 32-6-Diogue.JPG

" Jeux de lancer de boules de sable avec Mohamed " 

 

 

 32-7-Diogue.JPG

" Sur la grande plage les femmes prennent la suite
après le débarquement du poisson par les pêcheurs "





32-8-Diogue.JPG" Vidé, écaillé, rinçé à même le sable le poisson est près
pour sa transformation en filets "
 




32-9 Diogué" La petite fritture sera fumée en l'état "




32-10-Diogue.JPG" Sur cette immense zone de nettoyage,  pour les viscères de poissons,  pas de vautours équarisseurs, mais des cochons "



32-11-Diogue.JPG" Nettoyage du matériel, la journée de labeur prend fin,
au second plan les étals de poissons à sécher du jour "







32-12-Diogue.JPG"  Ce jour, c'est un gros arrivage de soles qui est passé au séchage.
Taille des soles : 14 centimètres...
autant dire qu'il n'y a pas de chair à manger.
Dans quelques années cette espèce aura disparu ! " 



32-13-Diogue.JPG" Dès l'école finie, ici tous les enfants travaillent "




32-14-Diogue.JPG" Les pirogues de pêcheurs arrivent du large à toutes heures "






32-15-Diogue.JPG" Débarquement de la pêche du jour.
Un coup de filet sur du poisson chat".







32-17-Diogue.JPG" Fumage artisanal du poisson au bois de palétuvier.
La mangrove toute proche n'est pas replantée, 
c'est déjà un désert ".





32-16-Diogue.JPG"" Le bidon ville des pêcheurs Ghanéens en bord de mer
est très éloigné du village Diola.
Ici c'est la précarité pour une population qui émigre
afin de nourrir la famille demeurée au pays ".




32-18-Diogue.JPG" Chaque homme ou femme possède son téléphone portable,
malgré l'absence cruelle d'argent.
C'est Orange qui gagne bien sa vie au Sénégal".




32-19-Diogue.JPG" La préparation des repas, le fumage du poisson sont la cause de la disparition de la mangrove alentour. Personne ne pense à replanter ".





Tout l’équipage vous dit : KASSOUMAYE,

 

Dominique PRACHERSTORFER,
skipper d’ARAKA NUI                                                                                           

 

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 16:51

Du 16 janvier au 6 février 2010 :

   Comme prévu ma Do reprend une seconde mission humanitaire médicale itinérante avec l’ONG ANIMA, le docteur Yves MENGUY et toute une équipe pour un mois.

 

    Cette fois, j’ai préféré ne plus proposer mes services et la suivre avec Teiva "en touriste" sans oublier notre maison flottante.

    Plus que jamais le « luxe » de notre «home sweet home» a été apprécié par tout l'équipage. L’immense précarité des villageois que nous rencontrons, les très grosses chaleurs du moment, nous laissent un sentiment d’inconfort.
Aussi lorsque nous rentrons à bord nous quittons un monde rude pour retrouver notre intérieur cosi. Ce confort, je l’avoue change tout. Car la poussière, la chaleur, l’eau au compte goutte, les boissons chaudes, les moustiques… nous ignorons tout cela royalement le temps de notre soirée et d'une nuit reposante après une bonne douche et un apéro.
C’est peut être ce luxe qui nous fait tant aimer cette région : nous n’en retenons que les parties agréables et tout ce qui pourrait « rendre la vie dure » n’existe pas pour nous !
C’est l’avantage majeur du bateau en voyage autour du monde et à plus forte raison sur un catamaran de 90m² avec son lot de confort imaginable…

    Ceci étant dit, ma Do et moi-même, nous nous investissons beaucoup dans la journée pour nos hôtes. Ma Do donne facilement une trentaine de consultations par jour. Pour ma part, je prépare la coordination d'un gros projet qui se veut un modèle du genre : apporter une  autonomie aux Diolas dans leurs 3 fonctions vitales. Soit l’eau, la nourriture et la santé. Pas de « parachutage » de riz ou autres médicaments des grands labos mais une véritable autonomie, hors système monétaire : tout un programme avec des idées simples en développant les coutumes traditionnelles oubliées; celles de l’époque où ces peuples vivaient simplement, sans manques vitaux mais surtout sans la nécessité d’être soutenus par les toubabs de la société matérialiste. 

 

Lors de cette mission nous avons retrouvé d’anciennes connaissances avec grands plaisirs (Kouba dans les îles Karone et Diogué) mais découvert aussi d’autres villages du bout, du bout du monde comme Bandial par exemple (dans notre prochain article). Des lieux pas fréquentés par le tourisme, donc vierges dans leur culture, leurs traditions mais surtout avec cette immense gentillesse à notre égard.

   Il y aurait beaucoup à écrire sur toutes ces rencontres chaleureuses mais le temps me manque. Ou du moins c’est un choix, je ne suis pas un accro de l’ordi !  

