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11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 16:55

11°) Le code secret de l’Univers caché dans les mathématiques ?

Mon fils, après avoir pris connaissances de la grande précision des constantes fondamentales cosmologiques, des valeurs non moins précises des valeurs des particules de l’infiniment petit, nous venons de voir que nous retrouvons des suites algébriques  dans la Nature.

Maintenant je te propose d’aller faire un grand tour du côté des mathématiques et en particulier du mystère des nombres premiers en nous immergeant complètement dans ce monde pour mieux les explorer.

Depuis un siècle, certains des plus prestigieux mathématiciens ont tenté de percer le « secret » de l’Univers. Tous étaient subjugués par les nombres premiers, tous voyaient cachés derrière ces nombres une composante du « code de l’Univers » : qui devrait être ramené à une formule simplifiée universelle.

Tous étaient des génies, car ils avaient une capacité de travail féroce mais surtout une mémoire phénoménale avec une grande dose d’intuition pour ne pas dire une idée fixe et une conviction à toutes épreuves.

Leur ambition : s’attaquer à l’un des plus étonnants mystères de la Nature qu’étaient les « nombres premiers ».

En effet, nous savons aujourd’hui que la suite de ces nombres cache un formidable « secret », en lien direct avec le « code » dont nous allons aller à la recherche.

A première vue, les nombres premiers ressemblent aux autres nombres entiers comme deux gouttes d’eau : 2,3,5,7,11,13,17,19,23,29,31,37 etc… Sauf qu’ils ne sont divisibles que par eux-mêmes (et bien sûr par 1).

Autrement dit, ce sont les « atomes » de la réalité numérique. Insaisissables, imprévisibles, les nombres premiers ont même quelque chose de facétieux. Comme pour narguer ceux qui tentent de les attraper.

Juges-en par toi-même : les nombres 31, puis 331 et 3 331, et plus loin 33 331 puis 333 331 ou encore 3 333 331 et enfin 33 333 331 sont tous des nombres premiers. Comment expliquer ce phénomène ?

Il nous faudra aller chercher très loin la réponse. Très loin. Et la liste de ces nombres étranges est longue. Très longue. A vrai dire, elle est infinie.

Plus on s’enfonce dans l’océan des nombres, plus les nombres premiers deviennent grands. Gigantesques.

Le nombre plus énorme jamais calculé jusqu’ici s’écrit 2 à la puissance 57 885 161 moins 1. Un nombre monstrueux, qui compte plus de 17 millions de chiffres. Très exactement il comporte 17 425 170 chiffres !

Il a fallu quarante jours de calcul en continu sur de puissants ordinateurs en batterie pour parvenir en 2013 à ce résultat colossal.

Ce qui fit dire au mathématicien hongrois Paul Erdös, considéré comme l’un des plus profonds théoriciens du XXème siècle : « Quelque chose d’étrange se passe avec les nombres premiers ».

Sur la même longueur d’onde, le brillant expert américain en théorie des nombres, Don Zagier, a déclaré le 5 mai 1975 à l’université de Bonn : « Il n’y a aucune raison apparente pour laquelle un nombre est premier et un autre ne l’est pas. Mais en regardant ces nombres, l’on a le sentiment d’être en présence de l’un des plus inexplicables secrets de la création ».

Tu te demandes sans doute ce que ces nombres ont à voir avec l’Univers. Certes, à première vue, pas grand-chose. Mais détrompes-toi ! Les nombres premiers sont partout. Visibles au grand jour ou bien cachés derrière des nombres entiers.

De même que n’importe quelle molécule peut être décomposée en atomes plus simples, tout nombre entier peut être décomposé en un produit de nombres premiers.

Comme l’écrivait le mathématicien Euler : « Il est facile de trouver une méthode pour analyser n’importe quel nombre ou le décomposer en ses simples facteurs ».

Mais revenons au xviiie siècle.

  • L’équation d’Euler :

Mathématicien et physicien hors pair Léonhard Euler (1707-1783) est considéré comme un éminent mathématicien du xviiie siècle et l’un des plus grands et des plus prolifiques de tous les temps. Une déclaration attribuée à Pierre-Simon de Laplace exprime l’influence d’Euler sur les mathématiques : « Lisez Euler, lisez Euler, c’est notre maître à tous ».

Il était un fervent chrétien, croyant en l’inerrance biblique, et s’opposa avec force aux athées éminents de son temps.

Pour lui, une chose est certaine : « On n’invente pas les théorèmes. On se contente de les découvrir ».

Par ailleurs, il est convaincu que les mathématiques et leur précision extraordinaire démontrent l’existence d’une Intelligence bien supérieure à la nôtre, car pour lui le hasard n’y a pas sa place.

La conclusion persistante de Euler est toujours la même : « les êtres mathématiques existaient bien avant l’homme. Bien avant la matière. Bien avant l’Univers » !

Par exemple, le théorème de Pythagore ou le nombre Pi étaient là bien avant que Pythagore ou Archimède ne les découvrent.

Pour Euler, ce sont eux, les concepts algébriques, les éléments géométriques, qui ont permis à la matière d’apparaître, de se structurer et d’évoluer.

Une conviction profonde qu’il a puisé chez le grand philosophe grec de l’Antiquité Platon.

Cette existence des mathématiques avant tout le reste lui paraît totalement logique.

Il est persuadé, comme l’était Pythagore un peu plus de 2000 ans plus tôt que : « Dans l’Univers, Tout est nombre ».

A ses yeux, il existe, au fond du ciel comme dans les tréfonds de la matière, une formule algébrique unique, capable de tout expliquer.

L’étoile qui brille la nuit. L’oiseau qui vole dans le ciel. La fleur que l’on cueille dans les champs.

Méthodique, notre homme commence par se poser une première question désarmante de simplicité (mais lourde de conséquence) : est-ce qu’il existe une infinité de nombres premiers ? Ou pas ? Bien sûr, le légendaire Euclide  a déjà donné la réponse, vers 300 avant Jésus Christ.

Après avoir établi la « fonction e » et bien d’autres équations,  Euler réalise après des années de calculs « sa » formule :

  • La célèbre « identité d’Euler » {\displaystyle \mathrm {e} ^{\,\mathrm {i} \,\pi }+1=0\,}

Elle est qualifiée de « formule la plus remarquable des mathématiques » par Richard Feynman, car elle réunit en seulement 7 caractères l’addition, la multiplication, l’exponentiation, l’égalité et les constantes remarquables    0, 1, e, i et Pi :{\displaystyle \mathrm {e} } 

 

Il existe bel et bien une infinité de nombres premiers !

Ebahi du résultat, Euler se pose une nouvelle question : la suite des nombres premiers surgit-elle au hasard ?

Il sait que, s’il trouve la réponse, cela voudra dire que dans l’Univers entier, rien n’est laissé au hasard.

Que s’il existe une « codification » au niveau des nombres premiers dont dépendent tous les autres nombres, alors il existe de facto, inévitablement, un « code » dans l’Univers.

Presque un siècle plus tard en 1848, un jeune homme allemand fait son entrée à Göttingen, l’université mythique de Basse-Saxe en Allemagne, qui réunit les plus éminents professeurs d’Europe et qui a vu passer les plus grands mathématiciens et physicien de ce monde (dont Einstein, Bohr et tant d’autres). Quel est son nom ? Bernhard Riemann.

Ce jeune homme est bourré d’idées mais surtout il calcule plus vite que tout le monde. Il a déjà une obsession comme il le murmure souvent : « Percer le secret du monde ». Pour y parvenir, il n’y a qu’un seul moyen : savoir utiliser cette clef toute-puissante que sont les mathématiques.

A son père qui voulait lui faire suivre des études de théologies à Göttingen et le faire entrer dans les ordres, il lui écrira : « Non, je n’enfilerai jamais la soutane, je serai mathématicien » ! Il s’inscrit directement en thèse de doctorat, il aura pour directeur de thèse Carl Friedrich Gauss lui-même.

Le « théorème des nombres premiers » de Gauss 

Une légende vivante, surnommé aux quatre coins de l’Europe  le « Prince des mathématiques ». Gauss est un génie ! Il connait, entre autres, les écrits d’Euler sur le bout des doigts. Et dans le travail d’Euler, ce qui l’attire irrésistiblement, c’est le mystère des nombres premiers.

Compte tenu de tout ce qu’il a lu, il est impensable que le défilé des nombres premiers se fasse au hasard. Il y a forcément « quelque chose » comme un ordre dans ce défilé.

Après avoir pêché l’inspiration du côté d’Euler et à force d’efforts, Gauss extirpe une formule simple mais puissante. Elle prendra plus tard le nom de « théorème des nombres premiers ».

Bien sûr, pour le moment ce n’est qu’une conjecture qui, il le sait, n’est pas démontrée de manière rigoureuse mais elle ne peut pas être fausse ! Des efforts colossaux sont déployés dans le monde entier

Dure comme une porte blindée, la formule résiste, malgré sa désarmante simplicité.

En fait il faudra attendre plus d’un siècle – cent quarante-quatre ans exactement – avant qu’elle ne soit enfin démontrée en 1896, par ce premier de la classe qu’était Jacques Hadamard et la même année par Charles de la Vallée-Poussin.

Que nous apprend au juste la formule de Gauss ? Ou plutôt qu’a-t-il ressenti au moment où il l’a découverte ? Avant tout que les nombres premiers sont les briques fondamentales, non seulement de tous les nombres mais, bien au-delà, de toute la matière et, finalement, de tout l’Univers. Mais pourquoi ?

Avant tout, parce que la fameuse formule débouche sur un indice selon lequel l’interminable file des nombres premiers, en dépit des apparences, reflète un ordre.

Pour la première fois, on ne peut donc plus tout à fait affirmer que ces nombres étranges font irruption au hasard. Gauss a mis en évidence un début de quelque chose qui ressemble à une loi ! Plus tard, il éditera son merveilleux livre « Disquisitiones Arithmeticae » (considéré aujourd’hui comme l’un des plus importants de toute l’histoire des sciences) où on y pourra lire ce titre « Loi de réciprocité quadratique ».

Pas d’affolement ! Cette loi établit simplement un lien solide – et totalement inattendu – entres les nombres premiers.

C’est la première fois que quelqu’un ose parler de loi – et donc d’un ordre – Gauss passera presque un demi-siècle directeur de l’observatoire de Göttingen, bien que couvert de gloire, il sait qu’il lui manque une chose essentielle, presque autant que l’air qu’il respire : c’est le secret des nombres premiers.

Pour aller plus loin, il sait qu’il doit passer la main. Mais tout n’est pas perdu, car il a placé ses espoirs dans l’un de ses élèves, de loin le plus brillant : Bernhard Riemann.

  • « L’hypothèse » et la « fonction Zêta de Riemann »

Bernhard Riemann avec son doctorat en poche, après avoir rédigé son monumental mémoire d’habilitation, il demeurera un proche de Gauss en tant que chargé de cours à Göttingen.

Déjà lors de sa soutenance, seul Gauss parmi tous les membres du jury, aura compris le travail titanesque de ce jeune candidat.

Le génie phosphorescent de Gauss pousse ce jeune prodige sans cesse un peu plus au bord des questions ultimes : quels sont les éléments primordiaux sur lesquels repose notre réalité ?

De quoi est donc faite la matière qui compose l’Univers ?

Dès sa soutenance Riemann a eu l’intuition que les nombres imaginaires sont une véritable clef.     Déjà le grand Gottfried Wilhelm  Leibniz (1646 - 1716) philosophescientifiquemathématicienlogiciendiplomatejuristebibliothécaire et philologue 

Allemand qui a écrit en latin, allemand et français disait des nombres imaginaires : « Une merveilleuse envolée divine » !

Tu te demandes sans doute qu’est-ce qu’un « nombre imaginaire ». En fait, c’est tout simple : en mathématiques, il s’agit d’un nombre dont le carré est toujours négatif. Rien de plus.

Riemann a le temps de réfléchir. Peu à peu, sans raison, ses idées commencent à tourner autour des relations invisibles qui existent entre les nombres et la Nature.

Les nombres imaginaires seront la clef qui, au fil des années, soit cinq années plus tard, va permettre à Riemann d’emprunter une sorte de passage secret et de déboucher enfin, en 1859, sur la grande découverte de sa vie : il partira de la puissante formule découverte par Euler, un siècle plus tôt baptisée « fonction Zêta », une étrange fonction.

Aujourd’hui, bien longtemps après sa découverte, la « fonction Zêta de Riemann », cette nouvelle fonction qui repose sur les nombres imaginaires, reste un mystère total. Mais elle renferme un formidable secret. Dit-elle vrai ? Nul ne le sait.

D’où vient cette loi ? Qui l’a écrite ? Mystère.

«  En 2016, qui sera en mesure de démontrer la fameuse ‘fonction Zêta de Riemann » ?

Mais Riemann est persuadé qu’une loi générale existe. Que son hypothèse est exacte. Est-ce que cela veut dire in fine que l’Univers entier ne repose pas sur le hasard mais sur autre chose ?

Il se souvient que c’était la conviction d’Euler, tout comme celle de Gauss.  Et c’est aussi la sienne !

Mais pourquoi parle-t-on encore d’hypothèse ?

Parce que, plus de cent cinquante ans après sa découverte, cette fameuse conjecture n’a toujours pas été démontrée.

Et pourtant… en 1986, il a été montré par un calcul colossal que les premiers un milliard et demi de zéros sont bel et bien alignés sur la fameuse droite critique tirée de sa fonction.

« Représentation du module de la fonction zêta de Riemann ».

 

La « formule de Maxwell »

En 1859, un jeune homme de vingt-huit ans James Clerk Maxwell qui deviendra l’un des plus grands physiciens de l’Histoire.

A juste 14 ans, il écrit son premier article de mathématiques, lu en séance plénière à la Royal Society d’Edimbourg. Il fait une entrée fracassante dans l’une des toutes premières universités du monde : Cambridge.

Il découvre rapidement que derrière la matière physique, il y a des formes géométriques. Des êtres algébriques.

Plus profondément encore, des nombres.

En 1856 il lancera avec force : « Toutes les sciences mathématiques sont fondées sur les relations entre les lois physiques et les lois des nombres, de sorte que le but des sciences exactes est de réduire les problèmes de la Nature à la détermination de quantités par des opérations sur des nombres ».

On ne peut être plus clair.

L’idée que les nombres premiers puissent avoir une relation quelconque avec la Nature, avec le monde physique, le saisit.

Elle ne le lâchera plus.

Et puis il se produit deux coïncidences.

La première est une affaire de date. Maxwell publie, son article la même année que celui de Riemann (où se trouve posé le plus grand mystère mathématique de tous les temps).

La deuxième coïncidence est plus troublante. En effet, tandis que Riemann étudie dans son article la distribution des nombres premiers, Maxwell, lui, à découvert une loi générale portant sur la distribution des particules dans un gaz. Et ici vient le plus stupéfiant.

La formule de Maxwell, qui s’écrit en simplifiant ... 

... est trait pour trait de la même forme que la « fonction Zêta de...  Riemann » !                                                                                 

Les deux formules se ressemblent comme deux gouttes d’eau.

Comment est-ce possible ?

L’une concerne des particules physiques tandis que l’autre touche à de purs nombres.

Existerait-il un lien entre cette chose palpable, solide sous les doigts, qu’est la matière et, dans l’invisible, avec ce monde impalpable, que l’on ne pourra jamais toucher, qui est celui des nombres ?

Maxwell n’élucidera pas ce mystère.

Plus tard il se lancera dans l’œuvre de sa vie : unifier l’électricité et le magnétisme.

Il en résulte dix-huit équations – les équations de Maxwell -  qui vont le couvrir de gloire pour toujours.

Einstein lui fera à distance ce signe de la main : « La théorie de la relativité spéciale doit son origine aux équations de Maxwell ».

Et dans un élan enthousiaste, il a d’ailleurs ajouté : « Le travail de Maxwell a changé le monde à jamais ».

Nous allons à présent, rencontrer celui qui, le premier, a saisi toute la profondeur de la formule de Maxwell. Il s’appelle Ludwig Boltzmann.

La « fonction de partition Boltzmann »

En 1878 ce professeur de physique autrichien se trouve à enseigner dans la plus prestigieuse université, c’est toujours : Göttingen.

Ni ses élèves, ni ses collègues ne se doutent qu’ils côtoient quelqu’un qui, à des dizaines d’années de là, sera considéré comme l’un des plus grands savants des temps modernes.

Il tire une grande fierté de sa devise selon laquelle : « Contre vents et marées, il faut toujours aller au bout de ce qu’on fait ».

En s’appuyant sur les travaux de ses honorables prédécesseurs, Boltzmann établi la fameuse « fonction de partition » :  

Très vite il s’aperçoit que sa fonction présente une mystérieuse ressemblance avec la fonction Zêta de Riemann.

Il sent confusément que cette ressemblance indique qu’il existe peut-être une sorte de correspondance entre les phénomènes physiques et L’Univers des nombres.

En somme un lien entre la matière et l’information.

Mais il sait que dans la communauté « bien-pensante » des physiciens il est dénigré dès qu’il a le dos tourné, les plus acharnés vont même jusqu’à le traiter carrément d’illuminé.

Mais rien à faire ! Boltzmann tient bon.

Il veut trouver le fabuleux code secret dont il a entrevu l’existence : il a été le premier à affirmer sans retenue que tout ce que l’on peut voir et toucher (les cerises que l’on cueille dans l’arbre, les coquelicots qui poussent dans les prés, le sable que l’on fait couler entre ses doigts au bord de la plage), toutes ces choses sont codées sous une forme algébrique au-delà du monde visible. Il a donc réfléchi en mathématicien.

Boltzmann  s’inspire du travail de Helmholtz qui l’a ébranlé en affirmant : « Il existe dans l’Univers quelque chose de très mystérieux qui, telle une ombre invisible, gouverne d’une main de fer le destin de tout ce qui existe, de la plus petite particule élémentaire jusqu’aux immenses amas de galaxies. Ce n’est ni une force, ni une énergie, ni une chaleur. Rien de tout cela ».

C’est finalement le polytechnicien français qui fût aussi président de la République, Sadi Carnot (1796 - 1832) qui établira le principe de cette « force ». Il s’agit de « l’entropie » (c’est-à-dire la fonction définissant l’état de désordre d’un système).

De l’enchevêtrement des équations, Boltzmann a fini par faire jaillir en 1878, une formule qui, depuis longtemps trottait dans sa tête.

Une formule courte, nette, merveilleuse !

Il s’agit de l’une des découvertes les plus importantes de l’histoire.

Aujourd’hui, la formule que nous venons de découvrir est devenue célèbre sous le nom de : « formule de Boltzmann » soit : S = k ln W.  

Simplement dit, « l’entropie de quelque chose dépend du nombre d’états microscopiques de cette chose ». Cette formule éclaire la mystérieuse relation entre des éléments microscopiques (encore une fois, les atomes) qui tourbillonnent à l’intérieur d’une chose et l’évolution irréversible de cette chose à notre échelle.

Boltzmann vient de démontrer à travers l’entropie qu’elle représente une preuve directe de l’existence des particules élémentaires.

Pour lui la notion d’atome est vraiment universelle. La preuve ?

Les nombres ont, eux aussi leurs « atomes ». Et lors d’une conférence  devant le gratin des physiciens et mathématiciens de la Planète il lança : « Tout comme les nombres premiers dansent dans le ’gaz des nombres’, les atomes dansent dans le ‘gaz de la matière’ ».

En somme, pour Boltzmann comme pour Galilée, pas le moindre doute : la réalité dans laquelle nous vivons est d’essence mathématique. Tout dans la Nature est mystérieusement chiffré, et même codé !

Lorsqu’on applique cette formule à l’Univers tout entier, il en ressort deux aspects explosifs : L’Univers n’est pas éternel et ensuite, qu’à son origine supposée l’entropie de l’Univers devait inéluctablement atteindre une valeur minimale. Mais Boltzmann trouve la réponse : à l’origine l’entropie devait être obligatoirement nulle !

Une entropie nulle à l’origine ! Boltzmann le sait, une entropie nulle pour l’Univers, cela veut dire qu’à l’instant initial, tout – absolument tout – dans le cosmos primordial était fantastiquement calculé. Ordonné. " Codé ". Par quel prodige ? Une nouvelle pièce du puzzle va être découverte l’année suivante.

C’est la « loi de Stefan-Boltzmann » qui a un lien avec les travaux d’Euler et de Riemann, travaux qui, pourtant, concernent uniquement les nombres !

Alors ? Par quel prodige ce lien entre la physique et les mathématiques peut-il donc apparaître (ou plutôt refaire surface) en cette année de 1888 ?

Tout simplement par le biais de la désormais célèbre « fonction Zêta de Riemann »                                                                                                       

Cette fonction découverte par Euler et généralisée un siècle plus tard par Riemann qui donne accès – comme une clef – au monde si étrange des nombres premiers, ressurgit là où on ne l’attend pas. Au cœur d’une formule qui décrit l’énergie émise (sous forme de chaleur) par un corps noir !

Dans la magnifique loi de Stefan-Boltzmann, le flux d’énergie émis est directement proportionnel à la fonction Zêta !

Mais cette fonction est plus que cela. Bien plus. En réalité elle débouche sur quelque chose qui en physique mathématique s’appelle une « fonction de partition ». Qu’est-ce ?

Le pont dont ont rêvé tour à tour Euler, Gauss et Riemann – entre la matière et les nombres -

Boltzmann se demande quelle est la condition pour laquelle notre fameuse fonction de partition peut s’annuler ? 

Réponse : lorsque la température devient complexe.

Ce très étrange phénomène a été montré pour la première fois en 1952 par deux physiciens de légende, Chen Ning Yang et Tsung-Dao Lee (colauréats du prix Nobel de physique en 1957).

Rappelle-toi simplement que nous avions découvert que dans la fonction Zêta de Riemann tous les zéros, toutes les solutions de cette fonction sont a priori situés sur une droite imaginaire appelée « droite critique ». Or, de la même manière, les zéros de la fonction de partition sont, eux aussi, situés de la même manière dans le plan complexe ! Qu’allons-nous en déduire ?

Tout simplement que la « fonction Zêta de Riemann », qui touche uniquement les nombres, et la « fonction de partition » – qui concerne des objets physiques – … sont, en fait une seule et même chose !

C’est donc ici que se dessine le pont miraculeux reliant les phénomènes physiques aux phénomènes numériques, autrement dit :

Un lien formel existe entre la matière et les nombres.

Cette conclusion poussa Boltzmann à écrire : « Si l’on analyse le contenu ultime de toute matière, alors cette matière finit par se dissoudre en quelque chose d’impalpable ».

La nouvelle interrogation qui surgit ici est : de quoi est fait ce « quelque chose d’impalpable » ?

  • La « fonction Zéta de Hurwitz »

En été 1891, le redoutable mathématicien Adolf Hurwitz est déjà l’un des plus fins mathématiciens de la vieille Europe. Peut-être même l’un des meilleurs du monde. Mais quelque chose le tracasse. Un mystère.

Lors d’une ballade dans la grande prairie des jardins entourant l’université, il s’était amusé à cueillir une dizaine de fleurs sauvages.

Tout en flânant il s’était mis à compter les pétales sur son bouquet.

Et soudain, en parcourant chaque pétale de son index, il avait alors réalisé que les fleurs avaient toutes 3 pétales, 5 ou encore 8. Mais jamais 4 pétales, ni 6 ni 7, ni 10. Même chose pour les marguerites, les roses et les boutons d’or de la prairie.

Il réalisera qu’il s’agissait des nombres de la suite de Fibonacci. Mais qu’est-ce que cette suite a à voir avec les fleurs ? En fait chaque chiffre de la suite correspond à un nombre possible de pétales. Comment est-ce possible ?

Une chose est sûre : le nombre de pétales des fleurs ne doit rien au hasard.

Mais si le hasard n’est pas le chef d’orchestre, qui – ou quoi – occupe le devant de la scène ?

En réalité derrière les nombres de Fibonacci ce sont bien les nombres premiers – encore et toujours eux – qui tirent les ficelles !

Ce sont eux à la fois visibles en pleine lumière mais aussi invisibles sous leur camouflage contrôlant le nombre de pétales de fleurs, les spires des coquillages, les motifs des pommes, la forme des choux fleurs…

                                                      « Coupe du coquillage Nautile »

Après la « suite de Fibonacci », Hurwitz s’en prend au « nombre d’or », cette fameuse constante semble « régler » la marche des choses. On la retrouve à tout bout de champ.

Un exemple ?

Prend la coupe du coquillage Nautile ou encore mieux le banal chou-fleur. A première vue, l’on pourrait croire que la forme du célèbre bourgeonnement blanc qui émerge des feuilles est due au hasard.

Or il n’en est rien : on retrouve dans l’architecture des volutes végétales des « spirales d’or » dont le dessin parfait dépend strictement du nombre d’or.

Hurwitz découvre combien ce nombre pas comme les autres est omniprésent dans la Nature. La constante d’or pourrait-elle être une composante essentielle du langage de la Nature ?

Pour cela Hurwitz rend visite à son ancien directeur de thèse, dans son fief, le physicien Félix Klein (directeur de Göttingen), car lui aussi s’intéresse au nombre d’or.

La discussion s’enflamme et tombe sur une question magistrale : le nombre d’or pourrait-il contenir la clef permettant de réunir les cinq branches des mathématiques ?

Mieux encore : cette clef pourrait-elle être une sorte de « code » à portée universelle ?

Il se souvient que pour Galilée : « La Nature est écrite dans un langage mathématiques ».

Dans ce cas, la constante d’or pourrait-elle être une composante essentielle de ce langage ?

Le maître de Göttingen engage son ancien élève à pousser plus loin ses recherches. Hurwitz se met à l’ouvrage.

Ses seuls moments de répit sont les interminables promenades avec David Hilbert et Arnold Sommerfeld.

En compagnie de ces deux jeunes prodiges des mathématiques et de la physique, il bavarde sans fin de la fameuse constante et des mystérieux secrets qu’elle renferme à l’infini de ses décimales.

Et au début de l’automne, c’est le miracle. Hurwitz a enfin trouvé quelque chose ! Son article est publié dans les Annales de mathématiquesla revue la plus prestigieuse de l’époque.

C’est la « fonction Zéta d’Hurwitz » : 

qui généralise ni plus ni moins la « fonction Zéta de Riemann », qui n’apparaît plus que comme un cas particulier.

 

Hurwitz est amené à rencontrer son ancien professeur : le grand géomètre Enrico Betti (le père des fameux « nombres de Betti ») devenu l’un des leaders de l’école italienne de géométrie. Dans le fil de ses réflexions sur le nombre d’or, Hurwitz a demandé à son ami s’il pensait comme lui.

Est-ce que dans l’Univers, il existe bien quelque chose comme un code invisible, enchâssé au cœur de la matière ?

En guise de réponse le grand géomètre lui a proposé de réfléchir à ces nombres sur lesquels reposent tous les autres nombres, quels qu’ils soient : les nombres premiers.

Les revoilà.

Entre eux et Hurwitz c’est une longue histoire. Pour en avoir parlé avec Félix Klein et David Hilbert, le célèbre mathématicien, il est à présent convaincu – au-delà de toutes les démonstrations imaginables - que les « premiers », comme il les appelle, non seulement occupent la première place dans le monde des nombres, mais détiennent aussi le premier rôle dans l’Univers physique.

Hurwitz se dit que si les nombres premiers servent aussi de briques à la matière alors ils sont tout sauf livrés au hasard.

Et dans ce cas ils doivent obéir à une formule mathématique qui décrit l’ordre qui leur est propre.

Hurwitz se souvient d’un article qu’il avait publié un an plus tôt, suite à un travail qu’il avait formalisé sur la « fonction Zéta de Riemann ».

Il avait travaillé une année entière sur cette fonction.

Hurwitz le sait, cette « fonction Zéta de Riemann » (qui est un cas particulier de « sa » fonction à lui) donne accès à un ordre profond – implacable.

Mais encore faut-il parvenir à démontrer « l’hypothèse de Riemann ». Et en 1891 ce n’est toujours pas fait !

Une nuit de 1899, Hurwitz et Hilbert travaillent au tableau noir à Göttingen.

Ils se disent : pourquoi ne lanceraient-ils pas un défi à la communauté mondiale lors du Congrès de mathématiques de 1900 à Paris devant la fine fleur des mathématiciens ?

Vingt-trois problèmes horriblement difficiles seront présentés par Hilbert. Ils sont jusqu’alors sans la moindre solution. Et le huitième problème de la liste est : « l’hypothèse de Riemann ».

Dans son impressionnante présentation des vingt-trois problèmes, Hilbert a  mentionné en – en tête –l’existence d’une « harmonie préétablie » entre mathématiques et physique : entre le monde solide de la matière et celui impalpable des nombres !

Hilbert nous oblige à nous poser cette nouvelle question : d’où vient cette fameuse « harmonie préétablie » ?                                                     

Hilbert est un opiniâtre, d’ailleurs sa célèbre devise, gravée sous son buste à Göttingen : « Nous voulons savoir ! Nous allons savoir ! »

C’est ainsi que 25 ans plus tard, avec Polya, un jeune mathématicien de Göttingen, ils établiront la fameuse « conjecture de Hilbert-Polya» : 

que beaucoup tiennent aujourd’hui pour l’une des meilleures approches de « l’hypothèse de Riemann ».

Et qui sait ? Elle ouvre peut-être la voie à un début de preuve.

Récapitulons. Hilbert et Polya le savent, si leur conjecture est démontrée un jour, alors on aura instantanément la preuve que « l’hypothèse de Riemann » est vraie !

Et dans la foulée serait établi, pour la première fois, un lien explicite, incontestable, entre le monde abstrait des nombres et la réalité palpable, solide du monde physique. Mais en cet hiver 1914, on en est encore loin.

La guerre arrive et une fois de plus, le flambeau va passer à une nouvelle génération.

Plus de soixante ans se sont écoulés depuis l’inoubliable conférence de Boltzmann.

Mais celle-ci a laissé des traces.

En particulier chez un jeune chercheur américain Claude Shannon.

C’est le père fondateur des « sciences de l’information ».

C’est lui qui a construit le tout premier ordinateur de l’histoire.

C’est donc lui qui a proposé l’utilisation systématique des 0 et des 1 pour simplifier les relais et donc les transmissions des signaux au sein des ordinateurs (appelés à l’époque les « cerveaux électroniques »)

C’est au fameux « Institute for Advanced Study » de Princeton qu’il côtoie tous les jours le légendaire mathématicien John von Neumann.

C’est à Princeton également que se trouve Kurt Gödel qui a publié neuf ans plus tôt ses fameux « théorèmes d’incomplétude » qui démontrent  magistralement que « tout système logique est nécessairement incomplet » !

Qui plus est, sa cause est extérieure  - et opposée – à tout système logique. De quoi montrer qu’il y a « autre chose » au-delà de la matière.

Et surtout à son origine, dont Gödel affirme à qui veut l’entendre : « qu’elle est codée par des formes mathématiques ».

Et bien sûr à cette même période, à Princeton, il y a Einstein avec lequel Shannon passe de longues heures à se promener à ses côtés d’un bosquet à l’autre.

Après la guerre, en 1948, Shannon introduit pour la toute première fois dans son article un mot aussi bref qu’un éclair. Le mot « bit ». Il s’agit d’un chiffre binaire dont la valeur est 0 ou 1.

Puis à travers la « formule de Boltzmann » : 

permettant de mesurer l’entropie, avec cette même idée il va l’appliquer à… l’élaboration de la transmission d’un message.

Shannon s’intéresse très vite à nos bons vieux nombres premiers. La question qu’il se pose est très simple : quand peut-on dire qu’un nombre entier quelconque est « désordonné » c’est-à-dire comporte de l’entropie ?

Réponse : lorsque ce nombre est le produit de plusieurs nombres premiers !

Au-delà d’une cinquantaine de chiffres, ce nombre entier a tellement d’entropie qu’il est pratiquement impossible de trouver – à moins d’efforts colossaux – les nombres premiers dont il est composé !

Par exemple, il faut pratiquement six mois de calculs acharnés (répartis sur une centaine de stations de travail) pour trouver les facteurs premiers d’un nombre de 100 chiffres.

Et pour trouver les facteurs d’un nombre de 400 chiffres, il faudrait…10 milliard d’années ! C’est ce qui fait que l’industrie des codes secrets repose aujourd’hui essentiellement sur les nombres premiers.

Shannon sera le premier à démontrer que l’entropie des nombres premiers est nulle. Autrement dit, non seulement ils portent au plus haut niveau numérique l’image d’un ordre, mais bien plus, ils engendrent cet ordre !

Un beau matin de 1950, Shannon réalise que tout – absolument tout – peut être ramené à de l’information. Il a été aiguillé vers cette grande idée par l’un de ses maîtres Norbert Wiener qui est passé par la mythique université de Göttingen pour y suivre les cours du grand Hilbert.

Puis il enseignera durant près d’un demi-siècle au MIT. C’est là qu’il fonde la cybernétique. C’est là aussi qu’il lance son slogan : « Tout est information ».

Autrement dit, une pomme, une locomotive à vapeur, un chien, le corps humain ou une montagne, tout cela n’est autre que de l’information.

En bon élève Shannon saisit la balle au bond : cette information définit une chose de A à Z et on peut la mesurer très précisément à l’aide de bits.

Etrangement, la formule de Shannon : 

est pratiquement la même que celle découverte par Boltzmann un demi-siècle plus tôt.

Comme s’il s’agissait des deux faces d’une pièce unique. Mais l’une nous parle d’énergie et l’autre d’information.

Comment raccorder l’une et l’autre ?

Autrement dit, existe-t-il un lien véritable, une relation tangible, entre l’énergie et l’information ?

C’est là qu’une fois de plus nous allons retrouver la « fonction zêta de Riemann ». C’est aussi l’un des charmes de la science qui est de faire du saute-mouton d’un savant à l’autre lorsque c’est nécessaire.

C’est là qu’un physicien mathématicien allemand, émigré aux Etats Unis, Rolf Landauer va faire l’une des plus impressionnante découverte du siècle concernant la recherche d’une possible « information codée » sur laquelle pourrait reposer notre Univers.

C’est dans la firme IBM où il restera plus de quarante ans qu’il se posera continuellement la question : que signifie effacer définitivement un bit d’information ?

Et un beau matin de 1961, c’est la sortie du brouillard. Il va en résulter un article stupéfiant dans lequel apparaît le principe qui porte son nom.

Que nous dit le : « principe de Landauer » qui s’écrit : kT ln 2

Que lorsqu’un bit est effacé dans un système, alors l’entropie de ce système augmente.

Mais surtout, tout effacement d’une unité d’information se traduit inévitablement par un dégagement d’énergie sous forme de chaleur !

Cette fois, la connexion entre énergie et information est enfin mise au jour. Mais ce principe n’est plus une vue de l’esprit puisque la preuve expérimentale – une preuve irréfutable – que le « principe de Landauer » dit vrai a été démontrée en 2012.

 

Mais revenons en arrière pour découvrir un des plus grands penseurs de la physique du XXème siècle : John Wheeler (1911 - 2008).

Il a travaillé dans l’infiniment grand avec Albert Einstein – le père de la relativité – et dans l’infiniment petit avec Niels Bohr – le fondateur de la théorie quantique.

Très tôt, il a été intrigué par l’idée selon laquelle la réalité ultime, celle sur laquelle repose notre Univers, n’est pas matérielle.

Que les objets solides qui t’entourent – la chaise sur laquelle tu es assis, la banane que tu dégustes – tout cela n’est au fond, qu’un nuage impalpable d’informations. Et que c’est cette information fondamentale qui code notre réalité physique.              

John Wheeler résume ainsi son parcours intellectuel en physique :

« Je crois que ma vie en physique se divise en trois périodes (...) J'ai d'abord cru que tout était fait de particules (...). Dans ma seconde période que tout était fait de champs (...) Dans cette troisième, mon impression est que tout est fait d'information » (retient bien cette dernière notion).

Dans un article phare publié en 1990, Wheeler précise sa pensée et jette sur le papier un slogan si frappant qu’il va faire le tour du monde : « It from bit ».

Il n’y va pas par quatre chemin : « Tout ce qui existe –chaque particule, chaque champ de force, jusqu’à l’espace-temps lui-même – tire sa fonction, son sens, son existence même des réponses apportées par des appareils aux jeux de questions ‘oui ou non’ représentant des choix binaires. Des bits. ‘It from bit’ symbolise l’idée que chaque élément du monde physique a au fond – tout au fond – dans les grandes profondeurs la plupart du temps, une source immatérielle, ainsi qu’une explication. Ce que nous appelons la réalité résulte, en dernière analyse, des réponses apportées aux questions ‘oui ou non’. En bref, toutes les choses physiques trouvent leur origine dans l’information ».

Tout en se posant une nouvelle question : comment avoir un indice que tout cela repose sur une réalité ? Que des bits d’information se trouvent enfouis dans les grandes profondeurs de la matière ?

C’est en 1972 qu’Hugh Montgomery, mathématicien américain, annonce à travers la conjecture qui porte son nom qu’en deçà d’une certaine distance minimale, les zéros de la « fonction Zêta de Riemann » ont tendance à se repousser le long de fameuse la « droite critique » déjà vue plus haut.

« Les zéros de la « fonction Zêta de Riemann » ont tendance à se repousser

le long de fameuse la « droite critique ».

Par un heureux hasard il rencontrera à Princeton, le grand physicien anglais Freeman Dyson dont tous les titres impressionnent déjà le tout-Princeton, il a presque cent ans ! Ses recherches sur la « théorie des matrices aléatoires » (proposée par le prix Nobel Eugène Wigner en 1951, pour décrire le comportement hautement ‘aléatoire’ des atomes et autres particules élémentaires) sont à l’origine d’un immense coup de théâtre qui va nous rapprocher de notre but. 

Après avoir entendu un très bref exposé de la « conjecture de Montgomery » exposée par son auteur lui-même quelques minutes avant son annonce dans une conférence qui bouleversera le monde scientifique, Dyson n’en croit pas ses yeux.

En un éclair il vient de réaliser que la répartition statistique des zéros trouvée par Montgomery est exactement la même que la distribution des valeurs propres de sa matrice aléatoire, découverte dix ans plus tôt.

Il lança au jeune mathématicien : « C’est incroyable ! Votre résultat est le même que le mien ! Les deux approches viennent de directions complètement différentes, mais vous obtenez la même réponse que moi ! Cela nous montre qu’il y a là-bas beaucoup de choses que nous ne comprenons pas. Quand ce sera le cas, tout ça nous paraîtra peut-être évident. Mais pour le moment, c’est tout juste un miracle » !

En effet, ce que viennent de découvrir nos deux chercheurs est ahurissant.  De quoi s’agit-il ?

D’une connexion totalement inattendue, mais très profonde, entre la distribution des niveaux d’énergie au cœur de la matière et la répartition des nombres premiers dans l’océan infini des nombres entiers.

Un lien vertigineux entre la matière et les nombres !

