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19 juillet 2017 3 19 /07 /juillet /2017 17:25

Depuis sept ans, plusieurs milliards de dollars d’armement sont parvenus illégalement en Syrie ; un fait qui suffit à démentir la narration selon laquelle cette guerre serait une révolution démocratique. De nombreux documents attestent que ce trafic a été organisé par le général David Petraeus, d’abord à titre public depuis la CIA dont il était directeur, puis à titre privé depuis la société financière KKR avec l’aide de hauts fonctionnaires états-uniens et internationaux, dont le secrétaire général adjoint de l’Onu, Jeffrey Feltman. Ainsi, le conflit, qui était initialement une opération impérialiste des États-Unis et du Royaume-Uni, s’est transformé en une opération capitaliste privée, tandis qu’à Washington l’autorité de la Maison-Blanche était contestée par l’État profond. De nouveaux éléments mettent en lumière le rôle secret de l’Azerbaïdjan dans l’évolution de cette guerre.

Lors de la libération d’Alep et de la prise de l’état-major saoudien qui s’y trouvait, la journaliste bulgare Dilyana Gaytandzhieva constata la présence d’armes de son pays dans neufs entrepôts abandonnés par les jihadistes. Elle nota soigneusement les indications portées sur les caisses et, de retour dans son pays, enquêta sur la manière dont elles étaient arrivées en Syrie.

Depuis 2009 —à la brève exception de la période allant de mars 2013 à novembre 2014—, la Bulgarie est gouvernée par Boïko Borissov, un personnage haut en couleur, issu de l’une des principales organisations criminelles européennes, la SIC. Rappelons que la Bulgarie est à la fois membre de l’Otan et de l’Union européenne et qu’aucune de ces deux organisations n’a émis la moindre critique contre l’arrivée au pouvoir d’un chef mafieux identifié depuis longtemps par les services internationaux de police.

C’est donc clairement en mettant leur vie en jeu que Dilyana Gaytandzhieva a remonté la filière et que la rédaction du quotidien de Sofia, Trud, a publié son dossier [1]. Si la Bulgarie a été l’un des principaux exportateurs d’armes vers la Syrie, elle a bénéficié de l’aide de l’Azerbaïdjan.

Le gigantesque trafic d’armes de la CIA contre l’Afghanistan, l’Irak, la Libye, la Syrie et l’Inde

Depuis le début des printemps arabes, un gigantesque trafic d’armes a été organisé par la CIA et le Pentagone en violation de nombreuses résolutions du Conseil de sécurité de l’Onu. Toutes les opérations que nous allons récapituler ici sont illégales en droit international, y compris celles organisées publiquement par le Pentagone.

En matière de trafic d’armes, même lorsque des individus ou des sociétés privées servent de paravent, il est impossible d’exporter des matériels sensibles sans l’assentiment des gouvernements concernés.

Toutes les armes dont nous allons parler, sauf les systèmes de renseignement électronique, sont de type soviétique. Par définition, même si l’on prétend que des armées dotées d’armes de type Otan sont les destinataires finales de ces livraisons, c’est impossible. Ces armées servent juste à couvrir le trafic.

On savait déjà que la CIA avait fait appel à la SIC et à Boïko Borissov pour fabriquer en urgence du Captagon à destination des jihadistes en Libye, puis en Syrie. Depuis l’enquête de Maria Petkova publiée dans Balkan Investigative Reporting Network(BIRN), on savait que la CIA et le SOCOM (Special Operations Command du Pentagone) avaient acheté pour 500 millions de dollars d’armes à la Bulgarie, entre 2011 et 2014, pour les jihadistes. Puis que d’autres armes furent payées par l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis et transportées par Saudi Arabian Cargo et Etihad Cargo [2].

Selon Krešimir Žabec du quotidien de Zagreb Jutarnji list, fin 2012, la Croatie livrait aux jihadistes syriens 230 tonnes d’armes pour une valeur 6,5 millions de dollars. Le transfert en Turquie était opéré par trois Iliouchine de la compagnie Jordan International Air Cargo, puis les armes étaient parachutées par l’Armée qatarie [3]. Selon Eric Schmitt du New York Times, l’ensemble de ce dispositif avait été imaginé par le général David Petraeus, directeur de la CIA [4].

Lorsqu’en 2012, le Hezbollah tenta de découvrir le trafic de la CIA et du SOCOM, un attentat fut perpétré contre des touristes israéliens à l’aéroport de Burgas, le centre névralgique du trafic. Contre l’enquête de la police bulgare et les constatations du médecin légiste, le gouvernement Borissov attribua ce crime au Hezbollah et l’Union européenne classa la Résistance libanaise comme « organisation terroriste » (sic). Il fallut attendre la chute provisoire de Borissov pour que le ministre des Affaires étrangères, Kristian Vigenine, souligne que cette accusation est sans aucun fondement.

Selon une source proche du PKK, en mai et juin 2014, les services secrets turcs ont affrété des trains spéciaux pour livrer à Rakka, c’est-à-dire à ce qui s’appelait alors l’Émirat islamique en Irak et en Syrie et qui est connu aujourd’hui comme Daesh, des armes ukrainiennes payées par l’Arabie saoudite et plus d’un millier de Toyota Hilux (pick-up double cabine) spécialement arrangés pour résister aux sables du désert. Selon une source belge, l’achat des véhicules avait été négocié avec le Japonais Toyota par la société saoudienne Abdul Latif Jameel.

Selon Andrey Fomin de l’Oriental Review, le Qatar qui ne voulait pas être en reste a acheté pour les jihadistes à la société d’État ukrainienne UkrOboronProm la version la plus récente de l’Air Missile Defense Complex "Pechora-2D". La livraison a été effectuée par la société chypriote Blessway Ltd [5].

Selon Jeremy Binnie et Neil Gibson de la revue professionnelle de l’armement Jane’s, l’US Navy Military Sealift Command a lancé en 2015 deux appels d’offres pour transporter des armes du port roumain de Constanta vers le port jordanien d’Aqaba. Le contrat a été emporté par Transatlantic Lines [6]. Il a été exécuté juste après la signature du cessez-le-feu par Washington, le 12 février 2016, en violation de son engagement.

Selon Pierre Balanian d’Asia News, ce dispositif s’est poursuivi en mars 2017 avec l’ouverture d’une ligne maritime régulière de la compagnie états-unienne Liberty Global Logistics reliant Livourne (Italie) / Aqaba (Jordanie) / Djeddah (Arabie saoudite) [7]. Selon le géographe Manlio Dinucci, elle était principalement destinée à la livraison de blindés vers la Syrie et le Yémen [8].

Selon les journalistes turcs Yörük Işık et Alper Beler, les derniers contrats de l’ère Obama ont été effectués par Orbital ATK qui a organisé, via Chemring et Danish H. Folmer & Co, une ligne régulière entre Burgas (Bulgarie) et Jeddah (Arabie saoudite). Pour la première fois, on parle ici non seulement d’armes produites par Vazovski Machine Building Factory (VMZ) (Bulgarie), mais aussi par Tatra Defense Industrial Ltd. (Tchéquie) [9].

Bien d’autres opérations ont eu lieu secrètement comme l’attestent par exemple les affaires du cargo Lutfallah II, arraisonné par la marine libanaise le 27 avril 2012, ou du cargo togolais, le Trader, arraisonné par la Grèce, le 1er mars 2016.

Le total de ces opérations représente des centaines de tonnes d’armes et de munition, peut-être des milliers, principalement payées par les monarchies absolues du Golfe, prétendument pour soutenir une « révolution démocratique ». En réalité, les pétro-dictatures ne sont intervenues que pour dispenser l’administration Obama de rendre des compte au Congrès US (Opération Timber Sycamore) et lui faire prendre des vessies pour des lanternes [10]. L’ensemble de ce trafic a été personnellement contrôlé par le général David Petraeus, d’abord depuis la CIA dont il était le directeur, puis depuis la société de placements financiers KKR qu’il a rejointe. Il a profité de l’aide de hauts-fonctionnaires, parfois sous la présidence de Barack Obama, puis massivement sous celle de Donald Trump.

 

Commentaire de Dominique :

Messieurs les "donneurs de leçons" des "grands pays démocratiques" nous pensons que maintenant le cahier des charges sur vos crimes contre l'humanité est suffisamment élaboré avec ses montagnes de preuves pour vous traduire devant la COUR INTERNATIONALE DE JUSTICE à LA HAYE.

Peut-être qu'un jour prochain cette haute Cour internationale ne sera plus réservée aux seuls africains !

Le rôle jusqu’ici secret de l’Azerbaïdjan

Selon l’ancienne fonctionnaire du FBI et fondatrice de la National Security Whistleblowers Coalition, Sibel Edmonds, de 1997 à 2001, l’Azerbaïdjan du président Heydar Aliyev hébergea à Bakou, à la demande de la CIA, le numéro 2 d’Al-Qaïda, Ayman el-Zawahiri. Bien qu’officiellement recherché par le FBI, celui qui était alors le numéro 2 du réseau jihadiste mondial se déplaçait régulièrement en avion de l’Otan en Afghanistan, en Albanie, en Égypte et en Turquie. Il recevait également des visites fréquentes du prince Bandar ben Sultan d’Arabie saoudite [11].

À ses relations sécuritaires avec Washington et Riyad, l’Azerbaïdjan —dont la population est pourtant principalement chiite— ajoute Ankara la sunnite qui le soutient dans son conflit contre l’Arménie à propos de la sécession de la République d’Artsakh (Haut-Karabagh).

À la mort d’Heydar Aliyev aux États-Unis, en 2003, son fils Ilham Aliyev, lui succède. La Chambre de commerce USA-Azerbaïdjan devient l’arrière-cour de Washington avec à côté du président Aliyev, Richard Armitage, James Baker III, Zbigniew Brzeziński, Dick Cheney, Henry Kissinger, Richard Perle, Brent Scowcroft et John Sununu.

Selon Dilyana Gaytandzhieva, le ministre des Transports, Ziya Mammadov, met en 2015 à disposition de la CIA la compagnie d’État Silk Way Airlines aux frais de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis. Le ministre des Affaires étrangères, le très peu scrupuleux Elmar Mammadyarov, envoie à plusieurs de ses ambassades des demandes d’homologation de « vols diplomatiques », ce qui interdit leurs fouilles au titre de la Convention de Vienne. En moins de trois ans, plus de 350 vols disposeront de ce privilège extraordinaire.

Bien que, selon les traités internationaux, ni les avions civils, ni les avions diplomatiques ne sont autorisés à transporter des matériels militaires, les demandes de reconnaissance comme « vols diplomatiques » portent mention explicites des chargements transportés. Cependant, à la demande du département d’État US, au moins l’Afghanistan, l’Allemagne, l’Arabie saoudite, la Bulgarie, le Congo, les Émirats arabes unis, la Hongrie, Israël, le Pakistan, la Pologne, la Roumanie, la Serbie, la Slovaquie, la Tchéquie, la Turquie et le Royaume-Uni fermèrent les yeux sur cette violation du droit international comme ils avaient ignoré les vols de la CIA entre leurs prisons secrètes.

En moins de trois ans, la Silk Way Airlines a ainsi transporté pour au moins 1 milliard de dollars d’armes.

De fil en aiguille, la journaliste Dilyana Gaytandzhieva a mis à jour un vaste système qui approvisionne également les jihadistes non seulement en Irak et en Syrie, mais aussi en Afghanistan, au Pakistan et au Congo, toujours aux frais des Saoudiens et des Émiratis. Certaines armes livrées en Arabie furent réexpédiées en Afrique du Sud.

Les armes transportées en Afghanistan seraient parvenues aux Talibans, sous le contrôle des États-Unis qui prétendent les combattre. Celles livrées au Pakistan étaient probablement destinées à commettre des attentats islamistes en Inde. On ignore qui sont les destinataires finaux des armes livrées à la Garde républicaine du président Sassou N’Guesso au Congo et à l’Afrique du Sud du président Jacob Zuma.

Les principaux négociants étaient les firmes états-uniennes Chemring (déjà citée), Culmen International, Orbital ATK (également déjà citée) et Purple Shovel.

Outre les armes de type soviétique produites par la Bulgarie, l’Azerbaïdjan acheta sous la responsabilité du ministre de l’Industrie de défense, Yavar Jamalov, des stocks en Serbie, en Tchéquie et accessoirement dans d’autres États, chaque fois en déclarant être le destinataire final de ces achats. Concernant les matériels de renseignement électronique, Israël mit à disposition la firme Elbit Systems qui prétendit être le destinataire final, l’Azerbaïdjan n’ayant pas le droit d’acheter ce type de matériel. Ces exceptions attestent que le programme azerbaïdjanais, s’il a été requis par les États-Unis et l’Arabie saoudite, était contrôlé de bout en bout depuis Tel-Aviv.

L’État hébreu, qui prétend être resté neutre durant l’ensemble du conflit syrien, a pourtant de nombreuses fois bombardé l’Armée arabe syrienne. Chaque fois où Tel-Aviv a reconnu les faits, il a prétendu avoir détruit des armes destinées au Hezbollah libanais. En réalité, toutes ces opérations, sauf peut-être une, étaient coordonnées avec les jihadistes. On apprend donc aujourd’hui que Tel-Aviv supervisait les livraisons d’armes à ces mêmes jihadistes, de sorte que si Israël s’est contenté d’utiliser son armée de l’Air pour les appuyer, il jouait en réalité un rôle central dans la guerre.

Selon les conventions internationales la falsification des certificats de livraison finale et l’envoi d’armes à des groupes mercenaires, qu’ils renversent des gouvernements légitimes ou détruisent des États reconnus sont des crimes internationaux.

L’opération Timber Sycamore, dans ses différents volets, est la plus importante affaire criminelle de trafic d’armes de l’Histoire. Dans les parties mises à jour, elle implique au moins 17 États et représente plusieurs dizaines de milliers de tonnes d’armes pour plusieurs milliards de dollars.

[1] “350 diplomatic flights carry weapons for terrorists”, Dilyana Gaytandzhieva, Trud, July 2, 2017.

[2] “War Gains : Bulgarian Arms Add Fuel to Middle East Conflicts”, Maria Petkova, Balkan Investigative Reporting Network, December 21, 2015.

[3] “TAJNA LETOVA JORDANSKIH AVIONA S PLESA Sirijski pobunjenici dobivaju oružje preko Zagreba !”, Krešimir Žabec, Jutarnji list, 23 veljača 2013. « TRANSFER HRVATSKOG ORUŽJA POBUNJENICIMA U SIRIJI Sve je dogovoreno prošlog ljeta u Washingtonu ! », Krešimir Žabec, Jutarnji list, 26 veljača 2013. “VIDEO : JUTARNJI OTKRIVA U 4 mjeseca za Siriju sa zagrebačkog aerodroma Pleso otišlo 75 aviona sa 3000 tona oružja !”, Krešimir Žabec, Jutarnji list, 7 ožujak 2013. “PUT KROZ ASADOVU SIRIJU Nevjerojatna priča o državi sravnjenoj sa zemljom i njezinim uništenim ljudima : ’Živote su nam ukrali, snove ubili...’”, Antonija Handabaka, Jutarnji list, 9 ožujak 2013.

[4] “In Shift, Saudis Are Said to Arm Rebels in Syria” and “Airlift To Rebels In Syria Expands With C.I.A.’S Help”, C. J. Chivers & Eric Schmitt, The New York Times, February 26 and March 25, 2013.

[5] “Qatar and Ukraine come to deliver Pechora-2D to ISIS”, by Andrey Fomin, Oriental Review (Russia), Voltaire Network, 22 November 2015.

[6] “US arms shipment to Syrian rebels detailed”, Jeremy Binnie & Neil Gibson, Jane’s, April 7th, 2016.

[7] “Jordan strengthens military presence on border with Syria and Iraq”, Pierre Balanian, AsiaNews, April 11, 2017.

[8] « De Camp Darby, des armes US pour la guerre contre la Syrie et le Yémen », par Manlio Dinucci, Traduction Marie-Ange Patrizio, Il Manifesto(Italie), Réseau Voltaire, 18 avril 2017.

[9] « Le Pentagone poursuit les contrats d’armement des jihadistes de l’ère Obama », Réseau Voltaire, 28 mai 2017.

[10] “U.S. Relies Heavily on Saudi Money to Support Syrian Rebels”, Mark Mazzetti & Matt Apuzzojan, The New York Times, January 23, 2016.

[11] Classified Woman. The Sibel Edmonds Story : A Memoir et The Lone Gladio, Sibel Edmonds.

 

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19 juillet 2017 3 19 /07 /juillet /2017 13:53

UN CAMEROUNAIS ANCIEN CAMARADE DE MACRON LUI REPOND.

Le camerounais Joël Teubissi Noutsa, ancien élève de l’ENA, cette école de laquelle est issu le président français, vient de lui répondre, suite à ses déclarations polémiques lors du récent sommet du G20. Une réponse magistrale qui revient sur des détails qu’a tendance à oublier le jeune chef de l’état français.

Habib Hassan

" LETTRE OUVERTE A EMMANUEL MACRON.

Mon cher Emmanuel, J’ai appris avec consternation dans les médias les propos désobligeants, empreints de mépris, de sarcasme et de racisme, que tu as prononcés à l’égard de mon continent. Dois-je te rappeler que lorsque tu sollicitais le suffrage de ton peuple, tu as qualifié le colonialisme de « crime contre l’humanité » lors d’un séjour en Algérie. Certainement dans l’objectif de rallier l’électorat français d’origine maghrébine et africaine. Quoique, entre les deux tours, sachant pertinemment que tu serais élu, tu t’es ravisé en parlant de « crime contre l’humain ». Il me souvient également que tu mettais en avant le choix de l’Ambassade de France au Nigeria comme lieu de stage lors de tes études à l’Ena, comme pour faire croire à cet électorat que tu souhaitais le connaitre, bien avant d’aspirer à la Magistrature suprême.

Cependant, à peine élu, et surtout depuis que tu dînes régulièrement avec le nabot qui nous avait insultés à Dakar, tu es devenu moqueur et véhément à notre égard. Il y a encore quelques semaines tu te moquais de nos frères comoriens, dont la Présidence de la République a qualifié ton écart de langage sur les Kwassa-kwassa « d’inconsidéré (…) et à mettre sur le compte de (ta) jeunesse ». Tes excuses sont d’ailleurs toujours attendues. Aujourd’hui tu expliques à la face du monde, en plein sommet du G20, que le sous-développement de l’Afrique est « civilisationnel ». Que c’est parce que nous sommes « des cultivateurs de chanvre indien ; des guerriers belliqueux, corrompus, incompétents et inaptes à la démocratie … des trafiquants d’êtres humains et de biens culturels … et des fornicateurs invétérés, au point d’avoir entre 7 et 9 enfants par femme… » Mais tu as oublié de te poser les bonnes questions, comme celles de savoir qui sont les plus grands consommateurs de chanvre indien, fabricants d’armes, trafiquants en tout genre, esclavagistes, corrupteurs et exploiteurs ? Mon cher Emmanuel, si le cannabis a d’abord été qualifié de chanvre « indien » et pas « africain », c’est bien qu’il a commencé à être cultivé quelque part, là-bas en Asie. Etant donné que mes ancêtres n’étaient pas de grands navigateurs, on peut subodorer que ce sont les tiens qui l’ont importé sur notre continent. L’histoire nous raconte même que l’opium, son cousin germain, a été implanté en Chine par ta cousine la Grande Bretagne pour fragiliser ce peuple. Tu as bien dit « guerriers belliqueux, corrompus, incompétents et inaptes à la démocratie », dois-je te rappeler que tes aïeux ont instrumentalisé et armé les guerres les plus sanglantes sur mon continent et favorisé la plupart des coups d’état violents.