   Comme le rythme de notre voyage s’accélère, les photos de cœur affluent et votre serviteur n’arrive plus à faire face. Famille oblige. Pour ne pas être en reste, lorsque nos déplacements sont uniquement « touristiques » je vous offrirai une galerie de nos meilleures photos avec une seule petite légende.

    Ma Do, qui n’est pas ma meilleure supportrice (elle n’apprécie pas ma prose) me dit très poliment : « c’est mieux ainsi ». Que cela soit dit !

 

    Cet article est donc consacré au village de KOUBA, situé à 20 Kms  dans le sud est de Kafountine. Nous l'avons rejoint avec toute l'équipe d'Anima à bord d'Araka Nui, en simples passagers, sans guide mais grâce à la trace de notre logiciel de navigation : Maxsea.

    A Kouba, il n’y a pas encore, à l’heure actuelle, de campement villageois, mais il y en a un en construction…celui de Gilbert. L’accès se fait en quelques heures de pirogue et le voyage peut s’organiser depuis le campement Alouga de Hyacinthe à Nioumoune.

Réservations à www.alouga.com
      



32-1 KOUBA
« Quand ciel et terre se confondent. 
Vision d'un autre monde vierge »

 

    32-2 KOUBA

" Les sages du village ont toujours un sujet
de préoccupation à débattre,
mais discrètement ils carburent à l'alcool de soumsoum,
ça donne des idées "

 32-3 KOUBA

" Les femmes travaillent toute la journée
et souvent sous le regard des hommes qui ... discutent"
 

 

 

 

 32-4 KOUBA

" La récolte du riz de Casamance a pris fin avec la participation de tous les villageois valides, mais la tâche n'est pas accomplie pour autant  pour les femmes..." 

 

32-5 KOUBA

" Aujourd'hui c'est la fête du quartier : les funérailles d'un vieux.
Le repas collectif est exécuté par les femmes " 


 32-6-KOUBA-copie-1.JPG

 " Une fois le repas collectif pris, la grosse chaleur de l'après midi est à son maximum : les hommes font la sieste, mais les femmes préparent le pressage des citrons du quartier, histoire de faire quelques choses !"


32-7-KOUBA.JPG" La fille de Rita notre hôte qui nous accueillera avec Teiva,
durant 4 jours, pour des déjeuners succulents"



32-8-KOUBA.JPG" La soeur de Gilbert, il ne me l'a pas présentée "


32-9-KOUBA.JPG" La vaisselle du grand repas collectif de quartier "


32-10-KOUBA.JPG" Sous une chaleur toride nous allons visiter
le village voisin distant de 5 Kms,
notre Teiva suit en virevoltant comme une abeille "



32-11 KOUBA" Tous les jours, le déjeuner avec Nina, la fiancée de Teiva"


32-12 KOUBA" Grimaces ou contre publicité d'une boisson proscrite
sur Araka Nui ?
A Kouba il faut prendre ce qu'il y a ."
 



32-13 KOUBA" Le champ de canabis d'un ami pêcheur.
Aucune autre culture n'est aussi bien entretenue...
Aux îles Karone cette culture est devenue courante".


32-14 KOUBA" En février, tout le village effeuille son canabis.
Aussitôt séché, aussitôt vendu"


32-15 KOUBALes acheteurs grossistes viennent sur place
pour acheter la marchandise.
Cette année le kilo est vendu 30% moins cher...
pas sûr que la baisse des prix profite aux consommateurs !"



32-16 KOUBA"Papa fait la sieste. No photo. 
Teiva délaisse sa copine pour jouer au foot
avec les garçons sous le grand fromager.
Ils sont fous ces gosses. "


32-17 KOUBA" Vous ne croyez pas que sur ce coup,
le mari (qui fait la sieste sous l'oranger)
pourrait s'occuper du bébé ? "



32-18 KOUBA" Tous les soirs, quand Do a fini ses consultations
nous rentrons au bateau exténués !
Vous ne trouvez pas une certaine ressemblance
avec les hommes du village ?
Quand je vous dit que les mâles de l'équipage se sont très bien adaptés à la mentalité des africains ." 



32-19 KOUBA" Le meilleur moment de la journée après la douche :
c'est quand même l'apéro bien mérité "


Tout l’équipage vous dit : KASSOUMAYE,

 

Dominique  PRACHERSTORFER     
                                                                                                                                                                     

skipper d'ARAKA NUI

Nos liens :
www.alouga.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                              

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Repost 0

Présentation

  • : Araka Nui autour du monde
  • Araka Nui autour du monde
  • : Le voyage initiatique de Teiva sur le catamaran ARAKA NUI parti en 2008 pour un tour du monde. Arrivé en Casamance en septembre 2009, il en repart 2 ans plus tard, mais cette fois sans son papa... C'est l'occasion pour ce dernier de collecter des sujets d'informations aussi divers que variés sur la spiritualité, la géopolitique, l'environnement et les sciences en vue d'étudier ces sujets le moment venu avec Teiva et de débuter son initiation vers un nouveau paradigme.
  • Contact