Ce jour-là, le physicien et le mathématicien sont aussi ébahis l’un que l’autre. Car s’il est commun de voir des phénomènes physiques expliqués par les mathématiques, il est étrange que des êtres purement mathématiques laissent leur empreinte – et font la loi – au sein de la réalité physique sans expliquer quoi que ce soit.

Aujourd’hui le mathématicien Andrew Odlyzko, qui est le plus grand chasseur de zéros de la planète a calculé des milliards de zéros, à différentes hauteurs de la « droite critique ».

Tous, sans exception jusqu’ici, sont bel et bien situés exactement sur la droite !

Mais Odlyzko a fait bien plus que cela !

Il a apporté la preuve éclatante du lien étroit, incroyablement précis, entre la répartition des nombres premiers et la matrice aléatoire donnant ainsi la distribution des niveaux d’énergie au cœur de la matière.

De plus, lorsqu’il a comparé les écarts statistiques entre les valeurs successives des matrices aléatoires et les distances séparant les uns des autres les zéros de la « fonction Zêta de Riemann ».

Lorsqu’il a superposé les deux courbes : l’ajustement entre elles est déjà stupéfiant pour le premier million de zéros.

Mais il atteint une perfection inimaginable lorsqu’on monte très haut dans les zéros jusqu’à 100 milliards de milliards de zéros !

A tel point que Peter Sarnak, l’un des pontes de Princeton dans le domaine de la théorie des nombres a clamé haut et fort : « Ces mesures constituent la première preuve phénoménologique que les zéros sont absolument, sans aucun doute, d’une nature ‘physique’ ».

Ce lien nous oblige à nous poser cette unique question, au cœur de notre recherche : par quel prodige – quel miracle, dirait Dyson– les mêmes lois de distribution régissent-elles les zéros de la « fonction Zêta de Riemann » et les valeurs propres des matrices aléatoires au cœur des particules élémentaires ? Mystère.

Pour le physicien théoricien anglais Michael Berry, ce lien est franchement incompréhensible :

« Comment se fait-il que la ’ fonction Zêta de Riemann’ puisse mimer si parfaitement un système quantique alors qu’elle n’en est pas un » ?

Très frappé par le profond mystère entourant la fonction Zêta, Wigner n’a pu s’empêcher, un jour de 1960, de pointer le doigt en direction de l’’énigme en donnant pour titre à son livre emblématique :

« La déraisonnable efficacité des mathématiques

dans les sciences de la nature ».

Une formule qui a fait le tour du monde.

Nous voici à présent dix-sept ans après la rencontre historique entre Dyson et Montgomery à Paris à l’Ecole normale supérieure.

Nous sommes en 1990, le physicien–théoricien Bernard Julia dans son laboratoire de physique théorique de l’Ecole normale à une idée de génie sur cette fonction mystérieuse qui occupe tous les spécialistes depuis des lustres.

Il part d’un « gaz numérique » abstrait, dont chaque molécule serait un nombre premier, en somme, un nuage de nombres premiers en équilibre. Baptisé depuis le « gaz de Riemann » ou encore le « primon » en référence aux nombres premiers.

Il démontrera la correspondance surprenante que la distribution des énergies au sein d’un nuage de particules renvoie à la répartition des nombres premiers.

Néanmoins des physiciens de l’université de Bristol viennent de faire une déclaration spectaculaire : « Les nombres premiers sont les éléments ou ‘briques de construction’ de l’arithmétique. Nos travaux fournissent la preuve d’une surprenante connexion entre les nombres premiers et le gel de certains matériaux complexes en physique ».

Il faut admettre que pendant des siècles il a été absolument impossible de trancher, on n’avait aucune réponse à la question.

Hasard ? Ou pas ?

Jusqu’à ce qu’un beau jour, le 21 mai 2013, éclate un véritable coup de tonnerre qui va ébranler les cinq continents.

Ce jour-là, l’article d’un obscur mathématicien inconnu d’origine chinoise, a été accepté par l’une des plus prestigieuse revues scientifiques du monde : Annals of Mathematics.

Le nom de son auteur ?

Yitang Zhang. Il démontre qu’il existe une infinité de paires de nombres premiers dont l’écart est inférieur à 70 millions ! (c’est-à-dire qu’il n’y a qu’un seul autre nombre entier entre eux deux pour les séparer, ce sont les « nombres premiers jumeaux », par exemple 11 et 13, ou 17 et 19, ou plus loin 659 et 661, ou bien encore 881 et 883).

Pour la première fois, on tient une preuve concrète qu’il existe un ordre profond dans le défilé apparemment chaotique des nombres premiers.

Un ordre qui fait s’effondrer d’un seul coup en poussière le mur du hasard.   Le professeur Yitang Zhang développe la « fonction Zêta de Riemann » et démontre définitivement la relation qui préexiste entre le monde physique et les mathématiques.

Galvanisés, tous les mathématiciens de la planète n’hésitent plus désormais à franchir le pas : dans la mesure où les nombres premiers plongent dans les entrailles de la matière, on peut en conclure que le hasard a perdu sa baguette de chef d’orchestre.

La même année l’australien d’origine chinoise Terence Tao de l’université de Los Angeles lance un projet qui consiste à réduire progressivement l’écart de 70 millions pour le faire tendre vers 2.

Terence Tao est reconnu comme étant l'homme le plus intelligent du monde avec son QI (Quotient intellectuel) de 230 points, du jamais vu dans l'histoire de l'humanité.

Ben Green et Terence Tao ont démontré ce qui est désormais connu sous le nom de « théorème de Green-Tao » (publié en 2008).

Ethéorie des nombres, le « théorème de Green-Tao », s'énonce de la façon suivante : « La suite des nombres premiers contient des suites arithmétiques arbitrairement longues. »


En 2014, l’écart annoncé serait inférieur à 270. Tout récemment nous apprenons que l’écart calculé serait inférieur ou égal à 6. On est à présent tout proche du fameux écart de 2 séparant les jumeaux !

« Tous les zéros non triviaux de la fonction ζ de Riemann sont-ils sur la droite de partie réelle 1/2 ?      C’est l’objet de la conjecture de Riemann  (ici, les couleurs codent l’argument des valeurs prises par la fonction ζ ) ».

 

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Mon fils, là s’arrêtera, notre grande balade

dans le monde captivant des mathématiques.

La démonstration de la « conjecture ou hypothèse de Riemann » n’a toujours pas été établie officiellement à ce jour ; mais par des moyens indirects des preuves consistantes apparaissent et démontrent à des niveaux inattendus qu’elle est vraie (un professeur nigérian aurait déclaré avoir démontré l’hypothèse de Riemann).

Maintenant les scientifiques abordent les domaines complexes tel que la physique quantique, les étranges « nombres premiers-adiques » etc… pour débattre sur cette fonction Zêta qui régit les nombres premiers.

Comme nous entrons dans un monde beaucoup trop abstrait pour être compris par un jeune garçon de 12 ans, notre envolée historique s’arrêtera là. Mais tu conviendras qu’un grand nombre de démonstrations mathématiques auront déjà eu le privilège de nous apporter des indices forts sur la présence incontestable des mathématiques et des nombres premiers dans la Nature. 

Nous avons appris que les nombres premiers n’obéissent jamais aux lois. Car visiblement, ce sont eux qui font la loi !

Tu conviendras également qu’il ne nous en faut pas plus, après ce tour d’horizon de plusieurs siècles, pour répondre à présent avec certitude à notre grande question :

Qui ou quoi est à l’origine de ce réglage mathématique

d’une subtilité sidérante ?

 

Laissons Albert Einstein lui-même y répondre dans les années 1930, alors qu’il était loin de posséder l’éventail de nos connaissances actuelles, pensait déjà, à travers les Lois qu’il découvrait, qu’elles correspondaient nécessairement : « A la manifestation d’une Intelligence dépassant de très loin la nôtre ».

De même que le prix Nobel Eugène Wigner appelait : « L’inexplicable efficacité des mathématiques dans les sciences naturelles », Heinz Pagels physicien théoricien, ancien Directeur de l’Académie des sciences de New-York, disait : « Je pense que l’Univers est un message codé, un code cosmique, et le travail du scientifique est de déchiffrer ce code ».

Cinq siècles avant Jésus Christ, Pythagore dans une formidable intuition déclarait : « Les nombres gouvernent l’Univers ».

 

 

Conclusion :

{\displaystyle \mathrm {e} ^{\,\mathrm {i} \,\pi }+1=0\,}Nous venons de survoler l’état de nos connaissances à travers les plus grands mathématiciens, physiciens et logiciens de tous les temps et tous ont émis leur conviction jusqu’au philosophe-mathématicien Leibnitz : « Il existe une ‘harmonie préétablie’ entre le monde solide de la matière et celui des nombres ».    

Nous découvrons que les mathématiques sont présentes dans tout l’Univers tant dans ses particules physiques les plus petites (la bonne matière de tous les jours) que dans ses plus grands ensembles de galaxies.

Aujourd’hui, chacun d’entre nous doit évacuer le doute et entretenir une certitude appuyée par nos connaissances scientifiques, que le hasard n’a plus sa place, il en découle qu’une "Intelligence supérieure" gouverne nécessairement l’Univers !

Comme nous l’avons vu à plusieurs reprises, peu importe le nom que l’on donne à cette Intelligence. Ne l’appelons pas « Dieu » pour convenir à tes états d’âme.

Mais il te faudra à présent la désigner, lui, car tu ne pourras pas t’effacer devant cette présence incontestable.

Du même coup, te réclamer athée n’a plus aucun sens, car aujourd’hui, en 2016, l’existence de cette "Intelligence" est prouvée scientifiquement sans dire qu’elle dépasse de très loin la nôtre et notre entendement.

Bien sûr, tu apposeras un nom à ta convenance pour désigner cette Intelligence mais une fois de plus, retient que le « hasard » est définitivement écarté de toutes manifestations dans l’Univers.

 

Jusqu’à quel point ce qui nous paraît aléatoire à un certain niveau ne se révèle-t-il pas ordonné à un niveau supérieur ?

Pour revenir à ce que nous disions à propos du hasard, nous pouvons dire que celui-ci n’existe pas : ce que nous appelons le « hasard » encore aujourd’hui dans la vie de tous les jours, n’est que notre incapacité à comprendre un degré d’ordre supérieur.

 

En dernière analyse, si tu veux gagner 1 MILLION de dollars offerts par la Fondation américaine Clay, c’est facile !

Il te suffira de démontrer « l’hypothèse de Riemann », vue plus haut et apparemment pas encore établie à ce jour depuis 1 siècle et demi ; elle fait partie des fameux 23 problèmes de Hilbert ainsi que des 7 problèmes du millénaire.

 

Le monde d’emploi t’est donné sur Youtube à cette adresse :

https://www.youtube.com/watch?v=dNpdMYB8pZs

 

Pour finir en beauté et juste pour te féliciter d’avoir lu ce texte jusque-là, voici une confidence.

J’ai pris connaissance d’un livre dont le titre est : « Il faut donner du sens aux nombres dès la maternelle » de Stella Baruk. Cet auteur explique qu’au sortir du collège, en France, de plus en plus d'élèves ne maîtrisent pas les calculs sur des nombres entiers. Pourtant, en donnant du sens aux nombres, on permet à des élèves de CE1 de résoudre des problèmes de niveau collège.

Comme je te connais, durant la longue saga concernant les élucubrations de mathématiciens ci-dessus, tu as pensé que ton père t’amenait sur des chemins inutiles ! Et bien non.

Comme tu le vois donner du sens aux mathématiques et aux nombres entiers est utile pour tes études au collège mais en plus ils nous auront permis de trouver le « code » secret de l’Univers. 

12°) Un bref passage vers la biologie : L'ADN

L'ADN signifie acide désoxyribonucléique, et constitue la molécule support de l'information génétique héréditaire.

La structure originale de l'ADN en double hélice lui permet de se dupliquer en deux molécules identiques entre elles et identiques à la molécule mère lors du phénomène de réplication qui a lieu avant la division cellulaire.

L'information génétique n'est ainsi jamais perdue, et peut se transmettre aux nouvelles générations via les cellules germinales.

 Bien que chaque nucléotide soit très petit, les molécules d'ADN peuvent en contenir des millions et atteindre des dimensions significatives.

Par exemple, le chromosome 1 humain, qui est le plus grand des chromosomes humains, contient environ 220 millions de paires de bases pour une longueur linéaire de plus de 7 cm.

Conclusion :

L'information génétique déterminant le plan structurel d'une personne, depuis son apparence externe jusqu'à ses organes internes, est enregistrée avec le système « d'encodage spécial » dans l'ADN.         

 

Pour écrire cette information génétique sur papier, il faudrait une librairie gigantesque comprenant environ 900 volumes de 500 pages chacun.

Pourtant cette quantité incroyable d'information a été encodée dans notre ADN.

Affirmer que l'information de la "librairie" de l'ADN humain soit apparue par hasard est aussi irrationnel que de croire que les cailloux jetés sur une plage par les vagues pourraient écrire l'histoire entière de l'humanité. 

Une fois de plus, dans cet exemple parmi une quantité d’autres, nous constatons que le hasard n’est pas au rendez-vous !

 

13°) Quand les scientifiques se font mystiques

On peut être surpris par le nombre de scientifiques qui, après avoir scruté passionnément le cosmos pendant des décennies, finissent par plaider en faveur d’une force inconnue – Dieu ou autre chose – à l’origine de Tout.

A commencer par le grand Albert Einstein lui-même, pour qui « Tous ceux qui sont sérieusement impliqués dans la science finiront par comprendre un jour qu’un esprit se manifeste dans les lois de l’Univers, un esprit immensément supérieur à celui de l’Homme ».   

Paul Davies, physicien australo-britannique, dans son ouvrage « The fifth miracle » :« J’appartiens au nombre de ces chercheurs qui ne souscrivent pas une religion conventionnelle, mais refusent de croire que l’Univers est un accident fortuit. L’Univers physique est agencé avec une ingéniosité telle que je ne puis accepter cette création comme un fait brut. Il doit y avoir, à mon sens, un niveau d’explication plus profond. Qu’on veuille le nommer Dieu est affaire de goût et de définition ».

Max Planck, physicien allemand, père de la physique quantique : «  Toute la matière trouve son origine et existe seulement en vertu d’une force. Nous devons supposer derrière cette force l’existence d’un esprit conscient et intelligent ».

Georges Smoot (Prix Nobel de physique 2006), astrophysicien est un cosmologiste américain à l’origine de l’expression : « Le visage de Dieu » quand il reçut les premières images du satellite Cobe provenant du fond diffus cosmologique, le rayonnement fossile : « Quand un cosmologiste comprend comment s’assemblent lois et principes dans le cosmos, comment ils sont reliés, comment ils montrent une symétrie que les anciennes mythologies réservaient à leurs dieux, comment ils impliquent que l’Univers doit être en expansion, doit être plat, doit être tel qu’il est, il perçoit la beauté pure sans mélange. Le concept religieux de création découle d’un sentiment d’émerveillement devant l’existence de l’Univers et devant notre place en son sein ».

Il dit aussi : « La cosmologie est aux confluents de la physique, de la métaphysique et de la philosophie. Lorsque l’on s’interroge sur l’énigme ultime de l’origine de l’Univers, les frontières entre ces trois disciplines sont ténues ».

Robert Wilson, physicien américain codécouvreur du rayonnement fossile en 1964 : « Il y a certainement eu quelques chose qui a réglé le tout. A coup sûr, si vous êtes religieux, je ne vois pas de meilleure théorie de l’origine cosmique susceptible de correspondre à la Genèse ».

Freeman Dyson, physicien et mathématicien américain : « Plus j’analyse l’Univers et étudie les détails de son architecture, plus je rencontre des preuves selon lesquelles, dans un certain sens, l’Univers ‘savait’ que nous allions apparaître. Il y a plusieurs exemples saisissants au sein des lois de la physique nucléaire d’accidents numériques qui semblent conspirer pour rendre l’Univers habitable(…) Etant un scientifique éduqué dans le mode de pensée et le langage du XXème siècle et non du XVIIIème siècle, je ne prétends pas que l’architecture de l’Univers prouve l’existence de Dieu, je dis seulement que cette architecture est compatible avec l’hypothèse selon laquelle ‘l’esprit’ joue un rôle essentiel dans le fonctionnement de l’Univers. Je pense que l’Univers tend vers la vie et la conscience et qu’il y a du sens parce que nous sommes là pour l’observer et appréhender sa beauté harmonique. Mais j’insiste sur le fait qu’il s’agit là d’un pari métaphysique et non d’un strict raisonnement scientifique ». 

John Glenn le premier cosmonaute américain envoyé dans l’espace en 1962 déclara après avoir effectué plusieurs révolutions autour de la Terre avec son vaisseau spatial : « Comment ne pas croire en Dieu lorsqu’on voit une telle merveille » !

Conclusion :

Laissons conclure Stephen Hawking, célèbre physicien anglais qui a écrit de nombreux ouvrages de cosmologie destinés au grand public : « Les lois de la science, telles que nous les connaissons actuellement, contiennent certains nombres fondamentaux, comme la charge électrique de l’électron ou encore le rapport des masses du proton et de l’électron… Ce qui est remarquable, c’est que la valeur de ces chiffres semble avoir été très finement ajustée pour rendre possible le développement de la vie. Existe-t-il, un être responsable des lois de la physique » ?

Bien sûr tu es libre d’apporter TA réponse au vu des connaissances acquises dans tout ce qui précède.

14°) La théorie que je viens de te démontrer porte un nom, c’est le « Principe Anthropique Cosmologique », il se décline en 3 niveaux.

Le Principe Anthropique est un principe selon lequel il est énoncé : « Puisque des êtres sapiens tels que l’humain existent, l’Univers est nécessairement compatible avec leur existence ».

Principe Anthropique faible :

Il existe un énoncé du Principe Anthropique faible qui est désormais largement accepté par les scientifiques tel que présenté, on se contente d'observer que si ces constantes avaient été différentes, le phénomène humain ne serait pas apparu : constatation négative.

« Nous savons que nous existons et les propriétés de l'univers doivent être réglées de façon à favoriser notre présence ».

Le principal argument des détracteurs du principe anthropique faible est son aspect tautologique (càd la répétition d’une même idée sous une autre forme). C'est cependant justement cette tautologie qui le rend inattaquable selon ses défenseurs.

Mais il n’y a qu’un pas à franchir pour arriver au Principe Anthropique fort,

Principe Anthropique fort :

Qui dit : « L'univers doit (obligation et non supposition) posséder des lois et des paramètres fondamentaux afin que l’Homme et la Conscience puissent y apparaître à un certain moment ».

C'est un énoncé qui dépasse la science, relève de la philosophie ou de la métaphysique.

Il faut avouer que cette version est controversée.

Voici une interprétation : « Il existe un univers possible conçu dans le but d'engendrer et préserver des observateurs ».

Freeman Dyson disait :

« Quelque part l'univers savait que l'homme allait venir » :

 

« Efficacité invraisemblable des mathématiques à décrire le monde » : Eugène Wigner.

 

« Ce qui est incompréhensible, c'est que le monde soit compréhensible » :

Albert Einstein.

 

  • Chercheurs favorables au principe anthropique fort :

Joe RosenNicola DallaportaGeorge CoyneTrinh Xuan ThuanGuillermo Gonzalez, Jay RichardsLéonard SusskindFrank TiplerFreeman DysonJean StauneGeorge SmootStephen Hawking

Albert Einstein qui a été souvent cité dans ce document, a évoqué à un moment de sa vie « l’harmonie des lois de la nature dévoilant une intelligence si supérieure que toutes les pensées humaines et toute leur ingéniosité ne peuvent révéler, face à elle, que leur néant dérisoire ». Cette opinion est pondérée par ce qu'il exprime dans une lettre datée d'un an avant sa mort, vendue sur eBay en 2012, où il explique : « ne croire en l'existence d'aucun Dieu personnel ».

Ce qui rejoint en quelques sortes la position des spiritualistes.

  • Chercheurs défavorables au Principe Anthropique fort (mais non au faible) :

Martin ReesHeinz PagelsMalcolm Sim Longair

Encore un petit pas, et nous arrivons au Principe Anthropique final, qui pousse l'idée de finalité encore plus avant. A supposer que le Principe Anthropique fort soit correct et qu'une vie Intelligente doive voir le jour à un moment de l'histoire de l'Univers, si elle meurt sans avoir exercé un effet significatif sur celui-ci dans son ensemble, il est difficile d'imaginer pourquoi elle a dû avoir vu le jour.

Principe Anthropique final :

Suivant le raisonnement qui précède, le Principe Anthropique final propose :"Qu’un traitement intelligent de l'information doit voir le jour dans l'Univers et, lorsqu'il a vu le jour, il ne s'éteint jamais ".

Le physicien Albert Einstein précisait : « Est-ce que le fait que le monde n’est pas seulement un concept abstrait, un modèle indescriptible, une équation non résolue, mais au contraire quelque chose qu’on peut mesurer, peser, toucher et éprouver n’indique-t-il pas la source originelle de l’Être » ?  

Négation du Principe Anthropique :

« L'homme a émergé par hasard dans un univers qui lui est indifférent »

Jacques Monod.

Pour certains le principe anthropique a pour défaut de ne pas expliquer grand-chose et de conduire à des interprétations suspectes.

Une autre explication est fournie par la théorie des univers parallèles. Cette théorie, née à la fin des années 1950 fut introduite pour essayer d’expliquer un autre casse-tête de la physique quantique : l’expérience « du chat de Schrödinger » (que nous étudierons plus tard lorsque nous aborderons le monde fascinant des atomes et de la physique quantique).

 

Conclusion :

Pour ton papa, la véritable fonction de la théorie scientifique, est d’être heuristique, c’est-à-dire de suggérer des idées nouvelles susceptibles d’orienter la recherche. Il n’y a donc aucune raison de se crisper autour d’une théorie; il n’y a qu’à l’utiliser tant qu’elle produit des fruits et la faire évoluer lorsque le besoin se présente.

C’est à ce titre que j’approuve ceux qui souhaitent voir la science et la métaphysique enfin se rapprocher, car maintenir des frontières étanches entre elles nui à l’expérimentation des nouvelles théories qui s’offrent à nos connaissances de façon de plus en plus pertinentes.

15°) Notre position et l'environnement de la Terre dans l’univers n’est pas commune.

Les caractéristiques relatives à la position de la Terre dans l'Univers, et à son environnement plaident en faveur du principe anthropique.

De très nombreuses conditions troublantes sont observées :

  • si la Terre ne se situait pas sur le bord de la Voie lactée mais en son centre, les astronomes auraient été incapables de voir la galaxie dans laquelle nous nous trouvons et le reste de l’Univers ;
  • si le Soleil ne se situait pas à mi-chemin du bord de la Galaxie et entre deux de ses bras en spirale, les êtres vivants, soit auraient été victimes de radiations dangereuses et de poussières de comètes (plus près du centre ou d’un des bras), soit n’auraient pas existé du tout faute de matériaux lourds pour construire la vie (plus éloigné du centre ou d’un des bras). De plus, la distance du soleil aux deux bras de la galaxie demeure constante, lui évitant d’être aspiré par l'un des bras;
  • si Jupiter et Saturne n’avaient pas existé, leurs masses énormes n’auraient pas servi de « paratonnerres » pour protéger la Terre en attirant les météorites qui l’auraient pulvérisée;
  • si la Lune n’existait pas, l’axe de rotation de la Terre aurait pu changer constamment rendant l'apparition et le maintien de la vie très difficile, voire impossible;
  • si la distance moyenne entre les étoiles dans notre galaxie était différente, la vie aurait été impossible. Si elle avait été plus grande, les produits des explosions des supernovæ auraient été tellement diffus que les planètes n’auraient pas pu se former. Si elle avait été plus petite, les orbites des planètes auraient été déstabilisées ;
  • si la quantité de matière dans l’univers (les milliards d’autres galaxies et cette « matière noire » dont nous ignorons la nature exacte) était différente, la force d’inertie sur Terre serait modifiée et la vie impossible. Ainsi l’Homme n’apparaît plus comme perdu sur une planète insignifiante au milieu de l’univers : le reste du cosmos lui est indispensable ;
  • la nature du Soleil est tout à fait surprenante par rapport à celle des autres étoiles : sa composition, la variation de sa luminosité, son orbite galactique sont inhabituelles. Si la nature du Soleil avait été différente, la vie aurait été impossible.

Conclusion :

Sans tirer des conclusions hâtives sur ces faits observés il convient de reconnaître qu’ils sont troublants !

 

16°) Une réalité qui évolue au fil de nos connaissances en cosmologie

Deux théories s’affrontent de nos jours :

  • Ceux qui privilégient une explication naturelle à la naissance de l’Univers ; la vie serait l’objet d’une « création spontanée » comme le soutien Stephen Hawking ;
  • Ceux qui envisagent l’intervention d’une « Entité supérieure » (peut- importe le nom qu’on Lui donne) dans la création du cosmos comme cela est soutenu par les plus prestigieux scientifiques depuis un siècle.

Je rappelle un fait scientifique d’importance : les multiples modèles cosmologiques qui décrivent les premiers instants du cosmos ne sont que théoriques.

Nul ne sait vraiment comment s’est déroulée la naissance de l’Univers.

Le Big Bang lui-même, modèle dominant qui s’est imposé comme l’hypothèse cosmologique la plus vraisemblable subit de plus en plus de polémiques en son sein depuis quelques décennies, car il subsiste des contradictions inexpliquées.

Ce qui revient à dire en clair que cette théorie est incomplète voir totalement fausse !

Car que nous dit la théorie du Big Bang ?

Que quelques fractions de secondes après la formidable ‘explosion’ initiale, l’Univers s’est mis à enfler de manière démesurée, à une vitesse encore plus rapide que celle de la lumière.

Une dilatation exponentielle et extrêmement rapide : trois minutes après le Big Bang, les 99% de la matière qui constitue actuellement l’Univers sont déjà formés.

Règne alors au cœur du cosmos des températures et une densité inimaginables pour l’entendement humain.

Cette théorie, bien qu’annoncée en 1930 par l’abbé Lemaître et Georges Gamov a été confirmée grâce aux indices obtenus par les premiers satellites MWAP et COBE sur le rayonnement fossile.

Mais la précision extraordinaire d’informations obtenues par le dernier satellite européen Planck lancé en 2009 (dont les résultats enregistrés ne sont pas encore tous exploités à ce jour) présente au moins deux contradictions sur le rayonnement fossile (celui qui provient de l’explosion initiale aux premiers instants du cosmos) : l’extraordinaire uniformité de la température pose problème, de même que notre Univers ressort extrêmement plat , en deux lignes tracées parallèlement ne s’y rejoindront jamais (ce qui est en contradiction avec la force d’attraction quasi irrésistible, connue depuis Einstein, qu’exerce la matière sur la forme même de l’espace).

Quoi qu’il en soit, il faut être conscient que la physique moderne ne peut se contenter que d’hypothèses pour tenter d’appréhender le moment initial.

Avec nos yeux nous n’accédons qu’à une quantité dérisoire d’informations.

Nous sommes presque totalement « aveugles ».

En tant qu’observateur terrien, nous ne percevons qu’une infime portion de l’Univers, notamment parce que nos yeux ne peuvent déceler qu’une partie des ondes lumineuses à l’œuvre dans le cosmos.

Nos yeux sont ainsi sensibles à une gamme d’énergie extrêmement réduite.

Il existe dans la nature des photons dont l’énergie peut être des milliers de milliards de fois plus grande ou plus petite que celle perçue par nos yeux.

Aurélien Barrau, professeur et chercheur du CNRS précise : « Le rapport entre le visible et l’invisible est le même que celui entre l’épaisseur d’un cheveu et la taille d’une galaxie. C’est dire l’étendue de ce qui échappe à notre regard » !

De ce fait, de plus en plus d’astrophysiciens s’opposent au modèle dominant du Big Bang et proposent une interprétation parfois radicalement différente des mécanismes cosmiques à l’origine de l’éclosion de l’Univers. C’est ce qu’on appelle les cosmologies « non standard ».

•    Il y a trois modèles de Big Bang en concurrence, c’est-à-dire trois interprétations distinctes des premiers moments de l’Univers :

  • Un Big Bang inflationaire qui nous mène vers des multivers ;
  • Un Big Bang d’univers-branes, inspiré de la théorie des cordes ;
  • La « proposition sans frontière » qui s’appuie intégralement sur la physique quantique.

•    Il y a plusieurs interprétations des mécanismes cosmiques à l’origine de l’éclosion de l’Univers :

  • L’Univers "plasma" qui insiste sur l’importance des phénomènes électromagnétique dans les premiers instants de l’Univers.
  • La théorie de "l’état stationnaire", dont les récentes observations du cosmos ont porté un coup d’arrêt à cette théorie.
  • La théorie de "l’état quasi-stationnairequi ne voit plus l’Univers comme immuable et éternel, mais plutôt comme obéissant à des phénomènes cycliques de dilatation et de contraction au cours du temps.
  • La théorie des "Univers jumeaux" soutenue par l’astrophysicien français Jean-Pierre Petit, consiste à représenter l’Univers connu comme le miroir d’un « univers-ombre » communiquant uniquement grâce à la gravitation.

 

Les partisans de cette théorie insistent sur le fait que ce modèle cosmologique peut notamment expliquer la faible présence d’antimatière dans notre cosmos, alors qu’elle devrait logiquement cohabiter en proportion égale avec la matière.

Deux Univers parallèles pourraient être deux entités intriquées, vivant chacune dans son propre Univers, tout en partageant une même conscience…

Je dois préciser que j’ai lu beaucoup d’essais de J.P Petit, et ce savant m’a toujours captivé sur la pertinence de ces affirmations.

  • Le modèle "META" qui estime que le rayonnement fossile pourrait avoir été causé par l’explosion d’une mystérieuse « étoile K » il y a 3 ou 4 milliards d’années. 
  • L’Univers "neutrino". Hypothèse qui s’appuie sur un constat simple : les neutrinos représentent la principale composante du cosmos. Pour quelques astronomes cette petite particule - de charge neutre – a probablement joué un rôle dans la création de l’Univers.
  • Les Univers parallèles ou « multivers ».

Andreï Linde a développé un modèle dans lequel des mini-univers s’engendrent les uns les autres. Certains ont les mêmes caractéristiques que leurs parents, d’autres ont connu des mutations qui les rendent très différents.

En grossissant, ces mini-univers se détachent de leurs parents et plus aucun contact ni passage d’un univers à l’autre n’est possible. Le cosmos serait donc un ensemble de mini-univers s’engendrant les uns les autres et le nôtre aurait par hasard, seul ou non, les constantes adéquates pour que la vie consciente ait une chance de s’y développer.

 

Le modèle de Linde implique l’existence d’un grand nombre (1080 ou 10100) d’univers, voire d’une infinité d’univers, peut-être continue ("espace des possibles" de Gabriele Veneziano).

Il n’est alors plus improbable que nous soyons dans un de ceux ayant reçu par hasard les bonnes constantes au même titre que si l’on joue au loto toutes les combinaisons de front, on est sûr de gagner.

Ce modèle est difficilement vérifiable s’il n’y a pas de connexion possible entre les différents mini-univers. Ces questions sont cependant à l'étude.

 

  • La théorie de « l’Univers hologramme », c’est sans doute l’hypothèse la plus pertinente ; elle est intensivement étudiée depuis quelques années par un nombre de chercheurs sans cesse croissant.

Selon le principe holographique, le monde qui nous entoure ne serait qu’une matrice, un hologramme, en somme une projection d’informations pures contenues sur le bord de notre région d’espace.

Je te conseille de relire l’étude que je t’avais adressée : « L’Homme hologramme de l’Univers », tu y retrouveras l’explication de ce qu’est un hologramme et les effets étonnants qu’il produit.

 

Il existe en France plusieurs sites où l’on peut voir un véritable hologramme produit par une lumière laser.

Autant dire que ton papa partage à plusieurs titres cette théorie, d’autant plus qu’il s’agit d’une hypothèse qui répond aux questions fondamentales de la dualité de notre existence.

 

Par ailleurs, que penser par exemple, des iridologues : ne voient-ils pas tous les organes d’un homme depuis l’étude de son iris et décèlent ainsi les anomalies et ses maladies !

Dire que le corps fonctionne comme un hologramme, c’est dire que chaque partie du corps contient des informations de la totalité et donne accès à la totalité.

La médecine chinoise en est le précurseur depuis des millénaires.        

Il en est donc de même à partir de tous les organes du corps humain : la peau, les muscles, l’oreille, les cordes vocales, les pieds, le nez, la langue, le visage, les dents, l’aura…

 

C’est difficile de se représenter le concept d’hologramme-Univers mais Stephen Hawking, encore lui, réussit tout de même ce tour de force grâce à une subtile métaphore : « Il y a de cela quelques années, en Italie, le conseil municipal de Monza a promulgué un arrêté interdisant aux possesseurs de poissons rouges de conserver ses derniers dans des bocaux sphériques au motif qu’il était cruel de garder un poisson dans un récipient incurvé, car on lui impose ainsi une vision distordue de la réalité. Mais comment savons-nous que nous avons l’image véritable et non déformée de la réalité ? Pourquoi ne serions-nous pas nous-même dans un énorme bocal ? Et pourquoi notre vision ne serait-elle pas ainsi faussée comme par une énorme lentille ? Certes, la réalité que perçoit le poisson rouge est différente de la nôtre, mais comment être sûr qu’elle est moins réelle ? Si la théorie baptisée principe holographique se révèle correcte, nous et notre monde quadridimensionnel ne sommes peut-être que des ombres sur la frontière d’un espace-temps à cinq dimensions. Notre statut dans l’Univers serait alors analogue à celui du poisson rouge ».

 

Sur ton bateau j’avais laissé plusieurs ouvrages de Stephen Hawking ; ce physicien écrit beaucoup pour le grand public sur des sujets passionnants concernant l’Univers. De plus, il sait y adjoindre des images excessivement pédagogiques où tout paraît très simple à comprendre. Tu devrais tenter de les lire, car ils sont de ton niveau. Ils sont passionnants pour qui veut « apprendre » et améliorer ses connaissances.

 

Une autre métaphore : c’est comme si nous étions seulement les ombres, dans une grotte, d’entités vivantes et réelles à l’extérieur !

 

A l’image du film « Matrix », dans lequel l’espèce humaine évolue sans le savoir dans une réalité virtuelle simulée par des ordinateurs intelligents, nous pourrions nous mouvoir dans une réalité alternative dont nous n’avons pas conscience.

Cet Univers holographique pourrait paraître totalement invraisemblable… si ce principe ne jaillissait pas naturellement des équations de presque toutes les théories d’unification.

 

Considérée comme l’une des idées les plus novatrices de ces dernières années, la théorie de « l’Univers hologramme » pourrait rapidement s’imposer comme un modèle alternatif crédible et cohérent.

Le modèle cosmologique du Big Bang s’en verrait alors complètement bouleversé !

 

Conclusion :

 

Les physiciens espèrent désormais pouvoir rapidement dégager de nouvelles Lois physiques dans les échelles d’énergie extrêmement petites.

Une étape indispensable pour remonter le chemin vers le Big Bang initial et les premières secondes de l’Univers.

 

Parfois appelé la « particule de Dieu » la particule dite le « boson de Higgs », dont l’existence théorique est désormais validée expérimentalement de manière quasi certaine par les physiciens du CERN à Genève depuis juillet 2012 (avec l’accélérateur de particules LHC), va permettre aux physiciens de pouvoir confronter la théorie de la pratique.

Et c’est à partir des différences constatées entre ce boson physique et son modèle standard que les scientifiques pourraient être à même de résoudre diverses énigmes cosmiques, comme la « matière noire » et l’« énergie sombre » (vues plus haut), mais surtout la naissance de l’Univers.

En d’autres termes, l’analyse détaillée de cette nouvelle particule pourrait mener les chercheurs sur la voie d’une nouvelle théorie du monde physique, bien au-delà de l’actuelle.

 

Nous vivons une époque passionnante, car nous disposons déjà de connaissances scientifiques suffisantes pour affirmer que le hasard n’a pas sa place dans tout ce qui nous entoure.

Du même coup une réalité pointe à l’horizon : il y a nécessairement une Cause première à la Création et nous lui donnons le nom qu’on veut.

 

Certes beaucoup de mystères persistent.

Mais est-ce que l’Homme peut ou doit avoir une connaissance absolue du Tout ?

Une dose de mystère n’est-elle pas nécessaire, pour inciter l’Homme à  chercher constamment pour hisser ses connaissances toujours plus haut vers l’état de Sagesse ?     

 

Cela dit, dans la décennie qui suit des découvertes importantes sont à attendre, elles bouleverseront l’entendement des plus réticents.

Patience !

17°) La conclusion de ton papa, je l’emprunterai à deux personnages français hautement symboliques :

  • Antoine de St-Exupéry dans une de ses dernières lettres écrivait :

« Il n’y a qu’un seul problème de par le monde. Rendre aux hommes une signification spirituelle, des inquiétudes spirituelles. Faire pleuvoir sur eux quelque chose qui ressemble à un chant grégorien,… redécouvrir qu’il existe une vie de l’esprit plus haute encore que la vie de l’intelligence ».

  • Camille Flammarion (1842-1925), astronome français, écrivain d’une cinquantaine d’ouvrages, c’est aussi un spiritualiste et il affirmait :     « Le spiritisme est une science, pas une religion : l'athéisme est trop méprisable pour se réclamer de la science ou de la raison ou pour mériter le nom d'une quelconque idéologie ! II est trop insignifiant et trop petit pour avoir droit de cité ! L'athéisme n'est qu'une illusion suggérée à des esprits prédisposés à recevoir les injonctions sournoises des démons » !

A titre subsidiaire je souhaite t’apporter une notion d’importance qui m’est chère :

Dans ce document nous avons appris les forces qui interagissent dans l’Univers. Nous avons évoqué les millions de degrés nécessaires, au moment du Big Bang, pour que les premières particules se créent, de même que des forces considérables comme celle de la gravité qui agit sur tous les corps et les astres du cosmos et pourtant il y a une force encore plus forte que toutes celles-là !

C’est l’AMOUR.

Je n’ai pas entendu cela dans le prêche d’un ecclésiastique, ni dans une conférence ésotérique, pas plus lu dans un livre. Non, rien de tout cela.

C’était dit d’un éminent scientifique lors d’une réunion qui rassemblait les plus prestigieux vignerons de France dans le Vaucluse. C’était une réunion organisée par le mouvement de BIODYNAMIE dont je faisais partie.

Cet homme s’adressait à une assistance exclusivement de paysans !  Tous des vignerons.

C’est là que l’intervenant a conclu devant toute l’assistance de vignerons de grande pointure (sauf moi) : « l’Amour est plus puissant que tout l’Univers » !

Pour ma part, cela m’a éclairé et ramené à mon expérience.