Qui finance les groupes terroristes, dont AQMI, BOKO HARAM et le MUJAO ? Qui a tué Khadafi, qui était l’ultime rempart de notre sécurité et le moteur de notre développement ? Qui a ourdi l’assassinat des héros de la lutte pour l’indépendance (Um et consorts) et des présidents en exercice (Olympio, Boganda, Tombalbaye, Ngouabi, Sankara, Ntaryamira, Habyarimana, etc.), qui souhaitaient simplement s’affranchir de l’hégémonie de l’Etat français ? Qui a fait partir certains chefs d’Etat du pouvoir, à l’instar des présidents Gbagbo et Lissouba, qui gênaient les intérêts de l’Etat français ? Qui soutient les régimes africains les plus incompétents et dictatoriaux, depuis les années d’indépendance ? Qui, par des accords de défense léonins, a fait main basse sur nos matières premières ? Qui nous rendra les mallettes d’argent qui ont circulé dans les réseaux françafricains ? Pourtant, pour avoir été scolarisé avec des africains, qui sont d’ailleurs membres de ton mouvement En marche, tu es censé connaitre la qualité des hommes de ce continent. Tu nous as qualifiés de « trafiquant d’êtres humains et de biens culturels », j’aimerai que tu me dises le fonds de ta pensée, concernant l’esclavage du peuple noir pendant plus de trois siècles, la colonisation qui a duré près d’un siècle et le néocolonialisme et le paternalisme qui perdurent.

Mes ancêtres n’ont aucun mémorial en France, pas même une stèle ! Alors qu’ils se sont battus pour les idéaux d’égalité et de fraternité que tu foules au pied par tes propos. D’où proviennent les reliques africaines précieusement conservées au Musée du Louvre et dans les musées français, qui en font le rayonnement ? Le comble, c’est quand je t’ai entendu dire que les milliards d’euros que vous déversez chez nous ne changeront rien à notre condition, tant que nos femmes continueront d’avoir entre 7 et 9 Enfants. Cher Emmanuel, pour le coup tes statisticiens se sont fourvoyés car, le taux de fécondité en Afrique s’élevait à 4,7 enfants par femme en 2016. Même en 1950, il était de 6,5 enfants par femme.

Ce rappel étant fait, permets-moi de faire deux commentaires à ce sujet. Le premier sur le volume de l’aide internationale et ensuite sur la démographie. Tes prédécesseurs avaient arrêté le seuil annuel de l’aide internationale des pays riches, en faveur des pays pauvres, à 0,7% du Produit national brut (PNB), parce qu’ils estimaient à raison que vous deviez payer pour le tort que vous nous aviez fait subir, en spoliant nos richesses et en nous volant nos valeureux guerriers pendant 400 ans. Que ce soit la France, ou sa cousine la Grande Bretagne, puissances colonisatrices, vous n’avez jamais atteint 0,4% de votre PNB. Et que dire de votre aide, quand elle nous parvient ?

Lorsqu’elle est sous la forme d’infrastructures, ce sont vos entreprises qui gagnent les marchés à des prix trois fois supérieurs au coût nécessaire pour les réaliser. Ce sont vos compatriotes qui sont recrutés à des niveaux supérieurs, avec des salaires exorbitants. C’est votre matériel qui est utilisé. Lorsqu’elle est sous la forme de bourses, c’est dans votre économie que les étudiants dépensent l’argent reçu, etc. Je t’aurai bien conseillé quelques études qui mettent en exergue les effets négatifs de l’aide sur nos économies, mais je ne doute pas que tu les ais en ta possession.

Sur le nombre d’enfants, comme je l’ai dit plus haut, tes chiffres sont faux et ton analyse fragile. Tu devrais pourtant savoir, et c’est inscrit dans le séminaire de Géopolitique que tu as dû suivre à l’Ena ou à Sciences po, que la population est un facteur de richesses et fait partie des cinq attributs de la puissance, cf la Chine, l’Inde, le Nigeria, etc. Tu as dû certainement zapper ce cours, trop occupé à faire mumuse avec Brigitte.

Tiens, justement, Brigitte, parlons-en. Personne en Afrique ne te fait le reproche d’avoir cocufié un homme qui avait l’âge d’être ton père ⎼ qui t’a d’ailleurs aimablement accueilli sous son toit ⎼ avec une femme qui a l’âge d’être ta mère ? Certains diront que c’est indécent ou te qualifieront de traître, mais c’est ton choix et je le respecte ! Des mauvaises langues affirment même qu’elle te servirait de paravent pour, comme Philippot, exprimer tes orientations sexuelles.

Certains diront que tu es pervers, ou que cette orientation sexuelle est « civilisationnelle », mais je m’en garderai bien. Que dire donc de ton libre choix de ne pas procréer ? Là encore, je me garderai bien de fouiner dans tes sous-vêtements, mais de grâce, laisses ceux de nos mères tranquilles !!! Le plus drôle dans cette histoire c’est de voir la frénésie avec laquelle certains compatriotes et frères africains se délectent de tes propos condescendants et paternalistes, cherchant à noyer le poisson ou à en minimiser la portée.

Certains le faisant naïvement, dans le but de ne pas égratigner leurs amis français, ou le souvenir de leur séjour en France ; tandis que d’autres, plus pervers, réagissent de la sorte de manière à préserver leurs « intérêts ». J’ai des amis français, de très bons amis d’ailleurs et j’ai un souvenir ému de mon court séjour dans ce pays. Donc, je n’ai aucunement de problème ni de haine vis-à-vis des Français, mais plutôt avec l’Etat français dont nous ne supportons plus le mépris et l’inculture de ses dirigeants, notamment en ce qui concerne l’histoire de l’humanité.

Très cher Emmanuel, tu devrais savoir que la pauvreté comme la richesse à l’échelle individuelle, nationale ou continentale sont cycliques ! L’Afrique a un jour régné sur le monde, souviens-toi, et son tour reviendra. Aussi, en toute fraternité, je t’invite à te repentir de tes propos et à nous présenter tes excuses afin que cette génération ne grandisse pas avec pareille humiliation.

En effet, quand notre tour adviendra, il ne plairait à personne que la même graine de revanche, qui a animé tes cousins germains allemands suite à l’humiliation de Nuremberg, n’ait germé dans les consciences de 2 milliards de noirs. Te voilà prévenu !

Bonne fête nationale. Ton condisciple africain

Teubissi Noutsa Joël,

ancien élève de l’ENA

source:http://afrik-inform.com/index.php/fr/politiques/812-france-natalite-en-afrique-explosif-un-camerounais-ancien-camarade-de-macron-lui-repond

Commentaire de Dominique :

Je suis très heureux de prendre connaissance de la réponse pertinente faite par ce "collègue" de promo de notre Président en exercice : Micron, sur des propos inadmissibles tenus par ce dernier.  

Cet énarque camerounais répond point par point à ce Président français décidément pas à la hauteur de la tâche. Pourtant c'est celui-là même qui est chargé de définir notre destinée... Minable, incompétent, prétentieux seraient les qualitatifs à lui réserver mais il y a plus grave : aveugle.

Pauvre type, il ne voit pas toutes les qualités des africains, c'est un nul.

D'ailleurs Joël Teubissi Noutsa prévient dans ses dernières lignes :"quand notre tour adviendra...". C'est sûr l'Afrique va arriver en force dans les prochaines décennies.

D'ailleurs sans difficultés... puisque européens et états-uniens sont dégénérés et quoi qu'il en soit vont au précipice emportés par leurs faillites économiques, morales et intellectuelles.

Comme je le précisait Micron est aveugle; mais comme on possède les hommes politiques que l'on mérite... beaucoup (trop) de français accusent la même tare que leur Président !

L'avenir est donc aux africains et les donneurs de leçons vont devenir les sous développés de la Planète. Ca va être drôle à voir. Cela vous pend au nez et je prédit une échéance rapide que je suis certain de voir sous peu. Depuis longtemps la France n'a plus les compétences pour distribuer des leçons de morales  aux africains.

Je suis triplement africain : je suis né à Marrakech au Maroc et j'y ai vécu 15 ans; je réside depuis 7 années au Sénégal et j'ai bien l'intention d'y finir mes jours; je suis marié avec une sénégalaise Diola catholique. En sus j'observe beaucoup tous les gens qui m'entourent et sans me tromper j'avoue aimer les africains pour leur vertus.

Je voudrai profiter de l'occasion pour apporter ma palme d'or au Maroc. En effet, je le regarde toujours avec mon coeur mais avec un esprit critique : ce pays émergeant dont on ne parle pas assez de ses qualités de gouvernance sera un jour l'un des premiers d'Afrique et dans le peloton de tête des pays exemplaires de la Planète... juste après la Russie !

Dernière heure :

Le vendredi 21 juillet ce sont plus de 100 sites internet de médias africains qui auront repris l'intégralité de la lettre ouverte de cet énarque camerounais Teubissi Noutsa Joël adressée à son condisciple Emmanuel Macron. 

Bravo, Teubissi Noutsa votre réponse aura été entendue et relayée par un très grand nombre d'africains. Au moins notre Président français jupitérien est habillé pour plusieurs hivers et grâce à vos traductions pertinentes et justes, tous vos concitoyens sauront mieux juger ce Président peu honorable qui dédaigne les africains !

Ce qui n'est pas le cas de tous les français, faut-il le préciser.

Normal Macron ne représente pas le quart des électeurs français et nous n'en sommes qu'en début de mandat...

Pariez qu'au rythme où il va, il rejoindra tôt ou tard les records absolus d'insatisfaits atteints par son prédécesseur Hollande !

Cela pourrait être une satisfaction pour vous, en attendant que toute l'Afrique prenne la relève !

 

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15 juillet 2017 6 15 /07 /juillet /2017 15:40

Un iceberg géant, d’une superficie de 5 800 km2, s’est détaché de l’Antarctique entre le 10 et le 12 juillet 2017. Des constatations similaires avaient été observées en 1995 et en 2002.

Selon The New York Times, cette nouvelle confirme la prédiction du chercheur états-unien John H. Mercer, publiée dans Nature en 1978 : la calotte polaire (inlandsis) va disparaître sous l’effet du réchauffement climatique. De nombreux médias tirent la sonnette d’alarme après que le président Donald Trump a retiré son pays de l’Accord de Paris sur le climat.

Ce que le New York Times ne dit pas, c’est que cet événement n’est aucunement extraordinaire : en 1956 un iceberg six fois plus volumineux fut observé se séparant de l’Antarctique et en 1927, un autre iceberg quatre fois plus volumineux. On ne dispose pas de données pour les siècles antérieurs.

Par ailleurs, le président Donald Trump a retiré son pays de l’Accord de Paris exclusivement par ce qu’il s’oppose au système financier de la Bourse du carbone [1]. Sa décision ne concerne donc pas l’environnement. La Bourse du carbone a été créée par David Blood (ancien directeur de la banque Goldman Sachs) et Al Gore (ancien vice-président des États-Unis). Ses statuts ont été rédigés par Barack Obama (futur président des États-Unis).

[1] « 1997-2010 : L’écologie financière », par Thierry Meyssan, Оdnako(Russie) , Réseau Voltaire, 26 avril 2010.

 

Source : Wikistrike

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14 juillet 2017 5 14 /07 /juillet /2017 14:34

Monsieur le Président, 

Vous avez déclaré que vous ne souhaitiez pas la destruction de l’Etat syrien et qu’avec vous au pouvoir, on en aurait fini avec les “néoconservateurs importés”. Plus récemment, au sortir du G20, vous avez de nouveau précisé votre détermination à œuvrer pour une sortie politique du conflit excluant le préalable d’une mise hors jeu de l’actuel Président de l’Etat syrien. Vous interrompez le soutien financier et logistique que la mandature précédente accordait à des forces combattantes terroristes qu’elle qualifiait de ‘modérées.’ 

Ce réalisme a été imposé par l’échec d’une politique d’ingérence illégitime et désastreuse. Le peuple syrien avec toutes ses composantes, en particulier une opposition authentique de l’intérieur, certes pas celle d’une poignée d’exilés exhibés à quelques occasions, s’est rangé derrière Bachar el Assad pour lutter contre la désintégration de sa nation. Avec l’aide de pays amis, il est en train de mettre fin à l’existence d’un Etat takfiriste. 

Parmi ceux qui ont accueilli votre présidence avec scepticisme, beaucoup espèrent voir dans cette position une politique qui permettrait à la France d’entamer une diplomatie indépendante. Elle se déploierait fermement dans les intérêts conjoints des peuples de la région, martyrisés et décimés, et du peuple français qui n’en a récolté comme effet tangible que des attentats terroristes sur son territoire et l’instauration d’un Etat d’urgence sans cesse reconduit. Elle saurait rester insensible aux imprécations telles que celles développées dans une lettre ouverte à Libération (1). Ce véritable appel à la guerre cautionne la tentative de déstabilisation d’un Etat souverain au mépris de la loi internationale. Il se présente sous la forme d’un chantage moral habituel qui consiste à culpabiliser ceux qui refusent la guerre, en les accusant de faire de la France la « complice » des crimes imputés sans preuve au gouvernement syrien. Bien au contraire, des preuves irréfutables s’accumulent qui mettent en évidence la responsabilité des forces terroristes dans les différents événements chimiques qui ont émaillé la scénarisation d’une dictature sanguinaire qui assassine son peuple. 

Nous sommes opposés à toute guerre d’ingérence franche comme celle qui a détruit la Libye et déstabilisé l’Afrique sub-sahélienne mais plus encore contre cette forme insidieuse d’agression menée par la France en Syrie à l’insu du peuple français. Aussi nous vous mettons en garde instamment contre la tentation de création de couloirs humanitaires, prétexte toujours invoqué pour établir une installation militaire étrangère dans un pays souverain. 



Monsieur le Président

Nous attendons de la part de votre gouvernement que la France réaffirme sa vocation d’indépendance et de respect du droit en matière de politique internationale, à savoir : 

– Qu’elle s’oppose aux guerres visant à des « changements de régime », qui sont en réalité des guerres visant à la destruction d’États souverains qui n’agressent personne ;

– Qu’elle refuse de suivre les « diktats » de tous ceux, néoconservateurs ou « humanitaires » auto-proclamés, qui mèneraient à des guerres sans fin, illégales au regard du droit international ; 

– Qu’elle fonde le prestige de la France sur sa capacité de compréhension et de médiation des conflits, ce qui est dans l’intérêt véritable des Français et des peuples du monde entier ; 

Comme premier geste concret, nous vous demandons de lever les sanctions qui frappent le peuple syrien et de rétablir les relations diplomatiques avec l’Etat syrien. Cela permettrait au moins de coordonner les actions contre les takfiristes européens recrutés en Syrie et en voie de retour pour commettre des attentats. 


(1) (http://www.liberation.fr/debats/2017/07/02/monsieur-le-president-maintenir-assad-c-est-soutenir-le-terrorisme_1581057

Signataires :


Claude Beaulieu, président du Comité Valmy
Badiaa Benjelloun, médecin, directrice de l’espace Maymana
Ahmed Bensaada, enseignant, auteur et essayiste
Joseph Berbery, retraité de l’enseignement, Canada
Geneviève Blache, membre de la direction du Comité Valmy
Jean Bricmont
Vladimir Caller, journaliste, analyste politique
Michel Collon, journaliste, écrivain, fondateur d’Investig’Action
Comité Valmy
Alain Corvez, conseiller en stratégie internationale
Bruno Drweski, enseignant-chercheur, historien, géopolitiste, ARAC
Bernard Gerbier, professeur des Universités émérite
Bruno Guigue, ex-sous-préfet de la République, analyste politique
Youssef Hindi, écrivain, analyste politique
Investig’Action
Diana Johnstone, journaliste, écrivaine
Claude Karnoouh, philosophe, anthropologue, retraité CNRS
Jacques Kmieciak, journaliste
Micheline Ladouceur, géographe et Rédactrice de Mondialisation.ca
Simone Lafleuriel-Zakri, professeur retraitée, écrivaine, historienne
Jean Lévy, Comité Valmy (direction), ancien responsable CGT Banques
Jacques Maillard, physicien, bureau national du Comité Valmy
Alexandre Moumbaris, éditions Démocrite
Marie-José Moumbaris, éditions Démocrite
Majed Nehmé, journaliste franco-syrien, directeur de Afrique-Asie
Jean-Pierre Page, syndicaliste, ancien dirigeant national CGT
Maria Poumier
Michel Raimbaud, ancien Ambassadeur (ret), conférencier
Jean-Pierre Robert, administrateur du site Palestine-Solidarité
Yves Vargas, Philosophe
Jean-Michel Vernochet, journaliste
Isabelle Voltaire, Comité Valmy (direction) 


Source : l'Echelle de Jacob

 

Commentaire de Dominique :

Je signe des deux mains cette lettre au président de la Ripoublique.

Que les chefs d'état qui pratiquent l'ingérence dans les pays souverains qui ne donnent pas eux-mêmes d'autorisation d'intervention sur leur territoire soient traduits devant la Haute Cour Internationale de Justice de La Haye. 

Cette Cour serait-elle exclusivement réservée aux africains ? Pour l'heure c'est le cas et il faut que cela change enfin.

 

 

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11 juillet 2017 2 11 /07 /juillet /2017 12:06

 

Cet article est intéressant à découvrir pour tout le monde mais il est dédicacé en particulier aux lecteurs qui viennent affirmer avec grande conviction dans les commentaires que les vaccins ont « sauvé des millions de gens dans le monde »…Fawkes

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 Le dernier grand article de Sylvie Simon du 20/07/2013 pour répondre à l’article de Slate :  Regardez les maladies du XXe siècle disparaître après l’introduction des vaccins, et à un commentaire

 Bonjour à tous.

 Je profite des vacances pour vous soumettre un texte plus long que de coutume, qui vous éclairera sur l’utilité des vaccins qui auraient « éradiqué » toutes les maladies infectieuses qui menacent encore l’humanité.

 Article paru dans © N E X U S  N° 84 de janvier-février 2013

 

 LA DISPARITION DES MALADIES INFECTIEUSES N’EST PAS DUE AUX VACCINS

Les chiffres le prouvent, les courbes le montrent : les vaccins n’ont pas éradiqué les épidémies. Bien au contraire, ils ont favorisé l’émergence de maladies d’autant plus redoutables qu’elles surviennent sur des sujets adultes au système immunitaire affaibli.