En fait, à Graillefiot, la propriété viticole où tu es né, lorsque je passai dans mes rangs de vignes avec mon quad et son pulvérisateur « fait maison » pour épandre quelques dizaines de litres par hectare de mes « tisanes » de fleurs (ortie, prêle, achillée, valériane ou autres poudre d’argile et souffre…), je prenais toujours beaucoup de plaisirs…         

Effectivement je prenais du plaisir malgré le mistral qui me renvoyait sur le visage le brouillard du purin d’orties (odeur persistante) que je pulvérisais ou même lors des heures très matinales de l’été où tout le monde dormait paisiblement.

J’avoue que j’éprouvais du plaisir malgré toutes ces conditions !

Après cette conférence j’ai compris le grand « secret » : ce que j’éprouvais comme du plaisir en fait c’était simplement de l’Amour pour mes vignes !

Ce qu’il y a de plus étonnant, c’est qu’elles me le rendaient bien.  

Comment un nouveau viticulteur comme moi, sans expérience, sans même un grand-père pour me conseiller, pouvait du jour au lendemain conduire 10 hectares de vignes avec « des tisanes de plantes », sans connaissances ni expériences de la terre et du vignobles avec un minimum de réussite ?

Malgré toutes mes erreurs sur le terrain (qui laissaient bouche bée mes collègues lorsque nous faisions des visites de nos vignobles respectifs), malgré les « tisanes » diffusées sur mes vignes en soins préventifs (tisanes que j’aurai pu boire) face aux traitements hautement toxiques et mortels employés par tous les autres vignerons, à Graillefiot, ton père obtenait des raisins d’excellence à chaque récolte. Bien sûr tous mes vins issus de ces fruits exceptionnels obtenaient des médailles d’or !

Outre que mon fils, ce Prince Teiva, soit né dans les vignes à cette même époque, j’aurai compris le « grand secret » de la Nature lors de mon expérience dans ces mêmes vignes.

Je finirai sur un autre exemple.

Il y a une dizaine d’années je suivais un reportage à la télévision sur les vignobles de France. Le journaliste accompagnait le vigneron dans ses vignes. Au vu du discours de cet homme mondialement connu, le journaliste fini par lui demander : «  Mais en fait, c’est quoi que vous aimez le plus ? Votre femme ou vos vignes ? ». Le vigneron se jeta sur un cep de vigne qu’il prit dans ses bras et dit avec passion : « Mes vignes » ! Cela ne veut pas dire pour autant qu’il n’aimait pas sa femme…

Il faut savoir que ce monsieur est le propriétaire-vigneron du clos de la « Romanée Conti » en Bourgogne, il s’agit tout simplement de l’appellation la plus prestigieuse du monde. Voilà quel était son « secret » pour élaborer de père en fils des vins uniques quasi introuvables, vu leurs prix et leur rareté : l’Amour qu’il portait à ses vignes.

Comme tu l’as constaté dans ces deux cas le dénominateur commun est l’Amour.

Ceci démontre que notre Amour interagit sur la matière et à plus forte raison sur les animaux et l’Homme.

Un scientifique japonais a même prouvé que des paroles de compassion interféraient sur de l’eau ! Le résultat était visible sur les cristaux de glace formés après congélation de cette eau exposée…

Ton papa pense très simplement que c’est l’Amour qui gouverne le monde.

Certes, avec les temps qui courent on peut se dire que le secret, aussi simple soit-il, est inconnu de beaucoup trop d’Humains. Et pourtant il arrangerait nombre de situations injustes parmi les Hommes.

Par ailleurs, je suis convaincu que cette aptitude offerte à chacun de nous, il s’agit bien d’un « cadeau de Dieu ».

Facile à démontrer !

Pour DEUX raisons.

Tout simplement parce que c’est :

  • « Gratuit »   et...
  • « A la portée de chaque être humain ».

Pour ton père, ces simples doubles conditions sont l’explication - la seule explication - qu’il s’agit de la « signature » de ce Dieu, cette « conscience-intelligence » dont nous avons largement démontré l’Œuvre ci-dessus.

A travers cette expérience vécue par ton père, et confirmée par un autre contemporain, ce vigneron prestigieux, je t’apporte une démonstration très personnelle des conséquences physiques et bien réelles des effets de l’Amour autour de chacun d’entre nous. 

Après les démonstrations scientifiques ci-dessus, ce Dieu décrit peut-être aussi le tien.

Cet Amour que chaque être humain est capable de diffuser est un avantage qui n’est pas réservé aux nantis, aux plus riches, aux plus beaux, aux plus intelligents… c’est à la portée de chaque Homme, le plus modeste, le plus démuni soit-il.

Cette justice universelle est la preuve que l’Amour que tout notre corps diffuse et émane est bien un « cadeau de Dieu ».

Comme toutes largesses il est possible à chacun de nous d’en apprécier le bonheur qu’elles procurent.   

Puisse-toi, mon fils, injecter un peu de spiritualité dans ton quotidien avec beaucoup d’Amour et de compassion autour de toi, respecter la Nature comme si tu en faisais partie intégrante, toujours consacrer beaucoup d’efforts pour compléter tes connaissances et l’avenir t’ouvrira ses portes.

Ton papa qui t’aime.

Dominique PRACHERSTORFER

Texte achevé à Samatite, Sénégal, le 23 décembre 2016 à 23 :50

Adressé par mail, le jour de Noël 2016, à Teiva qui se trouve quelque-part sur la Planète et dont j’ignore le lieu.

 

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4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 11:54

Lors de ton séjour en Casamance, ce fameux été 2016, alors que nous te parlions de Dieu, avec Martin notre excellent cuisinier et non moins ami, après nous avoir annoncé froidement que tu étais athée, tu nous as demandé, comme pour te justifier :

« Mais pourquoi Dieu, s’il existe, on ne le voit pas » ?

Je t’avais répondu que ce n’était pas facile de parler de Dieu, car tu étais encore trop petit pour qu’on puisse parler sérieusement de Lui. Martin qui est catholique pratiquant t’avait donné son interprétation directement tirée du catéchisme. Je détiens une version différente de celle des catholiques bien que je soutienne l’existence d’un seul et unique Dieu.

Je souhaite tout de même, te raconter d’abord une histoire à son sujet et ensuite répondre à ton attente avec plus de précision.

Pourquoi on ne voit pas Dieu ?

C’est tout simplement parce qu’on ne peut pas le voir de la même manière que tu vois ton papa, ta maman, ton perroquet ou un avion dans le ciel.

Si tu cherches à le voir avec tes yeux, tu ne le verras pas, parce qu’on ne peut le voir avec les yeux… Pour le voir il faudrait qu’il soit comme moi, comme toi. Qu’il ait des bras, des jambes, un visage, qu’il ait une forme, des couleurs, qu’il bouge devant toi. Mais Dieu n’a pas de bras, de jambes, de visage, ni de forme, ni même de couleurs et il ne remue pas.

Bien sûr, tu t’étonnes que je te parle de Lui et tu me dis :

« Puisque je ne le vois pas, où est-il » ?

Autour de toi, il y a des choses qui existent, et pourtant tu ne les vois pas. Ce n’est pas pour ça que ces choses ne sont pas là et qu’on ne peut pas en parler.

Par exemple, tous les jours tu vois avec tes yeux le soir, l’ampoule de ta lampe de ta tête de lit, dans ta cabine sur ton bateau, que tu allumes pour lire quand tu presses le bouton, mais tu ne vois pas l’électricité qui fait s’allumer l’ampoule ou marcher le ventilateur. Quand tu presses le bouton tu ne dis pas : « Où elle est l’électricité » ?

Tu sais qu’elle est là et que c’est elle qui fait que l’ampoule s’allume. J’espère que tu ne seras jamais tenté de mettre les doigts dans une prise électrique pour vérifier. Tu ressentirais une sacré décharge qui te ferait faire la cabriole en arrière tellement tu aurais mal et peur. Si même cela t’arrivait « par accident » tu l’aurais senti sur tes doigts et dans tout ton corps mais tu ne l’aurais pas vue (un homme peut même être électrocuté et mourir suivant la force d’électricité qu’il reçoit).

Tu vois, Dieu, c’est un peu comme l’électricité… On ne le voit pas, mais on peut quelques fois le sentir et savoir qu’il est là. Mais même si on ne le voit pas, si on ne le sent pas, il est quand même là, comme l’électricité quand on ne met pas ses doigts dans la prise…

Ceci étant dit, je souhaite t’en dire plus sur ce « Dieu », celui qu’on ne voit pas, mais celui qui est quand même là… comme l’électricité !

Je suis sûr que tu seras captivé et il y a de quoi, d’apprendre de la part des plus grands savants que l’humanité ait connu, tous mathématiciens ou physiciens, qu’ils nous ont livré une preuve tangible qu’il y a nécessairement « une Intelligence supérieure à la nôtre » qui est bien là dans chaque parcelle vivante de la Nature qui nous entoure et dont l’Homme fait partie intégrante.

Je suis sûr que très peu d’enfants français de ton âge auront eu la chance d’avoir accès à ces connaissances, car elles ne sont pas enseignées à l’école ni au collège et encore moins au catéchisme par le prêtre de la paroisse. Par contre, il y a des enfants même plus jeunes que toi qui suivent un enseignement spirituel dans des lamaseries Bouddhistes au Tibet. Je précise que le Bouddhisme n’est pas une religion mais plutôt une « philosophie ».

Il ne tiendra qu’à toi de lire - ou pas - les connaissances que je te transmets à travers ce texte de 70 pages ! Si tu es bien décidé d’aller de l’avant, sur le chemin de la connaissance, je veux bien te prendre par la main et te conduire sur un bout de ce chemin pour t’aider à comprendre et à conserver cet enseignement dans ta mémoire.                                                 

 Tu t’évertueras alors à découvrir les principes que je t’enseignerai et tu devras en tenir compte à travers ton comportement de tous les jours, au contact des autres. C’est le principe de l’initiation que je te soumets, son but étant de t’apporter intelligence et sagesse qui te grandiront au fur et à mesure.

Mais cet enseignement impose une règle au néophyte que tu es : tu devras fournir un effort considérable pour développer cette volonté d’apprendre, car ton papa est là uniquement pour te fournir des connaissances brutes, ensuite ce sera à toi d’en tirer le plus grand profit et de les faire tienne.  Nous débuterons cette initiation sur un premier sujet d’importance, car il porte sur les plus grandes questions que l’Homme se pose depuis la nuit des temps.

SOMMAIRE

Paragraphe 1 : D’abord je me dois de définir de quel « Dieu » je te parle, car je suis sûr que toi et moi, nous ne parlons pas du même.

Paragraphes 2,3,4,5,6,7 et 8 : Il s’agira d’un parcours époustouflant dans l’infiniment grand : l’Univers. Nous passerons en revue nos toutes dernières connaissances en cosmologie - l’étude du cosmos – c’est la science de l’Univers,  pour aller voir du côté des Lois fondamentales qui le régissent. Tu constateras qu’on y détecte des choses troublantes qui pourraient être des indices forts sur l’existence d’une « Intelligence supérieure » qui organise le concert, car aujourd’hui la probabilité que la vie soit apparue « par hasard » est devenue nulle au vu de nos connaissances scientifiques. Je t’emmènerai donc faire un tour dans les parties les plus secrètes de notre Univers. Celui-là même qui cachait bien ses mystères jusqu’à il y a seulement quelques décennies. Aujourd’hui nous savons comment tout cela fonctionne. C’est ce que tu vas découvrir tout au long de ces 7 paragraphes et c’est captivant.

Paragraphe 9 : Nous ne pouvions pas nous contenter de survoler l’infiniment grand, sans aller voir du côté de l’infiniment petit pour confirmer nos indices les plus troublants.

Paragraphes 10 et 11 : Depuis plus de deux mille ans les plus grands physiciens ou mathématiciens de génie, auront consacré leur vie et mis en œuvre tous leurs efforts pour rechercher le « code secret » de l’Univers qu’ils entrevoyaient dans les mathématiques et plus exactement dans le défilé des nombres premiers que l’on retrouve partout dans la Nature.

 

Tous possédaient la même conviction, en commençant par Pythagore, ce philosophe-mathématicien de la Grèce antique et qui répétait sans cesse à ses élèves :

« Les nombres gouvernent l’Univers ».

 

Aujourd’hui, en 2016, nous savons que cette affirmation est démontrée ! Mais alors, qui ou quoi est à l’origine de ce réglage mathématique d’une subtilité sidérante ? Les clefs te seront données pour pouvoir y répondre par toi-même.

 

Paragraphe 12 : Un bref aperçu en biologie s’imposait à travers le fameux ADN, pour compléter notre tour d’horizon des sciences.

Paragraphe 13 : Quand les scientifiques se font mystiques au fur et à mesure que leurs connaissances prennent le pas sur des croyances.

Paragraphe 14 : Tout ce qui a été dit jusqu’ici, provient d’une théorie qui porte un nom, c’est le « Principe Anthropique Cosmologique », il se décline en trois niveaux. Une brève description s’imposait.

Paragraphe 15 : Et si nous parlions de la position de l’Homme dans l’Univers… qui n’est pas commune !

Paragraphe 16 : Nos connaissances en cosmologie évoluent très vite. Qu’en est-il de la réalité aujourd’hui ?

Paragraphe 17 : Laissons la parole à deux auteurs célèbres pour conclure et le mot de la fin à ton père.

PETIT MODE D’EMPLOI POUR LIRE CE DOCUMENT

Mon fils, je souhaite que tu lises ce texte comme un livre, en plusieurs étapes mais en entier bien sûr ! Il est certain que des idées, des descriptions ou des citations te paraîtront incompréhensibles. Rassure-toi, c’est normal !

En effet, il y a des notions dans ce texte qui nécessitent une connaissance plus approfondie sur le sujet. Avec le temps, à la relecture mais en cherchant toujours à développer tes connaissances, certaines choses te paraîtront mieux compréhensibles.

Donc aujourd’hui contente-toi de lire tout le texte et glisse allègrement sur les notions dont tu ne comprends pas vraiment le sens.        

A la première lecture tu auras déjà appris beaucoup. Lors d’une relecture du texte tu comprendras d’autres notions passées inaperçues la première fois et ainsi de suite. Tu as toujours la possibilité de revenir sur certains passages, questionner ton entourage ou bien faire des recherches par toi-même.

Le travail personnel est bénéfique pour explorer les connaissances acquises par d’autres.

Une longue partie historique relate de l’évolution de nos connaissances en mathématiques pour nous aider à découvrir le « code » caché de l’Univers.              

J’estime que ce périple formulé par un long développement était nécessaire. D’une part, il démontre que des grands mathématiciens de renom entretenaient tous la même conviction que tu découvriras au fil des pages et d’autre part, la conclusion qui en découle apporte de l’eau à notre moulin et répond sans ambiguïté à la question que tu te poses.   

Certaines formules algébriques apparaissent dans mon texte, mais c’est seulement pour la beauté du geste. D’ailleurs elles sont souvent gravées sur le buste de ces savants dans l’université où ils ont enseigné ou mieux, sur leurs pierres tombales en guise d’épitaphe, tout comme elles pourraient être la signature de cette « Intelligence supérieure » qui est à l’origine de cette Nature d’une grande beauté et qui nous entoure.                                                                   

Ceci étant ces formules mathématiques ne sont pas de notre modeste niveau ; en effet, pour l’instant seuls de très bons élèves universitaires voire des docteurs en mathématiques sont capables de les exploiter !

Mais il demeure une certitude : même si tu ne comprends RIEN de ce que développent ces grands mathématiciens, au moins en suivant leur périple, tu te transportes dans leur pensée, dans leurs réflexions et tu percevras la beauté qu’il peut y avoir derrière leurs raisonnements.

Il faut dire que le quotidien du mathématicien c’est : « de ne rien comprendre à un raisonnement ». En fait, en suivant leurs raisonnements tu vivras ce qu’un mathématicien vit au quotidien.             

C’est le côté exaltant de l’exercice !

Quand je citerai « Dieu » c’est pour désigner cette Intelligence qui est à l’origine de toutes les Lois qui sont dans la Nature. Je m’en expliquerai plus bas. Ce sera d’ailleurs l’objet de l’étude que je te livre : porter à ta connaissance ces Lois à travers tous ceux qui les ont découvertes, car toutes convergent vers la même conclusion.

Mon souhait est que tu retiennes principalement les conclusions de chaque paragraphe tout en ayant apprécié les développements, du moins je l’espère du fond du cœur.

Ton initiation commence avec ce document qui sera ton cadeau de Noël 2016; d’autres suivront et à partir de maintenant, mon fils, cela ne tient qu’à toi… d’apprendre, car personne ne le fera à ta place !

 

 

1°) Une explication préalable s’impose : ou la différence entre religiosité et spiritualité :

Toi qui es un observateur attentif à tout ce qui t’entoure, comment n’es-tu pas émerveillé par la beauté, la perfection et l’immense diversité de la Nature ?

Bien sûr, je sais que tu estimes à sa juste valeur ce monde vivant en particulier ses animaux au milieu desquels tu aimes évoluer.

Avant d’aller plus loin, revenons brièvement à l’apparition de la vie sur Terre.

De nombreux scientifiques considéraient encore il y a peu de temps  qu’elle était le fruit du hasard ou d’un concours de circonstances. Par voie de conséquence, ils pensaient qu’elle se limitait à exister et ne poursuivait aucun « but » particulier.

Pourtant tous s’accordent à reconnaître qu’elle opère avec une Intelligence remarquable et au moyen de Lois admirables (nous verrons cela plus loin).

N’est-ce pas quelque peu contradictoire ?

Max Planck, physicien allemand du siècle dernier, disait :

« Toute la matière trouve son origine et existe seulement en vertu d’une force. Nous devons supposer derrière cette force l’existence d’un esprit conscient et intelligent ».

Toujours est-il que la plupart des êtres humains, quelles que soient leur couleur de peau, leur nationalité et leur religion s’ils en suivent une, voient en la biodiversité sur Terre un chef d’œuvre de la Création.

Je suis sûr que tu fais partie de ceux là.

C’est tellement vrai que même un athée a tendance à diviniser et à soupçonner en elle la présence d’un Esprit transcendantal.

Il y a un autre point sur lequel les scientifiques s’accordent aujourd’hui, à savoir que la probabilité que la vie sur Terre soit apparue par hasard est devenue quasiment nulle, au regard des nombreux paramètres nécessaires à son apparition. Soit une probabilité de 1 sur 10-30. Nous verrons plus loin ce que ce chiffre représente.

Le brillant physicien anglais contemporain Stephen Hawking écrit dans sa « Brève histoire du temps » :

« Les lois de la science, telles que nous les connaissons actuellement contiennent certains nombres fondamentaux, comme la charge électrique de l’électron ou encore le rapport des masses du proton et de l’électron… Ce qui est remarquable, c’est que la valeur de ces chiffres semble avoir été très finement ajusté pour rendre possible le développement de la vie ».

Mais alors si le développement de la Vie sur Terre « semble avoir été très finement ajusté » comment peut-on expliquer qui ou quoi à assurer ce réglage ? Il a bien fallu une Intelligence pour aboutir à ce résultat merveilleux !

Pourtant, le biologiste Jacques Monod de l’Institut Pasteur de Paris, membre du Parti Communiste français, (Prix Nobel de médecine en 1965) concluait dans son ouvrage « Le hasard et la nécessité » en 1970, voici déjà 46 ans :

« L’ancienne alliance est rompue ; l’homme sait enfin qu’il est seul dans l’immensité indifférente de l’Univers, d’où il a émergé par hasard. Non plus que son destin, son devoir n’est écrit nulle part. À lui de choisir entre le Royaume et les ténèbres ».

Il ne pouvait pas y avoir plus forte expression à l’époque pour imposer l’idée que la vie soit apparue « par hasard » !

Et pourtant… Jacques Monod se trompait affreusement.

Aujourd’hui nous pouvons lui concéder les circonstances atténuantes, car à l’époque l’état des connaissances étaient basées sur des théories inconnues du grand public.

Seuls quelques rares mathématiciens de génie revendiquaient déjà l’existence d’une Intelligence (nous les rencontrerons plus loin à travers leurs travaux qui ont bouleversé notre entendement).                

Ce à quoi répondait déjà, pour d’autres cas semblables antérieurs, le physicien Albert Einstein (Prix Nobel de physique en 1921) : « Un préjugé est plus difficile à briser qu’un atome » !

Aujourd’hui, en 2016, nous pouvons affirmer que notre science n’est plus ce savoir classique, l’Homme sait enfin qu’il participe à quelques choses qui le dépasse et qui a un sens, le hasard est définitivement enterré.               

C’est ce que nous allons découvrir dans le long périple qui suit.

Prenons un flocon de neige : il faut savoir que ce petit objet obéit à des lois mathématiques et physiques d’une surprenante subtilité qui donnent lieu à des figures géométriques ordonnées mais toutes différentes les unes des autres : cristaux et poly cristaux, aiguilles et dendrites, plaquettes et colonnes, etc. Le plus étonnant, c’est que chaque flocon de neige est unique au monde : après avoir flotté pendant une heure dans le vent, il a été soumis à des choix de toutes sortes (tels que température, humidité, présence d’impuretés dans l’atmosphère) qui vont induire une figure spécifique : la forme finale d’un flocon contient l’histoire de toutes les conditions atmosphériques qu’il a traversées.

Ce qui est fascinant, c’est qu’au cœur même du flocon de neige nous retrouvons l’essence d’un ordre : un équilibre délicat entre des forces de stabilité et des forces d’instabilité ; une interaction féconde entre des forces à l’échelle humaine et des forces à l’échelle atomique.

D’où vient cet équilibre ? Quelle est l’origine de cet ordre ? De cette symétrie ?

 

 

« Chaque flocon de neige est unique, de plus il obéit à des lois mathématiques et physiques.»

 

S’il est vrai que la majorité des savants ont encore une approche plutôt « matérialiste » de l’existence, il y en a parmi eux qui sortent du rang et postulent que l’Univers poursuit un but.                                                    

Par ailleurs, sans aller jusqu’à déclarer qu’il est l’œuvre de Dieu, au sens que les religions donnent à ce terme, ils voient derrière la beauté que nous offre l’Univers, une Intention, pour ne pas dire une Volonté voire une Intelligence absolue.  

Certains scientifiques se risquent même à dire que la vie sur Terre n’a rien de hasardeux et qu’elle agit de façon intentionnelle. Mais pour la plupart, ils préfèrent se concentrer sur le « comment » et ne s’intéressent pas au « pourquoi » pensant que cela ressort du domaine métaphysique.

Mais y a-t-il vraiment un « pourquoi » à l’Univers et, par là même un sens à la vie ? A cette double question, un athée répond « non », un agnostique « peut-être » et un spiritualiste « oui ».

Du point de vue de ton papa, qui est un spiritualiste, bien sûr notre existence à un sens, mais Dieu n’est pas un Etre anthropomorphique (humain), il ne se comporte pas envers les êtres humains comme la plupart des religions le laissent entendre.

Elles Le présente comme un Surhomme (omnipotent, omniscient) qui réside dans les cieux et qui décide du devenir de chacun de nous, selon Sa volonté, la foi que nous plaçons en Lui, et la manière dont nous appliquons ses Commandements, tels qu’ils sont exprimés dans les Livres sacrés. Convaincus de cela, les fidèles les plus zélés s’évertuent à appliquer les préceptes de leur religion, avec l’espoir de bénéficier de la bienveillance, de la protection et de la grâce divine.

Or, que constatons-nous ? Qu’ils ne sont pas plus épargnés que les athées en ce qui concerne les épreuves de la vie, les maladies et autres afflictions.  C’est d’ailleurs ce qui explique en grande partie pourquoi tant de croyants en viennent un jour ou l’autre à perdre la foi.

Puisque je viens de me référer aux athées, force est de constater que nombre d’entre eux ne l’ont pas toujours été, mais le sont devenus à la suite d’une épreuve, ou par dépit face à la folie des hommes et l’injustice apparente qui règne dans le monde.

Progressivement ils se sont mis à se convaincre que Dieu n’existe pas et que les croyances véhiculées par les religions sont, non seulement fausses, mais également aliénantes.

On peut les comprendre au premier abord, mais c’est aussi la démonstration de leur manque total de connaissances ! C’est là que le bât blesse : un manque de connaissances scientifiques !

D’un point de vue spiritualiste, « Dieu » s’apparente à une « Energie-Conscience » absolue qui opère dans l’Univers, la Nature et l’Homme au moyen de « lois » impersonnelles.

Tu noteras que cette approche est plus scientifique que religieuse.

En effet, les spiritualistes pensent que la Création s’inscrit dans un Plan divin et que l’Homme lui-même fait partie de ce Plan. Le seul fait que l’Homme soit capable de s’interroger sur son origine et sur sa destinée prouve qu’il pressent, non seulement que son existence ne correspond pas seulement au laps de temps compris entre la naissance et la mort, mais également qu’elle ne se limite pas au seul corps physique.

Tu conviendras déjà que notre corps physique est une « machine » fabuleuse. Son aptitude à se développer, à marcher, à saisir les objets, etc…, sans parler de son incroyable instinct de guérison et de survie, font de l’être humain la créature la plus élaborée vivant sur Terre.

Plus étonnant encore : les éléments qui le composent se retrouvent au cœur des galaxies les plus lointaines, ce qui fait dire aux astrophysiciens que « nous sommes des enfants des étoiles et même des poussières d’étoiles ». Nous sommes donc liés à l’Univers et dépendons des Lois qui lui sont propres.

Mais l’être humain ne se limite pas à un corps matériel maintenu en vie par un ensemble de processus physico-chimiques.

Il possède également une faculté extraordinaire : la conscience.

Or, contrairement à ce que pensent les athées, elle n’est pas le produit exclusif du cerveau.                                                                              

D’un point de vue spiritualiste, elle est un attribut de l’âme. C’est ce qui explique pourquoi une personne privée de ses fonctions cérébrales à la suite d’un très grave accident, d’une maladie ou d’une opération au niveau du cerveau continue, au-delà des apparences, à penser et à ressentir des émotions !

Autre fait remarquable chez tout être humain : il n’a pas conscience uniquement de lui-même, des autres et de son environnement. Il a également conscience du bien et du mal, ce qui explique pourquoi il a « bonne conscience » ou « mauvaise conscience », selon ce qu’il a pensé, dit ou fait. Nous savons « en notre âme et conscience » que certains comportements sont fondamentalement bons, et d’autres fondamentalement mauvais, au point d’en éprouver de la honte.

Le fait d’être capable de discerner les uns des autres et de nous conformer aux uns plutôt qu’aux autres pose tout le problème du « libre arbitre » et donne une autre dimension à notre vie.

Peut-on prouver l’existence de l’âme ?  A priori, cela est impossible.

Pourtant, lorsque l’on considère ce que l’être humain a créé de plus beau et de plus utile dans des domaines aussi divers que l’architecture, la littérature, l’art, la science, la technologie, etc., comment penser qu’il y soit parvenu uniquement en puisant dans sa seule « intelligence » de ses neurones ?  

Mieux encore, lorsque l’on songe aux émotions les plus belles et aux sentiments les plus nobles qu’il est capable de ressentir et d’exprimer, tels l’émerveillement, la compassion, la fraternité, l’amitié et l’amour, comment ne pas y voir la présence en lui de quelque chose de subliminal, de divin ?

Mais alors : qu’est-ce que l’âme ?

De mon point de vue que je partage avec tous les spiritualistes, c’est « l’énergie spirituelle » qui anime l’être humain, au sens de lui donner vie et conscience. En tant que telle, elle imprègne toutes les cellules de notre corps, à l’image de l’air qui remplit toutes les pièces d’une maison.

D’ailleurs j’aime emprunter la métaphore utilisée par la tradition chinoise :

« Chaque être humain est comme la goutte d’eau dans l’Océan ».

Ce qui revient à dire que l’ensemble de toutes ces « gouttes » forme l’Océan ; l’Océan lui-même représente l’Energie Spirituelle qu’on peut appeler par exemple « Dieu ».

Une façon de démontrer que l’âme de chaque Homme est « inclue » dans un ensemble qui représente ce qu’on appelle communément « Dieu ».        

Toutes les traditions monothéistes, les civilisations anciennes et les Indiens d’Amérique, pour ne parler que d’eux, se reconnaissent comme partie intégrante de Dieu. Dieu ou toutes autres appellations propres à chaque culture comme par exemple : « Mère Nature ».

Bref, ils ne font qu’un avec le Tout.

Contrairement à ce qu’enseignent la plupart des religions, l’âme ne se situe pas dans un organe particulier.  

Par ailleurs, la science est actuellement incapable de mettre cette énergie en évidence ou de la mesurer.                                                                                                                          

Mais je ne serai pas étonné qu’elle y parvienne un jour et qu’elle apporte ainsi la preuve qu’il existe en chacun de nous (et dans le cosmos) un « corps éthéré » constitué de particules spirituelles.

Et je me dis : « Pourquoi ne serait-ce pas ce que les astrophysiciens dénomment « l’énergie noire » qui correspond à 75 % de la composition de l’Univers et dont la composition demeure inconnue à ce jour …» ?  Ceci est un avis très personnel qui n’engage que moi. J’ai lu il y a quelques mois qu’un physicien japonais avait déclaré pouvoir démontrer l’énergie représentant Dieu… Les années à venir nous réservent des immenses surprises, c’est sûr ! Autant s’y préparer, non ?

Une autre question se pose au sujet de l’âme humaine : d’où provient-elle ?

Au regard de l’ontologie que je défends, elle est une émanation de l’« Âme universelle », c’est-à-dire de l’Âme qui imprègne l’Univers depuis ses origines.

Pour reprendre ce que j’ai dit précédemment, cela veut dire que tout être humain est un « enfant des étoiles », non seulement de par les éléments qui constituent son corps physique... mais également de par « l’essence spirituelle » qui l’anime.                                                                         

C’est la raison pour laquelle, dans nombre d’écrits religieux mais aussi mystiques, on dit de l’homme qu’il est une « âme vivante ».          

Chacun de nous est donc un être double et appartient à deux mondes, non pas opposés, mais complémentaires : visible et invisible, tangible et intangible, matériel et immatériel (le Ying et le Yang des chinois). C’est précisément cette dualité qui confère à notre existence un but transcendantal.

Nous devons considérer maintenant la nature de l’âme humaine en tant que telle : elle est parfaite en essence, à l’instar de l’Âme universelle, désignée par les Hindouistes et les Bouddhistes sous le nom d’« Atman ».                 

En fait, c’est en elle que résident ce que nous appelons « qualités » ou, pour reprendre le terme cher au philosophe Grec de l’Antiquité, Socrate : « vertus », telles que l’humilité, l’intégrité, la générosité, la tolérance, la bienveillance, etc…

Victor Hugo précisait : « Une Âme est plus importante qu’un Monde ».

Si nous vivons sur Terre, c’est pour conscientiser ces vertus et les exprimer à travers notre comportement, au contact des autres. Autrement dit, c’est pour évoluer spirituellement et atteindre un jour l’état de Sagesse. C’est d’ailleurs ce qu’ont enseigné les Maîtres et tous les Initiés du passé.

Certes, à en juger à travers le comportement actuel de la plupart des individus, on pourrait douter que l’être humain soit parfait par principe.    

C’est pourquoi nombre de personnes, parmi lesquelles des « philosophes » sont convaincus qu’il est au contraire imparfait par nature. Cela étant, elles ne peuvent nier qu’il est capable de s’améliorer.              

Cela suppose qu’il a en lui « quelque chose » qui l’incite à devenir meilleur.

Quelles sont les Lois par lesquelles Dieu en tant quEnergie-Conscience, se manifeste dans la Création ?

Sans entrer dans les détails je dirai qu’elles sont de trois ordres :

  • Universelle. Telle la gravitation, la propagation de la lumière…
  • Naturelle. Telle l’alternance du jour et de la nuit, la succession des saisons…
  • Spirituelle. Telle la réincarnation et le Karma.

En dernière analyse, tu dois comprendre que la question n’est plus vraiment de savoir si Dieu existe ou non, car il y a nécessairement une Cause première à la Création.

Et cela va te paraître évident dans la démonstration scientifique qui suit.

Il s’agit plutôt de savoir si Dieu intervient ou non dans nos vies individuelles.

Conformément aux explications précédentes, Il le fait effectivement, mais à la mesure du respect que nous accordons aux Lois universelles, naturelles et spirituelles.                                                                                              

Si nous n’en tenons pas compte, ou pire encore si nous les violons, que ce soit d’ailleurs sciemment ou par ignorance, non seulement nous ne bénéficions pas de leurs effets positifs, mais nous nous exposons également à des épreuves diverses.

C’est précisément pour cette raison qu’il ne suffit pas de croire en Dieu, ni même de prier, pour être heureux.

De tout ce qui précède, je t’ai expliqué ce que j’entends par spiritualité à la différence de la religiosité que je ne pratique pas mais respecte néanmoins.

Comment pourrai-je conclure sur ce sujet sans te dire un mot de l’humanisme, car c’était le crédo de mon père Aloïs que tu n’auras malheureusement pas connu.

Qu’en est-il de l’humanisme ?

D’une manière générale, c’est l’attitude qui consiste à aimer l’humanité, à croire en elle, et à œuvrer à son bonheur sans distinction de couleur de peau, de nationalité, de classe sociale, de religion ou de tout autre élément apparemment distinctif.                                                                          

Etre humaniste implique donc d’avoir un sens aigu de la fraternité et de voir en tout autre individu une extension de soi-même. Aimer son prochain ne veut pas dire nécessairement aimer tous les êtres humains en tant qu’individus, car à moins d’être hypocrite ou de s’illusionner, une telle chose est quasiment impossible pour le commun des mortels.   

D’une manière générale, cela signifie les aimer en tant que membres de la fraternité humaine et, surtout, n’en haïr aucun sous quelque prétexte que ce soit.

Vue sous cet angle, l’absence de haine peut être considérée comme une forme primitive d’amour, étant entendu qu’il faut aller beaucoup plus loin dans nos relations avec autrui.                                                                    

Un humaniste doit-il être spiritualiste ? Ce n’est pas une nécessité absolue.

Cela dit, la spiritualité, lorsqu’elle est vécue sans sectarisme et sans dogmatisme, ouvre des horizons plus vastes dans l’application de l’humanisme.                                                                                         

En effet, à partir du moment où l’on admet que l’humanité fait partie d’un Plan divin et qu’elle évolue graduellement vers l’état de Sagesse, on comprend intuitivement que cet état ne peut être atteint que d’une manière collective et en faisant appel à ce qu’il y a de plus spirituel en l’être humain, à savoir son âme.

Conclusion :

De tout ce qui précède, tu as compris que l’on peut être spiritualiste sans appartenir à une religion. La question n’est plus de se réclamer athée ou croyant.

Dans ce domaine le plus important n’est pas de se limiter à croire ou pas en « Dieu », mais d’abord, de bien connaître les Lois qui régissent l’Univers et ensuite, répondre aux deux questions suivantes :

  • Par quel « miracle » ces Lois sont toutes d’une surprenante précision ?
  • Qui ou quoi en est à l’origine ?

Cela suppose d’étudier d’abord ces Lois en découvrant leur précision et c’est ce que nous allons faire ensemble à travers ce document.

Je me dois de t’apporter une précision d’importance : la spiritualité est fondée, non pas sur les croyances, comme c’est le cas de la religiosité, mais sur les connaissances.

C’est donc par manque de connaissances qu’il existe encore des personnes qui se réclament athées dont tu me dis malheureusement faire partie, mon fils ; mais j’espère que l’initiation que j’entreprends dans la mesure de mes moyens, te permettra d’évoluer dans tes idées arrêtées grâce aux connaissances que je t’apporte !

Je vais donc t’apporter ci-dessous un certains nombres d’éléments scientifiques tous issus des plus grands physiciens, mathématiciens et astrophysiciens de références (presque tous détenteurs du prix Nobel), qui démontrent que l’état actuel de nos connaissances évacue d’une part et définitivement la probabilité de « hasard » et conforte d’autre part qu’il y a forcément une Intelligence Créatrice Supérieure qui est à l’origine de  l’Univers et donc responsable de la Vie qui s’y est développée.

C’est la seule méthode que j’attends de toi, mon fils, que le niveau de connaissances que je t’apporterai, t’incitera à revoir ton idée de ce « Dieu » que tu places mal dans ton esprit, car tu vas découvrir qu’« Il » se manifeste avec une évidence toute scientifique en nous et autour de nous.

2°) La naissance de l’Univers :

Peut-être t’es-tu déjà posé ces questions en rêvassant devant un merveilleux coucher de soleil, en décryptant tes étoiles préférées de la voûte céleste lors d’une nuit sans nuage ou simplement en observant la danse des poissons multicolores autour d’un pâté de corail :

  • Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ?
  • Que s’est-il passé au début des temps pour donner naissance à tout ce qui existe aujourd’hui ?
  • Quelle force a doté l’Univers des formes qu’il revêt aujourd’hui ?
  • Mon existence a-t-elle un sens ?

Depuis la nuit des temps, l’Homme s’interroge sur la Création à l’origine du Tout. Ces dernières  décennies, les progrès dans les domaines de l’astrophysique et de la cosmologie ont permis d’entrevoir quelques éléments de réponse. Ils ont révélé l’existence de « constantes arithmétiques universelles » qui font qu’aujourd’hui en trame de fond un débat métaphysique divise les scientifiques : la Création de l’Univers est-elle le fruit du pur hasard, celui d’une Intelligence ou celui d’une Volonté divine qui dépasse notre entendement de simples mortels ?

Il existe aujourd’hui de nombreux livres et vidéos expliquant avec beaucoup de clarté comment l’Univers et notre système solaire sont apparus et ont évolué jusqu’à leur état actuel (je te conseille de visionner des films sur le sujet avec You Tube sur le net, c’est passionnant et très pédagogique).

Un certain nombre de mystères et d’énigmes demeurent encore aujourd’hui, mais le savoir auquel nous avons désormais accès dans ce domaine est extraordinaire et dépasse l’imagination.

Ceci étant, tu noteras que la science ne donne aucune explication sur le « pourquoi » de la Création. Autrement dit, elle n’aborde aucunement la question de savoir si elle poursuit ou non un but. Elle laisse cette question à la religion, à la philosophie et à la métaphysique.

Les recherches et nos connaissances récentes de notre Univers s’apparentent à une quête quasi mystique, engendrant des prises de positions parfois métaphysiques de la part des astrophysiciens. Ceux-là même qui de tous les scientifiques sont ceux qui scrutent l’Univers. On peut être surpris par le nombre de scientifiques qui, après avoir scruté passionnément le cosmos pendant des décennies, finissent par plaider en faveur d’une Force inconnue, une IntelligenceDieu ou autre chose – à l’origine de Tout.

Ton papa fait partie de ceux qui pensent que nous sommes arrivés à l’émergence d’un nouveau paradigme, qui a renversé la plupart des certitudes établies de la science classique et qui débouche sur une nouvelle approche paradoxale de la science : une science à la fois « consciente de ses limites » et capable de traiter des questions qui semblaient hors de son domaine, car elle a abandonné certains « a priori » qui l’empêchaient de le faire auparavant.

Ici, je me contenterai de répondre d’abord au « comment » de la Création en m’appuyant sur les seules données scientifiques et en particulier celles issues de la cosmologie récente.

Les satellites WMAP, COBE et plus récemment PLANCK ont analysé le rayonnement fossile issu du Big Bang qui a eu lieu il y a 14,8 milliards d’années.

« Notre Univers il y a 14,8 milliards d’années : image du fond diffus cosmologique (rayonnement fossile)         rapporté par le satellite Planck en 2010 »

Il s’agit d’une formidable explosion à des milliards de degrés qui s’est produite, a créé de la matière ; c'est-à-dire qu’avant cette explosion le moindre atome n’existait pas, ni même le temps. C’était le vide absolu.

Lors de cette explosion, le Big Bang, seuls les éléments légers (hydrogène, hélium) sont apparus.                                                                        

Durant les milliards d’années qui ont suivi des formations gazeuses se sont formées puis sous l’effet de forces bien connues aujourd’hui les premières étoiles sont nées.                                                                              

Ensuite des milliards d’année plus tard, ces étoiles de 1ère génération ont explosés ; elles étaient arrivées en fin de vie, car tout leur « carburant » a été brûlé. Les éléments lourds tel que le fer, le carbone (principal élément qui compose notre corps humain, les arbres…) se sont produits lors des explosions de ces étoiles que l’on appelle  les « supernovas » au cours desquelles sont atteintes des températures gigantesques de l’ordre du milliard de degrés.

Mis à part les atomes d’hydrogène existants dans l’eau que contient notre corps (75 %) la plupart des atomes qui constituent notre corps ont été élaborés dans une étoile qui, il y a plus de 5 milliards d’années, a explosé en « supernova » et se situait dans la région qui deviendra notre système solaire (avec ses planètes).                                                                              

C’est la condensation des nuages contenant du matériel provenant de cette explosion, appuyée par d’autres forces connues comme la force de gravitation, qui a créé notre système solaire.

L’étoile de notre système solaire, le Soleil, est probablement une étoile de 3ème génération.

Ceci revient à dire qu’il aura fallu pas moins de 10 milliards d’années pour que notre bon vieux système solaire apparaisse et puisse fournir tous les éléments lourds nécessaires à la vie.

Les étoiles de 1ère génération ne pouvaient être entourées d’un cortège de planètes telluriques (solides) comme la Terre ou Mars.

Etant donné le temps qu’il faut pour produire des êtres d’une complexité suffisante pour être conscients, il est théoriquement impossible que des êtres conscients puissent observer un Univers jeune de quelques milliards d’années « seulement ».

D’autre part, nous savons depuis Albert Einstein que le temps et l’espace sont liés, de ce fait à chaque milliard d’années qui passe, le rayon de l’Univers observable grandit d’un milliards d’années-lumière. Donc l’Univers dans lequel vivent les observateurs conscients ne peut qu’être gigantesque puisqu’ils n’ont pas pu apparaître au cours des premiers milliards d’années.
Voilà donc un premier mystère résolu : « Pourquoi l’Univers est-il si grand en comparaison de nous ? »

L’âge de la Terre est de 4,5 milliards d’années. Si nous ramenions cette durée à 12H00, à l’échelle par rapport au cadran d’une montre, l’avènement de l’Homme moderne interviendrait à la dernière seconde, soit exactement à 11 heures et 59 minutes et 58 secondes…

Conclusion :

Pour permettre à un temps immensément long d’atteindre la venue de la Vie, il aura fallu que l’Univers soit régit par des forces ou des Lois d’une précision extraordinaire, sans quoi notre Univers se serait « effondré » sur lui-même bien avant l’apparition de la Vie.

Il faut savoir que l’étude de ces Lois de l’Univers, a ramené de nombreux astrophysiciens et physiciens à commencer par Albert Einstein lui-même, à penser que ces lois correspondent : « à la manifestation d’une Intelligence dépassant de très loin la nôtre ».

C’est la théorie de « l’harmonie préétablie », qui suggère l’hypothèse d’une organisation complexe et en profondeur du cosmos dès les premiers instants du Big Bang.

3°) Sur la composition de l’Univers et les lois fondamentales qui le régissent :

Jusqu’à il y a quelques mois, nous pensions que notre Univers contenait entre cent et deux cents milliards de galaxies et que chacune d’elles contenait des centaines de milliards de soleils (c’est à dire d’étoiles).                               

Ce qui veut dire par extension que notre galaxie, « la Voie Lactée », compte des millions de systèmes solaires plus ou moins comparables au nôtre.         

Il y a donc une forte probabilité pour qu’il y ait aussi un grand nombre de planètes qui gravitent autour de ces soleils… comme les huit de notre système solaire (plus une 9ème qui défraye la chronique actuellement : la Planète X) : Mercure, Vénus, la Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune (Pluton n’est plus considéré comme une planète).                        

Cela veut dire qu’il y a une grande probabilité d’existence « d’exoplanètes » c’est-à-dire possédant des conditions  identiques à notre Terre où la Vie aurait pu apparaître aussi !

«  Notre système solaire et ses 8 planètes. (Ici, la proportion de leurs tailles est correcte mais les distances qui les séparent ne le sont pas ) ».

Je fais partie de ceux qui pensent que nous ne sommes pas les seuls organismes vivants ayant une conscience dans notre galaxie (pour ne pas dire dans notre Univers).

La discussion sur l’existence d’extra-terrestres n’est pas le sujet de ce jour, mais il est bien possible que l’actualité me précède avant même que je ne t’initie sur cet aspect particulier !

Il y a quelques mois des astrophysiciens canadiens viennent d’affirmer en fonction de leurs calculs (puisque l’observation n’est plus suffisante) que le nombre de galaxies serait encore bien supérieur à celui qu’on pensait : plusieurs milliers de milliards…

Ceci étant, aujourd’hui en 2016, malgré les moyens technologiques dont nous disposons, il demeure une grande énigme dont les astrophysiciens s’arrachent les cheveux : nous ne connaissons qu’environ les 4% de la composition de l’Univers…

Ces 4% représentent seulement toute la bonne vieille matière de tous les jours : c'est-à-dire tous les atomes de tout l’Univers (plusieurs milliers de milliards de galaxies). Et le reste ?

Et bien si nous savons en analyser les effets avec nos calculs, personne n’a pu encore expliquer ce dont il s’agit.

C’est ce qu’il est commun d’appeler « la matière noire » pour moins de 23% ; dont on sait seulement qu’elle n’est pas composée d’atomes, donc inconnue.

Et puis il y a «  l’énergie noire » qui compose les presque 73 % restants et idem dont on connait les effets mais on ne l’a jamais vu ! Il faut savoir que si cette « énergie noire » avait été modifiée d’un seul chiffre sur 10 120,  l’Univers aurait été incapable d’engendrer la vie.

Léonard Susskind, père de la théorie des cordes, professeur de physique à l’université de Stanford a déclaré en 2005 : 

« Cette énergie inconnue est vraiment réglée de manière incroyable. Si elle avait des valeurs différentes, aucune galaxie, aucun système solaire n’aurait pu se former. Et la vie de serait jamais apparue ».

Ceci étant, l’état de nos connaissances en cosmologie grâce aux différents satellites et aux télescopes de plus en plus puissants, ont fournis aux astrophysiciens la confirmation d’un certain nombre de valeurs arithmétiques qu’on appelle les « constantes fondamentales cosmologiques » dont certaines sont connues depuis longtemps.

Au XVII siècle Isaac Newton découvrit l’existence de la « force de gravité » après avoir vu tomber une pomme de son arbre…

 

Il existe 4 forces (nombres purs) qui régissent l’Univers :

  1. La force électromagnétique :

Cette force, bien supérieure à la force de gravité, n'agit que sur les particules chargées. Elle forme les atomes en attachant les électrons aux noyaux, mais elle ne s'arrête pas là. Elle soude les atomes en les obligeant à partager leurs électrons pour former les molécules. Elle pousse encore les molécules à se combiner à leur tour en de longues chaînes, la plus haute expression de ces chaînes est l'ADN qui permet la vie (nous en reparlerons plus loin).

Vers les années 2000, un consensus d’astrophysiciens a défini que le modèle standard de la physique reposait sur une quinzaine de « constantes fondamentales » dites « sans dimensions ». Par exemple la célèbre constante de « structure fine » (qui fixe l'intensité des forces électromagnétiques entre des particules chargées - découverte en 1916 et dont nous parlerons plus loin).

Si l’interaction électromagnétique était plus forte, les liens entre noyaux et électrons à l’intérieur des atomes seraient plus solides et plus difficiles à défaire.                                                                                                         

Or, c’est en partageant certains de leurs électrons que les atomes créent des liaisons chimiques et s’organisent en molécules.

Si cela devenait trop difficile, toute chimie serait impossible, ce qui empêcherait la vie de se développer.                                                         

Si l’interaction électromagnétique était plus faible, les liens entre électrons et noyaux seraient moins solides.                                                                

Ceci rendrait les atomes très fragiles et empêcherait probablement la chimie de la vie.

« La Terre comme tous les astres subit des forces électromagnétiques, celles- là même qui font fonctionner nos boussoles »

  1. La force nucléaire forte :

Elle agit comme une sorte de « colle » à l’intérieur des atomes. Grâce à elle, les protons et les neutrons sont confinés au sein du noyau, ce qui fait qu’à notre échelle la matière « tient » solidement.                                   

Par exemple la chaise sur laquelle tu es assis.                                                                      

Elle déploie ses effets sur des distances extraordinairement petites (10 -13 cm). Mais avec une puissance colossale : 10 37 fois plus que la gravitation; cent fois la force électromagnétique.                                  

C'est elle aussi qui donne naissance à l'énergie nucléaire. Un gramme de carburant nucléaire = 1 tonne de dynamite.

Si l’interaction nucléaire forte était plus puissante, protons et neutrons seraient beaucoup plus disposés à s’associer.

Ils formeraient systématiquement des éléments lourds. Il n’y aurait par exemple plus d’hydrogène, donc pas d’eau, ce qui défavoriserait sérieusement la chimie de la vie.                                                           

Si cette interaction était moins intense, protons et neutrons seraient moins enclins à s’assembler. Il n’y aurait pas d’élément plus lourd que l’hydrogène, donc pas de vie.

Or comme l’observe le physicien Stephen Hawking :

« Si la force nucléaire forte était de 2% plus élevée qu’elle l’est, la fusion de l’hydrogène deviendrait impossible. Ceci aurait évidemment des conséquences directes sur la physique des étoiles et ferait probablement obstacle à l’existence de vie similaire à celle qu’on observe sur Terre ».

  1. La force nucléaire faible :

Elle permet au Soleil de briller : elle est responsable de la désintégration radioactive de particules subatomiques et est à l'origine de la fusion nucléaire dans les étoiles.

L'effet le plus connu en est la radioactivité β. Bien que plus forte que la gravité, elle est 1000 fois plus faible que la force électromagnétique.

Elle n'a d'influence que sur une distance de 10-16 cm. C'est en 1896, par hasard que le physicien français Henri Becquerel découvrit ce processus de désintégration, sur une plaque photographique.

Enfin, dans le cas de l’interaction nucléaire faible, le problème se poserait principalement après le Big Bang, à l’époque où une partie des neutrons se désintègrent en protons, juste avant la nucléosynthèse primordiale.                

Si l’interaction faible était plus puissante, plus de neutrons seraient transformés en protons et il y aurait par conséquent moins d’hélium dans l’Univers. Ceci empêcherait plus tard la formation de certains éléments lourds nécessaires à la vie.

Au contraire, si l’interaction était plus faible, les neutrons ne se désintégreraient pas et la nucléosynthèse primordiale conduirait à un Univers rempli d’hélium. L’hydrogène, ingrédient indispensable à la vie, serait absent.

D) La force gravitationnelle :

Elle est toujours attractive.

Elle gouverne le mode d'expansion de l'Univers dans son ensemble. Découverte au XVII siècle par Isaac Newton, cette force attractive agit sur toutes masses.

C’est la plus faible des quatre forces de la nature, mais aussi celle qui a la plus grande portée, elle agit sur l'ensemble de l'univers, elle est la « colle » du cosmos.                    

L'intensité de cette force dépend de la masse de l'objet.       

Ce n'est qu'à l'échelle astronomique que la gravité se fait vraiment sentir, dans d'énormes masses comme celle de la Terre (6x1027 grammes), du Soleil (1033 grammes), d'une galaxie (1044 grammes), d'un amas de galaxies (1047 grammes) ou de l'univers tout entier.

C’est elle qui créé entre autre les marées mais aussi qui rend nos sacs de courses toujours trop lourds ou qui nous permet de jouer à la pétanque : cette force agit clairement sur notre monde mais elle existe aussi « en dehors » du monde.

C’est d’ailleurs ce qui fait qu’on la trouve sur la Lune, sur Mars, Pluton ou sur n’importe quelle planète. Pourquoi cette loi est-elle universelle ?

Comme toutes les autres Lois de la nature, elle semble bien avoir une existence abstraite, indépendante aux systèmes sur lesquels elle agit, uniquement saisissable par ses effets et seulement descriptible par les mathématiques.

Si la force de gravitation était plus puissante, elle serait capable d’accumuler plus de gaz lors la formation stellaire et seules des étoiles massives se formeraient.                                                                    

Or, ces dernières ont une durée de vie beaucoup plus courte que notre Soleil. La vie n’aurait donc pas à sa disposition les milliards d’années qui lui ont été nécessaires pour se développer sur Terre.

Au contraire, si la force de gravitation était plus faible, seules des étoiles peu massives se formeraient.                                                                  

Il n’y aurait pas d’explosion de supernova et peu d’éléments plus lourd que l’hydrogène ou l’hélium n’apparaîtrait.

« La force de gravité agissant entre le Soleil et la Terre »

Conclusion :

Nous venons de prendre connaissance des 4 forces universelles qui organisent l’Univers.

Alors pourquoi et comment ces lois physiques se sont-elles ajustées si parfaitement à l’instant zéro de la naissance de l’Univers lors du Big Bang?

Y-a-t-il une raison aux contraintes fixées par les constantes universelles ?

Comment expliquer que l’infime particule des origines contenait déjà les plans des milliards d’objet célestes présents aujourd’hui dans le cosmos ?

Reste alors à identifier le mystérieux « principe organisateur » qui fit naître l’ordre du chaos, car à l’instant du Big Bang, il n’y a pas eu de place pour le hasard

La liste ne s’arrête pas là et d’autres coïncidences troublantes peuvent être mises en évidence.                                                                           

Elles montrent toutes qu’un Univers avec des constantes fondamentales ou des conditions initiales différentes du nôtre n’aurait pas abouti à la vie telle que nous la connaissons.

Ce résultat constitue une grande surprise. Tout au long de l’histoire de l’astronomie, l’homme a peu à peu perdu sa place centrale dans l’Univers. Ni sa planète, ni son étoile, ni sa galaxie n’avait une importance particulière. Mais il semble soudain que nous découvrons que l’Univers a exactement les propriétés requises pour que l’homme – ou plus généralement la vie – puisse apparaître.

Que faut-il penser de cette étonnante conclusion ?

Certains auteurs y voient la preuve que l’Univers devait au départ avoir les propriétés requises pour aboutir à la vie.

Pour eux, ce dernier possède les propriétés nécessaires à l’apparition de la vie car telle est sa raison d’être, une hypothèse qui porte le nom de « principe anthropique ».

4°) Pourquoi peut-on dire que l’Univers est réglé avec une si grande précision que si la valeur de chaque « constante fondamentale » était un tant soit peu différente, l’Homme, la vie et l’Univers lui-même ne seraient jamais apparus ?

Grâce aux recherches effectuées par les scientifiques en général et les astrophysiciens en particulier (ceux qui s’appelaient les astronomes avant que la physique n’intervienne dans ce métier merveilleux), nous pouvons nous faire une idée de plus en plus précise de ce que l’Univers renferme, étant entendu que les nombres arithmétiques dont tu vas prendre connaissance, les « constantes fondamentales cosmologiques», défient notre jugement du fait de leur extrême précision.

Il y a une quinzaine de constantes qui régissent l’Univers avec une précision vertigineuse et nous savons aujourd’hui comment tout cela fonctionne.

Le réglage précis des constantes fondamentales qui régissent l’Univers est un équilibre parfait et la Vie tient à ces quelques constantes extrêmement précises.

Qui ou quoi est à l'origine de cet équilibre délicat?

La réalité toute entière de l'Univers repose sur un petit nombre de constantes Cosmologiques : - « constante de gravitation »,

- « vitesse de la lumière »,

- « zéro absolu »,

- « constante de Planck »,

- « constante de Boltzmann »,

- « constante de structure fine »,

- « constante cosmologique » etc…

 

Pour donner une idée de la finesse inconcevable avec laquelle l'Univers paraît avoir été réglé, il suffit d'imaginer la prouesse d'un joueur de golf qui, depuis la Terre, parviendrait à loger sa balle, à l’aveugle, dans un trou situé quelque part sur la planète Mars.

 

     Époustouflant !

 

D'où les réflexions métaphysiques de nos scientifiques et philosophes sur le « principe anthropique » et l'existence d'une Intelligence voire d’un Créateur que certains pourraient appeler Dieu.

En fait, l’idée que « l’ordre règne dans l’Univers » semble tellement évidente qu’elle devrait être simplement acceptée par tous, sans discussion. Il ne s’agit pas d’une supposition, encore moins d’une croyance, mais d’un fait observé.

Cependant à la grande surprise, certains s’acharnent encore à voir dans le cosmos et la réalité qui nous entoure une sorte d’immense chaos au sein duquel les choses, les fleurs, les galaxies, les Hommes et les étoiles existent « par hasard ».

Or si l’Univers était vraiment chaotique comment expliquer alors qu’il soit possible de le décrire par des Lois qui nous permettent de prédire son comportement ?

Si l’Univers était réellement livré au hasard comment expliquer qu’une formule aussi puissante que E=MC² d’Albert Einstein ait pu le décrire avec une si étonnante précision ?

En fait, si l’Univers avait été livré aux forces du chaos, il n’aurait jamais évolué. De même la science n’aurait jamais pu le décrire, ni prédire le moindre phénomène issu de ce chaos par essence imprévisible.

Si les chercheurs font des découvertes sur l’Univers c’est bien parce qu’il est prévisible et donc bien « ordonné ».                                                 

A ceux qui prétendent encore que cet ordre repose sur le hasard, il suffit de demander :

« Est-ce que le soleil se lève par hasard » ?

Ou bien :

« Parce que dans l’Univers tout est réglé par des Lois » ?

Il est possible de simplifier encore l’exemple par une question dont la réponse tombe sous le sens : « L’ordre qui règne dans ton bateau apparait-il par hasard, ou bien en raison des efforts que ta maman consacre à l’entretien des lieux » ?

Quelle réponse les défenseurs du hasard peuvent-ils raisonnablement apporter à ce constat pourtant si simple : « si l’Univers n’avait pas les propriétés qu’on observe, nous ne serions pas là pour en parler » !

Les arguments en ce sens sont particulièrement nombreux. Ils ont suscité l’intérêt des plus grands scientifiques : Henri Poincaré, Max Planck, Freeman Dyson etc… qui ont conclus que si le réglage de l’Univers n’avait pas été aussi finement ajusté, la vie n’aurait jamais pu apparaître sur Terre.

Le réglage particulier de notre Univers laisse à penser que le développement de la complexité en son sein n’est pas un hasard.

L’étude de l’Univers révèle qu’il n’est pas le fruit d’un processus chaotique dénué d’intention, de structuration et d’intelligence.

Après tout l’Homme n’est-il pas fait de la matière la plus rare qui existe dans l’Univers : les éléments lourds qui ne représentent que 0,01 % de celui-ci.  Des atomes jusqu’aux étoiles, l’Univers semble fantastiquement structuré, hiérarchisé, ordonné. Bien au-delà de ce que nous pouvons comprendre.    

Cet « ordre » mystérieux qui fait que les choses sont ce qu’elles sont, repose sur un petit nombre de ces mystérieuses « constantes physiques » évoquées plus haut.                                                                                               

Il s’agit de grandeurs arithmétiques – des nombres – dont les valeurs sont fixes et d’une précision extrême.

D’où viennent-elles ?

Ce qu’on sait, c’est que ces nombres existent « depuis toujours », c’est-à-dire depuis les tout premiers instants du Big Bang et qu’ils n’ont pas varié depuis. Mais par quel miracle ont-ils tout juste la valeur qu’il faut pour que « tout marche » dans l’Univers ?

Par quoi - par qui - ont-ils été calculés ?

Voici un dernier exemple des plus spectaculaires que l’on connaisse.

La « constante de structure fine » :

Elle fixe l'intensité des forces électromagnétiques entre des particules chargées. La valeur de cette constante est exactement 1 divisé par 137,035999679 ce qui nous donne 0,007 297 352 537 6…                   

Si l’on prenait par exemple le dernier chiffre trouvé (le 6) et qu’on le remplace par un 5, tout se détraque. La force électromagnétique « tombe en panne » et l’Univers tout entier cesse d’exister.

Max BORN (Prix Nobel de physique en 1954) disait :

« Si la constante de structure fine avait une valeur légèrement plus élevée que celle qu’elle a, nous ne serions plus en mesure de distinguer la matière du néant. La valeur de cette constante n’est certainement pas due au hasard mais découle d’une loi de la Nature. Il est clair que l’explication de ce nombre devrait être le problème central de la philosophie naturelle ».

«  Pierre tombale de Max  Born avec sa formule découverte »

Encore plus étonnant, si nous divisons ce nombre par la « constante de couplage » contrôlant la gravitation, nous obtenons une nouvelle constante sans dimension, d’une importance cruciale en physique, qui s’écrit 10 puissances 36 c’est-à-dire :

1 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000.

Ce qui est confirmé par le physicien Richard Feynman, (Prix Nobel de physique en 1965):

 « Si nous supprimons un ou deux zéro dans cette constante, l’expansion est freinée et l’Univers reste réduit à une taille miniature. Donc impossible pour la vie de se développer. Au contraire, quelques zéros de plus et ni les étoiles ni les planètes ne peuvent se former ».

Et encore Richard Feynman qui se prononçait sur la constante de structure fine :

« C’est l’un des plus grands mystères de la physique, un nombre magique donné à l’homme sans qu’il y comprenne quoi que ce soit. On pourrait dire que ‘la main de Dieu’ a tracé ce nombre et que l’on ignore ce qui a fait courir Sa plume. On connait le rituel expérimental pour mesurer ce nombre mais on ne sait pas quel programme il faut mettre dans un ordinateur pour en faire sortir ce nombre ».

Comme le montrent l’ouvrage de J. Barrow et F. Tipler, un des meilleurs ouvrage sur le sujet :

« l’existence d’un réglage précis pourrait être un heureux hasard. Mais l’existence de toute une série de réglages extrêmement précis, indépendants les uns des autres, reposant sur les valeurs d’une quinzaine de constantes et un certain nombre de conditions initiales, pose de formidables questions. Qu’on ne peut ignorer en disant de façon simpliste ‘si les choses étaient différentes, nous ne serions pas là pour en parler’».

Lorsque les astrophysiciens étudient le Big Bang et la formation des structures de l’Univers, de façon théorique ou à l’aide de simulations numériques, à l’aide des supers ordinateurs, ils doivent analyser l’influence de différents paramètres comme par exemple la proportion de matière noire.

La cosmologie actuelle est assez avancée pour connaître les principales Lois d’évolutions de l’Univers et pour « passer le film à l’envers » jusqu’aux premières fractions de seconde de l’Univers.                                                

A ce moment-là ils peuvent ainsi « jouer à Dieu » et modifier certaines constantes fondamentales, par exemple la constante de gravitation, ou bien changer des conditions initiales comme la densité moyenne de matière, ce qui leur permet d’analyser comment l’Univers se serait développé si ces paramètres avaient été différents.                                                            

En faisant varier toutes les combinaisons de forces ou de constantes, on peut obtenir un nombre quasi infini d’univers virtuels différents.                                        

Ce genre d’étude comparative au cours des trente dernières années a conduit à une conclusion extrêmement surprenante : quasiment tous les Univers résultant de ces simulations sont stériles, du moins à une forme de vie similaire à la nôtre.                                                                               

Seuls les Univers ayant des paramètres très proches des valeurs réelles de notre Univers permettraient à la vie de se développer.

Conclusion :

Chacune de ces constantes s’écrit avec un chiffre, une virgule et, parfois, trente ou quarante décimales calculées derrière la virgule. Ces cascades de chiffres si précis, si incroyablement ajustés les uns aux autres, dont aujourd’hui le mystère reste entier.

A bien y réfléchir, partout dans l’Univers mais aussi jusqu’à la moindre parcelle de ton corps, rien, absolument rien, n’échappe à ces fameuses constantes universelles. Et ce sont elles qui ont permis à l’Univers d’évoluer jusqu’à engendrer une forme de vie capable de l’observer.

Finalement, la seule combinaison gagnante est celle du réglage que nous connaissons sur Terre – puisque nous sommes là pour en parler ! C'est cela le « principe anthropique » (voir § 14).

Les nombres mathématiques que nous avons évoqué détermineraient ainsi notre réalité physique et seraient le reflet d’une « Pensée invisible » au-delà de l’espace et du temps.

6°) Quelques-unes des grandes constantes de l’Univers

Il existe dans la Nature CINQ « constantes fondamentales » (et non quatre, ainsi qu’on le croyait il y a à peine quinze ans !) :

  • La constante de la gravitation universelle : « G » = 6,67259 10-11  
  • La constante de Planck : « h » = 6,626 075 5 10-34 
  • La vitesse de la lumière : « c »=299.792,458 km s-1
  • La constante de Boltzmann : « k » = 5,670 51 10-5 
  • La constante cosmologique : « {\displaystyle \Lambda }D »

A partir de l’ensemble de ces constantes, on peut définir la fameuse « échelle de Planck » et « l’échelle d’Einstein » qui correspond à la distance physique la plus grande que l’on puisse concevoir à l’échelle de l’Univers : c’est donc en d’autres termes, le rayon de notre Univers.

Ce qui est fascinant c’est que la moyenne géométrique entre les quantités physiques définissant les échelles de Planck et d’Einstein correspond à la valeur de la densité d’« énergie noire » mesurée dans le cosmos et dont on ne connait toujours pas la composition ! (vu plus haut).

Prenons connaissance d’une autre constante.

  • Le taux d’expansion de l’Univers :

Un réglage très précis de la vitesse d’expansion de l’Univers est nécessaire pour l’apparition des galaxies, des planètes et de la vie.                            

La « densité critique » par laquelle l’expansion de l’Univers n’est ni trop rapide ni trop lente correspond à une valeur extraordinairement précise.

Le réglage de la densité de l’Univers par rapport à la vitesse d’expansion peut être calculé aujourd’hui : il est de 1 divisé par 1060.

Ce chiffre est si incroyablement petit qu’il ne nous dira rien, mais l’astrophysicien Trinh XuanThuan (dont ton père a lu tous les ouvrages) a calculé qu’il correspondrait à la probabilité pour un archer de toucher une cible de 1 cm² à l’autre bout de l’Univers en tirant à l’aveugle , une seule et unique flèche depuis la terre sans savoir dans quelle direction se trouve la cible !

Si une seconde après le Big Bang, le taux d’expansion de l’Univers avait subi un écart de l'ordre de 10-40 soit plus lent ne serait-ce que de 1 sur un milliard, la matière initiale se serait éparpillée dans le vide avant d’avoir atteint sa taille actuelle : l'univers n'aurait pas pu donner naissance aux galaxies, aux étoiles, à la vie.

A l’inverse un Big Bang un tant soit peu plus rapide et les étoiles n’auraient jamais vu le jour.

Conclusion :

L’extrême précision de ces constantes fait dire qu’avec les connaissances scientifiques dont nous disposons aujourd’hui, tant en cosmologie qu’en physique, sauf exception, toute personne disposant de ses facultés mentales, détient tous les arguments de réflexion nécessaires pour convenir que les Lois de l’Univers ne sont pas la conséquence du hasard mais le fruit d’une Intelligence supérieure.

Peut nous importe le nom qu’on donne à cette Intelligence : Dieu, Le grand Architecte, grand Horloger, Créateur, la Source, Méta-Conscience Intemporelle, Energie-Conscience etc...

En dernière analyse, je le répète, la question n’est pas vraiment de savoir si « Dieu » existe ou non, car il y a nécessairement une Cause première à la Création et nous lui donnons le nom qu’on veut.

Le mathématicien et philosophe Gottfried Wilhelm Leibniz (1646 – 1716) pressentait déjà que : « Rien n’est sans raison » et le philosophe Baruch Spinoza (1632/1677)  écrivait :

« Tout ce qui est dans la nature, considéré dans son essence et dans sa perfection, enveloppe et exprime le concept de Dieu ».

  il parlait aussi de : « l’intelligence de la nécessité ».

 

7°) Le Big Bang  : une probabilité inconcevable

Le Big Bang n'était pas une explosion ordinaire comme on pourrait se l'imaginer, ce fut une explosion d'une extrême délicatesse, la température à chaque moment de l'explosion, le nombre de particules atomiques, les forces impliquées, ainsi que leur intensité, doivent avoir des valeurs extrêmement précises.                                                                                                           Si ne serait-ce qu'une seule de ces valeurs n'était pas précise, l'univers dans lequel nous vivons aujourd'hui ne se serait pas formé.

Roger Penrose, un célèbre physicien et mathématicien britannique a calculé la probabilité que notre environnement existe parmi tous les résultats possibles du Big Bang.

En incluant ce qu'il considère comme étant toutes les variables nécessaires pour que les êtres vivants puissent exister et vivre sur une planète telle que la nôtre.

D'après Penrose, la probabilité qu'une telle affirmation soit vraie est de l'ordre de 1 sur 1010(123), ce nombre est tellement infime qu'il est même difficile de concevoir ce qu'il signifie.

Roger Penrose fit un commentaire en ce qui concerne ce nombre :
« Ce nombre nous permet de prendre conscience de la finesse de la création (et du Créateur) qui a été conçue avec une précision de l'ordre de 10(123) . C'est un chiffre extraordinaire. Il est d'ailleurs impossible d'écrire ce nombre en entier sous forme de notation ordinaire : Il serait constitué du nombre 1 suivi de 123 zéros. Ainsi, même si nous étions amenés à écrire un 0 sur chaque proton et neutron qui constituent l'Univers tout entier (qui est de 1078) et ceci en y ajoutant toutes les autres particules, nous serions à court pour écrire le nombre exigé ».

L'existence d'une Intelligence supérieure devient une évidence mathématique.

Pourquoi ?

Parce que la probabilité que notre Univers complexe soit le fruit du hasard est égal à zéro ! 

Mais qu'est-ce qu'une probabilité ?

Une probabilité exprime la certitude qu'on peut avoir sur un évènement précis :

Une probabilité 0 exprime un évènement impossible à réaliser et                                            Une probabilité 1 = un évènement certain.

Une probabilité 1 sur 103 signifie qu'il y  a une chance sur 1000 que l'évènement se réalise.

Une probabilité 1 sur 109 signifie qu'il y  a une chance sur un milliard que l'évènement se réalise.

Une probabilité 1 sur 1050 signifie qu'il y a une chance sur cent mille milliard de milliard de milliard de milliard de milliard que l'évènement se réalise.  

Cette probabilité est considérée en mathématique comme égale à 0 et exprime ainsi un évènement mathématiquement impossible

Conclusion :

D’autres mathématiciens ont établi que la probabilité pour que la vie apparaisse sur Terre était de 1030.

D’une façon ou d’une autre, autant dire que cette probabilité exprime qu’il est mathématiquement impossible que la vie soit apparue par hasard sur Terre. Si ce n’est plus le hasard, quelle est la nature de cette Intelligence qui aurait établi la précision constatée ?

 

8°)  L'Univers est-il né d'un hasard ?

II y a une formule qui, de mon point de vue, résume les choses. Elle est de Freeman Dyson, un physicien anglo-américain, et dit que : 

« L’Univers savait quelque part que l'homme allait venir ».

C'est un résumé de ce qu'on appelle le « principe anthropique fort ». 

Soit dit en passant puisque je cite ce physicien, je souhaite faire état de ce qu’il se disait :

« être fier d'être un hérétique, bien que vieux ».                                                                        Il admirait ainsi d'autres scientifiques qui, comme lui, allaient contre la pensée dominante.

La première hérésie que Dyson défend est :

« de prétendre que toute l'agitation actuelle au sujet du réchauffement global de notre Planète Terre est largement exagérée ».

Il se méfie particulièrement des prédictions des modèles informatiques, pertinentes en ce qui concerne la dynamique des fluides mais insuffisants quand ils décrivent les nuages, la poussière, la chimie et la biologie des champs, des fermes et des forêts. Dyson en vient à penser que les experts finissent par croire à leurs modèles plutôt que d'étudier la réalité. En conséquence il annonce : 

« Il ne fait aucun doute que des régions du monde se réchauffent, mais le réchauffement n'est pas global ».                

Sa conclusion est sévère : les experts du réchauffement climatique détournent ainsi l'argent et l'attention à consacrer à d'autres problèmes plus urgents comme les maladies infectieuses, l'éducation ou encore la pauvreté.

Je tenais à faire cet aparté, car je partage l’analyse de ce savant sur ce point.

Revenons-en à notre sujet.

Pour comprendre, il faut se rappeler que toutes les propriétés de l'Univers sont déterminées par des constantes physiques – une quinzaine de nombres comme la vitesse de la lumière.

S'y ajoutent des conditions initiales, ces propriétés dont les fées l'ont doté à son berceau : quantité d'énergie noire, taux d'expansion de l'Univers...                                   

Tout cela détermine la totalité de ce que nous voyons, de la taille et la forme des galaxies à celles des montagnes ou des Hommes.

Or, en réalisant diverses modélisations informatiques, on s'est aperçu qu'en changeant un tant soit peu un de ces paramètres les étoiles massives ne se formaient plus.

Qu'il n'y a donc plus les éléments lourds nécessaires à la vie et à la conscience. 

En octobre 1931 Von Neuman, physicien de génie, écrira :

« Le hasard semble absolument décidé ».

 

Conclusion :

Par voie de conséquence à ce qui précède, si le hasard est définitivement écarté, quelle Intelligence a orchestré cette « harmonie préétablie » ?                                           

Dès lors, à ce stade, se réclamer athée n’a plus aucun sens !

9°) Quelques valeurs au niveau de l’infiniment petit

  • La masse du proton :

Pourquoi cette particule est-elle exactement 1 835 fois plus lourde que son satellite l’électron ? Et comment expliquer que la durée de vie de notre fameux proton soit de 10 puissance 40 ans (10 000 milliards de milliards de milliards de milliards d’années) alors que celle du neutron (qui est pourtant son compagnon le plus proche) est d’à peine… un petit quart d’heure ?

Sans cette vertigineuse différence, jamais la matière n’aurait pu se former aux tout premiers instants après le Big Bang. Mais quel phénomène inimaginable a donc pu ajuster l’une sur l’autre ces deux horloges si incroyablement différentes ? N’a–t-on pas la furieuse impression qu’une sorte de « code » a réglé la question au moment du Big Bang (et peut-être avant) ?

  • La masse du neutron :

Elle correspond exactement à 939,5653 MeV (méga-électron-volts). Si le neutron avait pesé juste un peu moins, il se serait désintégré beaucoup plus lentement, détruisant le délicat équilibre des particules au moment du Big Bang. S’il n’avait pesé ne serait-ce qu’un MeV de plus, il se serait au contraire désintégré trop rapidement et l’Univers n’aurait jamais pris forme !

  • Le rapport des masses du proton et de l’électron

Les atomes sont constitués de neutrons (qui sont neutres électriquement), de protons (chargés positivement) et d’électrons (chargés négativement). Les charges électriques des protons et des électrons sont exactement les mêmes (mais de signes opposés). Cela est d’autant plus étrange que le proton est 1836 fois plus massif que l’électron.

Imaginons par exemple que l’intensité du champ magnétique de la Lune soit exactement la même que celle du champ de la Terre, y compris 18 chiffres après la virgule. Personne ne penserait qu’il pourrait s’agir d’un hasard… Personne ne sait pourquoi il en est ainsi mais c’est une chance pour nous !   Si ces charges électriques étaient différentes ne serait-ce que de 11 chiffres après la virgule (10-11), les êtres humains et les objets de taille comparables exploseraient à cause du déséquilibre existant entre les charges des particules les composant, car cela amènerait les atomes à ne plus être électriquement neutres.

Comme il y a beaucoup plus d’atomes dans une planète que dans une personne, il faut que les charges soient égales et cela même 18 chiffres après la virgule (10-18)- soit le milliardième du milliardième- pour éviter qu’apparaisse un déséquilibre entre les charges électriques qui feraient exploser les planètes ou les étoiles.

Et bien sûr c’est le cas, sinon nous n’existerions pas !

  • La longueur d’absorption du neutron

La réaction de fission nucléaire qui permet la mise au point de la bombe A et de la bombe H est fondée sur la longueur d’absorption du neutron. Un neutron frappe un atome duranium 235 le transformant en uranium 236.

L’uranium 236 étant instable, il éclate en créant deux atomes plus petits et en émettant plusieurs neutrons qui vont à leur tour frapper des atomes d’uranium 235 provoquant une réaction en chaîne.

Si la longueur d’absorption du neutron avait été plus grande, la fission nucléaire, donc les bombes A et H, auraient été économiquement inenvisageables, car nécessitant un volume de matière fissile beaucoup plus important.

Ce qui, selon les opposants au principe anthropique, va à l’encontre d’un Créateur ayant pour seule finalité la vie et l’homme.

L’allemand Otto Hahn découvrant la fission de l’uranium et les possibilités de réaction en chaîne qui en découlaient aurait dit à ses collaborateurs : « Dieu ne le permettra pas ».

L’impossibilité de la réaction nucléaire ne correspond cependant pas à une « sécurité » de l’univers au même titre que l’impossibilité d’une bulle de vrai vide ou l’impossibilité du voyage dans le temps car l’énergie nucléaire peut avoir des applications positives alors que la bulle de « vrai vide » ou le voyage dans le temps ne peuvent aucunement en avoir.

Un supposé Créateur, s’il existe, n'avait pas de raison d'interdire la possibilité de l’énergie nucléaire.

  • Le seuil d'excitation des noyaux de carbone :

C'est-à-dire leur degré d'agitation interne, ne s’était pas situé très précisément au niveau de 7,653 millions d'électronvolts au-dessus de leur état normal, à 0,27 MeV près ces mêmes noyaux n’auraient jamais pu être synthétisés et le carbone ne se serait jamais formé. Sans carbone, pas de chimie organique possible, donc pas de vie, pas de fleurs.         