Il existe actuellement un rejet très net du principe vaccinal à cause des nombreux effets secondaires graves qu’il génère. Cependant, même les victimes de l’obligation vaccinale persistent à affirmer que, malgré les risques, les vaccins ont « éradiqué » les maladies infectieuses de la planète.

 Or, dès que l’on se penche sur la question, on s’aperçoit qu’il n’en est rien et que certaines épidémies qui ont ravagé nos pays ont disparu sans aucun vaccin, ce que les partisans des vaccins semblent ignorer. Ainsi, en 1348, la peste noire fit périr la majorité de la population française, puis elle a sévi pendant des siècles à travers le monde pour s’éteindre totalement sans aucune vaccination. Le choléra a, lui aussi, semé la terreur dans notre pays pour disparaître totalement sans aucun vaccin. Si la vaccination contre ces maladies avait existé et avait été obligatoire durant ces périodes critiques, il est probable que l’on aurait attribué cette disparition aux bienfaits des vaccins. Or, il faut imputer ces régressions à d’autres facteurs. Quant à la lèpre, qui existe encore dans certains pays à l’état endémique, elle ne cause plus de ravages comme elle le fit par le passé et les grandes épidémies ne sévissent plus, bien qu’il n’existe aucun vaccin contre cette maladie.

 D’une manière générale, il suffit d’observer les courbes de déclin des maladies pour s’apercevoir que ce déclin a toujours commencé bien avant l’introduction des vaccins.

 Tuberculose et BCG

 Un certain nombre de pays ne vaccinent pas contre la tuberculose, notamment les États-Unis, car 
le fait d’avoir reçu le BCG entraîne un test tuberculinique positif qui brouille le diagnostic de la maladie en cas de tuberculose. Le fait de vacciner contre le BCG rend plus difficile l’identification de l’infection. On ne peut donc attribuer la diminution spectaculaire des cas de tuberculose au vaccin.

 

 

COURBE

 

En 1975, la Suède a décidé d’interrompre la vaccination systématique des nouveau-nés. L’incidence de la tuberculose a continué à décroître au même rythme.

Dans son numéro spécial de février 1997, le Bulletin Epidémiologique signalait que sur « 7 594 cas de tuberculose déclarées en France en 1996, parmi les 293 enfants de moins de 15 ans atteints, dont le statut vaccinal est connu, 70 % ont été vaccinés […]. De nombreuses études montrent que lors d’une épidémie il y a autant de personnes atteintes chez les vaccinés ou les non vaccinés. »

Et si l’on observe la courbe de mortalité en Allemagne entre 1750 et 1950, on remarque que les cas ont diminué bien avant la vaccination.

 

 

poumon

Quant à la courbe de mortalité en Grande-Bretagne entre 1865 et 1964, elle permet de constater une diminution régulière et spectaculaire des cas, avec des paliers durant les deux guerres, bien avant l’introduction du vaccin en 1955.

 

 En outre, selon le document sur la tuberculose publié par l’OMS en 2003, 1980 il y avait 29 991 cas en Allemagne et 17 199 cas en France. Or la RFA a supprimé en 1973 l’utilisation du BCG, et la RDA en 2001, il n’y a plus que 6 959 cas de tuberculose, soit 84 cas par million d’habitants en Allemagne, mais en France, malgré (ou à cause de) l’obligation vaccinale qui n’a été supprimée qu’en 2007, on trouve encore 96 cas par million d’habitant soit un total de 5 814 cas. D’ailleurs, contrairement aux « craintes » des services de santé, lorsque ce vaccin n’a plus été obligatoire et que l’incidence du vaccin a très fortement chuté, on n’a pu déceler le moindre signe d’augmentation des cas liée à cette diminution. Au contraire, il s’est produit une nette diminution des méningites tuberculeuses et moins de cas de tuberculose chez les enfants, même dans les régions les plus exposées.

 L’un des arguments avancés pour le maintien du BCG est qu’il protégeait efficacement de la méningite tuberculeuse. Or, dés 1973, le Dr F. Freerksen, directeur de l’Institut de Biologie Expérimentale, précisait : « Le dogme de l’absence de méningite tuberculeuse chez les vaccinés doit être abandonné (entre 1964 et 1968, à Vienne, sur quatre méningites tuberculeuses, deux se sont produites chez des sujets vaccinés). » (cf. Le Concours médical, 20 avril 1974, t. 96 [16], p. 2 529-2 530). L’année même, la République Fédérale allemande supprimait ce vaccin. Pour sa part, le Pr. Costil, de l’hôpital Trousseau à Paris, a pu observer huit cas de méningite tuberculeuse, survenus entre 1978 et 1988, chez des enfants vaccinés avec le BCG (cf. Profil du 13 juillet 1989).

On cite souvent le décès de 6 enfants âgés de moins de 5 ans par la tuberculose en 1995, mais on « oublie » toujours de dire que, sur les 6 enfants, 3 étaient correctement vaccinés par ledit BCG.

 Le cas de la diphtérie

 Le déclin naturel de la diphtérie est inscrit au crédit de l’action vaccinale, alors qu’il s’agit d’un phénomène spontané de régression épidémique dans tous les pays d’Europe, qu’il y ait eu vaccination ou pas.

La diphtérie est aussi un exemple frappant de la disparition de la maladie avant la vaccination systématique. En Australie, dès 1923, K. R. Morre avait remarqué que la diphtérie avait autant régressé dans les localités non vaccinées que dans celles où les vaccinations avaient été recommandées. Son étude a paru dans le Bulletin de l’office intérieur d’hygiène publique en 1926. Depuis cette époque, de nombreuses observations basées sur les chiffres fournis par l’OMS ont montré une décroissance identique de la diphtérie en Allemagne, en Hongrie, en Suisse, en Pologne et aux États-Unis (fig. 3).

 

 

courbe2

 

 

 

EUROPE

 

 

Deces

Quant au Japon non vacciné et au Canada vacciné, l’incidence n’est pas la même, mais la diminution des cas est tout aussi spectaculaire (fig. 4). Entre 1944 et 1952, le Japon, qui avait entrepris une campagne vaccinale, l’arrêta à la suite d’une quarantaine d’accidents vaccinaux mortels. Pourtant, le déclin de la maladie fut remarquable, de onze à quinze fois moins de morbidité et de mortalité, alors que le pays souffrait encore des conséquences de sa défaite  : sous-alimentation et misère extrême. Comme le signale Fernand Delarue dans son ouvrage L’Intoxication vaccinale, « si la vaccination a semblé faire merveille au Canada, la non-vaccination a elle aussi réalisé des prodiges au Japon ».

 En France, de 1945 à 1950, le nombre de décès est tombé de 1839 à 121 chez les enfants de 1 à 14 ans (vaccinés) et de 517 à 34 chez les moins de 1 an (non vaccinés), soit une baisse de 93 % dans les deux cas. Le déclin naturel de la diphtérie est inscrit au crédit de l’action vaccinale, alors qu’il s’agit d’un phénomène spontané de régression épidémique dans tous les pays d’Europe, qu’il y ait eu vaccination ou pas. L’étude la plus complète sur l’incidence de la vaccination antidiphtérique a été faite en 1954 par le Pr Robert Rendu et est parue le 20 février de la même année dans le Journal de médecine de Lyon. « Comme cette régression “spectaculaire” a plus ou moins coïncidé avec l’extension de la vaccination dans tous les pays civilisés du monde, on a en a conclu que c’était l’anatoxine qui avait fait reculer la diphtérie. »

 Par ailleurs il ne faut pas oublier que la vaccination contre la diphtérie a été suivie par des épidémies de poliomyélite directement liées à la vaccination anti-diphtérique

 Poliomyélite et tétanos

 Vers la fin des années 40, on dénombra en Angleterre et au pays de Galles de nombreux cas de poliomyélite après l’injection du vaccin antidiphtérique, ce qui mena à interdire le vaccin dans ces pays en avril 1950. Et sur 1308 cas de paralysie survenus à cette époque chez des enfants âgés de 6 mois à 2 ans, 170 cas étaient liés à une injection antidiphtérique (fig. 5).

 Pour le tétanos, la situation est différente. La maladie n’étant pas contagieuse, elle ne se transmet donc pas par contact d’individu à individu, et elle n’est pas immunisante. « Puisqu’un malade guéri du tétanos n’est jamais immunisé contre une seconde atteinte, comment un vaccin pourrait-il mieux protéger de la maladie ? » demandait en 1949 le Dr Robert Rendu, de la faculté de médecine de Lyon, dans La Presse médicale. Entre 1943 et 1947, cinq millions au moins d’enfants ont été vaccinés, soit plus de la moitié de la population âgée de 1 à 14 ans. « Cette vaccination massive aurait dû entraîner une diminution considérable du nombre de décès, or les statistiques officielles montrent que le nombre de décès infantiles par tétanos n’a guère varié de 1943 à 1947 (un décès en moyenne par département et par an). »

 La courbe de la mortalité moyenne annuelle due au tétanos en Grande-Bretagne et au pays de Galles montre que celle-ci avait amorcé sa descente des décennies avant le début de la vaccination (fig. 6).En résumé, ce sont les pays où la vaccination est le moins pratiquée qui présentent le moins de cas de tétanos. Il se trouve que la France détient le record de cas de tétanos après le Portugal, alors que dans ces deux pays, cette vaccination est obligatoire.

 Chlorure de magnésium

Chlorure-de-magnésium-500x375L’enseignement médical nous prévient que la maladie succède à une plaie profonde, souillée de terre ou à une brûlure profonde. Mais il existe des tétanos en l’absence de plaie. Quant au tétanos néonatal qui atteint le nouveau-né essentiellement dans les pays pauvres, il est dû au manque d’hygiène ombilicale à la naissance. Il semblerait que le tétanos, comme la diphtérie, soit une conséquence d’un manque de magnésium.

 

 Il faut savoir que les traitements non officiels reposent sur le chlorure de magnésium dont on connaît l’efficacité dans les états infectieux (diphtérie, tétanos, polio) grâce aux travaux du Dr Neveu et du Pr Delbet. Nicolas Neveu avait rédigé un rapport sur les guérisons qu’il avait obtenues chez des personnes atteintes de diphtérie. Pierre Delbet voulut présenter ce rapport à l’Académie de médecine, mais il se heurta à une opposition farouche de la part du corps médical. C’est dans une lettre adressée au Dr Neveu en date du 16 novembre 1944 qu’il révèle : «La publication de ma communication du 20 juin est définitivement refusée. Le Conseil de l’académie a trouvé, après 6 mois de réflexion, l’argument suivant : en faisant connaître un nouveau traitement de la diphtérie on empêcherait les vaccinations et l’intérêt général est de généraliser ces vaccinations. »

Il ressort de ce rapport que l’Académie de médecine a décidé délibérément d’étouffer un traitement qui aurait pu sauver des milliers de vies, mais qui aurait risqué de concurrencer les vaccins.

Les cahiers de biothérapie (n° 39, septembre 1973) ont publié les résultats des docteurs Fumeron et Neveu, confirmés par le Dr Chevreuil, de Nantes, et concernant des personnes atteintes de tétanos et considérées comme perdues : ils ont obtenu des résultats spectaculaires en injectant 5 grammes de chlorure de magnésium dans 20 cm3 de sérum physiologique par voie intraveineuse.

 Selon l’OMS, le taux d’anticorps (ou antitoxine) de 0,01 UI/ml est considéré comme protecteur. Mais la présence d’anticorps n’est pas une garantie de sécurité, aussi impose-t-on des rappels tous les cinq ans aux enfants et tous les dix ans aux adultes pour « assurer » la restauration de l’immunité. Or, dans le journal médical Neurology (t. 42, 1992), Crone et Rider citent le cas d’un patient âgé de 29 ans atteint d’un tétanos sévère alors qu’il avait été hyper-immunisé en vue de produire une immunoglobuline antitétanique. Son taux d’anticorps était de 3 300 fois le taux considéré comme protecteur.

L’Unicef a acheté 4,3 milliards de doses de vaccins anti tétanos en quinze ans sans faire baisser le moins du monde l’incidence de la maladie.

De même, en 1991 à l’hôpital de Dar es-Salaam, en Tanzanie, sur 10 cas de tétanos chez les nouveau-nés, 9 mères avaient des taux d’anticorps suffisants pour protéger le bébé (jusqu’à 400 fois le taux protecteur).

En août 1987, eut lieu à Leningrad la VIIIe conférence internationale sur le tétanos. Ce fut l’occasion de faire le point sur le vaccin que les représentants de l’OMS voulaient inclure dans un vaste programme de vaccination. Le Dr Masar démontra alors que sur 28 cas de tétanos en Slovaquie, 20 malades avaient été correctement vaccinés. D’ailleurs, l’Unicef a acheté 4,3 milliards de doses en quinze ans sans faire baisser le moins du monde l’incidence de la maladie.

Armées vaccinées

 

1437335893_212f5588dbDans l’armée française, la plus vaccinée des armées alliées (plus de quatre millions de vaccinations d’octobre 1936 à juin 1940), le taux de morbidité tétanique par mille blessés est resté le même pendant la campagne de 1940 qu’avant ces vaccinations massives. Dans l’armée grecque, non vaccinée, la fréquence du tétanos au cours de la dernière guerre a été sept fois moindre que dans l’armée française.

 

Dans l’armée américaine, pendant la Deuxième guerre, il y eut 10 millions de mobilisés, un demi-million de blessés et 12 cas de tétanos, 6 chez les non-vaccinés et 6 chez les vaccinés.

En Belgique, le Dr Kris Gaublomme a rassemblé toute une série d’articles, publiés dans The International Vaccination Newsletter de septembre 1996, qui corroborent les observations précédentes.

 On proclame volontiers que ce vaccin est le mieux toléré et le plus anodin, mais son innocuité est loin d’être démontrée. Les effets indésirables ne sont pas rares et peuvent être graves sur le court ou le long terme.

 Vaccin anti-hépatite B 

 Il en est de même pour le vaccin anti-hépatite B. Lors de la folie vaccinale de 1994 qui a permis de vacciner la moitié de la population française, la courbe de la Courly, qui réunissait les échantillons sanguins provenant de la surveillance épidémiologique de 70 laboratoires d’analyses biologiques dans la région lyonnaise, montrait que l’on avait douze fois plus de cas d’hépatite B en 1978 qu’en 1992. Cette courbe confirmait une nette diminution des cas observés depuis cette époque, donc avant la campagne publicitaire de 1994 en faveur du vaccin.

 Entre 1963 et 1979, la fréquence de l’hépatite B était déjà réduite de 90 %, mais cette amélioration est évidemment attribuée aux seules vaccinations, alors que la baisse des cas correspond aux mesures prises pour éviter les transmissions par seringues chez les drogués et des contaminations par le sang chez les transfusés.

 Un constat devrait nous surprendre : depuis l’obligation vaccinale pour le personnel de santé, la décroissance des cas aurait dû être deux fois plus rapide chez eux que dans la population générale, or elle est identique.

 Flambée de rougeole 

12078312Aux États-Unis, en 1958, on répertoriait environ 800 000 cas de rougeole, mais en 1962, une année avant l’introduction du vaccin, ce chiffre était brusquement tombé à 3 000 (fig. 7). Pendant les quatre années suivantes, ce chiffre a continué à baisser alors que les vaccins administrés pendant cette période furent jugés par la suite parfaitement inutiles au point d’être abandonnés. Cependant, les vaccinations ont repris de plus belle dès 1978 et, d’après le Dr Mendelsohn, « la mortalité par rougeole a été multipliée par 25 depuis ces campagnes vaccinales ».

 

 

 En résumé, aux États-Unis, la rougeole est en constante augmentation depuis les vaccinations. Et un constat alarmant a été publié en 1995 par les laboratoires SmithKline Beecham, pourtant fabricants de vaccins : « Les rougeoles ont été 18 fois plus nombreuses aux USA en 1990 (27 672 cas) qu’en 1983, malgré une vaccination systématique contre la maladie depuis 1978. » Et en 2006, les CDC (Centers for Desease Control and Prevention) signalaient que 89 % des enfants d’âge scolaire qui avaient contracté la rougeole étaient vaccinés.

 En 1986, au Canada, le nombre de cas de rougeole était sept fois plus élevé qu’en 1985. La Suède a abandonné ce vaccin dès 1970 et l’Allemagne dès 1975. La France incrimine paradoxalement le faible taux de couverture vaccinale, alors qu’elle atteint pourtant en moyenne plus de 95 %, et des chiffres alarmistes sont avancés pour pousser les gens, y compris les adultes, à se faire vacciner.

rougeole

Oreillons et coqueluche

Il en est de même pour les oreillons, car on a constaté que les fortes couvertures vaccinales (environ 97,6 %) n’empêchent pas l’apparition de la maladie. En avril 2006, une sérieuse épidémie d’oreillons s’est déclarée dans huit États du centre des États-Unis. Ce fâcheux « incident » n’a pas empêché les CDC de persister à affirmer que « le vaccin est efficace à 90 ou 95 % et que l’immunité dure alors plus de 25 ans, sans doute la vie entière ».

 Au Royaume-Uni, la mortalité par les oreillons a chuté à partir de 1915, alors que la vaccination n’est intervenue qu’à la fin des années 60 (fig. 8).

Capturer

 

Pour ce qui est de la coqueluche, des épidémies se sont déclarées dans des populations à couverture vaccinale très élevée (entre 81 % et 91 %), notamment en Afrique du Sud en 1988-19899, ou aux États-Unis, où le nombre de cas a doublé. Ainsi, en 1993, dans le Massachusetts, 218 étudiants furent atteints par la coqueluche, alors que 96 % d’entre eux étaient vaccinés.

Le British Medical Journal of Medicine (n° 19 de 1995) mentionne des flambées épidémiques dans les pays où s’est généralisée la vaccination, et en 1998, le même journal signalait des épidémies de coqueluche en Hollande, Norvège et Danemark, malgré une couverture vaccinale de 96 %.

De son côté, Le Quotidien du médecin du 5 janvier 1994 signalait que des élèves avaient été contaminés par des camarades vaccinés, et non le contraire comme on le prétend souvent.

Le vaccin a fait disparaître les symptômes de la coqueluche, qui n’existe presque plus sous sa forme habituelle, mais il a fait apparaître des formes différentes de la maladie qui atteignent à présent les adultes et les adolescents avec plus de gravité la plupart du temps. La coqueluche est devenue une maladie de l’adulte (J. Trop. Pediatr. vol. 37, 1991).

En 1980, l’OMS claironnait l’éradication de la variole après avoir lancé en 1962 une dernière campagne « d’éradication » à l’échelle mondiale. Consciente que cette vaccination ne parvenait pas à enrayer le mal, l’OMS préconisa alors d’abandonner la vaccination de masse au profit d’une stratégie dite de «surveillance-endiguement». Ces déclarations officielles du 28 novembre 1972 émanaient du chef du service d’éradication de la variole à l’OMS, le Dr Donald A. Henderson. Elles furent ensuite reprises par Le Monde du 21 décembre 1977 et par les Affiches parisiennes et départementales.

 Ainsi, l’OMS reconnaît que la disparition de la variole n’est pas due à la vaccination systématique, mais bien à des mesures « d’hygiène » au sens large, seul rempart efficace à la propagation des germes. Mais combien de personnes savent aujourd’hui que la disparition de cette maladie n’est pas due à la vaccination de masse ?

 Des facilitateurs de maladies

 

6099700957_63750ed9eaEn résumé, pour attester de l’action bénéfique des vaccins, on se base sur le taux d’anticorps obtenu après une injection. Certes, tout antigène introduit dans l’organisme produit une réaction. La plupart du temps, le système immunitaire exprime cette réaction par la production d’anticorps, mais leur présence ne prouve pas qu’ils vont immuniser l’individu. Leur augmentation signe souvent un affolement des défenses immunitaires. Dans certains cas, ils fortifient la maladie et sont « facilitants ». Leurs mécanismes de régulation se trouvent souvent débordés, ce qui fait que des combinaisons anticorps-antigène, appelées « complexes immuns », restent en circulation dans l’organisme, occasionnant des maladies graves. Quant à leur durée de vie produite par un antigène vaccinal, elle est toujours plus courte que celle des anticorps naturels, ce qui indique que la vaccination met en jeu des mécanismes très différents de ceux que provoque la maladie naturelle.

 

 Les vaccins facilitent l’émergence d’autres maladies d’autant que le terrain est affaibli et se laisse assaillir par des germes qui prolifèrent et deviennent virulents. C’est à ce phénomène que Mirko D. Grmek, professeur d’histoire de la médecine à l’École des hautes études, donne le nom de « pathocénose », qui peut expliquer les apparitions et les disparitions des épidémies. Ainsi, la vaccination antivariolique a rendu plus virulent le bacille de Koch, ce qui explique le fléau de la tuberculose au XIXe siècle.    La vaccination contre la diphtérie couplée avec la vaccination anti-coquelucheuse a rendu virulent le virus de la polio, aussi a-t-on eu des pics épidémiques quelques années après la vaccination systématique contre la diphtérie. Le vaccin contre la polio accompagné du cocktail prévu par le calendrier vaccinal a contribué à l’effondrement du système immunitaire et à l’installation d’un syndrome d’immunodéficience acquise.

Le vaccin contre l’hépatite B complète les ravages causés par les autres vaccins et, s’attaquant au système nerveux de l’individu, il facilite l’installation de maladies auto-immunes qui favorisent un vieillissement prématuré. Les vaccins de même que les antibiotiques ne font que diminuer la vitalité du terrain, sa résistance naturelle, et l’altération du terrain devient une source de cancérisation. Et lorsque l’on considère qu’un enfant vacciné ne développe pas telle ou telle maladie et qu’il est immunisé, la réalité est bien différente : il n’a plus la force de réagir. Les maladies chroniques s’installent chez ceux qui ont un niveau de vitalité, d’énergie, très bas. Ils ne font pas de réactions violentes car l’organisme est sapé de l’intérieur.

 Atteintes cérébrales

D’après Harris Coulter, éminent spécialiste américain de l’histoire des vaccinations, dans son livre Vaccination, social violence and criminality, toute vaccination est susceptible de provoquer une encéphalite légère ou grave. Ce phénomène s’accompagne d’une détérioration des gaines de myéline dans le cerveau. Ces modifications pathologiques conduisent à des handicaps divers et des problèmes de comportement. On considère qu’aux États-Unis, un enfant sur cinq a subi des atteintes cérébrales. Toute manifestation démyélinisante subite semble être directement imputable aux vaccinations, d’autant que des chercheurs ont découvert une similitude entre certains virus et la structure protéidique de la myéline. Cette découverte capitale explique pourquoi nombre de maladies auto-immunes apparaissent après la vaccination : le corps ne reconnaît plus l’antigène à combattre et s’attaque à ses propres cellules, entraînant des maladies très invalidantes sur le long terme.

 Actuellement, les immunologistes s’interrogent sur les poussées épidémiques qui surviennent dans les populations vaccinées et ce constat est évidemment embarrassant pour eux car, à l’évidence, il s’agit d’une faillite de la vaccination, qui non seulement a de terribles effets pervers mais n’a jamais « éradiqué » une maladie.

 Après cette lecture, les victimes de l’obligation vaccinale ne pourront plus affirmer que malgré les risques les vaccins ont « éradiqué » les maladies infectieuses de la planète, et ces trop nombreuses victimes ne devraient plus hésiter à mettre en balance les terribles effets secondaires des vaccins et la « prétendue éradication » des maladies infectieuses.

 Sylvie Simon

 Autres sources :

Fernand Delarue, L’Intoxication vaccinale, éd. du Seuil, 1977.

  1.   Flahault, Bulletin épidémiologique hebdomadaire n° 20, 1995.

Médecine et hygiène, 12 janvier 1983.

Arch. Intern. Med, 1994.

Dr Jean Pilette, La Poliomyélite: quel vaccin? quel risque? L’Aronde, 1997.

Science, vol. 29, 19-7-85.

 Photo: Sylvie Simon

 via: http://www.fawkes-news.com/2017/07/la-disparition-des-maladies.html

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Comme vous avez dû en entendre parler, le gouvernement veut vous piquer massivement au mépris de toutes les inquiétudes légitimes qui entourent de telles doses massives d’injections, en particulier sur de très jeunes organismes.

Ce cocktail vaccinatoire est une pure folie en termes même intellectuels.

La vaccination a été un progrès fabuleux dans le domaine de la santé. Telle n’est pas la question.

Le principe de la vaccination est une merveilleuse découverte, mais encore faut-il se souvenir du principe de base, qui consiste à stimuler le système immunitaire en injectant “un peu” de maladie !!

Nous en sommes très loin désormais, et pour des questions sombres de coûts et de profits, on vous injecte surtout des adjuvants que l’on sait particulièrement toxiques et susceptibles de déclencher des réactions extrêmes des corps.  C’est CONNU. C’est une certitude. Et nos dirigeants devraient lire les notices des vaccins qu’ils rendent eux-mêmes obligatoires !!

C’est comme tout… « C’est la quantité qui fait le poison », et là où la vaccination n’est pas remise en cause sur les 3 vaccins obligatoires que l’écrasante majorité des gens acceptent parfaitement, on veut nous imposer un délire vaccinatoire particulièrement inquiétant et qui pose de très sérieuses questions sur la finalité de cette décision !

 

On veut notre bien ? Ou le bien des bénéfices de Sanofi et des autres labos ?

Alors que la vaccination n’a jamais été un sujet de campagne de Macron, elle fut la première décision du gouvernement et du Premier ministre lors de son discours de politique générale.

Cette symbolique même de l’annonce est suffisamment surprenante pour être notée et relevée.

Il n’y avait aucune raison objective à cela… 8 enfants morts de la rougeole ? Un drame, certes. Mais nettement moins grave (statistiquement) que nos 3 000 morts sur les routes dont plein d’enfants, ou encore nos 11 000 suicidés, ou encore les 80 000 morts de la cigarette, les 40 000 de la pollution… sans oublier qu’en France, chaque année, c’est plus entre 600 et 700 000 personnes qui décèdent…

Le problème c’est que l’on est en droit de se poser la question de savoir quel est le cadeau fait aux labos. Quelles sont les collusions ? Quels sont les conflits d’intérêts ?

Cela doit être dit.

Cela doit être posé.

Cela doit être dénoncé.

Et l’information suivante doit être reprise, diffusée, colportée, criée sur tous les toits. Vous devez savoir !

Savoir que quand on veut vous piquer, Sanofi, un des plus grands labos, investit justement sans ses profits futurs faits sur le dos de votre santé ET de votre porte-monnaie, car la sécu… c’est vous, c’est moi, c’est nous et notre bien commun !

 

Sanofi se renforce dans les vaccins en rachetant l’américain Protein Sciences

Voilà ce que nous rapporte cette dépêche de la très officielle agence AFP.

« Sanofi va faire l’acquisition de l’américain Protein Sciences pour un montant pouvant aller jusqu’à 750 millions de dollars, une opération relativement modeste à l’échelle du groupe, mais qui devrait lui permettre de se renforcer dans les vaccins antigrippaux aux États-Unis.

Fondé en 1983 dans le Connecticut (nord-est des États-Unis), Protein Sciences a obtenu en octobre dernier l’autorisation de commercialiser aux États-Unis son vaccin antigrippal quadrivalent Flublok, le premier vaccin antigrippal à base de protéine recombinante approuvé dans le pays.

Cela va permettre à Sanofi d’élargir son portefeuille de vaccins antigrippaux «et de lui adjoindre un vaccin produit sans avoir recours à des œufs», a souligné David Loew, responsable de Sanofi Pasteur, la division vaccins du groupe, cité dans le communiqué.

«Un vaccin à base de protéine recombinante permet d’éviter tout risque infectieux» en cas d’œufs contaminés, car le procédé «n’implique aucun produit vivant au départ, tout se fait dans des bioréacteurs», a expliqué à l’AFP Éric Le Berrigaud, analyste du secteur pharmaceutique chez Bryan Garnier.

Sanofi Pasteur est l’un des leaders mondiaux du marché très concentré des vaccins, et notamment des vaccins saisonniers contre la grippe.

En 2016, cette division a ainsi produit 40 % des vaccins antigrippaux distribués dans le monde, qui représentent un marché global de 5 milliards de dollars, dont la moitié environ aux États-Unis. »

On voit bien que les vaccins ne sont qu’un marché comme les autres.

 

L’alibi de la santé ne reste qu’un alibi…

Pendant que l’on veut vous piquer, de grands labos se frottent les mains pour les bénéfices futurs et prennent des positions, font des acquisitions.

Les vaccinations massives seront le prochain scandale sanitaire. Édouard Philippe sera sans doute le futur « responsable mais non coupable ».

Mais ce jour-là on pourra ressortir cet article et tous les autres, et lui dire “VOUS êtes responsable. Vous êtes coupable, car VOUS saviez ou vous auriez dû savoir”.

Et c’est sur cet angle-là que nous devons axer la lutte.

Mettre en cause dès maintenant la responsabilité future de nos dirigeants pour engager dès à présent leur responsabilité personnelle et pénale.

Nous devons dénoncer avec force, pas tant la vaccination, que le totalitarisme marchand qui s’est emparé de notre santé par la corruption massive de nos élites dirigeantes.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

“Insolentiae” signifie “impertinence” en latin
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 « À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur www.insolentiae.com. »

Source Boursorama

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8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 09:59
Jean-Claude Juncker
 

Jean-Claude Juncker a qualifié le Parlement européen de «ridicule». Pour l'historien John Laughland, le président de la Commission européenne ne fait là que mettre en évidence sa médiocrité et celle «qui gangrène les institutions de Bruxelles».

Le coup de gueule colérique du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, qui a plusieurs fois qualifié le Parlement européen et ses députés de «ridicules», est un bel exemple de la pelle qui se moque du fourgon. En réalité, c'est le président Juncker qui est ridicule, cet homme venu d'un des plus petits pays de l'UE mais qui la domine depuis plus d'une décennie, d'abord comme président de la zone euro pendant presque dix ans en ensuite comme président de la Commission depuis 2014.

Ridicule, Juncker l'est dans sa façon de s'exprimer. Regardez la vidéo à partir de 0:30 au milieu de la phrase, il passe du français à l'anglais, plutôt mauvais d'ailleurs, et commence à taper involontairement sur le microphone, ce qui rend ses propos partiellement inintelligibles et inaudibles. Regardez aussi comment il perd le fil de ses «pensées» à partir de 1:33, s'arrêtant au milieu de sa phrase car, visiblement, il ne sait plus ce qu'il voulait dire. Quand il se reprend, on se rend compte qu'effectivement il n'avait rien à dire sauf des banalités pompeuses.

"Cet homme prématurément âgé n'est finalement que le triste produit d'un système politique ridicule, celui de l'Union européenne, où l'exécutif (la Commission) n'est pas élu ; où le Parlement n'est pas une législature, ne contrôle pas l'exécutif, et n'a pas d'opposition".

 

Certes, ce n'est pas la première fois que Juncker s'est ridiculisé devant le Parlement européen. En 2016, après le vote sur le Brexit, il a affirmé solennellement avoir discuté avec les dirigeants «d'autres planètes» qui, selon lui, «nous regardent de loin» et seraient inquiets par l'évolution de l'UE. Nombreuses sont les fois où Juncker a été ivre pendant des cérémonies officielles de l'UE et de l'ONU. Il est d'ailleurs de notoriété que Juncker était souvent ivre dès le matin pendant des réunions gouvernementales au Luxembourg (population : 500 000 habitants) quand il y était Premier ministre : son alcoolisme a tellement agacé ses collaborateurs qu'ils ont fait fuiter l'information dans la presse, ce qui a abouti à la fin de sa carrière politique dans son pays natal.

Mais ce n'est pas seulement la personne de Juncker qui est ridicule. Cet homme prématurément vieilli n'est finalement que le triste produit d'un système politique ridicule, celui de l'Union européenne, où l'exécutif (la Commission) n'est pas élu, où le Parlement ne contrôle pas l'exécutif (celui-ci, rigoureusement indépendant, est nommé par les chefs d'Etat) et n'a pas d'opposition, et où le Conseil des ministres, la véritable législature, vote en secret. Les institutions de l'Union européenne ne sont pas seulement non-démocratiques, elles sont ouvertement anti-démocratiques. Comme Juncker lui-même a dit une fois avec une insolence rare : «Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens.»

Ce caractère ouvertement anti-démocratique de l'UE s'est vu à plusieurs reprises. Tous les référendums contre les traités européens, avec la seule exception du Brexit pour le moment, ont été écartés par Bruxelles : le référendum danois contre le traité de Maastricht en 1992, le référendum irlandais contre le traité de Nice en 2001, les référendums français et néerlandais contre la constitution européenne en 2005, le référendum irlandais contre le traité de Lisbonne en 2008, et le référendum néerlandais contre l'accord d'association avec l'Ukraine de 2006. Ce viol en série des règles les plus élémentaires de la démocratie est devenu une habitude. Dans tous ces cas, l'UE a continué a faire comme si rien n'était. En 2005, l'éternel Juncker avait dit, à propos du référendum français, toujours avec un mépris odieux pour le peuple : «Si c'est «oui», nous dirons : on poursuit ; si c'est «non», nous dirons : on continue !»

" Bien avant d'entrer en dictature, de tels systèmes anti-démocratiques produisent un autre effet, qui est plus subtil et moins brutal que la dictature mais, d'une certaine manière, plus nocif encore : l'insupportable médiocrité des gens qui arrivent en haut de l'échelle ".

Certes, un tel affront à la démocratie est par définition inacceptable. On peut, sans exagération, parler du danger de la dictature. Mais bien avant d'entrer en dictature, de tels systèmes anti-démocratiques produisent un autre effet, qui est plus subtil et moins brutal que la dictature mais, d'une certaine manière, plus nocif encore : l'insupportable médiocrité des gens qui arrivent en haut de l'échelle. Le régime soviétique était surtout caractérisé, sans doute avec quelques exceptions, par l'extrême médiocrité, voire l'incompétence de ses fonctionnaires. Toute excellence en URSS suscitait la jalousie et la médisance ; le conformisme et la grisaille étaient de mise. C'est une des raisons principales de la déchéance spectaculaire de ce pays sous le communisme.

Il en est de même dans l'Union européenne, où les hommes peuvent atteindre les plus hautes fonctions même lorsque tout le monde connaît leurs défauts et leur incompétence. C'était le cas de Juncker qui a été promu à la présidence de la Commission à cause de Dieu sait quelle combine politique. Même ses parrains, comme Angela Merkel, avaient tout sauf une haute opinion de lui. Loin de promouvoir les meilleurs, le système européen sert à recycler des politiciens obscurs ou dont les carrières ont échoué. Il suffit de citer les noms des deux présidents du Conseil européen, l'actuel, Donald Tusk, et son prédécesseur, Herman van Rompuy, pour comprendre cette tendance. C'est cette médiocrité qui gangrène les institutions de Bruxelles et qui pèse, de manière définitive, sur leurs décisions. Dès lors qu'une institution politique ne sert pas les intérêts des citoyens mais ceux de ses fonctionnaires, elle n'a plus aucune légitimité.

"Certes, on peut être épris par le beau rêve d'un continent unifié vivant en paix. Mais quel rapport avec l'UE dont la création est de plusieurs années postérieure à l'avènement de la paix en Europe et qui n'a pas unifié le continent ? "

Cette situation désolante va perdurer aussi longtemps que les dirigeants européens continueront de confondre l'Union européenne avec l'Europe. Certes, on peut être épris du beau rêve d'un continent unifié vivant en paix. Mais quel rapport avec l'UE, dont la création est de plusieurs années postérieure à l'avènement de la paix en Europe, et qui n'a pas unifié le continent ? Nous savons que plusieurs pays européens ne sont pas membres de l'UE, tels la Suisse et la Norvège. Nous savons aussi que l'UE n'est pas la seule institution pan-européenne, ni même la plus ancienne : ces deux honneurs reviennent au Conseil de l'Europe, créé par le Traité de Londres en 1950, et qui regroupe la quasi-totalité des pays du continent, Russie incluse. Continuer à soutenir l'Union européenne parce qu'on aime l'«Europe» est tout aussi absurde que de soutenir la FIFA parce qu'on aime le football. L'Europe ne redeviendra grande que lorsque elle se sera débarrassée de cette institution ridicule qu'est l'Union européenne.

 

Source : RT France

Commentaire de Dominique :

Faut-il être aveugle ou imbécile pour croire en cette Europe ?

A quand la France quittera le navire sur l'exemple des clairvoyants anglais ?

Vite, car le navire coule n'en déplaise aux irresponsables.

Ouvrez les yeux. La situation est limpide.

La place n'est plus aux rêveurs ! 

Je suis un patriote humaniste, je suis pour l'Europe des Nations avec un €uro au musée et un retour à l' INDEPENDANCE ECONOMIQUE de la France.   

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8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 09:33

Les quinquae viae (les 5 voies) sont des voies pour accéder à l'existence de Dieu par la raison. Elles sont développées par Saint Thomas d'Aquin dans la Somme théologique, Ière partie, question 2, article 3 : « Dieu existe-t-il ? »

 

La méthode pour remonter à Dieu par la raison se résume à trois points : par mode de causalité (il est la cause de ce monde), par mode de négation, c’est-à-dire en niant en lui ce qui est limite en nous (par exemple : Dieu n'est pas matériel, mortel, localisé etc.), et par mode d'éminence, en affirmant qu'il existe en lui éminemment ce qui est qualitatif en nous (par exemple : Dieu est amour, intelligence, puissance.)