Ceci revient à dire que si les propriétés des noyaux de carbone avaient été à peine différentes, nous n’aurions jamais existé.

Est-ce l’effet du hasard ? Ou au contraire celui d’un ordre profond qui s’étend à toutes les propriétés de l’Univers ?

Conclusion :

Encore une fois, même constatation au niveau de l’infiniment petit et des atomes : une précision hallucinante à tous les étages !

Comme nous l’avons vu au paragraphe précédent la probabilité que ces « réglages » d’une grande précision existent « par hasard » est nulle.

Alors quelle Intelligence est à l’origine de ces constantes ?

 

10°) L’Univers régit par les mathématiques ?

 

La théorie de « l’harmonie préétablie », qui suggère l’hypothèse d’une organisation complexe et en profondeur du cosmos dès ses débuts, est soutenue par de nombreux scientifiques.

Les premiers furent le mathématicien David Hilbert décédé en 1943 et le grand mathématicien et philosophe Leibniz.

 

Les nombres algébriques évoqués aux paragraphes précédents détermineraient ainsi notre réalité physique et seraient le reflet d’une « Pensée invisible » au-delà de l’espace et du temps.

 

De multiples chercheurs, des sommités internationales en mathématiques, se penchent sur le rapport intime entre les nombres et la Nature depuis plus de deux siècles.

 

En comprenant les lois mathématiques qui régissent l’ensemble de la matière, les chercheurs espèrent ainsi percer plusieurs énigmes cosmiques et démontrer l’existence d’un « code » qui unifierait le monde mathématique avec notre le monde physique, entre les nombres et la matière, ce qui démontrera par voie de conséquence (sans que ce soit le but recherché) l’existence d’une Intelligence supérieure.

 

Une quête à la frontière de la métaphysique, à tel point que lorsque, en 1919, la théorie de la relativité d’Albert Einstein, se voit apporter une première preuve par l’observation de la lumière du soleil, le mathématicien allemand David Hilbert lança avec enthousiasme : « On est conduit vers une impression d’harmonie préétablie. Nous devons faire face au fait remarquable que la matière semble obéir totalement et pleinement au formalisme scientifique. Une correspondance insoupçonnée entre réalité et pensée est ici manifeste, ce que nous devons provisoirement accepter comme un ‘miracle’ ».

« Miracle », le mot est fort dans la bouche d’un scientifique aussi réputé !

 

Qui ou quoi est à l’origine de ce réglage mathématique d’une subtilité sidérante ?

 

Comment percer à jour cette subtile et invisible « harmonie préétablie » entre le monde mathématique et le monde physique, entre les nombres et la matière ?

C’est en plongeant au cœur de l’infiniment petit qu’un début de réponse apparaît.

Au sein même de chaque atome, il existe des « nombres universels », des « nombres purs » qui ne varient ni dans l’espace ni dans le temps.   

Sans cette précision extrême et invariable, notre réalité tomberait immédiatement en lambeaux, comme le démontre l’exemple du « nombre de Sommerfeld ».

 

  • Le « nombre de Sommerfeld » 

« Arnold SOMMERFELD (1868 - 1951) est un physicien théoricien allemand " 

Arnold Sommerfeld, avec Max PlanckAlbert Einstein et Niels Bohr, compte au nombre des chercheurs qui, au début du xxe siècle, ont jeté les bases de la physique théorique moderne : la physique quantique et la théorie de la Relativité. La candidature de Sommerfeld aurait été présentée 81 fois au total pour le prix Nobel, cas unique pour la physique.

Il a aussi compté de nombreux futurs Nobel parmi ses collaborateurs et étudiants.                      Il a introduit la « Constante de structure fine » : α.

Le « nombre de Sommerfeld » régit la force électromagnétique : ce nombre règle avec une précision féroce la manière dont les électrons émettent ou, au contraire, absorbent des photons. C’est donc lui, ce fameux « nombre de Sommerfeld », qui fait que la chaise sur laquelle tu es assis ne s’éparpille pas en poussière. Une minuscule variation dans les décimales du « nombre de Sommerfeld » et la force électromagnétique subirait une sorte de « court-circuit » avec des conséquences inconcevables pour l’esprit humain.

  • Le nombre Pi : π

Pi est un nombre, que l’on représente par la lettre grecque du même nom.

Pi est un nombre tout bête : c’est le rapport constant entre la circonférence d’un cercle et son diamètre.

 

Et pourtant… Pi est bien plus que cela. 

Pi contient des milliards de milliards de milliards de milliards etc… de chiffres derrière la virgule.

Bien plus de chiffres – en fait une infinité – qu’il n’y a de particules élémentaires dans toutes les étoiles de toutes les galaxies de tout l’Univers.

 

En somme on pourrait se servir de Pi pour compter chaque particule existant dans le cosmos jusqu’à des milliards d’années-lumière d’ici. Or ce qui est proprement vertigineux, c’est qu’une fois la dernière particule existante, les chiffres continueraient de se dérouler pour l’éternité.

 

Pi est un nombre pur que pas un seul homme au monde n’a pu voir en entier. Aujourd’hui on est parvenu, grâce aux supers ordinateurs, au nombre faramineux de 10 000 milliards de décimales… (le 10 000 milliardième chiffre derrière la virgule est un 5…) !

 

Pourtant ce nombre infini ne représente qu’un point - un point minuscule - entre 3 et 4 sur la droite des nombres entiers !

 

Pi est un nombre infini, une suite non répétitive de décimales qui se déroulent sans aucune limite dans le temps, bien au-delà de milliards et de milliards d’années.

 

Cela veut dire que toutes combinaisons possibles existent quelques parts dans Pi.                                                                                        

Converti en langage naturel quelque part dans cette chaîne infinie de chiffres on pourra trouver le nom de chaque personne ayant jamais aimée, la date, le lieu, l’heure et les circonstances de n’importe quelle naissance, ainsi que les réponses à toutes les grandes questions de l’Univers...

Autrement dit, s’il est exact que Pi est infini et qu’il contient toutes les séquences numériques possibles, alors l’Univers tout entier (qui lui est bel et bien fini) se trouve décrit sous une forme numérique quelques parts dans les décimales de Pi.

 

D’une valeur approximative de 3,14 on retrouve Pi dans toutes les grandes équations relatives à l’Univers, de la température du bébé Univers peu après le Big Bang à la masse du cosmos à l’échelle de Planck.

 

Cette valeur mathématique semble être l’une des clefs de voûte de la fameuse « harmonie préétablie ».

 

Les secrets de Pi demeurent l’une des plus grandes énigmes de la science.

 

  • La suite de Fibonacci :

Découverte par le mathématicien de génie Leonardo Fibonacci au Moyen Age. C’est lui qui, dans un traité publié en 1202 sous le titre accrocheur Livre de calcul  a introduit en Occident les fameux chiffres arabes et lance le fantastique système décimal.

Fibonacci découvre quelque chose qui touche au mystère des pétales des fleurs, une suite qui porte son nom.

A quoi ressemble-t-elle ?

C’est tout simple : il suffit à partir de 1 et de rajouter le chiffre qui précède, c’est-à-dire zéro. On obtient ainsi 1.

Ensuite on applique le même procédé : 1 + 1 donne 2 ; puis 2 plus 1 donne 3 ; puis 3 plus 2 donne ; puis 5 plus 3 donne 8 et ainsi de suite.

La « suite de Fibonacci » n’est autre que :

1,1,2,3,5,8,13,21,34,55,89,144,233,377,610 etc…

Il existe une infinité de nombre de Fibonacci qui ne sont pas premiers.    Qu’à cela ne tienne !

Dans la mesure où tout nombre entier se décompose, de manière unique, en un produit de nombres premiers, cela veut dire tout simplement que tous les nombres de Fibonacci, sans exception, cachent en eux des nombres premiers.

  • Le nombre d’or : 

Le nombre d’or est le nombre : φ = 5–√+12.

La notation choisie, la lettre grecque φ, est prononcée « phi ».

C’est le résultat du rapport entre 2 nombres successifs de la suite de Fibonacci. Par exemple 21/13 ou 55/34 ou 610/377 etc...

Tous ces rapports sont égaux à :

Φ ≈1,61803398874989484820458683436563811772030917980576286213et il s’agit d’un nombre sans fin pour ne pas dire infini (avec toutes les conséquences déjà vues avec le nombre Pi) !

Le nombre d’or est utilisé depuis l’Antiquité. Nous pouvons nous aider de sa formule arithmétique pour mieux le connaître.

Le nombre d’or devient ainsi bien plus maniable… (sic) :

\[ \frac{1+\sqrt{5}}{2} \simeq 1,6180339887. \]

En mathématiques, le nombre d’or peut être défini de plusieurs manières, différentes, mais toutes sont équivalentes au sens où elles définissent le même nombre.

Le choix du nombre d’or comme étalon de mesure d’un modèle idéal de beauté n’est pas uniquement un caprice humain.

Même la nature semble conférer à phi un rôle spécial quand il s’agit de « choisir » une forme plutôt qu’une autre. Pour s’en apercevoir, il faut approfondir un peu plus les propriétés du nombre d’or

Prenons notre rectangle d’or comme point de départ. Retirons un carré dont le côté est égal à la largeur du rectangle. Nous obtiendrons ainsi un nouveau rectangle d’or, de taille plus petite.

Si nous répétons le processus plusieurs fois, nous obtiendrons la figure suivante : 

 

Traçons maintenant des quarts de cercle dont le rayon est égal au côté de chacun des carrés de la figure précédente, avec pour centre leur sommet respectif. Nous aurons ainsi la figure suivante :

 

Cette courbe sinueuse est une bonne approximation d’une courbe appelée spirale logarithmique. Loin d’être une simple curiosité mathématique, elle peut s’observer très facilement dans notre environnement, (même si toutes ne sont pas reliées au nombre d’or),                                                                

                                                de la coquille d’un escargot...

à la forme des bras des galaxies... 

Conclusion :

Avec les quelques exemples qui précèdent, sans l’ombre d’un doute nous pourrions répondre à la question : « L’Univers est-il régit par les mathématiques » ?

Mais il y a encore plus fort et plus subtil, car nous savons à présent que les mathématiques apparaissent de façon « voilée » à tous les niveaux. C’est ce que nous allons découvrir dans le paragraphe qui suit.

(à suivre)

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 22:11

 

Je dédie cet article à Teiva, mon fils qui fête

ses 8 ans aujourd'hui et dont je n'ai aucun signe de vie.


 Cassis été 2012 (7)

" Départ 25 mètres nage libre avec masque..."

 

     D’abord les derniers Jeux Olympiques de l’été 2012 à Londres ont été pour moi un grand bonheur…

     En effet, après une année entière sans le moindre signe de vie de toi, j’ai pu te récupérer et passer 45 jours tous les deux ce fameux été 2012.

     Aujourd’hui : 16 février 2013 tu fêtes tes 8 ans. C’est le jour symbolique que j’ai choisi pour poster cet article.

     Comme j’ignore où tu te trouves actuellement et que je n’ai plus aucun signe de vie de toi depuis ce fameux été 2012, malgré toutes mes lettres mensuelles que je t’adresse, je te dédie cet article sur ce blog créé pour toi en 2009. C’était pour raconter ton histoire.

     Ce 100 ème article de ton blog est une façon à moi de graver les moments merveilleux que tu m’as offert par ta simple présence, ta vitalité, ta joie de vivre aux mêmes moments que ces Olympiades.

     Certes les premières semaines de nos retrouvailles ont été difficiles, mais tu as vite compris que le papa qui vivait chaque minute auprès de toi t’aimait et il n’était pas le « papa méchant » qu’on t’avait raconté. Cela a été pourtant ta toute première remarque que tu m’as faite lorsque nous nous sommes retrouvés, alors que ta maman était dans ton dos !

 

     Tu as pu découvrir l’immensité de l’amour de ton papa pour toi et très vite tu t’es même excusé pour ton attitude à mon égard, en précisant : « que c’était pour faire plaisirs à maman » !

 

     Voici donc en photos notre parcours initiatique de nos vacances de l'été 2012 en France.

     Cet été là, j’avais pourtant l’intention de t’amener en Casamance dans mon village pour revoir tous tes copains qui t’attendaient, je pensais que ce « bain de copains » serait bénéfique pour toi, mais ta maman ne m’avait pas remis ton passeport... nous ne pouvions pas quitter le territoire français !

 

     Alors nous sommes partis à l’aventure avec nos valises pleines de Lego faire la tournée des amis avec la petite Saxo que Loïc m’avait prêtée.

     Cette voiturette nous aura donné des ailes. Merci Loïc du fond du cœur.

     Je dois préciser que ton papa détient 2 rares particularités :

- 1°) Bien qu’ayant travaillé toute ma vie, mon patrimoine se limite à une valise, puisque j’ai vendu tous mes biens pour construire Araka Nui. Aujourd’hui j’ignore où se trouve notre catamaran : ta maman s’est enfuie avec !

- 2°) Ma famille se limite en tout et pour tout à un frère : Guy.

 

     Tu comprends que les amis qui nous ont accueillis chez eux cet été là, pour t’offrir les meilleures vacances possibles, nous leur devons une immense reconnaissance. Tous les deux nous ne devrons jamais oublier l’aide incommensurable qu’ils nous aurons offerte lors de ces Olympiades 2012. Déjà aujourd’hui à travers cet article, nous pouvons les remercier chaleureusement.


Cassis été 2012 (6) 

      Toulon été 2012 (3)

« Les premiers jours avec ton papa, ce que je lisais dans tes yeux me serrait le coeur : ta joie de vivre était éteinte. Même dans nos jeux d’escrime que tu as toujours appréciés, le cœur n’y était pas. En plus tu étais blanc comme un cachet d’aspirine et je te croyais malade. »

 

     Comme tu es un sportif « champion du monde » en devenir, pendant nos vacances tu auras pratiqué plusieurs des disciplines des Jeux Olympiques :

Athlétisme, aviron, badminton, basket ball, canoë kayak, cyclisme, équitation, escrime, foot ball, golf, gymnastique, trampoline, haltérophilie, hand ball, hockey sur gazon, judo, lutte, natation, plongeon, pentathlon, rugby, taekwondo, tennis, ping pong, volley ball, voile.

 

     La devise latine des Jeux olympiques est, depuis 1894, année du premier congrès olympique : citius, altius, fortius… (plus vite, plus haut, plus fort…).

C'est Pierre de Coubertin qui proposa cette devise, empruntée à son ami dominicain, l'abbé Henri Didon.

Mon fils cette devise te va à ravir …

« plus vite, plus haut, plus fort »...

et je suis fier de toi !


Cassis été 2012 (10)

      Cassis été 2012 (11)

« Faute de vélo tu concourras en trottinette. Mais ce fut un premier entraînement encourageant dont tu as pris un certain plaisirs malgré quelques égratignures »

Au fait, sais-tu faire du vélo à présent ?

 

Cassis été 2012 (14)

« Le bec de l’Aigle à Cassis, un jour de grand mistral où l’eau était si froide que nous avons préféré escalader ».

 

 

Cassis 16

Cassis 17

« La piscine de Boris nous y avons passé des heures chaque matin et le soir. Tu es un champion de l’apnée avec ton masque. Tu vas chercher les 4 anneaux à 2,50 m de profondeur en une seule apnée. Bravo. Mais pour ce qui est de nager sans masque ce n’est pas encore ta discipline préférée. Au fait, sais-tu nager ? Comme tu vis sur un bateau savoir nager est important, si tu tombes à l’eau sans ton masque... Nous allons nous employer à apprendre les mouvements de la brasse pendant nos vacances autant de fois que possible : si tu nages les 25 mètres sans ton masque je t’offre un cadeau ENORME ».

 

 

 Cassis été 2012 (9)

Cassis été 2012 (8)

« Quand nous sommes sortis sur le bateau de Boris, tu n’as voulu rien faire ni te baigner. Tu étais prostré. Je ne reconnaissais pas mon enfant ; tu me donnais envie de pleurer ».

 

 

Cassis été 2012 (15)

« Le soir l’adorable Louisa qui t’aimait bien voulait chahuter avec toi et tu la repoussais. J’avais de la peine pour toi mon fils ».


Cassis été 2012 (13)

Teiva au tennis 14

Cassis été 2012 (12)

      « Chez Boris tu as découvert une nouvelle discipline. Tu t’y es mis à fond. Quel joie pour ton papa de te voir réussir tes premiers revers avec une raquette d’adulte. Malgré tes sandales de plage tu t’accrochais dur.

Bravo Teiva tu as du mordant : je suis si fier de toi ».

 

Après cette semaine chez Boris et Virginia que nous remercions chaleureusement, nous avons pris la route des Alpes : Briançon où nous avons été accueilli dans la grande maison de Jean-Pierre et Maryse.

 

 

 

 Briançon été 2012 (25)

« C’est à Briançon que j’ai retrouvé petit à petit mon Teiva. Notre complicité s’affirmait chaque jour un peu plus. Mon Dieu que tu es beau mon fils lorsque tes yeux sourient »

 

     Tous les matins je filais en douce pour aller te chercher tes croissants chauds, que tu dévorais avec un grand appétit avant d’attaquer la nouvelle journée ».

 

 

 

Briançon été 2012 (33)

Briançon été 2012 (32)

Briançon été 2012 (31)

« Lorsque le guide t’a expliqué la technique pour t’assurer avec les mousquetons des 2 longes j’ai pensé que tu t’embrouillerais un peu au début. A mon plus grand étonnement tu as immédiatement réalisé les passes d’assurance sans te tromper. Mieux encore tu filais léger comme un oiseau et tu rattrapais ces grandes filles coincées qui appelaient leurs mères… »

 

 

 

Briançon été 2012 (27)

« Tu as découvert la varappe dans une école d’escalade. J’avoue que tu t’en es très bien sorti et nous avons pu faire plusieurs sites durant notre séjour. Mais comme pour ton papa cette activité ce n’est pas un véritable engouement ».

 

 

 

Teiva escalade

« Jusqu’au moment où tu étais fin prêt pour escalader comme un grand avec Jean-Pierre. Là c’était de la vraie escalade. D’ailleurs nous avions suivi pour prendre de la graine les champions du monde durant le mondial d’escalade. Tu avais été impressionné par ton immense pizza délicieuse que tu n’arrivais pas à finir... Pas grave nous nous sommes assis dessus, les fesses au chaud et bien blottis l’un contre l’autre pour observer les champions qui grimpaient devant nous sous les projecteurs ».

 

 

A Briançon nous aurons pris aussi un abonnement à la piscine ludique municipale des journées entières… Bons casse-croute de fromages et charcutailles choisis par toi, du toboggan de folie à toute vitesse, des courants d’eau chaudes, des bulles mais pas de natation ou si peu… dans la grande piscine plus froide.

 

 

 Briançon 28 b

Briançon été 2012 (28)-copie-1

« En fin de journée nous allions donner à manger aux canards.

A croire qu’ils t’attendaient ou que tu étais le seul enfant à les nourrir. En tous cas tu prenais un réel plaisirs à choisir celui qui devait manger ton croûton de pain. Nous en aurons versé des kilos pendant nos 3 semaines de séjour ».

 

 

Briançon été 2012 (41)

« Regardes Teiva il y en a un qui fait le canard comme toi !

Celui-là aussi c’est un champion du canard, mais lui s’arrête là...

il ne plonge pas jusqu'au fond comme toi ».

 

 

Briançon été 2012 (39)

Briançon été 2012 (38)

« Nous avons fait de nombreuses balades en montagnes.

Jean-Pierre nous apprenais à voir les rapaces dans leur nid à la longue vue. Toi comme un petit chien fou tu ne pensais qu’à courir : quelle énergie ! »

 

 

Briançon été 2012 (26)

« Je suis arrivé de rares fois à te faire prendre la pose.

Mon Dieu que tu es beau mon fils quand tu es heureux ! »

 

 

Briançon été 2012 (30)

« Le plan d’eau du Pontillas : l’eau était glacée pour le petit brésilien que tu es, mais nous y avons fait une bataille d’arrosage mémorable (sans appareil photo). A la pose après le casse-croûte il y avait un peu de devoirs. Tu appelais çà - les étoiles – en effet, chaque page finie te permettait de coller ton étoile. »

 

 

 

Briançon été 2012 (37)

« Le Lauze : après une belle ballade, une énorme glace au refuge chez Gilbert puis c’est la pose au milieu des papillons ».

 

 

 

Briançon été 2012 (35)   Briançon été 2012 (36)

« Bravo pour tes photos de fleurs de montagne : tu as tout compris sur l’appareil photo de papa ».

 

 

 

Briançon été 2012 (43)

Briançon été 2012 (42)

« Dans la vallée des Ayes pendant que les grands grimpaient des voies hors de notre modeste niveau, nous n’étions pas en reste pour gambader. Cette marmotte que nous avons pu presque toucher, c’est après avoir fait une approche en rampant dans les pierriers.

Bravo tu as été silencieux comme un Sioux ».

 

 

 

Briançon été 2012 (44)

 « Les nombreuses séances de trampoline étaient épuisantes... pour moi surtout, car tu voulais absolument que je fasse le fou avec toi et j’avais peur de t’écraser. Tu n’auras pas fait de salto arrière mais j’avoue ne pas avoir réussi la démonstration… »

 

    Il est temps de remercier nos amis Jean-Pierre, Maryse et leurs enfants pour leur hospitalité et leur gentillesse. Ils nous aurons permis de passer tous les deux un long séjour en amoureux dans une si belle région que ton papa connait si bien. Nous sommes même aller voir la grande maison de Pont de Cevières que j'ai vendue pour construire ton catamaran Araka Nui.


Tout n’aura pas été dit ici, car il faut bien garder nos petits secrets.


Le retour vers Toulon dans notre fidèle titine Saxo qu’il fallait ménager aura été long et chaud, mais que de bons moments de bonheur dans la tête !

 

Teiva à la mer

"De retour aux plages toulonaises. Nous passions notre temps dans l'eau à faire des apnées : le dauphin, le requin tout y passait mais point de natation sans masque... "

 

Au fait, sais-tu nager à présent ?

 


Toulon été 2012 (4)

Toulon été 2012 (5)

Toulon été 2012 (35)

« A Toulon tu retrouves entre autres le jaccuzi et la petite chatte de Philippe : Minette. Dans le jaccuzi c’est l’entraînement pour la mer que nous retrouvions à chaque fin d’après-midi.

Entre 2 bains nous jouions au morpion : tu me gagnais presque toujours, mais en trichant un peu …»

 

 

Toulon été 2012 (33)

Toulon été 2012 (37)

« Que ce soit dans le jacuzzi ou en mer, une seule chose compte pour toi : l’apnée. Quand tu sauras bien nager nous irons dans une île des Açores que je connais, pour nager avec les dauphins sauvages en pleine mer : c’est sûr ».

 

 

 

Toulon été 2012 (31)

Toulon été 2012 (32)

« La ballade avec le bateau de Philippe dans la rade de Toulon n’a vraiment pas été de ton goût. Et encore moins la pose devant l’école de plongée de la Marine à St-Mandrier où ton papa était instructeur.

Mais peut-être reconnaissais-tu avec nostalgie, sans le dire, ce petit port de St-Mandrier où nous avions passé de nombreux mois au mouillage avec Araka Nui ?

Ton papa qui respectait tes pensées profondes ne t’aura jamais importuné avec des questions embarrassantes pendant toutes nos vacances en amoureux.

C’était le long de ces quais de St-Mandrier que nous allions chercher toutes sortes d’animaux pour ton aquarium. Jusqu’au jour où en notre absence « la babette » (navette ndlr) qui passait trop vite près du catamaran à fait chuter et à cassé notre petit trésor vivant que tu entretenais avec passion ».

 

 

Teiva gagne à la pétanque

« Tous les soirs nous jouions l’apéro à la pétanque. Malgré tous mes efforts tu m’as gagné à plate couture à chaque fois.

Tu es très fort.

Tu m’as même mis fanille une partie ! Il est vrai que tu avais une boule de plus et quand tu manquais grossièrement le point, tu reprenais ta boule… Mais quand même ! Bravo tu es très bon pour pointeur.

Tu as de l’avenir mon fils … à la pétanque !

Mais j'ai pu constater pendant nos devoirs de vacances que tu étais très doué en maths ».

 

 

 

Toulon été 2012 (41)

Toulon été 2012 (40)

« Il faisait vraiment trop chaud pour jouer au foot.

Mais ton coup de pied gauche est redoutable de précision et d’une force terrible. »

 

 

 

Toulon été 2012 (1)

Toulon été 2012 (2)

"Nous aurons fêté je jour de ton arrivée avec un gros gâteau et toute la famille de Philippe réunie pour t’accueillir, mais pour ton départ… l’heure n’était pas à la fête !!

 

 

 

Teiva et son papa Toulon été 2012

"Les 2 complices"


 

Merci mon fils pour ta complicité des derniers jours que je n’oublierais pas : tu voulais même « m’épouser » !!

Mon Dieu que cette séparation est injuste et inhumaine.


    Avant de nous quitter il faut que je te dise un secret :

Philippe, Bénédicte et leurs 3 enfants m’ont sauvé la vie.

C’est eux qui m’ont récupéré lorsque je suis rentré en France en octobre 2011, je ne savais nulle part où aller avec mes 10 € en poche et j’étais très malade...

Une maladie que les docteurs appellent « une dépression carabinée ».

Je ne savais pas que j’étais en danger n’ayant jamais connu cela. 

Je pleurais beaucoup en pensant à toi.

Les docteurs disent que cette maladie ne se soigne pas sans médicaments. Moi je n’y ai pas eu recours. Ma force de volonté y est sûrement pour quelques choses mais surtout c’est grâce à nos amis qui ont tout fait pour m’aider à remonter à la surface.

Toi Teiva avec ton papa il ne faudra jamais oublier ce que Philippe et Bénédicte ont fait naturellement mais avec grand coeur pour sauver ton papa.

Nous les remercions de toute notre âme.

Aujourd’hui si j’ai repris ma santé physique et morale, ils y sont pour beaucoup avec Boris et Daniel (et leurs compagnes) que je n’oublie pas.

Aujourd’hui j’ai recouvré toutes mes forces d’antan et je suis prêt à terrasser tout ce qui se placera en travers de notre chemin tracé.

Ton papa qui t’aime.

Dominique PRACHERSTORFER

 

 

Postscriptum :

Si par hasard celui ou celle qui serait choqué par la situation injuste de cette histoire vraie et qui voudrait raisonner la maman, peut toujours faire un commentaire que je transmettrai. La confidentialité m’interdisant d’indiquer ici l’adresse d’un tiers.

Ma demande est légitime : pouvoir communiquer avec mon enfant en dehors du droit de visite annuel inique qui m'a été accordé. 

 

Noël 2012, 18 mois déjà...

lire aussi :

88 - Dis papa, pourquoi je ne te vois plus depuis très longtemps ?

 

Mon fils, ce que tu dois retenir des Jeux Olympiques :

 

Le drapeau olympique, on le sait, est tout blanc avec, au centre, cinq anneaux enlacés : bleu, jaune, noir, vert, rouge.

 

 

Ainsi dessiné, il est symbolique ; il représente les cinq parties du monde unies par l’Olympisme et ses six couleurs d’autre part reproduisent celles de tous les drapeaux nationaux qui flottent à travers l’univers de nos jours. »

 

jeux Olympiques 

Pavillon olympique

 

Les Jeux olympiques (appelés aussi les JO, les Jeux, les Olympiades) sont un événement international majeur, regroupant les sports d’été et d’hiver, auquel des milliers d’athlètes participent.

 

Les Jeux se tiennent tous les deux ans, les années paires, en alternant Jeux olympiques d'été et Jeux olympiques d'hiver. Originellement tenus dans le centre religieux d’Olympie, dans la Grèce antique du VIIIe siècle av. J.-C. au Ve siècle après J.-C., les Jeux ont été rénovés par un français, le baron Pierre de Coubertin en 1894 lorsqu’il fonda le CIO,

Depuis lors, le CIO est devenu l’organisation gouvernant le mouvement olympique dont la structure et les décisions sont définies par la Charte Olympique.

 

Les Jeux olympiques sont passés de l’amateurisme pur, comme l’avait envisagé Pierre de Coubertin, au professionnalisme.

La ville hôte est chargée d’organiser et de trouver des fonds pour les Jeux olympiques de manière à ce qu’ils soient en accord avec la Charte olympique.

Le CIO décide aussi des sports présents ou non à chaque édition.

La célébration des Jeux inclut de nombreux rituels et des symboles, comme le drapeau olympique et la flamme olympique, ainsi que les cérémonies d’ouverture et de clôture.

Plus de 13 000 athlètes concourent pendant les Jeux olympiques d’été et d’hiver, dans 33 sports différents et près de 400 compétitions.

 

Les trois meilleurs athlètes ou équipes de chaque compétition reçoivent respectivement une médaille d’or (1re place), d’argent (2e place) et de bronze (3eplace).

 

Les Jeux olympiques sont devenus si importants que presque chaque nation est représentée.

Les Jeux sont aussi une excellente occasion pour la ville hôte et le pays d'accueil d'assurer leur promotion sur la scène internationale.

 

Le commentaire de Dominique :

Ce que je relève de plus beau dans les JO c’est l’esprit de compétition :

le désir de chaque athlète de se surpasser.

Se surpasser !

Cela peut se faire à travers une activité sportive ; mais la vie nous offre d’autres moyens de nous grandir, de nous élever, de nous améliorer, de nous surpasser. Traverser des épreuves qu’elles soient physiques ou morales grandit toujours un homme et tend à lui donner la sagesse.

 

Car c’est bien cela la finalité : nous rapprocher de l’image de Dieu au court de nos différentes vies.

Voilà ma croyance pure.

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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 19:05

 

 Hologramme-carte-credit--2-.JPG

"Hologramme d'une carte Visa"

« Papa, je ne comprends pas : c’est seulement avec mes lunettes spéciales que je vois les personnages de mon film comme des vrais, en relief, alors que je sais bien que ce n’est qu'une image sur l'ordinateur ! »

    Oui, c’est ce qu’on pourrait appeler, pour te répondre simplement : « un effet d’optique ».

Puisque cette question t’interpelle je vais en profiter pour te raconter une expérience étonnante dont tu es toi-même le sujet principal de l’histoire.

Nous avons eu l’occasion de parler de l’Univers dans de précédentes leçons : 91 - Dis papa, c'est quoi l'Univers ?. Je t’avais expliqué comment tu étais arrivé dans cette fabuleuse histoire ainsi que moi-même avant toi, ta grand-mère encore avant, les dinosaures encore bien avant, etc…

    Figures-toi que, toi aussi, tout comme tous les êtres vivants de la Terre nous existons comme une illusion : c'est une théorie assez récente.

La réalité est un peu difficile à comprendre pour le petit garçon que tu es, sachant qu’il y a même des adultes qui ne le comprennent pas…

Je pense qu’avec des mots simples tu dois pouvoir comprendre les grandes lignes de cette histoire merveilleuse qui est la nôtre.

    Tu m’avais déjà demandé comment était né notre Univers. Ma réponse avait été de te faire état de la théorie retenue majoritairement à l’heure actuelle par les scientifiques (sans trop de conviction depuis peu).

C’est la théorie du Big Bang.

Depuis bientôt 20 ans des scientifiques, peu écoutés, ont émis une nouvelle hypothèse, une autre possibilité et qui, sans remettre en cause la théorie du Big Bang, lui apporte des réponses pertinentes.

    Aujourd’hui beaucoup de scientifiques pensent que : « l’Homme est un hologramme de l’Univers ». Ceci n’est pas encore démontré, mais cette théorie à l’avantage de répondre à de nombreuses questions restées sans réponse à ce jour par les scientifiques sur la réalité de notre Univers.

    Et puis je dois t’avouer que la philosophie Bouddhiste, que je partage, se confond avec cette théorie ; nous aurons l’occasion d’en reparler dans une autre leçon.  En attendant je vais t’expliquer le plus simplement possible comment ça marche parce que cette théorie me convient et répond aussi aux questions que je me pose.

Mes recherches personnelles alimentées par des scientifiques, voire des théologiens et des mystiques m’ont donné la certitude que la vie humaine a un sens.

Tout d’abord cette hypothèse me convient à travers la moralité qu’elle produit.

Comme il me parait urgent d’oser te parler de sens, je profite de ta question et je développe ici.

Pour les adultes :  

Je dirai qu’il ne s’agit pas d’une vérité révélée, mais d’une réflexion à partir des écrits de différents scientifiques provenant de multiples spécialités ainsi que d’un modèle métaphysique global pour décrire l'Univers, la matière, la vie, l'évolution, l'ADN, le cerveau, l'homme et sa place dans la Création, les états de la conscience, les liens entre l'esprit et la matière, le pouvoir de l'imagination, la synchronicité, l'inconscient collectif, ainsi que des phénomènes comme l'intuition, l'inspiration, la télépathie, la prescience, les réminiscences de vies antérieures ou du passé d'un lieu.

Ce modèle est basé en partie sur les connaissances scientifiques actuelles, et en partie sur des hypothèses encore impossibles à vérifier, ou sur des notions qui ne sont pas du domaine de la physique mais de la métaphysique. Mais ce qui est aujourd'hui le domaine de la métaphysique sera un jour celui de la physique, lorsque la science aura repoussé plus loin les limites de la connaissance vers l'infiniment petit en physique quantique, là où se trouvent les dimensions qui sous-tendent la matière.

En attendant, ce modèle métaphysique doit être considéré comme une hypothèse, à la recherche d'une synthèse de la science et de la spiritualité, même si cette hypothèse peut être basée sur des expériences vécues et ce que l'on appelle l'intuition.

Il me semble cohérent que la conception hologrammique de l’être humain et de l’Univers soit une clef pertinente pour la compréhension de toute la vie.

    Alors qu’est-ce qu’un hologramme ?

Précisément c’est une technique pour donner un aperçu de 3D à une photographie  (3 Dimensions : c'est d'une part la hauteur et la largeur – sur une photo –  et d'autre part la profondeur qui donne le relief) . C’est l’impression de relief que tu me demandes de t’expliquer.

 Il existe des lieux où les enfants peuvent voir des très beaux exemples d’hologrammes : au Futuroscope de Poitiers que nous irons visiter un jour prochain.

    On peut y voir la très belle photo d’une rose. Non seulement cette rose te semble réelle mais lorsque tu te déplaces sur le côté tu constates que la photo de cette rose est toujours en relief mais sous un autre angle.

Mais il y a d’autres effets extraordinaires que je vais t’expliquer.     

L’hologramme est réalisé par une technique appelée l’holographie.

Alors l’holographie c’est quoi ?

    Cette technique consiste à prendre en photo un objet, par exemple une belle rose rouge, avec une lumière spéciale : le laser. C’est une lumière cohérente : sa bande passante est très étroite. Cette technique ne nous permet aujourd’hui de photographier que de petits objets.

Il faut éclairer l’objet que l’on veut photographier avec une lumière laser.

La lumière réfléchie par l’objet éclaire une plaque photographique comme pour une photographie normale à la lumière du soleil.

    Nous ferons une expérience de plaque photographique avec la seule lumière du soleil sur une simple feuille de papier en couleur. Tu constateras au bout de quelques jours que l’objet disposé entre le Soleil et la feuille s’est imprimé sur celle-ci.

En photographie, la plaque employée est un film : un support en plastique sur lequel sont déposés des couches de produits argentiques qui ont la propriété de mieux imprimer les différentes nuances de lumière qu’ils reçoivent. Il y a des films pour imprimer des photographies en noir et blanc et d’autres en couleurs. Ce qui nous permet de conserver sur un bout de papier les photos de Teiva quand il était plus petit ! 

    Revenons à notre holographie.

Avant d’éclairer l’objet, la lumière laser passe par une fente de Young qui a la propriété de séparer cette lumière en deux rayons de même qualité. Young est le nom de l’inventeur qui a réalisé une expérience de physique quantique avec des rayons de lumière (des photons). Dans une prochaine leçon je t’expliquerai le monde extraordinaire de l’infiniment petit qui est encore plus étonnant que le monde des Hobbits d’Arthur.

Donc le deuxième rayon de cette lumière laser est envoyé sur un miroir sans passer par l’objet (la rose) et ce miroir réfléchit ce rayon jusque sur la plaque photographique qu’il vient éclairer en surimpression de la lumière du premier rayon issu de l’objet (la rose). Voilà le schéma simplifié.

L’addition de ces deux rayons lumineux issus de la même source crée ce qu’on appelle des interférences lumineuses.

Le cliché est développé : c’est la technique employée pour révéler la photographie en passant le support en plastique (la pellicule) dans plusieurs bains de produits spéciaux - je te montrerai ce « tour de magie » au club de photo.

 Après les bains de développement du film on ne voit pas apparaître l’image de l’objet (la rose) mais des stries d’interférences lumineuses…

Par contre, cette photographie prise selon ce procédé holographique a deux grandes caractéristiques :


-      La capacité de restituer le relief :

 

    Si l’on projette le cliché dans les mêmes conditions que la prise de vue, on obtient une image de l’objet en relief. C’est étonnant.

Il y a encore plus étonnant : On peut en faire le tour et l’observer sous tous les angles. Ce rendu de relief est la caractéristique la plus connue de l’holographie mais cette technique en a une autre qui va nous permettre d’éclairer la conception de l’Homme et de l’Univers.  

 

-      La capacité à restituer l’image de tout l’objet à partir d’un morceau du cliché :

C'est cet aspect qui est le plus extraordinaire.   

    Si nous projetons un morceau du cliché dans les conditions de la prise de vue, quelle que soit la taille de ce morceau et quel que soit l’endroit où on le prend sur le cliché, on obtient toujours une image de la totalité de l’objet.

 

Voici un exemple qui te permettra de bien comprendre ce qu’il y a d’extraordinaire dans cette expérience, bien qu’elle soit aujourd’hui impossible à réaliser avec les connaissances techniques actuelles mais qui peut te faire comprendre ces propriétés révélées de l’holographie.

 

    Imaginons que nous prenions en photo sur le même cliché toute une famille en « rang d’oignons » : grands-parents, parents, enfants et petits- enfants. Si nous projetons le cliché obtenu selon la technique holographique dans les conditions de la prise de vue, nous restituons une image de toute la famille « en rang d’oignons ». Il est possible de faire le tour de cette image.

    Imaginons que sur le cliché, nous découpions la tête de la grand-mère. En projetant ce morceau de cliché dans les conditions de la prise de vue, on obtiendra toujours une image de toute la famille, mais comme si elle était vue depuis la tête de la grand-mère. Celle-ci peut voir toute sa famille, mais seulement de son point de vue.

    Imaginons que nous découpions un morceau correspondant à l’un des yeux de la grand-mère, sa projection dans les conditions de la prise de vue nous donnera une image de la famille comme la verrait la grand-mère avec un seul œil.

   En fait, cette technique permet de faire en sorte que chaque partie du cliché contient des informations de la totalité et permette de restituer la totalité.

 

Sur d’autres applications de la technique holographique

 

    Bien plus encore, les propriétés de la lumière permettent, en changeant l’angle d’incidence de l’éclairage de l’objet ou en changeant la longueur d’onde de la lumière, de photographier un autre objet sur la même plaque photographique.

La projection du cliché avec la nouvelle incidence de lumière ou la nouvelle longueur d’onde permettra de restituer le deuxième objet en relief. Un morceau du cliché, éclairé dans les conditions de prise de vue du deuxième objet, permettra de restituer l’image de la totalité de l’objet en changeant de point de vue en fonction de l’endroit où a été pris le morceau (mais en perdant du relief en fonction de la taille du morceau).

 

    La finesse de la lumière permet, grâce à cette technique photographique, d’imprimer sur un timbre-poste l’équivalent de 200 bibles !

 

La puissance de mémorisation des ordinateurs actuels, en croissance constante tous les six mois, permet d’imaginer que l’on puisse accumuler autant d’informations sur un petit espace. Il faut savoir qu’aujourd’hui les ordinateurs fonctionnent avec des informations électriques + ou - .

    Le signal passe ou ne passe pas. Et c’est avec cette technique relativement rudimentaire que nos ordinateurs ont acquis une telle puissance. Les recherches actuelles portent sur l’utilisation de la lumière avec les variations de longueur d’ondes qu’elle permet. La maîtrise de la lumière en informatique selon les principes de la physique quantique va multiplier le potentiel des ordinateurs actuels devenus des ordinateurs quantiques par un coefficient que nous sommes incapables d’imaginer.

 

Ce que je viens de décrire, l’holographie, est une technique. Même si elle ne s’applique qu’à des objets de petite taille, elle est déjà bien maîtrisée. Elle va justement nous permettre de comprendre comment fonctionne le cerveau et le corps humain.

 

Il y a déjà plus de vingt ans, Karl PIBRAM et David BOHM ont émis cette théorie du fonctionnement du cerveau et du corps humain selon les principes de l’hologramme.

Mais il y a plus de 4 000 ans que les chinois utilisaient ce principe pour traiter les patients à partir de l’acupuncture dans l’oreille et sur la peau.

 

    En effet, dire que le corps fonctionne comme un hologramme, c’est  dire que chaque partie du corps contient des informations de la totalité et donne accès à la totalité.

 

C’est bien ce que faisaient les chinois de façon peut-être empirique (sans vouloir les sous-estimer) en considérant que, par l’acupuncture, ils pouvaient traiter l’ensemble du corps en piquant les points des méridiens sur la peau, voire en se contentant  des points de l’oreille dans le pavillon de laquelle ils avaient représenté une cartographie de l’ensemble du corps.

Il existe d’autres hologrammes du corps qui sont utilisés pour traiter les patients.

 

Différents hologrammes du corps humain

 

Dire que le corps fonctionne comme un hologramme, c’est dire que chaque partie du corps contient des informations de la totalité et donne accès à la totalité du corps.

 

    Depuis plusieurs millénaires en Chine, et depuis plusieurs dizaines d’années en occident, cette approche hologrammique a donné lieu à des pratiques thérapeutiques plus ou moins empiriques. Les plus anciennes sembles être l’acupuncture, l’auriculothérapie ( le pavillon de l’oreille représente l’ensemble du corps humain), les massages et l’iridologie        (science qui détecte les perturbations de l’ensemble du corps humain à partir de l’iris de l’œil) .

 

Les hologrammes du corps humain les plus utilisés en thérapies sont :

la peau, l’oreille, l’œil, les pieds, la main, le nez, la langue, le visage, le sexe, le gros intestin, les dents, les cheveux, la clavicule, les cordes vocales et l’aura.

 

Au préalable, une réflexion sur le fonctionnement de notre cerveau te permettra de comprendre comment le corps peut fonctionner comme un hologramme.

 

Comment fonctionne ton cerveau

    Ce paragraphe concerne plus particulièrement l’adulte pour lui permettre de faire le lien avec le sujet et donc d’être meilleur pédagogue vis-à-vis de son enfant sur cette leçon !

Le cerveau est l’organe le plus mal connu du corps humain ; dans le même temps l’Homme explore les confins de l’Univers, c’est la cosmologie, et en tire des connaissances majeures dans l’explication de notre histoire.

Les premiers gros progrès, il y a plusieurs décennies, ont montré que le cerveau était divisé en aires fonctionnelles, c’est-à-dire en zones responsables de fonctions précises. Chaque partie du corps est représentée dans chaque aire. Elles sont reliées les unes aux autres.

La mémoire aurait aussi son site.

     Mais cela est largement remis en cause depuis que l’on retrouve des sites de mémoires répartis dans tout le cerveau.

La structure et la physiologie de la cellule nerveuse nous permettent de comprendre que le cerveau ne fonctionne pas seulement par zones.

La cellule nerveuse est constituée d’un corps cellulaire, avec un noyau et du cytoplasme dans lequel s’effectuent des réactions chimiques de synthèse des informations apportées dans la cellule par les dentrites.

Les dentrites sont des filets nerveux qui conduisent des signaux électriques des organes des sens vers le corps de la cellule nerveuse. De celui-ci sort un axone, de même constitution que les dentrites, qui a comme fonction de transmettre l’information synthétisée dans le cytoplasme vers d’autres cellules nerveuses qui sont rejointes par leurs dentrites.

Notons les grandes particularités de ces cellules :

Elles reçoivent des signaux électriques qu’elles peuvent synthétiser par des réactions chimiques et transférer sous forme de signaux électriques.


Le cerveau ne connait que des informations électriques et chimiques. Donc, dans la même cellule peuvent arriver des signaux qui viennent de n’importe quel organe ou organe des sens.

 

La fonction d’un organe des sens (l’oreille interne) est de transformer un signal particulier comme un son, une couleur, une odeur… en signal électrique. Le cerveau ne sait pas ce qu’est un son, une couleur ou une odeur. Il ne connait que des signaux électriques.

Ce sont donc des informations diverses qui sont synthétisées dans chaque cellule.

Par ailleurs, ces cellules convergent vers des relais où leurs informations sont rassemblées, transférées, mélangées et synthétisées. De relais en relais, le circuit aboutit au cerveau, sur l’aire qui lui est spécifique, par exemple l’aire auditive.

Le signal de départ du circuit de l’audition est un signal sonore, transformé en signal électrique dans l’oreille interne, modifié à chaque relais par des signaux qui viennent d’autres endroits du cerveau et du corps.


Au final, le signal qui arrive sur le cortex n’a rien à voir avec un son : il est un signal électrique, issu d’un son modifié par des informations qui viennent de partout dans le cerveau et donc partout dans le corps.


    Ces informations, par le même procédé, sont envoyées partout dans le cerveau et donc partout dans le corps : ceci explique le fonctionnement hologrammique du cerveau et du corps.

 

 

     Les dentrites ont la propriété de se multiplier à l’infini, si le système nerveux est stimulé. Des expériences faites avec des souris démontrent cela.

C’est donc la stimulation du cerveau par des expériences qui favorise la création de circuits nerveux.

 

Rien ne remplace l’expérience.

 

     Ceci nous permet de comprendre une façon possible pour la mémoire de se construire.

 

"L'important n'est pas de savoir

si une voie détient la vérité,

l'important est que cette voie chante a notre âme."

 

     Nous fonctionnons nous-mêmes comme une cellule nerveuse. Notre corps, comme le corps de la cellule, reçoit des informations de l’extérieur par ses organes des sens et de l’intérieur pour maintenir l’équilibre des paramètres de vie (ph, taux de sucre, température…). Il doit survivre et réaliser ce pour quoi il est fait. Il va donc faire la synthèse de toutes les informations, créer les circuits pour réagir et s’adapter.

     La première situation vécue fera se créer un premier circuit. Le deuxième mettra en action le premier circuit dans ce qui est commun entre les deux situations et provoquera la création d’un nouveau circuit dans ce qui n’est pas encore connu. La situation suivante ainsi que toutes les autres successivement mettront en action les circuits déjà et créeront de nouveaux circuits pour s’adapter à ce qui est nouveau.

     Plus nombreuses seront les expériences et plus diversifiées, et plus se créeront des circuits différents et plus les nouveaux éléments seront faciles à intégrer car il y aura peu de circuits à recréer.

Comme tu l'as compris, c’est une invitation à multiplier les expériences, à ne pas toujours faire pareil…

Les circuits ainsi créés restent, constituant sans doute une part essentielle de la mémoire.

 

Ceci devrait-être une des principales préoccupations pour « soigner » les jeunes enfants autistes. En effet, nous savons aujourd’hui que c’est une maladie d’origine biologique et concerne la non connexion de cellules nerveuses appropriées.

 

Supposons qu’un évènement particulièrement difficile mobilise toute l’attention et toute l’énergie du sujet, simplement pour survivre. Celui-ci créera un circuit adapté à cette situation. Ce circuit sera dominant dans le cerveau, puisqu’il n’aura pas eu l’occasion d’en créer d’autres. Si cela se passe pendant l’enfance, période de construction intense du cerveau, l’enfant développera peu de capacités d’adaptation. Chaque évènement de sa vie ultérieure à l’évènement difficile risque d’être géré avec le principal circuit qu’il a créé. Mais ce circuit n’est pas forcément le plus adapté. Il peut même être complètement inadapté.

Par exemple, un enfant obligé de se taper la tête contre le mur pour attirer l’attention de sa mère parce que celle-ci n’était réceptive qu’à cette forme de souffrance, aura tendance en grandissant à se faire du mal pour obtenir ce qu’il veut. Ce ne sera pas la façon la plus efficace ! Moins spectaculaire, cet autre exemple : si une mère calme toute manifestation de son enfant par de la nourriture, celui-ci devenu adulte compensera tous ses manques par de la nourriture. Or ce n’est qu’une des façons de s’occuper de ses besoins …

 

Le fonctionnement du système nerveux nous permet donc de comprendre le fonctionnement hologrammique du cerveau et du corps et le fonctionnement du corps comme mémoire du vécu.

 

Commentaire de Dominique :

Une leçon dont nous serons souvent appelés à reparler au vu de l'évolution très rapide des sciences et de nos connaissances.


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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 21:49

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     Je comprends ton interrogation, mon fils, lorsque tu observes dans la nuit cette myriade de petits points brillants. Ce ciel étoilé dont je t’ai déjà appris à reconnaître certaines constellations dont la plus facile : la Grande Ourse (la casserole renversée) qui nous indique toujours l’étoile polaire.

Constellation de la grande Ours

"La constellation de la Grande Ourse"

       Grande-ourse.jpg

 

     Je voudrai te raconter l’histoire de ce grand Univers que tu continueras à habiter après moi. Car en effet, ce mystérieux cosmos délivre une histoire merveilleuse qu’il faut connaître. Aujourd’hui, les scientifiques qui étudient la cosmologie reconnaissent ne pas tout savoir de cette grande histoire et admettent qu’il y a une quantité de questions qui demeurent sans réponses.

Beaucoup d’énigmes non résolues.


      Notre Univers reste encore profondément mystérieux. D’ailleurs en ce moment même certains astrophysiciens avancent plusieurs théories nouvelles et révolutionnaires sur notre Univers.

      Certains même seraient en train de démontrer, en ce printemps 2012, que notre Univers ne serait qu’un hologramme… Tout comme d’autres chercheurs, indépendamment des premiers, considèrent que le cerveau de l’Homme fonctionnerait également selon le principe holographique !!

Nouvelles théories révolutionnaires que je n’ai pas de mal à admettre personnellement, mais ceci est une autre histoire qui fera l’objet d’une nouvelle leçon.


      Bien sûr dans cette histoire il sera question de science, ce qui n’exclut pas de découvrir, peut-être, le Grand Architecte qui se cache derrière !

Alors étends-toi et ferme les yeux. Respire profondément. Porte ton attention sur toutes les parties de ton corps : tes pieds, tes mains, ton nez, tes yeux, tes oreilles. Tu y es ?


      Pour chacun d’entre nous, l’Univers commence par ça : ce que tu sens, ce qui te permet de voir, d’écouter, de percevoir à la fois ton monde intérieur et le monde extérieur. Tu fais partie intégrante de l’Univers au même titre que tous les animaux, les plantes et les rochers qui nous entourent. D’ailleurs les croyances des Hommes des anciennes civilisations, des indiens d’Amérique aux nomades de Sibérie en passant par les maoris polynésiens, pensent que l’Homme fait partie intégrante de la Nature sur notre Terre tout comme la goutte d’eau fait partie intégrante de l’Océan.


      C’est-à-dire que lorsqu’on tue un animal inutilement, ou si on dégrade son environnement, une forêt par exemple, on porte atteinte directement aux Hommes, donc à toi-même. Mais cela aussi est une autre grande histoire qui fera l’objet de beaucoup d’autres leçons…

 

    C’est donc par ton corps et ton esprit que nous allons explorer cet Univers.

 

Ouvre les yeux maintenant.


      C’est la nuit, le ciel est dégagé sans nuages. Il y a des étoiles partout, des brillantes et d’autres très faibles, à peine visibles à l’œil nu. Il y a la Terre qui nous porte, le Soleil qui nous éclaire le jour et la Lune dont la forme évolue chaque nuit.


      L’Univers c’est tout cela. Tout, tout, tout.


      Il y a eu un évènement extraordinaire pour toi il y a un certain nombre d’années : tu es né, tu es venu au monde, tu as commencé à exister. Tu es entré dans l’Univers. Avant tu n’y étais pas. Je ne parle pas du jour de ta naissance qui est maintenant la date de ton anniversaire. Je parle du moment, environ neuf mois auparavant, où ton papa et ta maman t’ont conçu en faisant l’amour. Ce jour est pour toi bien plus important que celui de ton anniversaire.

 

    Ce jour-là, tu es apparu sur une petite planète, la Terre, qui tourne autour du Soleil, qui lui-même tourne autour du centre de notre Galaxie, la Voie Lactée, une des innombrables galaxies de notre Univers. Cela s’est passé dans le ventre de ta maman. Des millions de petites cellules avec une longue queue, les spermatozoïdes, ont été injectés par ton papa. Les voilà engagés dans une course de vitesse. Ils se dirigent précipitamment vers l’ovule qui attend et qui sera l’autre moitié de toi. Quelle ardeur dans la compétition ! De tous ces prétendants un seul nous importe ici, celui qui gagnera la course. Il va pénétrer l’ovule et le féconder. Les autres vont mourir. Et toi, tu viens d’entrer dans l’existence grâce à ces deux cellules qui, en s’unissant, sont devenues toi.

 

     Tu es maintenant un habitant du cosmos. C’est à ce moment que tu commences à vivre la longue aventure de ta vie. Pendant les neuf mois qui suivent, le petit ovule fertilisé devient un embryon. C’est déjà à la sixième semaine, dans le ventre de ta maman, qu’une extraordinaire décision va se produire : les premiers jours, comme tous les jeunes embryons tu étais une fille puis, ce sont les organes d’un petit garçon Teiva qui ont commencé à se développer. Puis ensuite tu as pris forme : un fœtus. Les cellules de ton corps se mettent en place pour te permettre de vivre et de connaître le monde dans lequel tu es entré le jour de ta naissance, quand tu es sorti du ventre de ta maman. Dès que tu as ouvert les yeux tu as vu un papa qui tentait maladroitement de te vêtir tellement il était émotionné de découvrir sa merveille. Puis tu as rejoint les bras de ta maman. Depuis tu as regardé le monde, et tu t’es préparé à me poser la question : « Dis papa, c’est quoi l’Univers ? ».

 

 

     Mais d’abord je vais te donner une information étonnante : s’il n’y avait pas eu, bien avant ta naissance, des étoiles dans le ciel, tu n’existerais pas, tu ne serais pas né. Ni moi, d’ailleurs… et nous ne serions pas ici en train de parler.

 

A quelles distances sont les étoiles ?

 

     Nous allons commencer par nous intéresser à notre Soleil. Cette grosse boule lumineuse qui descend lentement vers l’horizon en fin de journée, c’est une étoile comme celles que nous voyons la nuit.

Mais les autres étoiles sont si loin qu’elles nous paraissent bien peu lumineuses en comparaison. Parmi toutes les étoiles du ciel, nous avons la chance d’en avoir une tout près de nous : notre Soleil.

 

Soleil.jpg

"Notre soleil"

Evidemment, il est plus loin que la ligne d’horizon de l’océan vers lequel il va se coucher.

 

     Les hommes se sont posé la question pendant très longtemps avant de trouver la réponse. Il y a plusieurs méthodes. En voici une qui sert par exemple pour la Lune et le Système solaire.


      Rappelle-toi nos promenades dans les montagnes, aux Arcs. Nous nous amusions à crier pour écouter l’écho de nos voix. Selon la distance, il nous revenait après un temps plus ou moins long. Le son (notre cri) voyage vite : trois cents mètres par seconde. Si l’écho parvient après deux secondes (une – deux), tu sais que la falaise est à trois cents mètres (une seconde pour l’aller, une seconde pour le retour). Pour mesurer les distances dans le Système solaire, on utilise la même méthode, pas avec le son comme l’écho en montagne, mais avec la lumière. Car il y a des échos de lumière comme il y a des échos de son.


      Mais bien plus rapide : la lumière va mille fois plus vite que le son. Aujourd’hui pour mesurer la distance de la Lune, les astronomes envoient un rayon radar (une sorte de lumière) vers sa surface. L’écho revient de la Lune en deux secondes (une pour l’aller, une pour revenir). La Lune est à une « seconde-lumière » de la Terre.


      Pour aller au Soleil, la lumière met huit minutes-lumière. Il y a quelquefois de gros orages qui éclatent à la surface du Soleil. Des éclairs embrasent sa surface. Mais on ne les voit que huit minutes plus tard. Quand nous les observons sur la Terre, nous savons qu’ils ont eu lieu huit minutes plus tôt.

 

Pourquoi ?

 

     Parce que la lumière de ces éclairs a dû parcourir la distance entre le Soleil et nous sur Terre.

En fait nous sommes justes à la bonne distance de notre étoile. Plus loin, il ferait très froid et nous ne pourrions pas vivre. Plus près, il ferait trop chaud et l’eau des océans s’évaporerait. Sans eau liquide, il n’y aurait pas de vie non plus. C’est parce que notre Terre est à la juste distance du Soleil que la vie a pu s’y développer et que nous y vivons confortablement.

 

 

     Maintenant que le Soleil est couché, les étoiles apparaissent dans le ciel.

Leur lumière a voyagé longtemps avant de nous arriver sur la Terre.

Certaines des étoiles que nous voyons sont situées à des dizaines, des centaines, et même à des milliers d’années-lumière.

Par exemple, l’étoile Polaire que tu sais très bien retrouver dans le ciel, est à quatre cent trente années-lumière. Pour nous arriver aujourd’hui, sa lumière est partie de l’étoile autour de l’année 1580.

 

     De même que les trois étoiles alignées que tu appelles les Rois Mages et que tu sais reconnaître dans le ciel, dans la constellation d’Orion. Leur lumière a voyagé pendant mille cinq cents ans avant d’entrer dans nos yeux au moment où nous les regardons. C’est-à-dire qu’elle est partie vers la fin de l’Empire romain, voyageant pendant toute l’époque des chevaliers du Moyen Age, la Renaissance et les époques récentes, elle filait à travers l’espace et nous arrive enfin…

Bien sûr, nous ne pourrions pas mesurer leurs distances parcourues par la méthode des échos. Il faudrait trois mille ans pour l’aller-retour ! Les astronomes utilisent d’autres méthodes.

 

     Et maintenant, si tu regardes des images prises du cosmos avec de grands télescopes, tu vois une multitude de galaxies. Ici, les distances sont beaucoup plus grandes encore. La lumière de certaines d’entre elles a été émise bien avant la naissance de la Terre et du Soleil, il y a environ quatre milliard et demi d’années.

 

 

 

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"Une galaxie spirale : l'immense galaxie Pinwheel"

 

      Cette lumière voyage pratiquement depuis le début de l’Univers, il y a environ quatorze milliards d’années.

La question peut se poser pour savoir ce que sont devenues ces galaxies.

 

Que sont-elles devenues ?

 

     On pense que nombre d’entre elles ont été avalées par les plus grosses. Il y a beaucoup de cannibalisme chez les galaxies. Mais pour le vérifier directement, il faudrait patienter des milliards d’années.

Retiens bien cette information : quand tu observes un astre lointain, tu le vois tel qu’il était dans un lointain passé et non pas tel qu’il est aujourd’hui. On peut résumer cela en disant : « regarder loin, c’est regarder tôt ».


      Les astronomes disposent d’une « machine à remonter le temps » dont rêveraient tous les historiens terrestres. Elle leur permet d’observer « en direct » le passé du cosmos. Par exemple, pour savoir comment était l’Univers au moment de la naissance du Soleil, il y a 4,5 milliard d’années, il suffit d’observer des astres qui sont à 4,5 milliards d’années-lumière de nous. C’est ce que font les astronomes aujourd’hui avec leurs puissants télescopes. Ainsi ils peuvent reconstituer l’histoire de l’Univers.


De quoi sont faites les étoiles ?


« Papa, tu m’as dit que les étoiles sont très loin mais qu’elles ont joué un rôle important dans notre existence ici sur la Terre. Moi je ne vois que des petits points lumineux. Comment peut-on savoir de quoi elles sont faites ? Et comment ont-elles pu contribuer à notre vie ? »


      Pour répondre à ta question, je vais revenir sur les notions qui te sont déjà un peu familières. On va parler de matière et de lumière.


      Regarde autour de toi. Tu perçois un grand nombre de substances différentes : la terre et les pierres qui forment le sol où tu marches, l’eau que tu bois, l’air que tu respires, ta nourriture – les fruits et les légumes. Et aussi ton corps que tu sens. Une des plus grandes découvertes de la science a été de démontrer que toutes les substances, si nombreuses et si différentes, sont en fait des combinaisons de petites particules qu’on appelle les atomes. Déjà les anciens Grecs d’avant l’époque de Jésus Christ avaient eu l’intuition de leurs existences, sans même avoir les moyens de les observer. Cette idée, qui date de plus de deux mille ans – que les substances que nous percevons sont des combinaisons d’atomes a été proposée par les philosophes et savants grecs comme Démocrite et Lucrèce. D’ailleurs ils se représentaient les atomes comme de petites billes incassables d’où leur nom « atome » qui veut justement dire en grec « incassable ».

Mais c’est au XIXème siècle que les chimistes ont pu démonter sa validité et que nous connaissons tout sur les composants élémentaires de la matière.

 

     Nous savons qu’ils sont constitués d’un noyau et d’un nuage d’électrons.

Mais nous savons aussi depuis plus de 80 ans que ces particules qui constituent les atomes sont à la fois de la matière et des ondes suivant la façon dont on les observe. Ce qui est un état très différent …pour la même particule ! Mais cela fera l’objet d’une autre leçon que je te prépare, il s’agit de la passionnante histoire de la « physique quantique » où nous entrerons dans l’infiniment petit qui nous entoure.


      Ces atomes donc portent des noms que tu connais : l’oxygène de l’air que l’on respire, l’aluminium de ton bateau, le plomb de ton fil de pêche, l’or d’un bijou etc… Il y en a environ une centaine ; je t’en donne quelques exemples :

- l’eau que tu bois est composée d’hydrogène et d’oxygène.

- l’air que tu respires, c’est surtout un mélange précis d’atomes d’oxygène avec d’autres atomes d’azote.

- le sel de table est composé d’atomes de chlore et de sodium;

- les pierres sont surtout constituées d’oxygène, de silicium, de fer, de magnésium.

- ton corps c’est essentiellement de l’oxygène, du carbone, de l’azote, de l’hydrogène.


      Pour savoir si c’est pareil pour les autres étoiles et les planètes et si le soleil est fait d’atomes comme nous il faut que je te parle de la lumière et des couleurs.

 

    Commençons avec les lampes fluorescentes dans les enseignes lumineuses de publicité. Il y a bien sûr, le rouge de Coca-Cola (le poison dont je ne veux pas que tu boives) qui est émis par des atomes d’hydrogène enfermés dans des tubes en verre. Il y a encore le jaune des lampes qui éclairent les tunnels routiers et qui contiennent du sodium, le violacé des lampes à vapeur de mercure qui éclairent les avenues des grandes villes.

Quand on donne de l’énergie à un atome, par exemple en lui envoyant de l’électricité, il s’en débarrasse en émettant de la lumière. Chaque variété d’atome émet une lumière composée de couleurs particulières.


      L’hydrogène s’illumine surtout en rouge, le sodium en jaune, le mercure en violacé. Ces couleurs constituent une sorte de signature qui permet de les reconnaître. Et cela où qu’il soit : sur la Terre ou dans l’espace, et même aux confins de l’Univers. En quelques sortes, c’est en observant les couleurs des étoiles qu’on peut reconnaître leur composition.

 

     Par exemple en analysant la lumière de notre Soleil, on y a trouvé la signature d’une grande variété d’atomes différents : de l’hydrogène, du calcium, etc. Donc le Soleil est, comme nous, composé d’atomes. Ainsi en est-il des étoiles, des planètes et de tous les astres observés dans l’Univers. On y retrouve chaque atome que nous connaissons. Et seulement ce que nous connaissons. On n’a pas observé dans le ciel de variétés d’atomes qui seraient inconnues sur la Terre.


De quoi se chauffe le soleil ?


      C’est une question que les hommes se posent depuis des milliers d’années. Mais on connaît les réponses que depuis un siècle seulement. C’est tout récent.

      Le soleil se chauffe à l’énergie nucléaire, tout comme les réacteurs qui fabriquent une importante quantité d’électricité dans plusieurs pays du monde, dont la France, pour allumer nos ampoules électriques et bien d’autres choses.

    Supposons que le Soleil soit une immense boule de bois de même volume se consumant lentement. A la vitesse à laquelle il brûle et se transforme en lumière qui réchauffe notre Planète, comme le feu de bois te chauffe le visage et éclaire, en combien de temps épuiserait-il sa réserve d’énergie ? La réponse est simple : pas plus d’un ou deux millions d’années ! Problème : ce n’est pas suffisant quand on sait que les dinosaures existaient déjà il y a deux ou trois centaines de millions d’années !


      On a alors logiquement supposé qu’il existait une forme d’énergie, inconnue à cette époque, capable de permettre au Soleil de briller beaucoup plus longtemps. Cette énergie trouvée au début du XXème siècle, c’est l’énergie nucléaire. Le Soleil comme presque toutes les étoiles, est composé surtout d’hydrogène. En son centre la température est de quatorze millions de degrés. Cette température fait entrer l’hydrogène en réactions nucléaires qui donnent de l’énergie. En se consumant l’hydrogène se transforme en hélium. Comme sur la Terre une bombe H inventée par les humains.


      Mais le Soleil, lui, n’explose pas. C’est toute la différence.


      Dans le soleil l’énergie est émise de façon continue. Ça s’appelle la fusion contrôlée. Sur la Terre, on sait faire des bombes mais on ne sait pas encore contrôler le débit d’énergie. C’est un projet de recherches très actif.

Cette combustion de l’hydrogène du cœur solaire est également la source d’énergie de toutes les étoiles de notre ciel.

 

Elle a deux effets importants.

 

D’abord elle dégage de l’énergie qui se transforme ensuite en lumière et en chaleur : les réserves d’énergie nucléaire du Soleil sont suffisantes pour lui permettre de briller pendant dix milliards d’années, plus de problèmes avec l’âge des dinosaures.

Ensuite, elle produit de nouveaux atomes. Quatre hydrogènes fusionnent en un hélium. Plus tard, l’hélium lui-même va se transformer en carbone, azote et oxygène. Et plus tard encore, par le même phénomène de réactions nucléaires, presque tous les atomes du cosmos vont se former à l’intérieur des étoiles vieillissantes.


Si les atomes se forment dans les étoiles, la question est de savoir comment ils sont arrivés jusqu’à nous ?


      Les étoiles ne vivent pas indéfiniment. Elles meurent quand elles ont épuisé leurs réserves d’énergie nucléaire. Notre Soleil selon le calcul des astronomes, va mourir dans environ cinq milliards d’années. Il aura alors l’aspect d’une grande nébuleuse.

Regarde le ciel. Tu vois les « Trois Belles de l’été » : Véga dans la Lyre, Déneb dans le Cygne et Altaïr dans l’Aigle. Il y a une très belle nébuleuse près de l’étoile de Véga. Mais il faut un télescope pour la voir.

 

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 « La nébuleuse d'Orion »


 

     Toute la matière d’une étoile agonisante – y compris les nouveaux atomes qu’elle aura formés au cours de sa vie – va se répandre dans l’espace et, plus tard, s’intégrer à des nébulosités de la Voie lactée.

 


 


     De nouvelles étoiles pourront y naître. Toutes ses poussières tournent par gravité autour d’un centre. Avec le temps et d’autres forces elles vont « s’agglutiner » entre elles et grossir. Certaines auront des planètes comme notre Terre. On y trouvera des atomes engendrés dans les étoiles défuntes.

 


Dis papa, peut-on savoir quand le soleil est né ?

Comment il va mourir ?


      Pour comprendre, nous irons nous promener dans une forêt. C’est une chênaie. Les chênes peuvent vivre très longtemps. Bien plus longtemps que nous. Parfois jusqu’à mille ans et plus. Personne ne pourrait observer tous les évènements de la vie d’un seul chêne. Mais en nous promenant dans la forêt, on peut voir des chênes de tous âges. Des bébés chênes encore attachés au gland qui leur a donné naissance, de petits chênes avec seulement quelques feuilles, de grands arbres majestueux, de vieux chênes déjà agonisant et enfin, au sol, des arbres morts couverts de lierre et de champignons, qui pourrissent lentement. On peut ainsi reconstituer l’ensemble des éléments de la vie d’un chêne sans avoir à attendre des siècles.


      Aujourd’hui, nous connaissons bien la vie des étoiles, comment elles vivent et meurent. Nous savons qu’elles naissent dans certaines régions de la galaxie que l’on appelle des « pouponnières d’étoiles ».

Pour chacune des étoiles nous pouvons connaître son âge et le temps qu’il lui reste à vivre.

 

     Le ciel au-dessus de nos têtes est comme une immense forêt d’étoiles. Comme pour les chênes, on en voit de tous les âges. De toutes jeunes, des étoiles à la moitié de leur vie (c’est le cas de notre Soleil), des étoiles vieillissantes, des débris d’étoiles mortes. Nous avons sous nos yeux toutes les étapes de la vie de notre Soleil, son passé et son avenir, sans avoir à attendre les cinq milliards d’années de la fin de sa vie.


C’est quoi une météorite ?

 

     C’est un petit corps rocheux qui tourne autour du Soleil, comme les planètes du système solaire dont tu connais tous les noms.

Il en a de toutes les dimensions de ces météorites. Les plus petites sont comme des sortes de gravillons.

En entrant dans l’atmosphère, les météorites se volatilisent et laissent une trace dans le ciel. Souviens-toi de ces belles étoiles filantes que nous étions allés observer une nuit du mois d’août sur l’île de Léo. Certaines météorites de plus grandes dimensions tombent parfois sur la Terre. Elles contiennent généralement, en faible quantité, différentes sortes d’atomes radioactifs dont on sait mesurer l’âge. On a d’abord été frappé par le fait que presque toutes ces météorites affichent le même âge. Quatre milliards cinq cents millions d’années.

 

     Quand les cosmonautes sont allés sur la Lune (juste après Tintin), ils ont ramassé des pierres au sol. Ils les ont ramenées et ont mesuré leur âge. Résultat : le même âge que les météorites !


Pourquoi tous ces objets ont le même âge ?

 

     Rappelle-toi que les étoiles et leurs planètes se forment ensemble à partir d’une nébuleuse de gaz et de fines poussières. On en déduit que l’âge mesuré pour les météorites et les pierres lunaires est également l’âge de la nébuleuse qui est à l’origine de notre Soleil et donc celui du Soleil. Tout ce petit monde est né en même temps il y a 4,5 milliards d’années !

Nous sommes des poussières d’étoiles.

Touche ton front en regardant le ciel. Croirais-tu que les atomes qui forment ton corps sont nés dans les étoiles ?

   

     C’est bien ce que les astronomes ont découvert grâce à leurs télescopes et à leurs patients travaux.

Comme je te l’ai déjà dit, au centre des étoiles il fait très chaud – des millions de degrés- et des réactions nucléaires ont lieu. Elles engendrent de nouveaux atomes qui s’accumulent dans le corps de l’astre.

Plus tard, après la mort et le démembrement de chaque étoile, ces atomes errent dans l’espace. Un certain nombre vont se retrouver dans la matière qui constitue notre planète. Ils circulent dans les sols et dans les océans.

 

     Et un jour, ils entrent dans les cycles de vie de toutes les espèces. Depuis, ces atomes composent chaque individu et ta nourriture t’en apporte constamment que ce soit le fruit ou le riz que tu manges. On peut vraiment dire que nous sommes des poussières d’étoiles ! En ce sens, les étoiles sont les arrière-grands-mères de tous les humains de toutes les époques et de tous les vivants du monde.

Après la mort, les atomes de notre corps retournent à la terre des cimetières. Ils peuvent être utilisés dans l’élaboration d’autres êtres vivants, des plantes ou des animaux. Les atomes ne meurent pas. Ils sont continuellement recyclés dans un grand circuit qui implique toute notre Planète. « Rien ne se perd, tout se transforme ».


Cela va continuer longtemps ?

 

     Jusqu’à la mort du Soleil dans cinq milliards d’années environ. A ce moment-là, notre étoile va passer du jaune au rouge et gonfler énormément, comme la belle Antarès – l’œil du Scorpion dans le zodiaque -, bien visible l’été au sud, juste au-dessus de l’horizon. La chaleur reçue par notre planète augmentera fortement. L’eau va se vaporiser et le sol se désertifier. Plus tard encore, les pierres elles-mêmes se vaporiseront.

 

     Tous les atomes de notre planète retourneront dans l’espace et s’intègreront à de nouvelles nébulosités. Peut-être formeront-ils d’autres planètes ultérieurement habitées par d’autres petits garçons qui poseront des questions à leur papa.

 

     Grâce aux astronomes qui sont devenus des astrophysiciens nous avons appris que les étoiles pourtant si lointaines, ne nous sont nullement étrangères. Elles ont joué un rôle important dans notre existence. Sans elles, pas d’atomes, donc pas de cerveaux pour formuler des questions !

 

Dis papa, il n’y a pas une zone du ciel où on ne voit pas d’étoiles. Y en a-t-il autant dans tout l’Univers ?

 

     Non. Il y a d’immenses espaces sans étoiles. On ne peut pas s’en aperçoit à l’œil nu mais on le constate avec les télescopes. Dans l’Univers, les étoiles sont regroupées en grands amas qu’on appelle des galaxies.

 

     Chaque galaxie contient environ cent milliards d’étoiles.

Si tu vois beaucoup d’étoiles c’est que nous sommes à l’intérieur d’une galaxie. Si nous sortons de la nôtre, tu en verrais bien peu.


      On peut comparer les étoiles dans une galaxie et les abeilles dans une ruche. Chaque abeille d’une ruche y naît, vit et y meurt. Il y a de nombreuses ruches et chaque abeille appartient à l’une d’elle. Elle est en quelque sorte dans sa famille. De la même façon, chaque étoile appartient à une galaxie. Notre Soleil est une étoile de notre Galaxie : la Voie lactée.

 

 

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" Notre galaxie : la Voie Lactée"


Est-ce qu’on peut voir notre Galaxie dans le ciel ?

 

     Regarde bien le ciel. On voit une pâle bande blanche qui s’élève au-dessus de l’horizon au nord, passe sur nos têtes et replonge vers l’horizon au sud. C’est notre Galaxie. On en voit qu’une partie ; le reste passe en dessous de la Terre et revient vers le nord.

 

     Parce que nous sommes à l’intérieur, nous ne pouvons pas en avoir une vue d’ensemble. C’est un peu comme quelqu’un qui, perché sur une branche d’arbre, ne peut voir l’arbre dans son ensemble, mais voit les branches étalées autour de lui. Et puis notre la forme de notre galaxie peut être comparée à une galette. En étant situé quelques part à l’intérieur quand on regarde vers son centre il y a une très grande concentration d’étoiles, d’où cette impression de cette pâle bande blanche.

 

     Par contre lorsque tu regardes, vers l’est ou l’ouest, c’est-à-dire vers l’extérieur de la galette, à cet endroit la galette est peu épaisse donc il y a moins d’étoiles et elles paraissent moins rapprochées et cette pâle bande blanche n’a pas lieu d’être.


Peut-on voir d’autres galaxies ?

 

     Les galaxies, même les plus proches de nous, ne sont pas visibles à l’œil nu. Sauf trois, que l’on peut tout juste distinguer pendant une nuit particulièrement obscure. Dans le ciel d’automne de l’hémisphère Nord, on peut voir la galaxie d’Andromède près de la constellation de Cassiopée, que tu connais bien, puisque c’est celle en forme de w.


     Cassiopée permet de trouver l'étoile polaire, qui marque le pôle nord. Il n'y a guère besoin de prendre un alignement quelconque, l'étoile polaire est la seule étoile brillante située dans cette direction. En poursuivant dans le prolongement de cet axe, on tombe sur la constellation de la Grande Ourse, généralement basse sur l'horizon quand Cassiopée est bien visible. L'étoile polaire est située dans le prolongement et à 5 fois le bord de la grande casserole. L'étoile polaire est aussi l'étoile qui est la dernière de la queue de la Petite Ourse (la petite casserole).

 

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" Retrouver l'étoile polaire à partir du W de Cassiopée"

 

 

 

 

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      " La galaxie d'Andromède visible avec des jumelles"

 

 

     La galaxie la plus proche, Andromède, il faut la regarder avec des jumelles. Rappelle-toi en apercevant cette tache blanche de forme ovale, que sa lumière a quitté la galaxie il y a près de trois millions d’années, quand les ancêtres des premiers hommes commençaient à marcher sur la Terre. Dans l’hémisphère Sud, on peut voir deux autres galaxies : les nuages de Magellan.

 

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"Le grand nuage de Magellan"

 


      Ce sont les plus rapprochées. Les autres sont beaucoup plus loin, pour certaines des milliers de fois plus loin.

 

Combien y en a-t-il ?


      Avec nos plus puissants télescopes, on pourrait en dénombrer plus d’une centaine de milliards. L’Univers se présente à nous, en l’état actuel de nos connaissances, comme un vaste archipel de galaxies dans un océan gigantesque qu’on appelle l’espace intergalactique.


Avec ces télescopes serait-il possible de voir toutes les galaxies de l’Univers ?

 

     Non, même avec les télescopes les plus puissants, on ne pourrait pas voir tout l’Univers. Mais nous avons lancé un télescope dans l’espace qui porte le nom d’un astronome : Hubble. Ce satellite–télescope nous fournit des photos extraordinaires du cosmos, car il n’est pas gêné par les interférences lumineuses, ni par l’atmosphère terrestre.