 

Saint Thomas n'avait aucunement pour but de prouver l'existence de Dieu ; en effet, s'adressant à des étudiants en théologie (c'est-à-dire des frères prêcheurs, des prêtres, etc...), il n'y avait aucune intention de leur prouver l'existence de Dieu, car elle était évidente. L'intention de Saint Thomas était plutôt de montrer que l'on pouvait accéder à Dieu avec la raison naturelle en partant de ce que l'on constate du monde. C'est pourquoi ce ne sont pas des preuves, mais des voies.

 

Les trois premières voies sont de la même nature, elles évoquent une régression infinie et désignent Dieu pour y mettre fin. Elles ne sont que des manières différentes de dire la même chose. La quatrième est un argument de degré ou le sommet de la perfection ne peut être que Dieu. La dernière voie et un argument du dessein qui nécessite un ordonateur qui ne peut être que Dieu.

 

 

  • La voie par le mouvement

 

« La première voie. Il est évident, nos sens nous l'attestent, que dans ce monde certaines choses se meuvent. Or, tout ce qui se meut est mû par un autre. En effet, rien ne se meut qu'autant qu'il est en puissance par rapport au terme de son mouvement, tandis qu'au contraire, ce qui meut le fait pour autant qu'il est en acte; car mouvoir, c'est faire passer de la puissance à l'acte, et rien ne peut être amené à l'acte autrement que par un être en acte, comme un corps chaud en acte, tel le feu, rend chaud en acte le bois qui était auparavant chaud en puissance, et par là il le meut et l'altère. Or il n'est pas possible que le même être, envisagé sous le même rapport, soit à la fois en acte et en puissance; il ne le peut que sous des rapports divers; par exemple, ce qui est chaud en acte ne peut pas être en même temps chaud en puissance; mais il est, en même temps, froid en puissance. Il est donc impossible que sous le même rapport et de la même manière quelque chose soit à la fois mouvant et mû, c'est-à-dire qu'il se meuve lui-même. Il faut donc que tout ce qui se meut soit mû par un autre. Donc, si la chose qui meut est mue elle-même, il faut qu'elle aussi soit mue par une autre, et celle-ci par une autre encore. Or, on ne peut ainsi continuer à l'infini, car dans ce cas il n'y aurait pas de moteur premier, et il s'ensuivrait qu'il n'y aurait pas non plus d'autres moteurs, car les moteurs seconds ne meuvent que selon qu'ils sont mûs par le moteur premier, comme le bâton ne meut que s'il est mû par la main. Donc il est nécessaire de parvenir à un moteur premier qui ne soit lui-même mû par aucun autre, et un tel être, tout le monde comprend que c'est Dieu. »

 

L'origine de cette preuve remonte à Aristote. Les choses sont constamment en mouvement, or il est nécessaire qu'il y ait une cause motrice à tout mouvement. Afin de ne pas remonter d'une cause motrice à une autre, il faut reconnaître l'existence d'un Premier moteur non mû : c'est Dieu.

 

 

  • La voie par la causalité efficiente

 

« La seconde voie. Nous constatons, à observer les choses sensibles, qu'il y a un ordre entre les causes efficientes; mais ce qui ne se trouve pas et qui n'est pas possible, c'est qu'une chose soit la cause efficiente d'elle-même, ce qui la supposerait antérieure à elle-même, chose impossible. Or, il n'est pas possible non plus qu'on remonte à l'infini dans les causes efficientes; car, parmi toutes les causes efficientes ordonnées entre elles, la première est cause des intermédiaires et les intermédiaires sont causes du dernier terme, que ces intermédiaires soient nombreux ou qu'il n'y en ait qu'un seul. D'autre part, supprimez la cause, vous supprimez aussi l'effet. Donc, s'il n'y a pas de premier, dans l'ordre des causes efficientes, il n'y aura ni dernier ni intermédiaire. Mais si l'on devait monter à l'infini dans la série des causes efficientes, il n'y aurait pas de cause première; en conséquence, il n'y aurait ni effet dernier, ni cause efficiente intermédiaire, ce qui est évidemment faux. Il faut donc nécessairement affirmer qu'il existe une cause efficiente première, que tous appellent Dieu. »

 

(ex ratione causae efficientis) Nous observons un enchaînement de causes à effet dans la nature, or il est impossible de remonter de causes à causes à l'infini ; il faut nécessairement une Cause Première : c'est Dieu.

 

 

  • La voie par la contingence

 

« La troisième voie se prend du possible et du nécessaire, et la voici. Parmi les choses, nous en trouvons qui peuvent être et ne pas être ; la preuve, c'est que certaines choses naissent et disparaissent, et par conséquent, ont la possibilité d'exister et de ne pas exister. Mais il est impossible que tout ce qui est de telle nature existe toujours; car ce qui peut ne pas exister n'existe pas à un certain moment. Si donc tout peut ne pas exister, à un moment donné, rien n'a existé. Or, si c'était vrai, maintenant encore rien n'existerait; car ce qui n'existe pas ne commence à exister que par quelque chose qui existe. Donc, s'il n'y a eu aucun être, il a été impossible que rien commençât d'exister, et ainsi, aujourd'hui, il n'y aurait rien, ce qu'on voit être faux. Donc, tous les êtres ne sont pas seulement possibles, et il y a du nécessaire dans les choses. Or, tout ce qui est nécessaire, ou bien tire sa nécessité d'ailleurs, ou bien non. Et il n'est pas possible d'aller à l'infini dans la série des nécessaires ayant une cause de leur nécessité, pas plus que pour les causes efficientes, comme on vient de le prouver. On est donc contraint d'affirmer l'existence d'un Être nécessaire par lui-même, qui ne tire pas d'ailleurs sa nécessité, mais qui est cause de la nécessité que l'on trouve hors de lui, et que tous appellent Dieu. »

 

Il y a dans l'univers des choses nécessaires qui n'ont pas en elles-mêmes le fondement de leur nécessité. Il faut donc un Être par Lui-même nécessaire qui est Dieu.

 

 

  • La voie par les degrés des êtres

 

« La quatrième voie procède des degrés que l'on trouve dans les choses. On voit en effet dans les choses du plus ou moins bon, du plus ou moins vrai, du plus ou moins noble, etc. Or, une qualité est attribuée en plus ou en moins à des choses diverses selon leur proximité différente à l'égard de la chose en laquelle cette qualité est réalisée au suprême degré; par exemple, on dira plus chaud ce qui se rapproche davantage de ce qui est superlativement chaud. Il y a donc quelque chose qui est souverainement vrai, souverainement bon, souverainement noble, et par conséquent aussi souverainement être, car, comme le fait voir Aristote dans la Métaphysique, le plus haut degré du vrai coïncide avec le plus haut degré de l'être. D'autre part, ce qui est au sommet de la perfection dans un genre donné, est cause de cette même perfection en tous ceux qui appartiennent à ce genre: ainsi le feu, qui est superlativement chaud, est cause de la chaleur de tout ce qui est chaud, comme il est dit au même livre. Il y a donc un être qui est, pour tous les êtres, cause d'être, de bonté et de toute perfection. C'est lui que nous appelons Dieu. »

 

C'est une preuve reprise de Platon, qui a remarqué qu'il y a des perfections dans les choses (bien, beau, amour, etc.) mais à des degrés différents. Or il faut nécessairement qu'il y ait un Être qui possède ces perfections à un degré maximum, puisque dans la nature toutes les perfections sont limités.

 

 

  • La voie par l'ordre du monde

 

« La cinquième voie est tirée du gouvernement des choses. Nous voyons que des êtres privés de connaissance, comme les corps naturels, agissent en vue d'une fin, ce qui nous est manifesté par le fait que, toujours ou le plus souvent, ils agissent de la même manière, de façon à réaliser le meilleur; il est donc clair que ce n'est pas par hasard, mais en vertu d'une intention qu'ils parviennent à leur fin. Or, ce qui est privé de connaissance ne peut tendre à une fin que dirigé par un être connaissant et intelligent, comme la flèche par l'archer. Il y a donc un être intelligent par lequel toutes choses naturelles sont ordonnées à leur fin, et cet être, c'est lui que nous appelons Dieu. »

 

On observe un ordre dans la nature : l'œil est ordonné à la vue, le poumon à la respiration, etc. Or à tout ordre il faut une intelligence qui le commande. Cette Intelligence ordinatrice est celle de Dieu.

Source :

Commentaire de Dominique :

 

Chacun aura la liberté d'accorder Sa définition du Dieu évoqué par Thomas d'Aquin.

Pour ma part, mon Dieu n'est pas à l'image du "grand barbu sur son nuage rose" des catholiques.

Mon Dieu est Conscience - Energie.

Quoi qu'il en soit une Intelligence est nécessaire pour expliquer l'Univers, n'en déplaise aux athées adorateurs de Jacques MONOD

Le biologiste Jacques MONOD de l’Institut Pasteur de Paris, membre du Parti Communiste français, (Prix Nobel de médecine en 1965) concluait dans son ouvrage « Le hasard et la nécessité » en 1970, voici déjà 46 ans : « L’ancienne alliance est rompue ; l’homme sait enfin qu’il est seul dans l’immensité indifférente de l’Univers, d’où il a émergé par hasard. Non plus que son destin, son devoir n’est écrit nulle part. À lui de choisir entre le Royaume et les ténèbres ».

Il ne pouvait pas y avoir plus forte expression à l’époque pour imposer l’idée que la vie soit apparue « par hasard » !

Et pourtant… Jacques Monod se trompait affreusement.

Qu'il en soit ainsi.

Aujourd'hui 8 juillet 2017 j'ai été amené à connaître un homme extraordinaire. Un professeur de l'université de Dakar, Abdou Ndao, venu spécialement dans la région pour défendre l'implantation d'un projet "pharaonique" (exploitation de zirconium dans le sable des dunes d'Abéné...).

Contrat d'ors et déjà signé avec une multinationale sino-australienne. Contractuellement le Sénégal recevra 10% des subsides (autant dire les miettes), mais en fait selon un rapport officiel sénégalais, rendu public sur internet, vu que les dites sociétés sont enregistrées à Hong-Kong, il faudra se passer de leurs impôts sur les revenus ! En définitive : revenus 00 pour le Sénégal.

Le zirconium est un minerai presque aussi cher que le diamant, il est utilisé dans de très nombreuses industries dont le nucléaire. Autant dire que c'est un minerai très prisé et vu sa rareté on comprend mieux son prix très élevé sur le marché mondial. Si les sénégalais possèdent une véritable montagne d'or, c'est sûr que, comme pour d'autres Nations africaines, les sénégalais ne bénéficieront pas de la moindre trace. En conséquence que diront les générations suivantes à leurs pères ?

Cette réserve qui dort dans les sables des dunes qui protègent la mangrove est une valeur sûre. Elle ne peut que prendre de la valeur en dormant où elle se trouve. Puisque vous dites "avoir le temps" vous les amis africains, pourquoi céder aujourd'hui ce trésor à l'étranger, puisque vous n'en retirerez que des miettes ? Je ne parlerai même pas de l'état du site lorsque les exploitants, ces messieurs de la multinationale, en auront fini et auront décampé. Je ne parlerai même pas des conséquences écologiques et humaines que les "pilleurs" laisseront derrière eux. Comme cela se voit partout chez leurs prédécesseurs en pareille matière : depuis presque un siècle que ces multinationales sans vergogne puisent les ressources minières à hautes plus-values des nations pauvres de la Planète.  

Amis sénégalais, laissez dormir ce trésor pour l'instant. Laissez le devenir encore plus vital pour les sociétés industrielles. Laissez monter les enchères en fonction de l'adage : "ce qui est rare est cher" ! 

En attendant organisez-vous, réfléchissez, formez vos futurs cadres et un jour, peut-être, vos enfants auront trouvé la meilleure technologie pour "extraire" eux-mêmes ce minerai "à la petite cuillère" dans le respect total des populations, de l'environnement mais surtout au profit de tous les sénégalais. Car les sommes en question sont colossales. Qu'elles vous profitent à 100% serait moral.

Ne partagez pas avec des étrangers le produit de ce trésor qui appartient à vos enfants.

Mais attention les contrats d'exploitation sont signés...

Il ne m'appartient pas ici de donner la solution pour s'en défaire... Car c'est sûr il y en a une et UNE seule. 

Donc ce professeur va implanter, avec d'autres partenaires sénégalais, une Ecole des Sciences Sociales  Appliquées en Basse Casamance, j'ai déjà l'intention d'y inscrire le fils de mon épouse dès novembre prochain : suivre le lien www.essabc.com

Je voudrai saluer cet homme de conviction en copiant ci-dessous un texte de son site, car il décrit la culture animiste Diola, qui a une vision limpide du Dieu créateur de tout.

Etant moi-même marié à une femme Diola, je pense que ce texte qui évoque le Dieu animiste des Diolas est bien d'à propos dans cet article à la suite de saint Thomas d'Aquin sur l'existence de Dieu. 

 

RELIGION ET RELIGIOSITÉ DIOLA : DE PUISSANTS LEVIERS

POUR L’ACTION SOCIALE.

Dingass Diedhiou, Sociologue, Canada
Abdou Ndukur Kacc Ndao, Socio-anthropologue, Sénégal
Matar Ndour, Photographe, Sénégal

" Comme dans toutes les sociétés africaines, la société traditionnelle Diola est fondamentalement animiste et, en son sein, baigne une atmosphère de potentialités mystiques dont l’axe tournante principale gravite autour de la notion de «forces vitales» dont parlait Lucien Lévy-Bruhl dans son classique publiée il y a plus de 106 ans, Les fonctions mentales dans les sociétés inférieures («sociétés inférieures» sic !). Si le système social des Diolas est égalitaire, les «forces vitales» qui peuplent l’univers de cette société sont disposées en chaîne verticale et, selon les circonstances du moment, capables de se déplacer, de se réjouir, de s’énerver, de crier, de pleurer ou de chanter. Certaines de ces forces naissent, meurent et renaissent dans un cycle de vie sans fin tandis que d’autres sont statiques et éternelles. Au sommet de celles-ci trône, seul et tout puissant, Ata-Émit Dieu et, en dessous, les fétiches uki’in (singulierboeki’n) ou génies délégués, puis les ancêtres morts, les vivants, les animaux et, enfin, les plantes et les cendres.

 

Dieu Ata-émit est Ata sembé, c’est-à-dire la force des forces, la force suprême, la puissance surnaturelle, ce qui est à la fois incréé et créateur de tout, celui qui – comme le disent les Diolas eux-mêmes –celui qui commande la «pluie qui pleut» (Émitaï veut dire, à la fois,«pluie» et «Dieu unique» en langue Diola). On doit à Ata émit la création des quatre principaux éléments de la vie que sont l’air, l’eau, la terre, le feu. On Lui doit aussi la création de l’univers, de la vie, de la mort, des ancêtres, des uki’n, des planètes, de la forme du cosmos, bref de tout ce qui est. Tous ces êtres qui peuplent l’univers des Diolas ont été créés de sa propre main pour la vie et il les a ordonnés de telle manière que leur dynamique, solidaire, soit un cycle de vie sans fin dont il a lui-même fixé, une fois pour toute, et les mécanismes internes et l’orientation finale.

 

Le Dieu suprême, Dieu unique des Diolas monothéistes, ne se préoccupe ni de ce qui est bon ni de ce qui est mauvais. Ce qui est bon et ce qui est mauvais est du ressort des uki’in «génies intermédiaires» qui dominent le panthéon de l’imaginaire des Diolas. La vocation ontologique des uki’n est, à la fois, de parachever l’œuvre du créateur unique et de veiller au respect de l’ordre cosmique fondé par Ata sembé. Comme chez les Kulin d’Australie, les autochtones d’Amérique, les Héréro, les Tshi, les Ewé et les Yorouba d’Afrique de l’ouest, une fois l’œuvre de création achevée, Ata émit le créateur édicte des lois et s’éloigne de la terre, laissant les forces intermédiaires qu’il a créés le soin prolonger son immuable œuvre dont elles n’ont pas la possibilité de modifier ni la trajectoire ni la destinée finale.

 

Puisqu’il ne parle jamais directement aux hommes une fois son œuvre achevée, Ata émit passe toujours par ces forces pour rappeler à tout le monde les obligations communautaires indispensables pour assurer l’équilibre cosmique. Les prophètes-messagers qui pullulent dans l’histoire du pays Diola, femmes ou hommes toujours choisis au sein de leur communauté, sont rarement des enfants. Ils reçoivent le message céleste par le moyen des songes, des rêves et divers autres signes que seuls les plus anciens peuvent interpréter.

 

En effet, dès qu’une personne est «possédée» par une force vitale qui l’utilise pour transmettre un message à la communauté, aussitôt commence pour elle un cycle de comportements hors du commun (transes, voies d’outre tombes, apparitions mystérieuses, visions surnaturelles, etc.). La rumeur sur la sacralité de ce messager et se répand dans tout le pays Diola et, vers elles, affluent des milliers et des milliers de «fidèles» qui viennent prier et recevoir la révélation ainsi que les «commandements divins» qui s’y rattachent.

 

Cette personne devient automatiquement un mythe, une légende. Elle est adulée, adorée, sanctifiée et des sacrifices sont organisés dans tous les villages pour exhausser les prières qu’elle recommande à sa communauté. Ainsi en était-il du roi Sihalébé Diatta dont le corps gît en sarcophage au Musée de l’homme à Paris mais, surtout, d’Aline Sitoé Diatta morte en 1943 à Tombouctou, au Mali, et qui ordonnait à son peuple le refus catégorique de toute activité imposée par les colons français (rejet de la culture de l’arachide au détriment de celle du riz, refus de payer l’impôt en espèces ou en nature et du recrutements/enrôlements à la guerre) et engagea celui-ci sur le chemin de la résistance.

 

Notre enquête en pays Diola révèle que pour ces gens-là, les uki’n sont des créatures invisibles et, pour reprendre une expression Diola courante, des «choses de la brousse» aussi courtes que les pygmées de la forêt équatoriale et aussi agiles que les méchants bagoune, créatures mystiques dont la fonction est de tuer les innocents.

 

Les uki’n sont mâles ou femelles, se marient entre eux, font des enfants, divorcent et se remarient, exactement comme les humains. Toutefois, ils sont différents des humains et leur univers à part est formé d’entités hiérarchisées selon la puissance et le pouvoir mystérieux que la société confère à chacune de ces forces. Un boeki’n qui traite d’un meurtre n’est pas le même que celui qui s’occupe d’un vol. Le boeki’in qui s’occupe des conflits liés à la terre n’est pas, non plus, le même que celui qui oblige un créancier à s’acquitter de sa dette. Certains ukiins’ occupent spécifiquement des problèmes relatifs aux femmes, d’autres aux hommes ou aux enfants. Il y a des uki’n messagers qui reçoivent plaintes et confessions pour lesquelles ils prononcent des sentences irrévocables tandis que d’autres sont chargés de rendre gorge, de punir les coupables de fautes graves, pour ainsi protéger la société contre les mésaventures humaines. Certains uki’in sont bons et dociles, d’autres mauvais, acariâtres et agressifs selon leur humeur et la nature des problèmes pour lesquels ils interviennent.

 

Les uki’n Diola sont hiérarchisés en uki’n communautaires, claniques, familiaux et individuels. A chaque niveau sur cette longue hiérarchie verticalo-horizontale correspond un boeki’in qui joue un rôle communautaire spécifique sous l’œil attentif de Maan le roi mystique. Ce dernier est, à la fois, maître féticheur et gardien du temple au nom duquel il détient, en zone Huluf du Kassa en particulier, le plus grand boeki’n appelé Elinkiney. C’est parce qu’il est le détenteur de ce puissant boeki’n que Maan a aussi un droit de regard sur la quinzaine d’uki’n secondaires qui organisent et régulent, sous son œil bienveillant, la vie sociale de ses «sujets» sur lesquels, rappelons-le, son pouvoir est atemporel s’arrête à la porte du sacerdoce qu’il offre à tous.

 

Après le grand boeki’n Elinkiney, le royaume huluf dispose d’un autre boeki’n appelé Diëghëghën’dey qu’on trouve dans chaque village et qui est, en quelque sorte, le second plus grand fétiche de ce terroir où il est structuré en «Diëghëghën’dey fédéral» et en «ughëghëndey locaux» qui sont de véritables structurales religieuses vassales du grand Diëghëghën’dey central. Puis viennent dans l’ordre, le boeki’n de la confession appelé Elun au village de Djiiwant et dont le rôle est de recevoir les confessions des meurtriers et de tous ceux qui, au hasard de leurs chemins, ont vu de leurs yeux un cadavre humain. Innocent ou non, chaque Diola doit se confesser au vue d’un cadavre mort, sous peine de recevoir de lourdes sanctions des uki’n qui protègent la communauté contre les meurtres et les actes criminels.

 

Le beoki’n appelé Hulem, qui est la forme centralisée des uki’n claniques appelés Éloung, a non seulement pour rôle principal de sanctionner et de punir les coupables mais, également, de prévenir les délits de vendetta, les meurtres et les suicides en milieu Diola. Par la confession publique obligatoire et les sanctions appropriées en cas d’infortune, il joue dans l’univers symbolique des Diolas les mêmes fonctions de justicier et de purificateur des âmes souillées par le sang humain.

 

Quant au fétiche de la circoncision appelé Ebilë, il régit, par les confessions, les libations et les offrandes que les Diolas font chaque fois qu’ils se croient en faute, les interdits sexuels et les règles du mariage ainsi que les relations domestiques et de genre qui séparent et unissent en même temps l’univers des symboliques hommes et des femmes. D’autres uki’n existent qui sont beaucoup plus centrés sur la chance et la quête du bonheur. Font partie de cesuki’n, le Hufiila, fétiche familial ou individuel souvent planté aux abords des concessions et pour lesquels les Diolas prient pour avoir plus de chance quand ils voyagent, quand les enfants passent un examen ou traversent une rivière dangereuse.

 

Également, il existe des uki’n dédiés à la protection des humains tels que le Huben et le Hunii (tonnerre, en langue Diola) qui sont souvent sous l’apanage des femmes qui les plantent, en toisons fourchus de feuilles de rôniers et de plumes d’oiseaux tressées, aux croisements des sentiers afin d’implorer un hivernage pluvieux, des rizières plus fertiles et une protection contre les attaques des criquets, les maladies du riz, le vol, etc. On peut mentionner aussi Kalafum le uki’n du mariage, Kuhulun ? le uki’n spécifique des forgerons mais aussi de libation à l’arrivée d’un nouveau-né et à l’occasion d’un décès et d’un décès brutal inexpliqué. On peut citer enfin (et notre répertoire de ce complexe panthéon est loin d’être exhaustif), Kataf le uki’n qui honore la bravoure des hommes valeureux et qui sert de lieu de sanctuaire lorsqu’on se prépare à aller à la chasse ou à la guerre, etc.

 

Tous ces puissants uki’n qui peuplent la religion et l’univers symbolique des Diolas sont de puissants et efficaces instruments de régulation sociale interne d’une société traditionnelle dont la cohésion, la discipline, la bravoure et le courage des membres sont légion en Afrique de l’ouest. Pour tout dire, les uki’n sont au cœur de la religion Diola et, dans la vie profane, ils sont des régulateurs de conduites d’une exceptionnelle efficacité sociale.

 

Si notre pays, le Sénégal, était tout Diola dans son âme et qu’il plantait, çà et là sur ses artères encombrés par l’indiscipline et l’insouciance collective, les symboles du fétiche Élinkiney avec interdiction formelle – sous peine d’une lourde sanction imposée par ce puissant boeki’n – de ne faire ni demi-tour ni de rouler en sens inverse, imaginons-nous comment fluide aiderions-nous la circulation sur nos nouvelles autoroutes.

 

Nous parlons de la religion Diola et de ses vertus politico-sociales mais à travers les Diolas proprement dit, nous parlons de toute l’Afrique noire contemporaine. Cette Afrique-là a besoin de se réconcilier avec elle-même et avec ses propres traditions millénaires dont l’abandon progressif l’a porté à se perdre au milieu de la jungle où elle ne sait plus dans quelle direction elle doit aller. Puissent tous ceux qui l’aiment si fort et croient en elle l’aider à se remettre sur ses propres pieds " !!!! 

 Source : www.essabc.com

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7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 19:43

Après avoir annoncé que le nombre de vaccins infantiles obligatoires passerait de trois à onze, le gouvernement semble assouplir sa position face à la colère qui gronde. Il a annoncé ce jeudi son intention de créer une « clause d’exemption », afin de permettre aux parents qui refusent de faire vacciner leur enfant de se soustraire à cette obligation.

06/07/2017 – 07h45 Paris (Breizh-Info.com) : 

« Renforcer la couverture vaccinale qui est aujourd’hui trop faible pour être pleinement efficace.» : Emmanuel Macron ne parlait pas de onze vaccins obligatoires dans son programme de campagne, mais avait déjà survolé ce qu’Edouard Philippe a annoncé hier, mardi 4 juillet, devant l’Assemblée, à l’occasion de son premier discours de politique générale;

« L’an prochain, les vaccins pour la petite enfance, qui sont unanimement recommandés par les autorités de santé, deviendront obligatoires » a-t-il déclaré. Le cabinet d’Agnès Buzyn a communiqué au sujet des modalités pratiques : « En pratique, l’extension à 11 vaccins obligatoires représente 10 injections pour les enfants, étalées sur 2 ans. (…)Tous les vaccins obligatoires seront pris en charge à 100 % : 65 % de leur prix est remboursé par l’Assurance maladie, 35 % par les assurances complémentaires qui offrent un « contrat responsable »

Quelles seront les modalités d’imposition (poursuites contre les parents récalcitrants ? Peines de prison ? …) ? Impossible de le savoir.

Une véritable déclaration de guerre faite à tous ceux qui doutaient déjà de l’obligation vaccinale concernant le DTP (Dypthérie-Tétanos-Polyo) – obligation vaccinale qui n’est pas en vigueur dans une majorité de pays européens. Une conséquence par ailleurs de l’impossibilité de l’Etat à endiguer la propagation de certaines maladies disparues et qui reviennent via les centaines de milliers de migrants qui débarquent sur les côtes d’Europe ; ce sont les Français qui en feront donc les frais, pas eux.

La première riposte à cette annonce est venue du Professeur Henri Joyeux, auteur d’une longue lettre – adressée à E. Macron, N. Hulot et à Agnès Buzyn – lettre que nous publions ci-dessous :

« RESISTANCE AUX 11 VACCINS OBLIGATOIRES »

titre cette lettre, offensive.

 
" Une obligation vaccinale insensée pour 5 à 10 ans

La rentrée scolaire approche, les inscriptions à la crèche sont de plus en plus compliquées. Les familles sont confrontées à des contraintes vaccinales insupportables.

L’Empire vaccinal cherche par médias interposés, en faisant peur à toutes les familles et en manipulant la nouvelle ministre, à imposer 11 vaccinations à tous les nouveau-nés dont le système immunitaire n’est pas mature. L’interview de la ministre dans le Parisien était pour préparer l’opinion.

L’argumentaire est basé sur la concertation citoyenne, astucieusement manipulée par Big Pharma et la ministre précédente.

Elle a recommandé dès fin 2016 l’élargissement temporaire pour 5 à 10 ans, de l’obligation vaccinale à partir de la recrudescence de cas de rougeole (dont nous ne savons rien quant à l’état antérieur de ces enfants), et sur la nécessité d’une solidarité nationale en la matière.

On cherche à impressionner, et on voit bien que l’objectif est de rendre définitive cette obligation sans tenir compte de la santé des nourrissons.

La ministre actuelle est pressée. Elle veut éviter, contourner la décision impérative du Conseil d’Etat qui lui impose de mettre en place dans les pharmacies de métropole et outre mer le fameux vaccin trivalent avant le 9 août 2017.

Seule solution : faire voter en plein été une loi imposant les 11 vaccinations.
Dictature en marche et en catimini au profit de l’Empire vaccinal

Ces propositions insensées parce qu’elles ne peuvent qu’aggraver la méfiance envers les vaccins, proviennent de la ministre précédente dont la politique de santé coercitive a été largement rejetée par la profession médicale et par le peuple.

Déjà le Conseil Scientifique du Collège National des médecins généralistes enseignants (CNGE) a fait connaître son point de vue : « il n’y a aucun élément scientifique pour attester que cette mesure aboutisse à une meilleure protection, notamment pour les enfants. Il est à craindre que son caractère autoritaire renforce la défiance et la suspicion d’une partie croissante de la population ».
Si le Président de la République valorise les pétitions c’est le moment d’en tenir compte.

La 1ère pétition pour le retour au vaccin trivalent est signée ce jour par 1 112 634 personnes. De plus en plus de familles la rejoignent sans la moindre publicité audiovisuelle ou de la presse écrite.

Vaccin obligatoire : les Français piégés par la loi et les laboratoires

La 2ème pétition adressée à la nouvelle ministre à propos des 11 vaccins qui seraient rendus obligatoires est signée déjà par plus de 550 661 personnes 

Vaccins : oui à la protection, non à la répression

Nous faire croire qu’il faut dix ans pour fabriquer le vaccin Trivalent contre Diphtérie-Tétanos-Polio, tel qu’il a déjà existé, sans Aluminium, c’est se moquer de nos enfants et de la Sagesse de la Loi en France.
Les raisons de l’arrêt de fabrication du DTP

Officiellement, cet arrêt serait lié à une allergie au vaccin trivalent. Celle-ci n’a jamais été démontrée scientifiquement ce qui a été reconnu par la ministre précédente

La vraie raison est une arnaque financière majeure montée de toute pièce et imposée aux experts et conseillers ministériels.

Elle permet à Philippe Juvin, Pharmacien responsable de Sanofi-Pasteur d’affirmer pour mieux imposer : « Nous considérons qu’il faudrait 10 ans pour que ce nouveau vaccin DTP soit disponible ». 

Chez GSK, l’autre grand fabricant de vaccins, ce n’est pas mieux, comme le prouve l’extrait de l’émission ”Envoyé spécial” à diffuser largement

On manipule ainsi l’opinion avec les journalistes, des pages de publicités très bien payées dans les grands journaux, des émissions santé aux heures de grande écoute et même les institutions scientifiques dont les Académies et sociétés savantes, qui ne peuvent organiser leurs congrès annuels sans Big Pharma.
La décision du Conseil d’Etat doit être mise en œuvre.

Comme le précise très justement Maître Jacqueline Bergel qui a obtenu la condamnation de la précédente ministre des affaires sociales et de la santé :

« La décision du conseil d’État que vous devez, Madame la ministre, faire appliquer ainsi que vous enjoint le conseil d’État au nom des 2500 personnes doit trouver son application dans le délai de six mois qui expirera le 8 août 2017. »

Mais sachez qu’est en préparation par Maître Bergel une demande d’exécution de la décision du Conseil d’Etat, sous astreinte de 15 € par personne et par jour de retard.

Si on ne peut plus fabriquer le DTP, alors c’est la fin des obligations vaccinales comme en Suède

La ministre doit choisir entre 3 solutions :

  • Obéir à l’Empire vaccinal en imposant par une nouvelle loi l’extension de l’obligation vaccinale contre 8 maladies supplémentaires.
  • Imposer la re-fabrication du DTP, sans Aluminium car la nocivité de cet adjuvant est démontrée.
  • Considérer les français comme adultes et supprimer les obligations vaccinales comme vient de le décider la Suède.


Là serait le vrai changement, celui que le peuple a quasiment plébiscité, et le retour à la confiance envers le monde politique.

Ce serait la meilleure façon de redonner aux médecins généralistes et aux spécialistes leur vraie place de femmes et hommes de santé. Ils connaissent les familles et les populations fragiles en particulier réfugiés et migrants qui peuvent avoir le plus besoin de vaccinations.
Deux ouvrages sur les vaccins « Vaccins, comment s’y retrouver ? » et Toxic Story n’ont pas reçu la moindre critique des autorités et experts.

Le premier ouvrage que j’ai publié en 2015 avec toutes les références scientifiques, – dont je ne touche aucun droit d’auteur – vous permet de comprendre dans le détail :

  • L’importance de vos défenses immunitaires présentes dans tous vos organes et qui circulent dans le sang et la lymphe.
  • Comment les entretenir dès la naissance.
  • Le rôle majeur de l’allaitement maternel pour protéger votre nourrisson dont se gardent bien de parler les experts ministériels.
  • Les 59 maladies microbiennes qui peuvent nous atteindre sont exposées en détail, leurs symptômes et les vaccins éventuels pour vous en protéger.
  • Les effets indésirables des vaccins : fièvre, convulsions, syndrome de Guillain-Barré..Ce qu’il faut savoir de l’autisme et de la Sclérose en plaques et de leurs relations avec les vaccins.
  • Quand il ne faut pas vacciner…

Je n’ai jamais parlé de ce livre pour ne pas être accusé de publicité. Je tiens à préciser qu’il est à la portée de tous les parents qui se posent beaucoup de questions pour leurs enfants ou petits enfants.

Je recommande aussi très fortement le livre Toxic Story de mon collègue Romain Gherardi à propos de la toxicité de l’Aluminium. Vous saurez pourquoi vous devez refuser tout vaccin contenant cet adjuvant, 47 vaccins au moins en contiennent. Sa présence est inscrite sur l’étiquette de l’emballage, laissez le à la pharmacie.

Évidemment nos confrères et collègues aux Conseils national et régional de l’ordre des médecins – qui ont cherché à me condamner – n’ont lu aucun de ces livres préférant me faire passer sans aucune preuve pour un anti-vaccin et laissant les médias depuis 2 ans répéter partout que je suis radié de l’ordre des médecins, ce qui est faux. Comme exemple de confraternité, il y a mieux !


Etre lanceur d’alerte est devenu une nécessité

Mes fonctions universitaires même honoraires – cancérologue et chirurgien des cancers – toujours très actif, ayant toutes les bases pour appréhender le système immunitaire et ses stimulations vaccinales ou spécifiquement anti-cancéreuses, m’ont imposé de devenir lanceur d’alerte.

J’ai dû faire savoir les immenses abus auxquels on veut nous soumettre. On cherche à nous faire croire que les vaccinations généralisées sont les seuls moyens de prévention, alors que les comportements de santé sont plus efficaces et sans danger !

C’est ce que l’on observe en Suède où les vaccinations ne sont plus obligatoires. Serions-nous des arriérés par rapport aux Suédois ?

Les médecins français seraient-ils incompétents ?

On cherche aussi à nous convaincre que les rappels sont toujours nécessaires, alors que très souvent un test préalable très simple à la recherche des anticorps démontre que l’immunité est suffisante et évite les rappels.

Aujourd’hui est encore justifiée la vaccination avec le DTP avant 18 mois, date à laquelle le système immunitaire de l’enfant est quasiment en place (1000 jours après la conception, soit le temps de la grossesse + 2 années de 365 jours).

Pour se réconcilier avec les vaccinations :

7 mesures de prudence avant toute nouvelle Loi

 

  • Mettre fin à l’impunité des laboratoires qui a pour conséquences de les déresponsabiliser, de ponctionner les contribuables pour les éventuelles erreurs, et de rendre très difficile les démarches des victimes. En 1989, le congrès américain a voté l’impunité des fabricants de vaccins en cas de complications. Nous ne devons pas subir en France et en Europe de telles décisions.

 

  •  Calquer l’homologation des vaccins sur celle des médicaments. Elle est aujourd’hui beaucoup moins exigeante.

 

  • Interdire tout additif qui serait totalement proscrit dans l’alimentation ou considéré comme toxique dans l’environnement. C’est déjà le cas pour les vaccins vétérinaires !

 

  • Ne pas imposer de vaccins inutiles comme le demande mon collègue expert des maladies infectieuses le Pr Didier Raoult dans le Point du 8 janvier 2017.

 

  • Tenir compte de l’âge auxquels apparaissent les risques de l’hépatite B, des papilloma virus, pour ne pas vacciner de façon trop précoce des nourrissons au système nerveux fragile et au système immunitaire immature.

 

  • Exclure du processus de décision les personnes en situation de conflit d’intérêt (qui se reconnaissent comme telles, directement ou au travers de leur entourage).

 

  • Mettre en place un réseau de vaccino-vigilance.


Une nouvelle procédure juridique à propos de l’Aluminium se prépare pour que l’adjuvant Aluminium soit supprimé du DTP et des autres vaccins.

Maître Jacqueline Bergel-Hatchuel a obtenu satisfaction auprès du Conseil d’Etat au nom de 2500 justiciables, en imposant la mise à la disposition des familles du seul vaccin obligatoire le DTP. Reste à l’Etat à s’exécuter.

Elle est prête à lancer une nouvelle action à laquelle je me joindrai avec l’Institut pour la Protection de la Santé Naturelle (IPSN).

Pour rejoindre cette action judiciaire, c’est ici :

http://www.avocat-bergel.com/mandat.php

Plus nous serons nombreux plus nous ferons barrage aux abus vaccinaux et à leurs dangers. Dans ce but tous ceux qui le souhaitent pourront lui envoyer leur Mandat pour agir en justice".

Professeur Henri JOYEUX

Source : L'Echelle de Jacob

 

Commentaire de Dominique : 

Par esprit de soutien à ce grand professeur, tant décrié, qui a le courage de dénoncer Big pharma au titre de lanceur d'alerte, OUI je vous soutien pour la modique somme de 30 € et je m'inscris auprès de Maître BERGEL (lien ci-dessus) pour la nouvelle action judiciaire auprès du Conseil d'Etat.