 

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"Une vue du télescope spatial HUBBLE :

- la nébuleuse de l'Aigle "

 


      Depuis la Terre, nos observations sont limitées par un horizon au-delà duquel nous ne pouvons rien voir. Un peu comme le regard quand on est au bord de la mer. Il n’est pas possible de voir au-delà de l’horizon.

 

Que penses-tu qu’il y ait au-delà de cet horizon ?

 

    D’autres galaxies sans doute.


Combien ?


      On n’en sait rien. Ce qui est fascinant dans l’étude de l’Univers, c’est qu’on peut s’attendre à tout. Même aux choses les plus inimaginables.

Un Univers en expansion

Vers 1920, de grands télescopes sont mis en opération en Californie.

 

    L’astronome américain Hubble entreprend de mesurer la distance et le mouvement d’un certain nombre de galaxies. A l’époque on ne pensait pas qu’elles pouvaient se déplacer. On n’en savait rien… Tout était possible ! Les résultats ont été si étonnants, si inattendus qu’au début, Hubble lui-même pensait avoir commis une erreur ! Il ignorait qu’il venait de faire une découverte qui allait influencer toute notre vision du monde.

    Il a découvert que les galaxies ne sont pas immobiles dans l’espace. Elles se déplacent les unes par rapport aux autres, en s’éloignant. Jusque-là, rien d’étonnant. Mais c’est la suite qui va susciter beaucoup de réactions. Les galaxies ont un mouvement d’ensemble très particulier. Plus elles sont lointaines, plus elles s’éloignent vite !

 

    C’est comme le fameux cake aux raisins ! Cette comparaison nous aide à nous représenter le phénomène.

Dans une pâte contenant de la levure, on a mis des raisins secs. On met le tout au four et on observe ce qui se passe. La pâte en gonflant, entraîne dans son mouvement les raisins qui s’éloignent lentement les uns des autres.

    Maintenant imaginons que nous sommes installés sur un des raisins et regardons autour de nous. Nous verrons alors nos voisins-raisins se déplacer d’une façon très particulière. Les plus proches bougent lentement tandis que les plus lointains vont beaucoup plus vite… Mais tous s’éloignent dans un grand mouvement d’ensemble. On dira que le cake est en expansion.


      Il en est de même pour l’ensemble des galaxies du ciel : l’Univers est en expansion. Cela veut dire simplement qu’il y a un mouvement général d’éloignement des galaxies les unes par rapport aux autres. Ce qui implique qu’elles étaient plus rapprochées dans le passé et qu’elles seront de plus en plus séparées dans l’avenir.


Cela veut dire que l’Univers devient de plus en plus grand ?


      Il faut toujours se méfier des comparaisons. Elles ont leurs limites.

L’Univers ressemble à un cake quant à ses mouvements, mais il en diffère par la forme. Le cake a un centre et un bord. Il s’étend dans l’espace vide du four. Notre Univers n’a ni centre ni bord. Au meilleur de notre connaissance actuelle, il n’y a pas d’espace vide autour de lui. L’Univers, ce sont des galaxies partout. Et elles s’éloignent toutes les unes des autres.

 

Je n’arrive pas à imaginer ça !


      Il ne faut pas t’en étonner. Quand nous abordons des dimensions aussi éloignées de nos perceptions ordinaires, notre imagination rencontre des difficultés. L’évolution biologique nous a habitués à des dimensions beaucoup plus modestes. Ici, nous perdons nos repères. C’est le prix à payer pour essayer d’explorer l’Univers.


     Tout ce qu’il te faut retenir, c’est que partout dans l’Univers il y a des galaxies et que les distances qui les séparent augmentent continuellement. C’est là le sens de l’expression : « l’Univers est en expansion ». C’est ça et juste ça !

Attardons-nous sur cette découverte. Elle nous donne une information fondamentale sur notre monde : il change avec le temps. Il était différent dans le passé et il sera différent dans l’avenir.


      Avant cette découverte on acceptait l’image de l’Univers qu’Aristote avait présenté deux mille ans auparavant. Selon ce philosophe grec, l’Univers existait depuis toujours et devrait exister toujours. Sans changement. Aristote connaissait les travaux des astronomes babyloniens d’avant son époque. Ils consignaient méticuleusement tout ce qui se passait dans le ciel depuis longtemps. Les constellations du zodiaque revenaient régulièrement à leurs saisons. Rien ne semblait contredire l’idée d’un Univers immuable. A partir de ces observations, Aristote se sentait autorisé à admettre l’éternité du cosmos. Pas de début. Pas de fin.


Le Big Bang


      Un Univers où rien n’aurait jamais changé depuis l’éternité et qui durerait toujours, comme l’affirmait Aristote, serait un Univers sans histoire. La découverte du mouvement d’ensemble des galaxies – leur éloignement progressif au cours du temps – nous permet d’affirmer que l’Univers a une histoire.

Nous allons donc pouvoir ouvrir un nouveau chapitre de notre enquête : nous allons essayer de reconstituer cette histoire.


Une histoire c’est quoi ?

     C’est la narration d’une suite d’évènements qui ont eu lieu dans le passé. Cela suppose qu’il y ait des faits qui soient arrivés à certains moments, comme la vie de Jésus ou la Révolution française pour l’histoire de France. Ces épisodes influencent ce qui va se produire par la suite. Sans connaissance de ce passé, on ne peut pas comprendre le présent.


      Alors c’est là que les astrophysiciens deviennent des historiens. Comme les préhistoriens qui font des fouilles pour reconstituer, avec un peu d’imagination, le mode de vie de nos lointains aïeux. L’important, quand on veut décrire un chapitre du passé, c’est d’avoir des fossiles provenant de la période correspondante. Sinon, on ne peut rien dire de crédible.


Ça pourrait être quoi les fossiles pour l’astronomie ?


      Bien sûr, il ne s’agit plus de pointes de flèches ou de grottes peintes. Ce seront par contre, des rayonnements émis à certaines périodes de la vie de l’Univers. Ou encore des variétés d’atomes engendrés dans certains évènements cosmiques. Tous ont laissés des traces qu’on peut identifier encore aujourd’hui.

Mais avant de poursuivre cette histoire, il me faut parler des travaux d’un certain Albert Einstein.


Celui qui tire la langue sur une photo ?


      Oui c’est lui. Il a joué un rôle important dans l’ensemble de la physique. Pour l’astronomie, il a obtenu un résultat significatif. On peut montrer par sa théorie de la relativité (formulée en 1917), que si l’Univers est en expansion, alors il doit être aussi en train de se refroidir.

Voilà un deuxième élément de notre histoire.

Le premier : notre Univers est en expansion.

Le second : il est en refroidissement. Partout à la fois et à l’unisson sur toute l’étendue de l’espace cosmique.


      Et maintenant je te présente un autre personnage important pour notre histoire : le chanoine belge Georges Lemaître. Vers 1930, il a eu l’idée de réunir les observations de Hubble et les théories d’Einstein.

Il en a tiré un scénario du passé de l’Univers.

A partir de ce qu’il a appelé « un atome primitif » extrêmement chaud et dense, l’Univers se refroidit et se dilue progressivement. C’est la première version de ce qui deviendra plus tard la théorie du Big Bang.

 

    A cette époque, ce scénario n’a pas eu beaucoup de succès dans le monde scientifique. Cette image d’une explosion initiale semblait peu adéquate et ne faisait « pas très sérieux ». Beaucoup de scientifiques étaient persuadés que l’Univers n’avait pas d’histoire.

 

Pas d’histoire donc pas « d’acteur » !


      Et c’est bien ça qui dérangeait à l’époque la grande majorité des scientifiques qui ne voulaient en aucun cas avoir d’explications scientifiques qui sous entendent que derrière cette histoire il se cachait la possibilité d’un Grand Architecte (Dieu pour ne pas le nommer). Nous découvrions plus tard grâce aux découvertes de la cosmologie que derrière cette horlogerie de grande précision, qu’est l’Univers, il n’y a pas de place pour le hasard !


     Si donc l’Univers possède une histoire, qu’il possède une telle précision pour que nous soyons là à en parler cela ne peut être le hasard. Nous n’avons jamais aussi près pour découvrir qu’il y a bien de façon incontestable un Grand Architecte, une façon de convaincre les derniers résistants à la présence effective de Dieu. Sûrement pas le vieil homme barbu et vêtu d’une tunique blanche comme on le voit sur des images ou des peintures anciennes. Mais plutôt une présence plus subtile qui fait que toutes nos âmes ne font qu’un, comme chaque goutte d’eau d’un océan. Ce qui fait dire aux croyants de nombreuses civilisations que chaque être humain est une infime partie de Dieu.

 

     Tout a changé grâce à un astrophysicien russe Georges Gamow, qui, lui n’avait pas peur du scénario de Lemaître. Il a eu l’idée géniale d’utiliser une propriété bien connue de la matière. Plus une substance est chaude, plus elle émet de lumière. Dans l’atelier du forgeron, le fer fondu brille dans l’obscurité. Il est d’abord rouge. Si on augmente la température, il passe au jaune puis au bleu. Il remonte les teintes de l’arc en ciel et devient de plus en plus brillant.


Est-ce vrai pour n’importe quelle substance ?


      Oui, pour toutes sans exception. Même pour la confiture de fraises, si on chauffe suffisamment. A l’inverse, un corps qui se refroidit change lui aussi de couleur et devient de moins en moins lumineux. Il s’obscurcie.

    Supposons, disait Gamow, que ce scénario du Big Bang ait vraiment eu lieu comme le décrit Lemaître. Prenons-le au sérieux pour le tester. Cela implique que dans le passé, l’Univers était plus brillant. Alors plus on recule dans le temps, plus la matière du cosmos doit être chaude et lumineuse. Si on remonte suffisamment loin, on doit arriver à un moment où la quantité de lumière est prodigieuse, un « flash » super éblouissant. Tout l’Univers est lumière.


Mais ce flash lumineux qu’est-ce qu’il est devenu ?

 

     C’est la question que se posait Gamow vers 1948.

 

Cette lumière a-t-elle complètement disparu du cosmos pendant le refroidissement ? Ou bien en reste-t-il une trace que nous pourrions observer aujourd’hui ? Une sorte de fossile de ces moments glorieux. Cela nous confirmerait que ce scénario décrit correctement les premiers temps du cosmos.

Si on arrivait à détecter ce rayonnement, ce serait une confirmation du scénario du Big Bang.

 

     Gamow a fait des calculs. Il est arrivé à la conclusion qu’un tel vestige devait exister encore aujourd’hui sous la forme d’un rayonnement devenu invisible à nos yeux, sous forme d’ondes radio détectables avec un radio télescope.

On l’a découvert en 1965, près de vingt ans après la prédiction de Gamow, et tout à fait par hasard.

 

     Ce fut un grand moment pour la science et, en fait, pour toute la pensée humaine. On détenait donc la confirmation du scénario du Big Bang. C’est-à-dire le fait que l’Univers a une histoire et que cette histoire est celle d’un refroidissement à partir de très hautes températures, densités et luminosités.

Il y a une leçon à tirer de ce récit : c’est qu’une idée impopulaire peut être juste.

Maintenant les astrophysiciens ont adopté dans leur très grande majorité la théorie du Big Bang.


Ils considèrent que c’est la vérité ?


     Ici, il faut faire attention. La science ne dit pas : « c’est ainsi ! » Elle dit :

« c’est vraisemblablement ainsi », ou mieux : « il y a probablement du vrai là-dedans. »


      Une certitude, à l'heure où je te parle : si une grande majorité de scientifiques plaident en public pour la théorie du Big Bang (elle est plaisante et séduisante),  très nombreux sont ceux qui doutent dans leur for intérieur que cette théorie soit la bonne.

    

      Pour ma part, autant te le dire, je ne partage pas cette théorie évolutionniste. Ton papa se situe dans un tout autre domaine. Pour moi la vie a un sens. Nous, les humains, ne sommes pas là sur la belle planète Terre par le fruit du hasard comme certains scientifiques athée le prétendent. Bien sûr nous aurons l'occasion de philisopher sur ce point très souvent lors de prochaines leçons.


     Et pour cause voilà une dizaine d’années qu’émerge une nouvelle théorie :

« l’Univers holographique ». Le nouveau paradigme holographique auquel ton papa crois, inclus également notre cerveau qui fonctionnerait également comme un hologramme.  92 - L'univers est un hologramme - Dis papa, explique-moi la 3 D.

    D'ailleurs ton papa a été subjugué le jour d'une consultation de routine devant un iridologue, que je ne connaissais pas, lorsque celui-ci lui a annoncé voir toutes mes grandes articulations très abîmées. Il s'est d'ailleurs permis de me demander si je faisais du parachutisme ! Je lui ai répondu que c'était plutôt de la plongée profonde expérimentale dans la Marine. Et je savais bien que mes articulations avaient soufferts. C'est donc dans le fond de mon oeil que cet homme à vu toutes les parties internes de mon corps pour détecter enfin une anomalie. C'est bien le principe de l'hologramme qui permet de voir la totalité d'une image même lorsque celle-ci est coupée. 

 

    Cette théorie de l'Univers holographique résout de nombreuses questions restées en suspens dans de nombreuses sciences.

Pourtant il y a bien encore des points obscurs, des problèmes non résolus, des difficultés à élucider.

Comme dit le proverbe : « absence de preuve n’est pas preuve d’absence ».

 

Existe-t-il d’autres « fossiles » de l’Univers primitif ?


      Il y en a encore plusieurs. En voici un : des « cendres » du Big Bang sont restés parmi nous. Ce sont les atomes d’hydrogène et d’hélium.


Qu’est-ce que ces atomes nous racontent ?


      Ils nous ramènent à une période où l’Univers était âgé d’une minute. Sa température était alors d’un milliard de degrés. Comme dans le Soleil aujourd’hui, des réactions nucléaires ont eu lieu dans tout l’espace cosmique. La théorie du Big Bang prévoit que seulement 10% de l’hydrogène s’est transformé en hélium et 90% est resté intact. Ces atomes d’hydrogène et d’hélium, on les retrouve aujourd’hui dans les étoiles et les nébuleuses. Leurs quantités respectives sont bien celles que prévoit la théorie. Ces atomes, reliquats du Big Bang, sont des fossiles du passé tout comme le rayonnement fossile. Ils sont les vestiges du grand brasier primordial.

 

     Tout récemment (en été 2010) un satellite « Planck » a été envoyé dans un point précis de l’espace pour enregistrer le fameux rayonnement fossile.

Cet accord entre les observations et les prévisions de la théorie du Big Bang est une bonne raison de la prendre au sérieux. Même s’il y a encore de la place pour beaucoup d’observations et de théories. La prudence est toujours de mise chez tout scientifique.

 

Ça me pose un problème. Je vais essayer de t’expliquer. Quand je suis né, je suis arrivé dans un monde qui existait déjà. Il y avait mes parents… Quand le Soleil est né, tu m’as dit qu’il y avait déjà des étoiles. Mais qu’est-ce qu’il y avait avant le Big Bang ?


      Pour te répondre, je vais revenir sur le rôle des fossiles dans une recherche historique. On ne peut parler correctement d’une période du passé que si l’on a des fossiles pour justifier nos assertions. Sinon on ne peut rien dire, si ce n’est des suppositions. Ce qu’on appelle " l’âge de l’Univers", c’est simplement le moment avant lequel nous n’avons plus aucun fossile. Plusieurs chercheurs ont proposé des calculs de scénarios de l’avant Big Bang, mais ils n’ont apporté aucune justification, aucune preuve. Affaire à suivre.


      Cela ne veut pas dire qu’il ne se passait rien avant ces 13,7 milliards d’année mais seulement que nous ne possédons que des spéculations. La distinction est importante. Le Big Bang marque l’horizon de notre connaissance du passé.

Souvent on parle du Big Bang comme d’une gigantesque explosion projetant au loin des matières incandescentes.

 

Cette explosion se passe où ? N’est-ce pas là, à l’endroit de cette explosion que se trouve le centre de l’Univers ? Mais tu m’as dit qu’il n’a pas de centre ? Je ne comprends plus.


        Encore une fois il faut faire attention aux comparaisons. L’image de l’explosion est à prendre avec beaucoup de réserves. Elle implique l’existence de deux espaces différents. Un premier espace rempli de matières explosives, de la dynamite par exemple, où va se produire la détonation. Et tout autour de ce premier espace, un second grand espace vide où la matière va se répandre. Tout cela décrit bien des explosions terrestres, entre autres, mais ne s’applique pas du tout à l’Univers. La différence c’est que l’Univers est un seul espace et dans lequel le temps n’existait pas !


Alors, l’image de l’explosion n’est pas vraiment valable ?

 

     On ne peut la conserver que si l’on suppose que l’explosion ne part pas d’un point donné de l’espace.


Comment imaginer cela ?

       

     Il te manque pour mieux comprendre des notions abstraites qui te seront trop difficiles à comprendre aujourd’hui, vu ton jeune âge. Nous en reparlerons dans quelques années, si tu le veux bien...

Mais d'ici là, je suis convaincu, que la théorie du Big Bang sera bien dépassée et on n'en parlera plus; même si aujourd'hui encore elle parait être la théorie majoritaire.



 

Quelques explications d'actualités pour les plus grands...

 

Des chercheurs allemands pourraient détenir la preuve que l'univers est un hologramme.

 

      Allez chercher votre chapeau de protection, parce que vous allez en avoir besoin...

 

     Des scientifiques allemands ont essayé de comprendre pourquoi leur équipement de mesures des ondes gravitationnelles a ce son si particulier. Ils ont découvert qu’une des réponses possibles est que l'univers entier est une illusion holographique :

 

     Depuis de nombreux mois, l'équipe-membres du GEO600 se gratte la tête devant le bruit inexplicable qui sévit dans leur détecteur géant.

 

Mais un chercheur approche une explication, et elle est étonnante. Celui-ci avait même prédit le bruit avant qu'il ait été détecté. Selon Craig Hogan, un physicien du Fermilab du laboratoire de Batavia, dans l’Illinois, et spécialiste de la physique des particules, GEO600 a trébuché sur la limite fondamentale de l'espace-temps - au point où l'espace-temps s'arrête et se dissout en grains comme le décrit Einstein, tout comme une photo de journal se dissout en grain quand vous zoomez - GEO600 a été secoué par les convulsions microscopiques de l'espace-temps », explique Hogan.

 

     Si cela ne souffle pas vos chaussettes !

 

     Hogan qui vient d'être nommé directeur du Centre d'astrophysique de Fermilab, de poursuivre : «Si les résultats sur le GEO600 sont vrais, alors nous sommes tous vivants dans un hologramme géant cosmique. "

 

     L'idée que nous vivons dans un hologramme est absurde au premier regard, mais c'est un prolongement naturel de notre meilleure compréhension des trous noirs.

 

     Les hologrammes que vous trouverez sur les cartes de crédit et des billets sont gravés sur des films plastiques en deux dimensions. Lorsque la lumière rebondit sur eux, elle recréé l'apparence d'une image 3D. Dans les années 1990 les physiciens Leonard Susskind et le prix Nobel Gerard 't Hooft ont suggéré que le même principe pourrait s'appliquer à l'univers. Notre expérience quotidienne pourrait être en soi une projection holographique de processus physique qui se déroule sur une distance, de surface 2D.

 

Traduction: WikiStrike

 

Source: neoterama.com



GEO600 ?

     L'interféromètre GEO600 est un projet germano-britannique d'interféromètre de type Michelson, construit près de Hanovre en Allemagne.

Il est destiné à détecter d'éventuelles ondes gravitationnelles dont le passage serait susceptible de modifier de façon infime la longueur des bras de l'interféromètre. Dans le but d'augmenter la longueur

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24 décembre 2011 6 24 /12 /décembre /2011 19:05

 

 

Le-fauteuil-de-l-amiral.JPG

 

 

Teiva que j’aime,
 

 

     Aujourd'hui 24 décembre c’est Noël 2011, c’est le jour des enfants.

Tous les enfants du monde espèrent que le Père Noël pensera à eux en leur déposant un cadeau dans la nuit.


Certains enfants auront beaucoup de cadeaux mais pour certains ils seront  trop gâtés, car ils ne méritaient pas autant de cadeaux; d’autres enfants n'auront reçu qu’un petit bonbon et d’autres même auront été oublié !

 

Pourtant, tous ces enfants oubliés ont sûrement été très méritant.
 

Comme tu peux le comprendre ce n’est pas juste.   
 

 

     De la même manière ce n’est pas juste que tu ne vois plus ton papa depuis très longtemps.


Pourtant ton papa attend chaque jour dans l’espoir de t’entendre, de te voir, de te serrer dans ses bras et de faire le dauphin tous les deux dans la piscine. Mais ce jour n’arrive pas.


Pourtant tu m’avais promis à Ziguinchor qu’on se téléphonerai souvent.

Peut être l'as tu sûrement oublié ?

 

     Je n’ai pas entendu ta voix depuis si longtemps.

Aujourd’hui,  le vendredi 27 janvier 2012.
Cela fait 150 jours que je n'ai plus de signe de vie de toi. 

Je ne sais pas où tu es et je n’ai pas le numéro de téléphone de ta maman.

J’ignore même ce que tu penses de ton papa qui t’aime tant.


Tu vois, même ce soir j’ai essayé de téléphoner à ta grand-mère à Mont Saint Aignan, mais personne n’a répondu.


Tu es le petit enfant d’un papa, Dominique et d’une maman Dominique aussi.

 

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     Un papa et une maman qui ont été les parents les plus heureux de la Terre lorsque tu es arrivé au monde dans nos vignes il y à bientôt 7 ans.


     Un papa et une maman qui t’ont embarqué sur ton catamaran Araka Nui pour partir à la découverte du monde et de ses habitants.


     Un papa et une maman qui étaient heureux de voir leur petit Teiva grandir sur son bateau alors que tous les autres enfants de la ville se lèvent dans la nuit froide pour aller à l’école.


     Un papa et une maman que tu croyais garder toute une vie entière pour toi.


Si tu ne vois plus ton papa aujourd’hui sur le bateau c’est qu’un juge sénégalais a décidé, contre le désir de ton papa, que nous nous verrons qu’une fois par an.   Il est vrai qu’il a entendu beaucoup de mensonges pour en arriver à cette décision. Ce juge ne s’est même pas posé la question que cette injustice pèserait lourd sur le cœur de ton papa.


     Il est même possible que toi-même tu commences à oublier ton papa.

Cette simple pensée pèse lourd sur le cœur de ton papa.


Je fais pourtant tout ce qui est dans mon pouvoir pour arriver à te parler, mais en vain. Cela pèse lourd sur le cœur de ton papa.


Bientôt tu devrais savoir lire, puisque tu es en âge de suivre le Cours Préparatoire.


     C’est donc pour toi que je conserve toutes les lettres envoyées à ta maman mais en vain. Toutes mes tentatives pour te parler jusqu’à ce jour de Noël, le jour des enfants ont échouées.


     Comme tu peux le constater mon fils, même les enfants innocents comme toi, se voient imposer des règles par les adultes. Il arrive même que des enfants innocents soient pris en otage selon les mêmes règles imposées par les adultes !

 

Des règles qui sont régient par l'égoïsme des adultes.


Des règles qui pèsent lourd sur le cœur de ton papa.


     Comme tu le vois ce n’est pas juste que ton papa souffre tant de ne pas t’entendre, de te voir, de te serrer dans ses bras et de faire le dauphin tous les deux dans la piscine.

Mais ce jour n’arrive pas.


     Comme tu le vois ce n’est pas juste que l'on ne se voit plus depuis très longtemps.
 

 

Ton papa qui t’aime.
Dominique.


      "Les deux complices : Cap Skirring Janvier 2010"

--Les-2-complices.JPG

 

 

 A consulter l'excellent site qui développe les tenants et aboutissants de "l'aliénation parentale" et les conséquences psychologiques irréversibles sur les enfants concernés :sur l'aliénation* parentale (= exclusion parentale) TOUS PUBLAICSSiteormation et de pa http://exclusion-alienation-parentale.info/ et

 

Extraits :de partage ---

L'aliénation parentale, une maltraitance perverse autorisée par l'Etat Français ???....

 

Site d'information et de partage sur l'aliénation* parentale 

  TOUS PUBLICS

L'aliénation parentale :

un calvaire pour les enfants victimes,

un calvaire pour les parents exclus,

un calvaire pour les grands parents exclus victimes.

L'aliénation parentale : des conséquences très graves pour les enfants, des situations  sous estimées par les professionnels non aguerris, des conséquences sur la santé mentale des enfants le plus souvent pour toute leur vie, des enfants et parents rejetés qui en meurent.

Contact : contact@exclusion-alienation-parentale.info          

Après une séparation, un des parents veut quelquefois garder les enfants du couple pour lui tout seul. Dans la majorité des cas, même si les institutions favorisent le divorce conflictuel au détriment de la recherche de l'apaisement, ces situations se règlent "assez rapidement".

Dans les cas extrêmes, un des parents veut exclure l'autre et aussi sa famille de la vie de ses enfantsLe parent combatif manipule et utilise les enfants dans sa lutte destructrice des relations avec l'autre parent : les manipulations et même de véritables lavages de cerveau commencent...

Dans un premier temps, le parent destructeur isole les enfants, il n'est que rarement inquiété par la justice.

Dans un deuxième temps, il effectue son travail de destruction de lien. Il manipule les enfants, les "remonte" contre l'autre parent. Sa tactique est que les enfants "passent aux avant-postes" et portent son combat destructeur. Certains enfants extériorisent le combat, d'autres l'intériorisent, d'autres effacent l'autre parent de leur mémoire.

Dans un troisième temps, lorsque les enfants portent le combat ou ignorent l'autre parent, le parent destructeur de lien pourra "jouer à l'innocent" et même "jouer à la victime"...

La tactique du parent violent est aussi d'utiliser les institutions :  justice, police, gendarmerie, personnels médicaux et sociaux, école...etc. Beaucoup trop s'y laissent prendre et, au lieu de protéger les enfants adoptent eux aussi la cause destructrice qui devient ainsi encore plus dévastatrice.

L'enfant subit de terribles pressions psychologiques dans le "huis clos familial", il est otage de cette situation. Il n'a plus le "droit moral" d'aimer mais uniquement le droit "moral" de haïr l'autre parent et sa famille. L'image "affichée" à l'extérieur de la famille est toute-autre. Comme dans la majorité des situations de maltraitance, la parole de l'enfant est contrôlée.L'enfant entretient même un discours collaboratif avec l'agresseur qui apparait très crédible aux yeux des non avertis.Dans l'environnement familial, beaucoup s'y laissent prendre, ceux qui ont repéré sa tactique se font exclure.

Pourtant, l'enfant aliéné et le parent exclus subissent de terribles pressions et chantages psychologiques qui SONT des violences psychologiques. Ces violences NE SONT QUE RAREMENT RECONNUES EN TANT QUE TELLES en France.L'enfant n'est que rarement protégé, ni dans ses relations, ni dans son intégrité. Beaucoup ne se rendent pas compte de la violence que les enfants subissent...trop ne veulent pas la voir...certains en profitent...

Le parent combatif (excluant ou aliénant) veut supprimer "l'autre, l'étranger, l'alien" de la vie de ses enfants, il est aveuglé par son combat et ne voit pas la souffrance de ses enfants. Ne pas prendre en considération la souffrance de son enfant est une attitude qualifiable de perverse.

L'aliénation parentale relève aussi du crime psychologique : Le parent malveillant veut détruire l'autre tant psychologiquement que physiquement, certains arrivent à tuer ainsi leur ex-conjoint. 

 C'est un acte de destruction.

C'est ce phénomène de violence morale rencontrée dans les cas extrèmes que l'on peut nommer l'aliénation parentale* ou l'exclusion parentale, ou encore le syndrome d'aliénation parentale**. On peut lui donner tout autre nom, l'important n'est pas de nommer mais de reconnaitre la souffrance et le calvaire de ces enfants et de ces familles. L'exclusion parentale fait partie des phénomènes de relation d'emprise terribles qui détruisent les enfants avec une force inimaginable et terriblement perverse. Les enfants sont élevés dans la haine de l'autre parent. Dans le milieu familial fermé, cette haine peut devenir normale pour l'enfant. Le parent excluant saura vous expliquer que l'enfant n'a pas besoin de la soit disant "mauvaise influence" de l'autre parent. Il saura vous décrire un portrait à son grand désavantage, l'enfant tiendra le même discours...Le parent aliénant vous dira aussi que l'enfant n'a pas besoin des deux parents et encore moins de l'autre.

Les psychologues sont formels et unanimes : les enfants ont besoin des deux parents et de la fameuse triangulation.

Les psychologues sont formels et unanimes : priver un enfant d'un des parents engendre de terribles dégats.

Les psychologuies sont formels et unanimes : élever un enfant dans la haine de l'autre parent consiste à induire de la haine contre une partie de lui même puisque l'enfant est le fruit des deux parents, c'est le détruire. Mettre dans la tête d'un enfant qu'il est le fruit d'un "parent monstrueux" ou "moins que rien" crée de véritables bombes à retardement dans son cerveau.

Plusieurs dizaines de milliers d'enfants*** sont victimes de l'aliénation parentale "pure et dure". Des centaines de milliers d'enfants ne sont assez protégés lors des séparations. L'approche conflictuelle et financière du divorce est une véritable dérive sociétale qui induit ces phénomènes dans un contexte ou les manipulations se multiplient.

Ces situations mal connues sont de véritables fléaux. Pourtant, la Défenseure des Enfants Dominique VERSINI a déclaré dans son rapport d'activité 2008 : "Les enfants pris dans de telles situations devraient être considérés en situation de danger.../... certaines familles fonctionnent comme des sectes". 

 Ce rapport public qui a mobilisé toute son équipe est rangé dans un sombre placard ou on enferme encore ces enfants...

Pour ces situations, l'Etat Français n'assure pas ses obligations en matière de protection de l'enfance. Pire même, une fois ces situations installées, l'Etat Français les ignore et son laisser-aller crée ainsi de la maltraitance institutionnelle. 

La Convention Internationale des Droits de l'Enfant n'est que mal appliquée en France : Le droit de l'enfant à avoir des relations libres et respectées avec chacun de ses parents, y compris après une séparation n'est pas même retranscrit dans le droit Français...

L'institution indépendante "Défenseure des Enfants", de renommée internationale, mondialement connue et aussi mondialement copiée a été supprimée dans le pays qui se dit des droits de l'Homme.

En France, la violence psychologique n'est pas interdite, ne vous leurrez pas! La loi du 09 juillet 2010 relative aux violences familiales censée prendre en compte les violences psychologiques a été votée dans l'urgence. Elle est censée protéger les faibles dans les familles, y compris après la séparation, mais elle n'est pas appliquée pour les enfants.Cette loi embarasse les juges qui n'y ont pas été préparés. Les parquets n'en veulent pas trop non plus, ils l'acceptent juste dans les cas qui en arrivent à l'extrème, elle ne semble pas bonne pour les statistiques de la délinquance...La violence psychologique leur fait-elle peur?...A quoi cette violence les renvoit?...Dans tous les cas, l'Etat Français s'est nettement désengagé de la justice civile ces dernières années...

Coté "expertises psychiatriques" et enquêtes sociales, c'est le grand flou, pas de collégialité, pas de formation, peu de règles déontologiques, pas de contrôle des compétences et un clientelisme certain exercé auprès d'une grande majorité de juges. Les expertises psychiatriques ne sont pas fiables, la presse en parle...Les enquêteurs sociaux ne sont pas assez formés et créent de véritables désastres familiaux.

Dans la réalité, beaucoup d'affaires de violences psychologiques se passent ainsi : le parent excluant a plus de 80 % de chances de s'allier (de retourner) les services de la justice pour mener son combat destructeur. Les psychiatres victimologues et les associations de lutte contre les violences psychologiques alertent et déplorent cette situation.

La justice ne VEUT QUE RAREMENT s'occuper des cas d'exclusion parentale, et encore moins lorsque les situations se sont installées alors qu'elle a contribué à les installer. Lorqu'elle le tente, elle est tellement lente, tellement compliquée et a tant de difficultés de communication que le parent combatif arrive à exploiter ses inombrables failles. Dans les dossiers, on trouve couremment jusqu'à plus de 15 juges et jusqu'à 50 interlocuteurs qui ne se sont jamais parlé en "face en face". La justice reprochera presque systématiquement aux parents de ne pas se parler, elle proposera la solution médiation sans chercher à savoir si les conditions de réussite de celle-ci sont réunies. La justice tiendra "le pavé haut", c'est une ignoble façon de se défausser de ses responsabilités. La justice a aussi peur des réactions de ces enfants pris en otage.

Le parent excluant sait que le temps et les failles de la justice sont ses alliés...Il sait aussi qu'il ne sera presque jamais puni des fausses accusations qu'il pourra effectuer en toute impunité. De très nombreux juges aux affaires familiales acceptent ces ignobles déballages dans leurs bureaux sans s'y opposer, c'est pitoyable.

Les délais d'appels sont en moyenne de 15 mois. Pendant ce temps là les enfants grandissent sans un parent, sans leurs grands parents...l'exclusion s'installe...

Sur ce site, nous recevons beaucoup de témoignages ou des influences sont manifestement excercées auprès des juges...

Des solutions existent : En Allemagne uniquement* à Cochem, depuis 20 années, le juge Jürgen van Rudolph, Juge de la Famille et des Tutelles n'a plus à prononcer de jugement, il amène les parents sans exception au consensus en établissant un cadre très strict de règlement des litiges dans des délais de quelques semaines.

(*) Uniquement à COCHEM, car l'Allemagne est régulièrement épinglée par la CEDH

Cela signifie : il aplanit plus qu'il ne juge, et celà de la manière la plus remarquable. Le modèle de Cochem (lien vers page de ce site : modèle de COCHEM) est d'une très grande efficacité et de plus il est très économique!!!

Le modèle de Cochem est à l'opposé des pratiques Françaises. Il aborde la séparation par l'angle du consensus et non du combat judiciaire. Il fait respecter le droit de l'enfant de façon très stricte. Le juge est en permanence en contact  avec les spécialistes tel que psychologues, éducateurs, travailleurs sociaux avec qui il forme une équipe qui communique. Il ne leur tient pas "le pavé haut"  et chacun s'enrichit des échanges professionnels.

Le  modèle de Cochem ne rapporte pas autant de business aux avocats puisque ces affaires ne trainent pas et ne s'enveniment pas. Est ce la raison pour laquelle il n'est pas appliqué en France ?...En France à qui profitent ces procédures qui s'éternisent ? Aux enfants ? A la Sécu ? Aux membres des réseaux d'influence ?...A notre jeunesse, certainement pas ! A notre vieillesse non plus...

En France, coté prévention, les moyens diminuent d'année en année alors que les conséquences de ces situations sont très couteuses pour la société. Les associations et certains professionnels alertent mais assez peu organisées, elles ne se font pas beaucoup entendre. Les moyens non mis en oeuvre pour la prévention engendrent d'énormes coûts pour la sécurité sociale : les cabinets et hôpitaux pédopsychiatriques débordent de cas à traiter qui sont la conséquence de situations non réglées par les institutions judiciaires.

En France, coté justice familiale, la formation à la psychologie est quasi-inexistante, au plus 3 semaines dans une carrière en moyenne...Quand on sait que ces formations ne s'acquièrent efficacement qu'au travers de situations vécues, et en acceptant de se remettre en question...Beaucoup trop de juges projettent leur perception de leurs propres situations et leur propre vision de la famille et même leurs combats psychologiques dans les jugements, c'est le fruit de leur isolement et trop souvent de leur pleine puissance.

En France....ne le répétez pas, le divorce est un énorme business, un marché récurrent pour les avocats...et plus les situations sont compliquées, plus il y a de travail...peu importe les enfants !

L'aliénation parentale : Un calvaire pour les enfants victimes, un calvaire pour les parents exclus, un calvaire pour les grands parents exclus victimes.

L'aliénation parentale : Des conséquences très graves pour les enfants, complètement sous estimées par les professionnels non aguerris, des conséquences sur la santé mentale des enfants le plus souvent pour toute leur vie, si ils survivent car certains en meurent. 

Ce site est tous publics : parents, enfants et professionnels. TOUTES REPRODUCTIONS SONT CONSEILLEES !

Ce site 100 % bénévole  s'adresse à ceux qui recherchent de l'information sur le sujet de l'aliénation parentale et à toutes les bonnes volontés décidées à faire connaître et à faire progresser la cause des victimes de l'exclusion parentale, dans le cadre plus large des violences familiales à caractère psychologique.

Il est crée  par un parent qui vit une grande injustice et a qui a pu tristement faire l'expérience de multiples drames familiaux. Malgré ses luttes loyales, honnêtes et sans doute trop gentilles, il ne voit plus ses 3 enfants, deux flirtent avec la mort...survivront-elles ?

Que ce tableau bien noir et malheureusement réaliste n'entache pas la réputation des professionnels compétents et motivés qui se battent, qu'ils considèrent que ce combat est pour améliorer leurs conditions de travail et ainsi leur efficacité...une goutte d'eau...des gouttes d'eau...

Louis Prudhomme, passager de la vie.

 

Pour en savoir plus : visitez ce site très riche en ressources :  

 http://exclusion-alienation-parentale.info/                                     

   

 (*) aliénation de alien : rendre étranger

 (**) selon les théories de Gardner

 (***) il n'y a pas de statistiques officielles pour ce phénomène méconnu, env. 45 000 divorces tous les ans, 2 à 3 % des enfants supplémentaires concernés chaque année..8 à 14 000 enfants concernés au total...parmi les 150 à 200 000 dépositions dans les commissariats chaque année pour des non représentations d'enfants...Ces dépositions finissent à 98 % au panier...

En France, on estime que 700 000 enfants ne voient plus du tout l'un de leur parent après une séparation au bout de 4 ans.  

Mot de l'auteur

NB : Pour la diffusion de l'information, merci d'ajouter un lien sur votre site ou votre blog.

CONTACT : 

 contact@exclusion-alienation-parentale.info


(*) Sur ce site, nous préférons utiliser les termes exclusion parentale et aliénation parentale :

Nous laissons aux spécialistes les discussions autour des théories de Gardner sur le syndrôme d'aliénation parentale. Les travaux de Gardner ont le grand mérite d'avoir existé, ils décrivent ces phénomènes très "copier-coller" que les parents dans de telles situations reconnaissent de façon incroyable. Les comportements de manipulation destructrice que Gardner décrit sont bien réels. Pour les solutions, nous ne croyons pas aux recettes psycho-judiciaires appliqués par des non spécialistes de cette cause. Nous défendons une prise en charge multidisciplinaire concertée basée sur la bienveillance, la compétence, l'expérience, la connaissance, le professionnalisme, le sérieux, l'honnêteté, le respect et le courage, la liberté, l'égalité et la fraternité.


 Si vos interlocuteurs n'aiment pas le terme aliénation parentale, utilisez le terme exclusion parentale !