La totale impunité des laboratoires est immorale, d'autant que c'est le contribuable qui supporte financièrement les erreurs de 'l'homme de l'art", sans parler des victimes blessées dans leur chair et qui n'ont pas de chance de gagner un recours contre les responsables.

Je dénonce ces situations. Je les combats et j'ajoute que les responsables de ce qui doit être assimiler à un crime, soient jugés et punis.

A quand les cols blancs en prison comme les banksters Islandais après la crise de 2009 ?   

 

 

 

(Suite)

Vaccins: l'OMS avoue qu'elle met la santé du monde en danger
 

09 juillet 2017

Vaccins : idéologie et business

Pour ceux qui n'ont toujours rien pigé sur les vaccins, voici des aveux supplémentaires et pas n'importe lesquels, ceux de la "grande" OMS, qui devraient faire comprendre à la fois l'ampleur du cynisme et l'irresponsabilité criminelle des prétendus "experts" mondiaux auxquels toutes les nations du monde obéissent pourtant au doigt et à l’œil. Car il faut appeler un chat un chat et oser voir la responsabilité que nous avons tous vis-à-vis des générations futures dont l'avenir et la qualité de vie sont clairement et directement menacés par ces insoutenables manœuvres d'apprentis-sorciers.

Voici un extrait du rapport du Comité Consultatif sur la sécurité des vaccins de l'OMS (GACVS) de décembre 2013, tel que repris sur le site Mesvaccins.net :

Vaccin chimère contre l'encéphalite japonaise

Il s'agit d'un vaccin vivant, produit par recombinaison ciblée de virus de la fièvre jaune atténué (virus 17D utilisé comme vaccin anti-amaril) et de virus de l'encéphalite japonaise également atténué (souche SA-14-14-2). Au cours des essais pré-homologation, le vaccin s'est montré immunogène, y compris lorsqu'il a été administré en même temps que le vaccin rougeole-oreillons-rubéole (ROR), et bien toléré, particulièrement chez l'adulte (les effets indésirables ont été moins fréquents qu'avec un vaccin plus ancien préparé sur cerveau de souriceau). Depuis, ce nouveau vaccin a été homologué en Australie, en Malaisie, aux Philippines et en Thaïlande, où il est disponible sous le nom d'Imojev®. Environ 49.000 doses ont à présent été utilisées, mais ce nombre est encore insuffisant pour permettre d'identifier les événements indésirables rares dont le vaccin pourrait être responsable. Il est également trop tôt pour savoir si un vaccin de ce type ne présentera pas un risque dans l'environnement, et le GACVS a exprimé son souhait d'être informé sur ce sujet. En effet, le virus artificiel qui a été créé pourrait évoluer de façon inattendue s'il trouvait à infecter des hôtes nombreux et variés, par exemple en se recombinant.

La probabilité d'un tel événement est considérée comme faible, puisque le virus provoque une virémie très brève chez l'homme et qu'il n'est pas capable d'infecter efficacement les moustiques. Son utilisation à grande échelle pourrait toutefois créer des opportunités, et la surveillance des événements indésirables post-vaccinaux est donc nécessaire. Ce risque de voir émerger des virus pathogènes à partir de vaccins se trouverait toutefois accru si d'autres vaccins à très large diffusion conçus sur le modèle de l'Imojev®, tel le candidat vaccin contre la dengue de Sanofi, venaient également à être utilisés (NDR). 

NB: Ce candidat vaccin contre le dengue de Sanofi n'a évidemment pas été développé pour n'être administré qu'à quelques centaines de personnes. On remarquera donc le cynisme de ce Comité disant vouloir être informé des conséquences irresponsables qu'il prend en faveur des industriels mais certainement pas des gens. Il est important de rappeler que le virus de la fièvre jaune n'affecte PAS les pays asiatiques, il ne concerne donc pas cette partie du monde. Epidémiologiquement parlant et selon les climats et les zones, il faut remarquer que le virus de l'encéphalite japonaise n'affecte pas non plus par exemple de pays africains ou de pays d'Amérique du Sud or ici, on mélange des virus qui ne se rencontrent jamais dans la Nature, on crée donc de toutes pièces des combinaisons qui n'auraient jamais pu survenir naturellement. Dieu sait donc sur quelle nouvelle maladie future cela pourra déboucher. Manipuler de la sorte le vivant n'est pas sans conséquence. Le faire de façon aussi légère n'est plus de la Science, c'est du Scientisme. On remarquera enfin que le Comité estime que 49 000 sujets est un nombre trop faible pour pouvoir évaluer les effets secondaires plus rares (mais qui sont aussi souvent plus graves) OR dans les essais cliniques pré-commercialisation donc AVANT la mise sur le marché, les vaccins ne sont administrés en général que dans des groupes de quelques centaines ou quelques milliers de personnes mais jamais autant. Pourtant, cela n'empêche jamais les grands experts nationaux de recommander par principe ces vaccins fraîchement sortis en les déclarant sûrs sur base de ces essais cliniques inconsistants et tout à fait insuffisants. Nous sommes donc ici confrontés à un Xème mensonge, une Xème incohérence de l'idéologie vaccinaliste.

Source: Echelle de Jacob

 

 

HALLUCINANT : On veut nous vacciner de force… Pendant ce temps, Sanofi rachète un labo US de vaccins spéciaux !

Comme vous avez dû en entendre parler, le gouvernement veut vous piquer massivement au mépris de toutes les inquiétudes légitimes qui entourent de telles doses massives d’injections, en particulier sur de très jeunes organismes. 

Ce cocktail vaccinatoire est une pure folie en termes même intellectuels. 

La vaccination a été un progrès fabuleux dans le domaine de la santé. Telle n’est pas la question. 

Le principe de la vaccination est une merveilleuse découverte, mais encore faut-il se souvenir du principe de base, qui consiste à stimuler le système immunitaire en injectant “un peu” de maladie ! 

Nous en sommes très loin désormais, et pour des questions sombres de coûts et de profits, on vous injecte surtout des adjuvants que l’on sait particulièrement toxiques et susceptibles de déclencher des réactions extrêmes des corps. C’est CONNU. C’est une certitude. Et nos dirigeants devraient lire les notices des vaccins qu’ils rendent eux-mêmes obligatoires !! 

C’est comme tout… « C’est la quantité qui fait le poison », et là où la vaccination n’est pas remise en cause sur les 3 vaccins obligatoires que l’écrasante majorité des gens acceptent parfaitement, on veut nous imposer un délire vaccinatoire particulièrement inquiétant et qui pose de très sérieuses questions sur la finalité de cette décision ! 

On veut notre bien ? Ou le bien des bénéfices de Sanofi et des autres labos ? 

Alors que la vaccination n’a jamais été un sujet de campagne de Macron, elle fut la première décision du gouvernement et du Premier ministre lors de son discours de politique générale. 

Cette symbolique même de l’annonce est suffisamment surprenante pour être notée et relevée. 

Il n’y avait aucune raison objective à cela… 8 enfants morts de la rougeole ? Un drame, certes. Mais nettement moins grave (statistiquement) que nos 3 000 morts sur les routes dont plein d’enfants, ou encore nos 11 000 suicidés, ou encore les 80 000 morts de la cigarette, les 40 000 de la pollution… sans oublier qu’en France, chaque année, c’est plus entre 600 et 700 000 personnes qui décèdent… 

Le problème c’est que l’on est en droit de se poser la question de savoir quel est le cadeau fait aux labos. Quelles sont les collusions ? Quels sont les conflits d’intérêts ? 

Cela doit être dit. 

Cela doit être posé. 

Cela doit être dénoncé. 

 

 

Et l’information suivante doit être reprise, diffusée, colportée, criée sur tous les toits. Vous devez savoir ! 

Savoir que quand on veut vous piquer, Sanofi, un des plus grands labos, investit justement sans ses profits futurs faits sur le dos de votre santé ET de votre porte-monnaie, car la sécu… c’est vous, c’est moi, c’est nous et notre bien commun ! 

Sanofi se renforce dans les vaccins en rachetant l’américain Protein Sciences 

Voilà ce que nous rapporte cette dépêche de la très officielle agence AFP. 

« Sanofi va faire l’acquisition de l’américain Protein Sciences pour un montant pouvant aller jusqu’à 750 millions de dollars, une opération relativement modeste à l’échelle du groupe, mais qui devrait lui permettre de se renforcer dans les vaccins antigrippaux aux États-Unis. 

Fondé en 1983 dans le Connecticut (nord-est des États-Unis), Protein Sciences a obtenu en octobre dernier l’autorisation de commercialiser aux États-Unis son vaccin antigrippal quadrivalent Flublok, le premier vaccin antigrippal à base de protéine recombinante approuvé dans le pays. 

Cela va permettre à Sanofi d’élargir son portefeuille de vaccins antigrippaux «et de lui adjoindre un vaccin produit sans avoir recours à des œufs», a souligné David Loew, responsable de Sanofi Pasteur, la division vaccins du groupe, cité dans le communiqué.

«Un vaccin à base de protéine recombinante permet d’éviter tout risque infectieux» en cas d’œufs contaminés, car le procédé «n’implique aucun produit vivant au départ, tout se fait dans des bioréacteurs», a expliqué à l’AFP Éric Le Berrigaud, analyste du secteur pharmaceutique chez Bryan Garnier. 

Sanofi Pasteur est l’un des leaders mondiaux du marché très concentré des vaccins, et notamment des vaccins saisonniers contre la grippe. 

En 2016, cette division a ainsi produit 40 % des vaccins antigrippaux distribués dans le monde, qui représentent un marché global de 5 milliards de dollars, dont la moitié environ aux États-Unis. » 


On voit bien que les vaccins ne sont qu’un marché comme les autres. 

L’alibi de la santé ne reste qu’un alibi… 

Pendant que l’on veut vous piquer, de grands labos se frottent les mains pour les bénéfices futurs et prennent des positions, font des acquisitions. 

Les vaccinations massives seront le prochain scandale sanitaire. Édouard Philippe sera sans doute le futur « responsable mais non coupable ». 

Mais ce jour-là on pourra ressortir cet article et tous les autres, et lui dire “VOUS êtes responsable. Vous êtes coupable, car VOUS saviez ou vous auriez dû savoir”. 

Et c’est sur cet angle-là que nous devons axer la lutte. 

Mettre en cause dès maintenant la responsabilité future de nos dirigeants pour engager dès à présent leur responsabilité personnelle et pénale. 

Nous devons dénoncer avec force, pas tant la vaccination, que le totalitarisme marchand qui s’est emparé de notre santé par la corruption massive de nos élites dirigeantes. 

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous ! 

Charles SANNAT

Ce que risqueront les parents qui refuseront les vaccins obligatoires

Publié par wikistrike.com sur 15 Juillet 2017, 09:03am

 

C'est confirmé. Onze vaccins seront obligatoires pour les enfants de moins de 2 ans à partir de janvier 2018. Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, l'a annoncé mercredi. Ils seront pris en charge à 100% par la Sécurité sociale. Une mesure qui devrait coûter entre 10 et 20 millions d'euros, " une petite somme par rapport aux maladies évitées ", a-t-elle estimé ce jeudi sur RTL

Le Premier ministre Édouard Philippe avait déjà annoncé mardi lors de son discours de politique générale à l'Assemblée nationale que l'ensemble des vaccins pour la petite enfance seulement "recommandés" par les autorités de santé deviendraient obligatoires. Aujourd'hui, seuls trois vaccins infantiles le sont: diphtérie, tétanos et poliomyélite. Huit autres, dont la coqueluche, l'hépatite B ou la rougeole, sont seulement recommandés. 

La ministre de la Santé avait annoncé le 16 juin dernier réfléchir à rendre obligatoires ces onze vaccins, pour une durée limitée de cinq à dix ans, afin de lutter contre la réapparition de certaines maladies. "Je déteste la coercition, ce n'est pas dans mon tempérament. Mais là, il y a urgence", avait-elle assuré au Parisien. "Ce double système est une exception française. Cela pose un vrai problème de santé publique", estimait-elle, rappelant que la rougeole avait réapparu et qu'elle avait causé la mort de dix enfants depuis 2008. 

Les vaccins pour la poliomyélite, le tétanos, la diphtérie, la coqueluche, la rougeole, les oreillons, la rubéole, l'hépatite B, la bactérie haemophilus influenzae, le pneumocoque et le méningocoque C seront ainsi concernés. Pour Odile Launay, coordinatrice du groupe vaccination et prévention de la Société française d'infectiologie, c'est une bonne nouvelle. "On craint le retour d'autres maladies si la couverture vaccinale venait à baisser, a-t-elle expliqué sur Franceinfo. Aujourd'hui, on a de plus en plus de parents mais aussi de professionnels de santé qui sont réticents vis-à-vis de la vaccination." 


Des risques de poursuites ? 

Agnès Buzyn, médecin de formation, a indiqué qu'un texte de loi devrait être présenté par le gouvernement d'ici le début de l'année prochaine. Mais a cependant précisé qu'il inclurait une clause d'exemption "si vraiment des familles s'opposent absolument", a-t-elle précisé sur RTL, tout en reconnaissant que c'était "compliqué juridiquement". 

Selon le code de la santé publique, "le refus de se soumettre ou de soumettre ceux sur lesquels on exerce l'autorité parentale ou dont on assure la tutelle aux obligations de vaccination ou la volonté d'en entraver l'exécution sont punis de six mois d'emprisonnement et de 3.750 euros d'amende". Mais à l'heure actuelle, aucune sanction n'est appliquée, "ce n'est pas la meilleure façon d'avancer", assure Agnès Buzyn. 

Le texte prévoira-t-il de nouvelles sanctions dans le cadre de ces huit nouveaux vaccins obligatoires ? En Allemagne, les parents récalcitrants à celui contre la rougeole encourent une amende de 7.500 euros. L'Italie s'apprête par ailleurs à mettre en application une sanction similaire dans le cadre de douze vaccinations obligatoires. Mais en France, "l'objectif n'est pas d'avoir des amendes mais de faire de la pédagogie", a indiqué la ministre de la Santé sur RTL. 

De vrais risques sanitaires 

Certains arguent des effets secondaires pour ne pas faire vacciner leurs enfants. "Les effets indésirables graves sont très rares et font l'objet d'un suivi et de recherches approfondies lorsqu'ils surviennent. Le risque de développer une maladie grave en ne se vaccinant pas est beaucoup plus important que celui de voir apparaître un effet indésirable lié à la vaccination", rappelle le site de l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé. Ainsi, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) cite les exemples de la polio, une maladie qui peut entraîner la paralysie, et de la rougeole, qui peut provoquer une encéphalite ou la cécité.

"S'il est vrai qu'un seul cas de dommage grave ou de décès dû à un vaccin est toujours un cas de trop, il n'en reste pas moins que les avantages de la vaccination dépassent largement les risques", ajoute l'OMS.


Pour Agnès Buzyn, les parents ont avant tout besoin d'être rassurés. "Si nous rendons obligatoires les autres vaccins, les Français comprendront que ce sont des vaccins complètement sûrs." 

Commentaire de Dominique :

J'ai passé toute mon enfance au Maroc. Ma mère qui était déjà résolument contre le principe du vaccin obtenait à chaque campagne de vaccination obligatoire, du collège Charles de Foucault où mon frère et moi-même étudions, un "certificat de complaisance" fourni par un ami chirurgien de Casablanca.

C'est la solution que je conseille, c'est simple et efficace et surtout cela permet de laisser croire que l'on est sagement "dans les rangs", sans tambours ni trompettes.

 

 

Devant la vaste fumisterie de ce cocktail de vaccins imposé à tous nos bébés, il doit y avoir suffisamment de médecins compatissants près à signer le certificat de vaccination sans faire le vaccin !

Néanmoins, rien n'empêche l'Etat de faire des campagnes de sensibilisation grand public : médias, médecins etc... et de laisser tous ces vaccins remboursables à 100%. 

Qu'il en soit ainsi !

Et pour appuyer ma proposition voici ci-dessous ce qu'en pensent certains médecins scolaires : bravo messieurs, quel courage ! 

C'est vous "les hommes de l'art" et vous seuls engagez votre responsabilité de médecin. Rien ne vous autorise au titre d'hommes de l'art d'accepter des lois de la ripoublique dont on connait les intentions masquées de soutenir Big pharma et se foutre de notre santé.

 

En Allemagne, des médecins scolaires refusent de prendre la responsabilité de vacciner.

Publié par wikistrike.com sur 13 Juillet 2017, 09:14am

Il y a dans notre société une évolution lente et permanente en direction de la vaccination obligatoire. En effet certaines vaccinations sont de plus en plus souvent exigées dans certaines professions. En début de carrière, le personnel médical doit souvent se faire vacciner contre l’hépatite B qui se transmet prétendument par le sang. Chaque année un appel est lancé au personnel soignant et aux médecins de se faire vacciner contre la grippe.

De même certaines vaccinations sont conseillées aux militaires et aux pompiers.

Mais est-ce que la prescription de telles mesures médicales est vraiment la mission de l’Etat ?

Voici la voix du Professeur Newman qui vivait au 19ème siècle :

« Je prétends que la prescription d’un procédé médical ou l’adoption d’une théorie scientifique va au-delà de la compétence de l’Etat. »

D’un côté des vaccinations sont recommandées pour la protection de la santé, de l’autre les médecins scolaires commencent à refuser de prendre la responsabilité de vacciner.

Quelques écoles viennoises sont pleines d’agitation à cause de l’arrêt des vaccinations : Des médecins refusent de prendre la responsabilité de vacciner les enfants. Roman Häfele chef des médecins scolaires viennois confirme qu’après des problèmes en automne la situation juridique a été clarifiée : les médecins scolaires sont responsables. Depuis ce moment-là plusieurs médecins ne pratiquent plus de vaccinations. Avec cette disposition réglementaire la discussion sur les dommages liés à la vaccination passe à une nouvelle dimension.

Il reste la question suivante : Pourquoi les médecins refusent-ils de prendre la responsabilité en cas de dommages si les vaccinations sont recommandées pour maintenir en bonne santé et même obligatoires pour certains métiers ?

Liens : http://wien.orf.at/news/stories/2824133/

 
La conclusion de Dominique :
Laissons la parole aux médecins "hommes de l'art" qui doivent répondre à la question ci-dessus : "Pourquoi refusent-ils de prendre la responsabilité de vacciner à partir du moment où la loi les désigne responsable en cas de dommages ?
Si il n'y avait pas toutes les conséquences fâcheuses consécutives à ces vaccins "modernes", bien connues des médecins, ils accepteraient déontologiquement d'appliquer le cocktail de vaccinations obligatoires.
S'ils refusent... comme c'est le cas, c'est qu'ils connaissent déjà les risques majeurs que leur profession devrait supporter. C'est un premier aveu de taille.
Dans le même temps, nous l'avons vu, l'Etat français vient de "décharger" les labos de leur responsabilité. C'est déjà le plus beau cadeau que fait l'Etat français aux laboratoires privés de Big pharma. C'est tout simplement ENORME.
 
On nous prend vraiment pour des benêts !
C'est du foutage de gueule.
 
Qui est donc responsable à l'heure actuelle ? L'Etat !
Allez-y en justice et bon courage, vous y perdrez votre argent et votre temps...
En conclusion parents, renseignez-vous avant de prendre la décision d'administrer un cocktail de vaccins à votre bébé et sachez que vous êtes les SEULS responsables vis à vis de votre progéniture. Alors faites le bon choix en parents responsables, car quoi qu'on dise vous avez toujours la possibilité de choisir...
 
 

 

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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 14:08

L’édito de Charles SANNAT

  • Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

    Cela fait quand même intellectuellement plaisir de voir que l’on a raison, à défaut d’être justement particulièrement heureux d’avoir raison, vu que parfois, on aimerait bien avoir tort.

    Fitch est l’une des 3 grandes agences de notation occidentales.

    Les banques ne tiennent que parce que les États sont désireux de les soutenir et que les régulateurs ne les déclarent pas en faillite

    Voilà le résumé assez sensationnel de l’analyse de la situation de cette agence.

    Bridget Gandy, directrice du groupe d’institutions financières chez Fitch, a déclaré, lors d’une conférence à Londres, que des dizaines de banques grecques, italiennes, espagnoles et même allemandes – et c’est certainement le plus drôle et le plus cocasse dans toute cette histoire – ont un plus grand volume de créances pourries que la Banco Popular, ce qui les met face à un risque évident d’insolvabilité.

    Voici également la liste de quelques-uns de ces maillons faibles… Enfin, ce n’est pas une liste exhaustive, c’est juste les pires cadavres ambulants bancaires encore debout.

    HB, Piraeus, NBG, Eurobank et Alpha (Grèce)
    Eurobank et Alpha (Grèce)
    MPS, Carige, Creval, Vénétie et Vicenza (Italie),
    Bremer Landesbank et HSH Nordbank (Allemagne).
    Liberbank, BMN et Bankia (Espagne).

    Et Fitch de clouer le cercueil… « Une résolution n’est pas une résurrection ».

    « Une résolution n’est pas une résurrection » car, rappelle Fitch, le sacrifice des créanciers dans ces opérations « ne peut servir à renforcer la banque, à la développer et à la rendre compétitive ».

    Une opération de résolution sert juste à rendre cette banque plus petite, à la liquider ou à la transférer à un autre groupe.

    Il n’y a donc aucun avenir pour une banque sous résolution. Une résolution est juste un nouveau mot pudique pour parler autrement d’une faillite et d’une reprise simultanée par un autre établissement.

    Le ratio « texas » fonds propres contre provisions.

    On ne vous en parle jamais. On ne veut surtout pas vous parler des vrais ratios utiles à connaître ! On préfère vous parler du ratio de 10 ou 12 %, mais en fait on s’en fiche pas mal de celui-là car les banques peuvent toutes le respecter et tomber en faillite quand même car le ratio important est évidemment celui qui compare les créances douteuses aux fonds propres et pas les fonds propres aux actifs !

    Voici donc ce qu’en dit Fitch, et je ne peux qu’être d’accord.

    « Une banque court habituellement vers la faillite lorsque le «ratio Texas», qui mesure des créances douteuses par rapport aux réserves, dépasse 100 % ou lorsqu’elle ne dispose pas des fonds nécessaires pour couvrir les pertes sur ses actifs douteux.

    Comme nous l’avons rapporté il y a quelques mois, des 500 banques qui existent en Italie, environ 114 ont un ratio Texas de plus de 100 %.

    Elles sont même 24 à afficher un ratio de plus de 200 % ! »

    Depuis, l’une d’entre elles (Monte dei Paschi) a été sauvée par des fonds publics tandis que deux autres ont été liquidées. Voilà qui est fait pour trois d’entre elles… Il n’en reste plus que 21 (ou 111) rien qu’en Italie !

    Il n’y aura aucun miracle.

    Le système bancaire n’est toujours pas sain, et il faudra à nouveau le sauver.

    La seule question c’est comment, et combien cela nous coûtera.

    Et accessoirement si l’euro pourra survivre à tout cela.

    L’élection de Macron fait planer les foules et les médias. C’est bien. Tant mieux. Passez de bonnes vacances, parce qu’à un moment, le retour à la réalité sera forcément désagréable pour le plus grand nombre.

    Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

    Charles SANNAT

    “Insolentiae” signifie “impertinence” en latin
    Pour m’écrire charles@insolentiae.com
    Pour écrire à ma femme helene@insolentiae.com

    Vous pouvez également vous abonner à ma lettre mensuelle « STRATÉGIES » qui vous permettra d’aller plus loin et dans laquelle je partage avec vous les solutions concrètes à mettre en œuvre pour vous préparer au monde d’après. Ces solutions sont articulées autour de l’approche PEL – patrimoine, emploi, localisation. L’idée c’est de partager avec vous les moyens et les méthodes pour mettre en place votre résilience personnelle et familiale.

     « À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

    « Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur www.insolentiae.com. »

    Source le journal espagnol Expansion 

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3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 13:49

C’est un événement. Pendant quatre heures, les Français ont pu regarder sur France 3 les “Conversations avec M. Poutine” du cinéaste Oliver Stone. Comment ce documentaire de qualité, où la parole est longuement donnée au président de la Fédération de Russie, a-t-il pu passer entre les mailles du filet ? Comment a-t-il pu échapper à la vigilance de nos censeurs qui, au nom des droits de l’homme, nous infligent leur propagande en guise d’information ? Mystère, mais ne boudons pas notre plaisir.


Oliver Stone étant citoyen des USA, ces entretiens filmés entre juin 2015 et février 2017 portent pour l’essentiel sur les tensions géopolitiques entre Moscou et Washington. Lorsque le cinéaste lui demande, en février 2017, si l’élection d’un nouveau président américain est susceptible de changer quelque chose, Vladimir Poutine répond : “presque rien”. C’est “la bureaucratie”, explique-t-il, qui exerce le pouvoir à Washington, et cette bureaucratie est inamovible. En effet. A peine élu, Donald Trump est devenu l’otage de “l’Etat profond”.


L’intérêt de ces entretiens est qu’ils mettent en perspective la pesanteur du “deep State”, sa dimension structurelle. Les Russes ont le sens de l’histoire, et c’est pourquoi M. Poutine, pour comprendre le monde actuel, évoque l’usage de l’arme atomique contre Hiroshima et Nagasaki (août 1945). Privé de toute justification militaire, ce crime de masse a plongé l’humanité dans l’ère nucléaire. Pour Moscou, c’est le moment-clé de l’histoire contemporaine, celui où tout bascule. En faisant peser la menace d’une destruction totale, Washington a pris une responsabilité gravissime. 


La course aux armements n’est pas une invention moscovite. Dans les années 1980, une URSS fossilisée s’était laissé piéger par cette compétition mortifère, précipitant sa chute. Dans les années 2000, c’est encore Washington qui suspend les discussions sur les armes anti-missiles et s’empresse d’élargir l’OTAN jusqu’aux frontières de la Russie. Que dirait-on à Washington si la Russie nouait une alliance militaire avec le Mexique et le Canada ? Quand Oliver Stone évoque l’affaire – aujourd’hui oubliée – du destroyer US qui s’était dangereusement approché de la Crimée, M. Poutine demande ce que ce navire pouvait bien faire dans les parages. Mais la propagande a l’art d’inverser les rôles, et elle parla de provocation russe. 


Passionnante mise en perspective, aussi, à propos de la lutte contre le terrorisme. La seconde guerre de Tchétchénie (1999-2009) fut déclenchée par l’agression djihadiste contre le Daghestan russe. Or les USA y ont joué un rôle particulièrement trouble. “Les Américains nous soutiennent en paroles contre le terrorisme, mais en réalité ils l’utilisent pour fragiliser notre situation intérieure”, dit le président russe. En 1980, Brzezinski tenait déjà les combattants du djihad antisoviétique pour des “Freedom Fighters”. Dans le Caucase, en Syrie, en Libye, la CIA a armé, financé et manipulé les desperados de l’islamisme radical. La Russie soviétique, puis post-soviétique, les a toujours combattus. 


Chaque fois que son interlocuteur (qui n’est pas dupe) mentionne la rhétorique occidentale sur la menace russe, M. Poutine demeure le plus souvent impassible, esquissant parfois un sourire narquois. A Moscou, on l’a compris depuis longtemps : les Américains font le contraire de ce qu’ils disent et ils vous accusent de faire ce qu’ils font eux-mêmes. L’accusation d’ingérence russe dans l’élection présidentielle américaine (2016) est un véritable cas d’école. Lorsque la présidente du conseil national démocrate démissionna à la suite de la publication d’emails compromettants, Julian Assange a nié que sa source fût russe. Mais l’establishment a quand même pointé un doigt vengeur vers Moscou. 


Car il fallait un coupable, et il ne pouvait être que moscovite. “Dans cette affaire, souligne M. Poutine, les Américains prétextent une intervention extérieure pour régler leur problèmes intérieurs”. Pour les USA, la Russie est à la fois un repoussoir et un bouc-émissaire. Un repoussoir, quand on brandit la prétendue “menace russe” pour contraindre les Européens à faire bloc derrière les USA. Un bouc-émissaire, quand on attribue à Moscou la responsabilité de sa propre incurie. Tout se passe comme si l’affrontement idéologique hérité de la “Guerre froide” avait fourni un prêt-à-penser inusable. Le manichéisme américain peint le monde en noir et blanc, et Moscou sera toujours la source du mal. 


L’accusation d’ingérence russe dans la démocratie américaine est d’autant plus ahurissante que les dirigeants US, eux, interviennent ouvertement en Russie. Lors de la campagne présidentielle russe de 2012, Victoria Nuland, secrétaire d’Etat adjoint US, a déclaré : “Nous travaillons à l’intérieur et à l’extérieur de la Russie avec les militants russes qui souhaitent renforcer l’état de droit et la liberté de la presse, avec les LGBT”. Que dirait-on si le gouvernement russe “travaillait” aux USA avec des militants américains qui combattent le gouvernement des Etat-Unis ? Mais cette hypothèse est invraisemblable, car comme le dit M. Poutine, “nous ne nous mêlons pas des affaires intérieures des autres pays”. 


Respect de la souveraineté des Etats et refus de l’ingérence étrangère, ces deux principes (qui en réalité n’en font qu’un) définissent l’approche russe des relations internationales. Si Moscou intervient en Syrie, c’est à la demande d’un gouvernement légitime en proie à l’invasion étrangère et au terrorisme de masse. Si la Russie a accueilli la Crimée, c’est parce que le peuple de Crimée l’a voulu expressément, au terme d’un référendum organisé par le Parlement de Crimée. Et cette sécession de la péninsule n’eût peut-être pas vu le jour si un putsch des nationalistes ukrainiens soutenu par la CIA, en février 2014, n’avait renversé le pouvoir légalement issu des urnes à Kiev. 


Mais il est vrai que la Russie, elle, ne fomente pas de coup d’Etat avec l’aide de néo-nazis. Elle ne finance pas d’ONG pour déstabiliser les autres pays au nom des droits de l’homme, elle n’envoie pas ses troupes pour y instaurer la “démocratie”, et elle ne bombarde pas les populations pour “punir” les dirigeants qui lui déplaisent. Elle ne provoque pas la guerre civile pour s’approprier les ressources des autres pays, elle ne finance, n’arme ou ne manipule aucune organisation terroriste.

Que l’on sache, la Russie n’a jamais utilisé l’arme atomique, ses services secrets n’ont jamais créé de “centres de torture” à l’étranger, et elle n’envoie pas ses drones tueurs dans une douzaine de pays. Elle ne couvre pas les océans de ses porte-avions, elle a 5 bases militaires à l’étranger quand les USA en ont 725, et son budget militaire représente 8% de celui du Pentagone. La Russie telle qu’elle est gagne à être connue. 
Merci, M. Poutine, pour cette conversation.

 

Source : Bruno Guigue - L'échelle de Jacob 

 

 

05 juillet 2017

McCartysme

Après la série d’entretiens entre Oliver Stone et le président russe Vladimir Poutine, les experts médiatiques ont commencé à attaquer M. Stone en termes virulents qui en disent beaucoup sur l’incivilité et l’anti-intellectualisme répandus dans notre culture politique. 

Plutôt que de fournir une analyse ou une évaluation équilibrée qui pèserait les points forts et les points faibles du documentaire, les critiques ont qualifié Stone, un cinéaste réputé et vétéran militaire, d’« admirateur de dictateurs » (Joel Sucher, The Observer), de « complice des mensonges de Poutine » ( Emily Tamkin, Foreign Policy), de « conspirationniste » et de « lèche bottes dérangé » comme Alexander Nazaryan a traité Stone dans un violent article de Newsweek. 

Aussi méprisant, le « journal de référence », The New York Times, a publié un article, le 25 juin, écrit par Masha Gessen et intitulé « Comment Poutine a séduit Oliver Stone et Trump ». Le ton de l’article rappelle celui utilisé contre les gauchistes séduits par Staline et l’idéal d’un paradis utopique ouvrier sous le communisme, dans les années 1930 et 1940. 

Bien sûr, la critique de Gessen sur le film de Stone est complètement et totalement plate. Il dit que les échanges entre Poutine et Stone sont ternes et il se réfère à Stone en termes moqueurs comme « intervieweur inepte », ce qui n’est pas du tout vrai. Stone est un homme sympathique qui s’adapte à ses interlocuteurs et les met à l’aise, ce qui fait qu’ils sont sincères. 

Gessen poursuit en suggérant que Stone, comme Donald Trump, aurait une « admiration sans bornes » pour Poutine, une allégation qui n’est nullement justifiée. M. Trump, par exemple, a convenu que Poutine était un tueur dans un échange célèbre sur Fox News, mais a déclaré que les États-Unis n’étaient eux-mêmes pas innocents. Ce genre de remarque ne montre pas vraiment une « admiration sans bornes ». Pas plus que les efforts de Stone pour donner à Poutine l’occasion d’expliquer son point de vue dans un style qui rappelle les interviews d’Erroll Morris avec Robert S. McNamara dans The Fog of War, où le jugement est laissé au spectateur. 

Stone, parfois, pose des questions critiques, par exemple en ce qui concerne la contradiction de M. Poutine qui a exprimé de l’admiration pour Edward Snowden alors qu’il met en place ses propres lois « Big Brother ». 

Gessen suggère que les images de Poutine dans ses bureaux ou en train de jouer au hockey sur glace font partie du panégyrique de Stone. L’intention principale semble plutôt être de montrer la vie d’un président russe et de contrer les stéréotypes sur Poutine qui inondent les médias occidentaux. Étant donné que les compétences de hockey de Poutine sont plutôt moyennes, si Stone cherchait à créer un culte de superman, ces scènes échouent complètement. 

À un moment, Mme Gessen affirme que Poutine et Stone partagent une hostilité mutuelle envers les musulmans. Alors que Stone a simplement souligné le double standard de la politique étrangère étasunienne qui soutient les islamistes en Tchétchénie alors qu’elle les combat en Afghanistan et en Irak. À un autre moment, Stone convient avec Poutine de la folie de la politique de l’administration Reagan d’avoir soutenu Ben Laden et d’autres fondamentalistes extrémistes pendant la guerre antisoviétique en Afghanistan. Nulle part, Stone ne fait preuve d’islamophobie. 

Enfin, Gessen dépeint Stone et Poutine comme des apologistes de Staline, alors que la réponse de Poutine à la question sur Staline reflète une certaine admiration dans les milieux nationalistes en raison du rôle de Staline dans la défaite du nazisme, son rôle dans le développement industriel de la Russie et l’affirmation du rôle de la Russie en tant que superpuissance. Ce n’est pas une position tout à fait irrationnelle si l’on considère que Poutine reconnait aussi le côté obscur du règne de Staline et l’importance de se souvenir des victimes du Goulag. 

On remarquera que les pères fondateurs et les héros nationalistes étasuniens ont également du sang sur les mains, du massacre des Indiens à l’esclavage et aux guerres illégales, pourtant, beaucoup d’Américains les admirent toujours. Stone souligne également l’absence du corps de Léon Trotsky au Kremlin et discute du rôle de Staline dans le meurtre de Trotsky, montrant qu’il connait bien l’histoire de l’Union soviétique, alors qu’il n’est pas lui-même un apologiste des crimes de « l’oncle Joe ». 

Personnellement, j’ai trouvé le film de Stone intéressant et une bonne suite de son Untold History of the United States and Snowden [L’histoire cachée des États-Unis et de Snowden]. Il a dépeint un portrait de M. Poutine que je n’avais jamais vu auparavant et a humanisé un homme vilipendé dans tous les médias occidentaux. M. Poutine est également informé de la politique américaine et pragmatique dans ses efforts pour résoudre certains des problèmes urgents de la Russie, hérités de l’ère Eltsine. 

Le documentaire montre bien comment l’expansion de l’OTAN aux frontières russes (en violation d’une promesse faite à Mikhaïl Gorbatchev par l’administration George H. W. Bush), l’ingérence des États-Unis en Géorgie, en Ukraine et en Tchétchénie et l’installation d’armement accompagnées d’exercices militaires à proximité la frontière russe contribuent à créer une dangereuse nouvelle Guerre froide et une course aux armements. 

La plupart des grands théoriciens militaires, de Karl Von Clausewitz à Sun Tsu, ont souligné l’importance de « connaître son ennemi ». C’est ce qui fait que les attaques de gens comme Gessen dans The New York Times et Nazaryan dans Newsweek sont infantiles et finalement nuisibles dans une perspective de sécurité nationale étasunienne. 

Le film de Stone est important précisément parce qu’il offre une occasion de mieux comprendre la perspective russe sur la politique étrangère et les conflits américains en Ukraine et en Syrie – que nous soyons ou pas d’accord avec cette perspective. 

En se forgeant une meilleure compréhension, nous pouvons à notre tour développer une politique étrangère plus intelligente qui diminuerait les possibilités d’antagonisme et favoriserait la perspective d’une coopération, ce que Poutine dit vouloir. 

Cependant, à en juger par la réaction au film de Stone, nous semblons plutôt voués à répéter l’histoire de la première Guerre froide et de l’ère McCarthy, dont l’esprit reste vivant et bien visible dans nos journaux intellectuels libéraux.


Jeremy Kuzmarov

Source 

Traduit par Wayan, relu par Catherine pour le Saker Francophone

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Présentation

  • : Araka Nui autour du monde
  • Araka Nui autour du monde
  • : Le voyage initiatique de Teiva sur le catamaran ARAKA NUI parti en 2008 pour un tour du monde. Arrivé en Casamance en septembre 2009, il en repart 2 ans plus tard, mais cette fois sans son papa... C'est l'occasion pour ce dernier de collecter des sujets d'informations aussi divers que variés sur la spiritualité, la géopolitique, l'environnement et les sciences en vue d'étudier ces sujets le moment venu avec Teiva et de débuter son initiation vers un nouveau paradigme.
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