Si votre interlocuteur ne veut entendre ni l'un ni l'autre, il ne veut sans doute pas vous écouter, dites lui alors :

Je ne vois plus mes enfants, ou 0.04 % de leur temps de vie...ou moins...je ne vois plus tout mes enfants, appellez ceci comme vous le voullez !

Si votre interlocuteur nie l'existence de telles situations...il est de mauvaise foi ou incomptétent ou pire fanatique négationiste de la maltraitance sur les enfants...


Le misérable traitement judiciaire de l'aliénation parentale est une réalité encore en 2012.

 

 

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24 décembre 2011 6 24 /12 /décembre /2011 07:15

Des scientifiques démontrent que nos consciences sont reliées au champ magnétique terrestre.

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    La science, nous dit Gregg Braden dans cette vidéo, permet dorénavant de vérifier la véracité d'une hypothèse soutenue depuis la nuit des temps par diverses traditions et cultures : à savoir que les humains sont tous liés les uns aux autres par un champ magnétique et qu'ils font partie intégrante de la terre et de ses changements. Et du fait même de ce lien, l'être humain, consciemment ou inconsciemment, agit aussi sur le champ magnétique terrestre par les pensées qu'il entretient et les émotions qu'il ressent comme cela a été démontré, par exemple, par les relevés satellites juste avant la catastrophe du 11 septembre.


 


A propos de Gregg Braden

 

      Auteur à succès et guide de sites sacrés à travers le monde, Gregg Braden a participé, en tant qu'invité d'honneur, à plusieurs conférences et événements médiatiques portant sur les changements personnels et planétaires. Auparavant chercheur en sciences de la nature et concepteur senior de systèmes informatiques dans l'industrie aérospatiale, Braden est maintenant reconnu dans le monde entier dans les domaines de la philosophie spirituelle et des traditions anciennes et indigènes. Grâce à ses voyages dans des villages de montagnes reculés, dans des monastères et des temples des temps anciens, il réussit à faire le pont entre la sagesse passée et la science moderne, assimilant les bénéfices des traditions perdues à notre vie de tous les jours.

 

Sources : 2012 un nouveau paradigme et wikistrike



 

Que dit le Boudhisme en matière de pensée ?

 

Dalaï Lama

 

Le feu libérateur (1) :

Tout commence par la pensée

 

Tout commence par la pensée, l’intention,

la sagesse qui marche derrière,

sentir, l’émotion, toucher de l’âme

 

Par Pierre Lévy

> Tout commence par la pensée

> L’intention

> La sagesse qui marche derrière

> Sentir

> L’émotion, toucher de l’âme


Tout commence par la pensée

      Nos choix, nos paroles, nos actes, et donc le monde dans lequel nous vivons dépendent de nos pensées. Tout se décide dans l’esprit.

Puisque chacun de tes choix est entraîné par tes pensées, ta pensée crée ta vie, ton monde. Prête attention à la façon dont les sentiments et les idées qui te viennent à l’esprit finissent par produire ton existence.

Les stoïciens disent que nos pensées, nos représentations, nos jugements sont la seule chose qui soit véritablement en notre pouvoir. A première vue, cela semble peu, mais à bien considérer les choses, la puissance que nous pourrions acquérir sur nos pensées entraînerait une libération de tous les aspects de notre vie.

     On est d’abord responsable de ce que l’on pense. Mais la responsabilité implique la liberté. Or il n’y a rien de plus difficile que d’accéder à la liberté de penser, d’échapper à l’automatisme inconscient des représentations et des émotions. Il est bien plus aisé d’agir sur le « monde extérieur » que de se rendre maître de soi, de sa propre expérience de la vie, ici et maintenant.

La pensée automatique ou pensée parasite, celle que nous subissons, nous empêche de vivre dans l’instant, de percevoir le moment et de vivre heureux. Cette pensée nous interdit de vivre notre vie. C’est pourquoi il est si important de conquérir la liberté de penser.

***

Le plus simple est le plus difficile.


***

     Nos objets d’aversion pourraient être des objets de désir et nos objets de désir, des objets d’aversion. De plus, ces objets n’existent dans notre monde subjectif que parce que nous leur accordons de l’importance. Mais cette importance pourrait être autrement distribuée. Mieux, notre intérêt pourrait être partout distribué et sous tous les rapports, si bien que ces objets-là ne se détacheraient plus particulièrement sur le fond de notre expérience. Autrement dit, nous pourrions être désintéressés.

 

L’intention

     Les dispositions de notre âme à l’amour et à la souffrance sont fortement conditionnées par ce que nous voyons et entendons autour de nous et plus particulièrement par ce que nous sentons des intentions des autres à notre égard. Plus les êtres sont proches de nous, plus ils participent au modelage de notre âme et au tissage de notre vie. Symétriquement, nous sommes tenus de connaître honnêtement nos intentions et nos sentiments, de contrôler nos paroles et nos actes, parce qu’ils contibuent à tricoter l’âme des autres, et notamment celles de nos proches. Chaque âme étant pleine des âmes des autres, choisir pour soi de cesser de souffrir revient à choisir aussi d’aimer les autres.


     Chaque fois que tes intentions ne sont pas pures, ne dis rien, ne fais rien. Attention ! Reconnais immédiatement la nature de tes intentions, parce que la pensée se transforme très vite en grimaces, en paroles, en actes irréversibles !

Comment choisir tes pensées ?

Comment distinguer celles qui sont animées de compassion, de gentillesse et d’amour de celles qui sont dictées par les poisons de l’esprit ?

Comment peux-tu reconnaître tes propres intentions ?

Surtout n’écoute pas ce que dit la pensée.

Sois plutôt attentif à son rythme, à sa mélodie, à son timbre, à son accent. Est-elle rapide, violente, pointue ?

Est-elle lente, lourde, brûlante ?

Est-elle froide, métallique, insensible ?

Est-elle affolée, agitée, dispersée ?

Mielleuse, gluante, collante ?

Ou s’élève-t-elle libre, précise, légère, joyeuse, paisible ? Médite. Ecoute inlassablement.

Veux-tu prendre ?

Veux-tu donner ?

Veux-tu briller dans le monde ?

Veux-tu la guerre ou la paix ?

Veux-tu dominer ?

Veux-tu vaincre ?

As-tu envie de frapper ?

Veux-tu faire plaisir ?

Es-tu animé du souci des autres ?

Contemple ton visage dans le miroir de tes intentions.


     Chaque élément du décor de nos vies, comme l’ensemble de ce qui peuple le monde humain, institutions, techniques, œuvres de l’esprit, tout ce qui nous entoure matérialise des intentions.

Chaque intention, chaque pensée, chaque parole, chaque acte humain se répercute à l’infini, tourne et revient sans cesse sous de nouvelles formes au sein d’un immense système de causes et d’effets qui s’étend à une hiérarchie insondable de mondes célestes et terrestres, passés, présents et à venir. Ce sont les intentions, avant même les pensées, les intentions les plus secrètes, les plus cachées, les plus inconscientes, les plus imperceptibles qui entraînent le plus d’effets. Les bonnes intentions déclenchent un afflux d’amour dans le monde, les autres provoquent un accroissement de souffrance chez tous les êtres. C’est pourquoi il importe tant de parvenir à la connaissance et à la possession de soi.


***

      Nous sommes intégralement les auteurs de tout ce qui nous arrive. Les événements de notre vie, toutes les facettes de notre monde extérieur, sont des projections de notre monde intérieur. En vérité, il n’y a qu’un seul monde, dedans et dehors confondu. Nous produisons continuellement ce monde unique, non seulement en interprétant nos perceptions et les situations dans lesquelles nous sommes plongés, mais de manière beaucoup plus effective, en appelant notre destin, en sécrétant continuellement les gens, les lieux, les événements. Nous ne les avons sans doute pas provoqués consciemment et délibérément mais notre être profond les a fait émerger : ils ont été appelés par le murmure innombrable de nos intentions.

 

La sagesse qui marche derrière

     Nous souffrons parce que nous sommes sensibles.

L’irritabilité est le propre de tous les êtres sensibles. Pour ne plus souffrir, nous devrions être engourdis, anesthésiés, morts-vivants. Une attention soutenue et bien exercée à nos sensations physiques et à nos états d’esprit nous convainc bientôt que notre souffrance est constante.

Ou bien nous sommes la proie d’un malaise physique ou mental.

Ou bien, parfaitement satisfaits, nous jouissons d’une sensation de bien-être. Mais la peur de sa dissolution mine secrètement cette agréable sensation. Et plus nous obtenons satisfaction, plus nous nous habituons au plaisir, plus nous en sommes dépendants et plus cette addiction entraîne de soucis, de craintes, de souffrances sans nombres.

Nous sommes tous des drogués à notre manière.

C’est précisément à cause du caractère permanent de la souffrance (quoiqu’elle se présente sous des visages et des intensités fort variées) que nous avons tant de mal à vivre dans l’instant : en étant pleinement présents, nous coïnciderions avec notre souffrance, avec la souffrance de tous les êtres sensibles. Nous fuyons la souffrance présente, nous courons après les supposés plaisirs à venir, nous nous absentons perpétuellement. Nous croyons éviter la souffrance en nous insensibilisant de mille manières. Pourtant, nous ne pourrions la maîtriser qu’en l’étudiant et nous ne pouvons l’étudier qu’en revenant à notre sensibilité fondamentale.


***

     On n’entreprend pas le chemin spirituel pour supprimer la souffrance, pour devenir invulnérable. On ne trouvera pas au bout du voyage une sorte de bonheur mièvre et paradisiaque, la vie transformée en parc d’attraction, une béatitude de dessin animé. On emprunte le sentier pour vivre dans la vérité de sa vie, pour se rendre présent au monde, pour être . On s’engage sur le chemin avec la résolution de devenir sensible, humain, compatissant.

Plus nous ouvrons notre cœur, plus nous sentons la souffrance (la nôtre et celle des autres : c’est la même) et moins nous alimentons les mécanismes qui la nourrissent.


***

     Si les bourreaux étaient sensibles, ils ne pourraient commettre leurs crimes. L’insensibilité engendre tout ce qui nous horrifie dans l’espèce humaine.


***

     En dirigeant le faisceau de notre attention vers le monde intérieur, nous découvrons l’univers immense de la sensibilité. Nous faisons connaissance avec cette énorme masse à vif, ultrasensible, irritable et douce qu’est le cœur. La peur de souffrir, l’espoir du plaisir, les pensées de l’ego avaient formé la compacte carapace discursive qui recouvrait cette chair écorchée. Mais sous le cuir de l’ego, nous dénudons le trésor qui était là depuis toujours, l’exquise délicatesse de l’âme, l’intelligence du cœur, plus fine et plus précise que tous les concepts imaginables.

       Ne regarde pas ce que tu vois. Sens ce que ta vision fait à ton cœur.

Les concepts nous séparent de l’instant, du flux impermanent des sensations. Les concepts sont construits sur la peur de souffrir. Nous détachant de notre expérience, ils nous égarent. Etant motivés par la crainte, ils sont illusoires. Comme ils sont illusoires, ils engendrent la souffrance.

Pour reconnaître l’avidité et l’agression, en soi comme chez les autres, il faut cesser de penser et commencer à sentir.


***

     Voici les deux sagesses. Celle qui marche devant, la conscience triomphante, la lumière qui éclaire tout, impitoyablement, l’intelligence discriminante qui fait voler en éclat les moindres prétentions de l’ego. Et la sagesse qui marche derrière, celle qui croît lentement avec le développement de l’âme, la sensibilité, l’intuition, le toucher compatissant du cœur, la sagesse qui fleurit sur le cadavre en décomposition de l’ego, quand nous n’avons plus peur de la souffrance, quand les mille détails de la douleur deviennent nos meilleurs informateurs, quand notre soif de plaisir et de sécurité a cessé de voiler la beauté, la profondeur, l’immensité et la subtilité infinie de l’âme.


***

     Le cœur tendre, ou la vulnérabilité, forme le noyau de la générosité, de la compassion, de l’éveil, de la sainteté. C’est aussi la vraie source de l’intelligence. Tous les êtres la possèdent, mais tous ne savent pas que le plus précieux des joyaux se présente de manière aussi simple.

Dans la tradition chrétienne, il est dit que ceux qui ont le pouvoir de sentir complètement leur souffrance et celle des autres - de la sentir à en pleurer - ont le « don des larmes ». Seuls de grands saints et de grandes saintes ont eu ce « don des larmes », aussi merveilleux que la grâce du sourire.

Le fond de la sagesse, l’intelligence du cœur, la grande sensibilité, cela n’est finalement rien d’autre que notre propre vulnérabilité, très humble et très ordinaire, mais qui peut briller plus fort que mille soleils si nous décidons de l’écouter et de l’honorer.


Sentir

     Une vague déferle. Elle est creusée de vaguelettes elles-mêmes ridées de micro-vagues. Elle explose en myriades de gouttes ondulées qui reflètent une fraction de seconde, et chacune sous un angle différent, l’écroulement de la vague. La vague est elle-même une ondelette de l’immense vague de la tempête qui en contient des milliards. Vagues de vagues dans les vagues. Vagues de formes vivantes, vagues de peuples et de gens, vagues d’émotions et de pensées. Foisonnement du monde, magie des phénomènes, à chaque seconde. Même les pensées sont magiques. Même les émotions se lèvent, se brisent, se dispersent en se reflétant, puis renaissent inlassablement, identiques et différentes. Contemple les émotions, tristes ou joyeuses, comme tu contemples la mer, comme tu sens le vent. Les pensées ne deviennent des poisons que si nous leur obéissons au lieu de les goûter.


     Vivre ses émotions, cela signifierait goûter très clairement, très lucidement et dans le moindre détail tous les événements de notre expérience comme des vagues transitoires dans le courant de l’existence, sans croire une seconde à la réalité des objets qui sont censés susciter ces émotions ni à celle du sujet qui est censé les éprouver. Face à ces myriades d’événements mentaux, nous pouvons figer des choses, des gens, des significations, des valeurs, un moi, et nous raidir dans la souffrance. Mais nous pouvons aussi, pourvu que nous suivions l’entraînement approprié, nous abandonner lucidement au flux, à la variété des énergies, au caractère climatique et changeant de l’expérience.


***

     Sens la texture, la qualité, l’intensité de tes émotions plutôt que de croire ce qu’elles te représentent. L’émotion est parfaitement réelle. C’est le lien de l’émotion à ses objets qui est illusoire. Tu es effectivement avide, mais tu n’as pas vraiment besoin de la cible particulière de ton désir. Tu es certainement irrité, mais l’objet de ton irritation n’est pas sa cause. Quand tu sens l’émotion, tu es présent. Quand tu crois ce qu’elle te représente, tu es pris au piège de l’illusion, tu rêves, tu es absent.

De même que tu peux sentir la souffrance comme une énergie au lieu de la fuir, tu peux percevoir tout ce qui entre dans ton monde comme une qualité d’énergie plutôt que comme un objet à s’approprier, repousser ou ignorer. Il n’y a ni bien ni mal, ni beau ni laid. Chaque être, chaque événement intérieur ou extérieur est une longueur d’onde, une fréquence, une couleur du spectre.


***

     J’ai confondu trop souvent le refoulement avec la maîtrise de soi.

Quand la souffrance monte, sens-là monter. Quand la peine vient, laisse-là venir.

Sens tes émotions ici, maintenant, au présent, ne les refoule pas, ne tente pas d’y échapper, ne passe pas non plus à l’acte automatiquement, ce qui serait encore une tentative pour y échapper.

Sens complètement l’émotion. Reste en elle. Ne la fuis pas dans la pensée (Ne te demande pas pourquoi ça fait mal, d’où est-ce que cela vient, qu’est-ce qui fait mal exactement, comment cela pourrait cesser, etc.). Ne la fuis pas dans l’action. (La plupart des actes stupides sont accomplis pour fuir une émotion désagréable : agresser pour éviter de sentir la colère, prendre pour fuir l’avidité ou le sentiment de manque, s’étourdir pour oublier la peine, etc.)


***

     Je croise un chien dans la rue. Habituellement, j’ai peur des chiens.

Mais au lieu d’être saisi par la peur, de croire ma pensée de peur et de lui donner réalité, je peux reconnaître la peur comme une pensée. Plutôt que d’être captif de la peur, je l’observe et la goûte. J’imagine que le chien va venir me renifler les mollets, puis me mordre. Je ressens la peur comme une émotion riche et intéressante alors que j’aurais pu souffrir d’une peur qui veut toujours se faire passer pour « objective », « réelle ».

Si nous observons attentivement nos émotions au lieu de leur faire crédit, elles perdent leur pouvoir sur nous. Elles ne nous font plus peur (même la peur ne nous fait plus peur) et nous pouvons les accueillir sans les juger ni les refouler. Comme nous cessons de nous identifier à des émotions ou à des pensées que nous jugeons, nous cessons de nous juger. Puisque nous cessons de nous juger, il devient plus facile de ne plus juger les autres, de les comprendre et d’avoir envers eux une attitude amicale. Nous sommes libres pour la perception de la beauté du monde et du plaisir d’être. Nous pouvons goûter toutes les textures de l’existence. Y compris la peur.


***

     Sens tes émotions positives. Sans les forcer, laisse leur l’espace pour émerger, ici et maintenant, à propos de presque rien. Une bouffée d’air frais, la rencontre d’un ami, le choc d’un paysage, l’éclosion d’une idée, une gorgée de vin, le simple fait de vivre et de respirer. Cela ne veut pas dire que tu dois te voiler la face devant le mauvais ou le médiocre de l’existence, mais que tu peux goûter ce qu’il y a de bon dans chaque situation. Et il y a toujours quelque chose de bon.

Ne fuis pas les émotions positives, l’amour, la joie, la douceur, la reconnaissance, parce qu’elles sont le sel de la vie, le bonheur. Laisse-les monter, laisse-les s’épanouir, goûtes-les. Bien souvent, plutôt que de les vivre au présent, tu t’en souviens au passé, tu les escomptes dans l’avenir, tu les esquives dans la course, tu les escamotes dans la précipitation, tu les noies dans d’infinies préparations, tu les négliges dans la distraction, puis tu regrettes, plus tard, de n’avoir pas saisi l’occasion de les éprouver pleinement. Et c’est ainsi que tu passes à côté de la vie.

 

L’émotion, toucher de l’âme

     Sens tes émotions négatives, parce qu’elles sont les signaux qui te permettent de te protéger et de diriger ta vie. Pour prendre une analogie dans la sphère du corps, si tu ne sentais pas la douleur, si tu passais ton temps à t’anesthésier, tu risquerais de te brûler, de te couper, de finir terriblement estropié. Or c’est précisément ce qui t’arrive couramment dans la sphère de l’âme. Tu es gravement malade parce que tu passes ton temps à fuir, à nier, à éviter la douleur de toutes les manières possibles. Si tu veux que ton âme reste entière, tu dois te rééduquer à sentir : « Là, ça fait mal ! Je me sens... humilié, frustré, j’ai peur, je suis en colère, je suis triste, j’ai de la peine, je suis plein d’envie, je déteste, etc. »

     N’essaye pas de comprendre tes émotions. Contente-toi pour l’instant de les reconnaître et de goûter pleinement la manière dont elles prennent corps : gorge serrée, crispation de la nuque, douleur dans la poitrine, dans le ventre, sensation d’oppression, nausée, mal de tête, battements de cœur, rougeur, pâleur, fatigue, abattement. La liste n’est pas close. Tu peux aussi leur donner un nom : c’est de la peur, de la frustration, de la tristesse, de la haine, de la culpabilité, de l’envie, etc.

Ce n’est qu’une fois la sensation reconnue, goûtée, sentie, observée, étudiée dans ses manifestations physiques, sans que la pensée ne s’échappe de l’ici et du maintenant de la sensation, ce n’est qu’une fois ce travail accompli que tu peux la laisser partir. Alors, alors seulement, l’émotion a rempli sa fonction de messagère. Les émotions, ni les discours dont on t’abreuve, ni ceux que tu te tiens, tes émotions, dis-je, sont tes meilleurs informateurs sur ta vie, sur le monde qui t’entoure, sur ce que tu dois faire et surtout éviter de faire.

Sois très attentifs aux émotions que suscitent en toi les gens qui t’entourent. Que cela t’aide à choisir tes relations, tes amis, tes amours.


***

     Alors que tu fuis naturellement la douleur physique (qui laisse longtemps sa main au dessus d’une flamme ?), tu te brûles toi-même sans fin avec des pensées qui te torturent. Sais-tu dans quel état se trouve ton âme ? Pas tant que tu n’auras pas acquis et entraîné patiemment ta sensibilité aux émotions, ta présence attentive à la souffrance. On ne fuit pas naturellement la douleur morale, cela s’apprend.

Apprends à reconnaître tes pentes intimes, tes attracteurs fatals, tes réflexes maléfiques, tes parties mortes, tes zones anesthésiées. Puis commence à te rééduquer.

Personne ne peut le faire à ta place.

Personne ne peut sentir pour toi.


***

     L’émotion est notre interface avec le monde. Si notre âme avait une peau, son toucher serait l’émotion.


***

     L’armure que tu as ajustée à ton âme pour la protéger des coups ne laisse pas non plus passer les caresses.

Nos blessures sont nos plus grandes richesses. Elles maintiennent ouvert le chemin qui mène au cœur.

Quand tu gèles ton cœur pour qu’il ne sente pas la souffrance, il meurt aussi pour la joie. Ne deviens pas un mort-vivant !

L’insensibilité à la souffrance entraîne la mort de l’âme.


***

     Dès que nous ne vivons plus nos émotions, nous commençons à les projeter, à nous leurrer, à nous perdre dans la confusion.

Dès que nous fuyons ou nions la souffrance, dès que nous abdiquons notre lucidité, dès que nous nous anesthésions, le diable pointe le bout de sa queue.

Les damnés ne brûlent en enfer que parce que leurs âmes ne sentent plus rien.

 

 

 

Le feu libérateur (2) :

Le chapitre du coeur


En adoptant un comportement plus doux, tu adoucis le monde.

Comme tout commence par l’état de ton esprit,

entraînes-toi à la douceur dans tes pensées.

En suivant le fil de la douceur, tu finiras par trouver l’amour.

 

Par Pierre Lévy


     Quand on n’a jamais connu l’amour, il est très difficile de distinguer l’amour de la dépendance.

L’amour qui fait mal n’a de l’amour que le nom. Soit présent ! Sens !

L’amour ne promet pas. L’amour ne fait pas attendre. L’amour ne souffle pas le chaud et le froid. L’amour est bon tout de suite, tout le temps.

L’amour est strictement étranger aux rapports de force, à l’exercice du pouvoir, à la poursuite de l’intérêt.

Veux-tu distinguer l’amour de sa caricature ? L’amour est libérateur, aussi bien pour celui qui aime que pour celui qui est aimé. S’agit-il d’un subtil asservissement, d’un gonflement de l’ego, d’un alourdissement du fardeau de vivre ? Y a-t-il une facture à payer ? Alors ce n’est pas de l’amour.

Aimer sans être aimé, c’est choisir de ne pas s’aimer, faire entrer le non-amour dans sa vie. Aimer quelqu’un qui vous fait du mal revient, sans détour, à se faire du mal.

Plus on est en rapport avec l’autre, plus on est en rapport avec soi. Sinon, ce n’est pas de l’amour mais de l’aliénation, de la dépendance, du renvoi d’ascenseur entre ego.

Aimer ne veut pas dire être gentil, offrir des cadeaux, faire ce que l’autre demande, imiter l’amour, vouloir se refléter dans l’autre, s’accrocher à quelqu’un qui nourrit notre ego, vouloir sauver l’autre, etc. C’est l’amour plein, le cœur brûlant, et lui seul, qui est la source de toute connaissance.

Quel extraordinaire sentiment d’aimer et d’être aimé ! D’être en contact, d’âme à âme avec quelqu’un ! De ne plus être seul ! Avoir cette expérience permet de se rencontrer et de s’aimer soi même. Avoir cette expérience avec soi-même permet de rencontrer l’autre sur cette base.

Les enfants jouent. Les enfants vivent dans l’instant. Les enfants participent à la danse cosmique. Les enfants aiment sans contrepartie. Les amoureux sont des enfants.


***

     Quelle que soit la relation où tu t’engages, que ton seul motif soit l’amour.


***

     Tu ne peux savoir qui tu es que si tu as été aimé.

Que signifie « avoir été aimé ? » Cela veut dire que tes parents et tes proches se sont adressés à toi en tant qu’âme. Cela veut dire que tu as été initié à la danse cosmique. Cela signifie que tu as été aimé inconditionnellement (il n’y a pas d’autre manière d’aimer). Cela signifie que ton affection spontanée pour tes proches n’a pas été utilisée pour nourrir leur ego, porter leur narcissisme, ou leur peur, ou leur culpabilité, ou leur douleur, etc. En un mot, a-t-on donné à l’enfant que tu étais l’espace nécessaire pour qu’il identifie la lumière de son âme ? Ou bien tes parents t’ont-ils dressé à entretenir un ego complémentaire du leur ?

Si tu estimes ne pas avoir été aimé, il est inutile de nourrir sans fin des accusations, des reproches et du ressentiment. Le seul remède, le remède souverain est de t’aimer toi-même.

Au lieu de te condamner, donne de tes pensées, de tes intentions, de tes actes, la meilleure interprétation. Sens l’amour qui imprègne tous les aspects de ta subjectivité. Cesse de te haïr. Tu es bon. Cesse de te juger. Tu es innocent.

    Aime-toi tel que tu es. Aime-toi immédiatement.

Si tu ne t’aimes pas, comment peux-tu demander aux autres de t’aimer ? Peux-tu leur demander d’aimer quelqu’un que tu n’aimes pas ? Aucune personne sensée ne pourrait te suivre. Tu n’attirerais que des fous...

Dès que Tu t’aimes, tu as beaucoup moins « besoin » de l’amour des autres, car désormais tu es aimé(e)s ! T’aimant, étant aimé(e), tu ne te jetteras plus dans les bras de n’importe qui pour fuir ta solitude. Puisque tu t’aimes, tu sais à quel point tu es précieux (euse), et tu veux ton bien. C’est alors seulement que tu pourras choisir, choisir vraiment, choisir quelqu’un que tu aimes et qui t’aime.

Qui ne s’aime pas utilise les autres pour combler ses déficits, il cherche un ego complémentaire du sien.


     On ne peut aimer véritablement les autres que si l’on s’aime soi-même.

S’aimer, s’aimer vraiment, non pas abstraitement, en général, parce qu’il le faut, mais s’aimer d’amour, tel que l’on est, avec les détails de son corps et de son caractère, non d’un attachement narcissique, mais d’un amour de l’âme et qui s’adresse à l’étincelle. S’aimer n’est pas demander à son miroir si l’on est la plus belle, cela n’est pas aimer, aimer avec son cœur. Regarder son image revient à vivre dans la terreur de l’échec. L’amour ne veut pas que tu correspondes à un idéal, l’amour n’est pas orgueilleux, ne méprise pas les autres, l’amour est très simple : l’amour ne veut pas que tu souffres.

Quand tu réalises que tu te bats toujours contre toi-même, que c’est toi que tu n’aimes pas quand tu détestes l’autre, alors aies pour toi-même de la compassion. Sens la souffrance qui se cache derrière ta colère, ta revendication, ton ressentiment. Sens le manque d’amour. Et cet amour qui manque tant, donnes-le. Comprends-toi, pardonne-toi, aimes-toi. Puis donnes aussi cet amour à l’autre. Celui ou celle qui est précisément en face de toi. Aimes ton prochain comme toi-même.

« Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » On n’a pas toujours compris le sens de cette formule, à savoir : tu aimeras ton prochain dans l’exacte mesure où tu t’aimes toi-même. Comme toi-même. Ce n’est pas une injonction autoritaire : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ! » . C’est l’énoncé d’un rapport immuable, d’une relation quasi mathématique entre l’amour de soi et l’amour du prochain : tu n’aimeras jamais ton prochain que comme tu t’aimes toi-même. Si tu t’aimes mal, tu l’aimeras mal. Plus tu seras capable de t’aimer, plus tu seras heureux, et mieux tu pourras aimer ton prochain. Tu es le plus proche de tous tes prochains.

L’observation microscopique de nos pensées révèle que nous portons constamment, quoique presque inconsciemment, un jugement négatif sur nous-mêmes, nos actions, nos paroles et nos pensées. Il est difficile de cesser de se juger, il est difficile de cesser de souffrir, il est difficile de s’aimer parce que le dénigrement de soi est un réflexe intime de notre esprit. L’amour réclame un déconditionnement énergique, intensif et prolongé. Nous devons même abandonner l’idée qu’il nous est difficile d’aimer.


***

     L’ego veut étendre l’ego partout. La souffrance engendre la souffrance. L’amour réveille l’amour. L’amour seul comprend l’amour et révèle l’amour à lui-même. L’amour aime les êtres comme ils sont.


***

     Les moralistes ont beau jeu de souligner que l’amour-propre forme le motif quasi exclusif de nos pensées, de nos paroles et de nos actes. Mais ils oublient de signaler que ce moi, objet de notre amour, peut se présenter sous deux visages, forts différents. Le premier moi est séparé du monde, menteur, séducteur, agressif, narcissique, jaloux, avide, effrayé ou honteux. Le second moi, plus vaste et plus vrai, enveloppe le monde. On peut choisir son amour-propre.


***

     La Terre supporte tout ce qui vit, le soleil éclaire sans distinction l’infinie variété des êtres. Quand tu te seras réconcilié avec toi-même, tu te seras réconcilié avec chacun. Tout ce que tu hais dans le monde est ce que tu ne peux supporter en toi-même. Quand tu te seras réconcilié avec ton propre ego, ta propre souffrance, ta propre insensibilité, tu pourras aimer le monde d’un amour universel.


Aimes-toi, le Ciel t’aimera.

 

     Tu as peur d’être seul alors que tu es toujours avec le divin. Tu crains la solitude alors que tu pourrais être ton meilleur ami. Ces deux phrases ont exactement le même sens.

Notre bonheur ne dépend que de nous puisqu’être heureux c’est s’aimer soi-même.

S’aimer soi-même, d’accord, mais qui « soi » ? On ne peut pas s’aimer si l’on ne se connaît pas ! Or, on ne peut se connaître que si l’on s’aime.

Se connaître consiste à distinguer le soi (la lumière de l’instant qui enveloppe le monde) de l’ego (l’image qui couvre les mécanismes de la souffrance et qui se fait passer pour nous).

Dès que nous nous connaissons comme étincelle du feu divin, nous nous aimons. On ne peut pas se connaître sans s’aimer.

L’amour est le soleil des âmes.


     Aimer l’autre c’est reconnaître et vouloir que le monde de l’autre soit beau. Or tous les mondes s’impliquent réciproquement. Comme nous sommes le monde, aimer consiste à vivre uniquement de la vie de l’âme. Il revient au même de ne pas nous agresser et de ne pas agresser l’autre : il s’agit toujours de notre monde. Lorsque nous réalisons l’unité de l’âme et du tout au présent, nous ne pouvons pas ne pas aimer.


***

     Il est impossible de comprendre quoique ce soit sans comprendre sa beauté propre.


***

     S’il n’y a pas de distinction entre soi et le monde, haïr quelqu’un revient à se haïr soi-même. L’être éveillé aime absolument tout le monde parce qu’il est en paix avec soi, avec l’instant, parce que tout est bien exactement comme c’est, parce qu’il n’espère rien de plus ou de mieux, parce qu’il ne compare pas celui qu’il rencontre à ce qu’il devrait être. Son amour et sa compassion rayonnent absolument sur chacun parce qu’il n’y a pas de « personnes » mais seulement l’instant. Il sent la beauté de l’instant. Il est l’instant. Il n’y a pas d’effort à faire pour aimer les êtres.


***

     La suprême connaissance, celle qui ouvre à la connaissance que la vie a un sens, est l’expérience de l’amour, de la tendresse et de la compassion inconditionnelle.

Une âme sauvée (aimée, aimante, rayonnante) représente la possibilité d’éveiller d’autres âmes. Cette chaîne de l’amour, cette propagation de la douceur entre les êtres est la seule véritable religion.

Honore en chaque être l’amour qui te fait naître continuellement.


***

     L’amour est la connaissance parce que sans aimer ni être aimé il n’y a aucune manière d’orienter sa vie. L’amour est le pôle magnétique et la boussole. Qui n’en dispose pas se trouve absolument perdu. L’expérience de l’amour est la lumière et la vue. Qui en est privé vit dans les ténèbres. L’amour est la source, le centre, le point d’appui absolu de toute connaissance, la référence ultime.

Savoir, au sens le plus fondamental, c’est avoir expérimenté, rencontré, connaître le goût et la texture de l’amour.

On ne connaît que si l’on aime.

L’amour se sent, comme la lumière.

Aimer et connaître sont exactement la même dilatation de la lumière.

 

 

Janvier 2001

Pierre Lévy

Philosophe à l’Université du Québec à Trois Rivières

 


Le feu libérateur (3) :

Le chapitre de la présence


On n’a jamais qu’une seule pensée à la fois. La comparaison de deux pensées, le jugement d’une pensée, le souvenir d’une pensée est encore une autre pensée.

 

 

Par Pierre Lévy

 

La pensée et l’instant

 

     Ni les pensées, ni les émotions ne représentent quoique ce soit. Elles sont.


***

     Passé et futur n’existent jamais que pour des pensées actuelles. Croire au futur et au passé (ceux que tes pensées produisent : il n’y en a pas d’autres) revient encore à être le jouet de tes pensées. Sois attentif à la qualité de tes pensées maintenant. L’instant seul existe et la qualité de ta vie est celle du présent.


***

     On n’a jamais qu’une seule pensée à la fois. La comparaison de deux pensées, le jugement d’une pensée, le souvenir d’une pensée est encore une autre pensée. Au moment où elle nous tient, chaque pensée nous semble la pensée la plus importante, la plus urgente. Mais cette pensée cède la place à une autre. Si bien qu’en réalité, aucune pensée n’est importante.

Les pensées qui nous semblent « importantes » et les sentiments qui nous paraissent « très vifs » à tel instant passent au second plan ou sont oubliées l’instant suivant. Observer ce processus incessant d’apparition et de disparition, d’entrée en scène et de retour à l’ombre, devrait nous aider à ne pas croire à l’importance de quoi que ce soit et à réaliser que notre esprit construit et détruit l’importance continuellement.


***

     Rien n’est absolument bon, même la meilleure pensée : elle pourrait nous faire perdre l’instant.


***

     La plupart de nos « pensées » relèvent de l’automatisme mental. La véritable pensée, la pensée noble, est perception directe, contemplation, présence, création, action sur soi, engagement profond, transformation de l’être. La pensée noble n’est jamais un jugement. On sait qu’on a vraiment pensé quand on perçoit autrement, quand un espace s’est ouvert.

Les seules pensées heureuses sont les pensées vraies. Je ne parle pas seulement des vérités « objectives », « universelles », « scientifiques », mais d’abord des vérités existentielles, émotionnelles, de la vérité des situations. Les pensées vraies ne sont ni des dérobades, ni des faux-fuyants. Elles regardent notre vie en face, ici et maintenant. Les pensées vraies sont des perceptions.


***

     La majorité de nos pensées tisse un voile qui nous sépare du monde et de nous-mêmes. Elles détournent notre attention de se qui se passe ici et maintenant. Elles nous empêchent de sentir. Nous voulons échapper à l’expérience directe du grand flux parce que cela nous ferait renoncer à la solidité illusoire de notre moi et du monde « extérieur ». Pourtant, derrière le brouillard des pensées, des concepts, des préjugés et de toutes les formes de bavardage mental brille la lumière de l’éveil.


***

     Pour s’orienter dans l’existence, il faut avoir du discernement. Pour acquérir du discernement, nous devons apprendre à regarder les choses telles qu’elles sont. Pour voir les choses telles qu’elles sont, il faut cesser de projeter ses états mentaux sur le monde. Pour cesser de projeter, nous devons nous connaître. Pour se connaître, il faut devenir son ami. Afin de devenir notre propre ami, efforçons-nous d’accueillir avec douceur toutes nos pensées. Pour accepter toutes ses pensées, il faut cesser de distinguer entre les bonnes et les mauvaises. Si l’on veut sincèrement cesser de distinguer entre les bonnes et les mauvaises pensées, il est conseillé de pratiquer la méditation avec constance et discipline. Pour méditer, il faut distinguer sans juger entre la pleine conscience de l’instant et la fuite dans les pensées. A ce stade, le problème de s’orienter dans la vie ne se pose plus. Nous demeurons depuis toujours dans le cœur de l’existence.


Misère de l’homme

 

     « Nous ne nous tenons jamais au temps présent. Nous anticipons l’avenir comme trop lent à venir, comme pour hâter son cours ; ou nous rappelons le passé, pour l’arrêter comme trop prompt : si imprudents que nous errons dans les temps qui ne sont pas nôtres, et ne pensons point au seul qui nous appartient ; et si vains, que nous songeons à ceux qui ne sont rien et échappons sans réflexion le seul qui subsiste. C’est que le présent, d’ordinaire, nous blesse. Nous le cachons à notre vue, parce qu’il nous afflige ; et s’il nous est agréable, nous regrettons de le voir échapper. Nous tâchons de le soutenir par l’avenir, et pensons à disposer les choses qui ne sont pas en notre puissance, pour un temps où nous n’avons aucune assurance d’arriver. Que chacun examine ses pensées. il les trouvera toutes occupées au passé ou à l’avenir. Nous ne pensons presque point au présent ; et si nous y pensons ce n’est que pour en prendre la lumière pour disposer de l’avenir. Le présent n’est jamais notre fin : le passé et le présent sont nos moyens ; le seul avenir est notre fin. Ainsi, nous ne vivons jamais, mais nous espérons de vivre ; et nous disposant toujours à être heureux, il est inévitable que nous ne le soyons jamais. » Pascal.


L’instant

 

     Tu es l’instant et tu n’es rien d’autre.


***

    « Sois heureux un instant. Cet instant, c’est ta vie »

Omar Khayyam.


***

     La racine de toutes les souffrances est l’incapacité où nous sommes de vivre dans le présent, seconde après seconde, et de nous émerveiller de respirer, de sentir, de penser, d’être en relation avec d’autres êtres sensibles.

Etre présent implique une adhésion intégrale aux sensations et à l’expérience. Il faudrait pour cela que les pensées cessent d’occuper notre esprit, ou tout au moins que nous voyions un peu à travers.

L’esprit présent, comme s’il était une membrane très fine, très souple et transparente, adhère à tous les détails de son champ visuel, de son champ auditif, tactile, olfactif, proprioceptif et affectif sans jamais se perdre ou se dédoubler dans la pensée qui le fait décoller de ses sensations, sans s’absenter du flux d’expérience, sans l’interpréter ou le conceptualiser. Etre présent, c’est devenir son flux d’expérience.


***

     En cessant de m’absenter dans mes pensées, je sens ma propre présence envelopper la présence de tout ce qui constitue mon monde. Du même mouvement de revenir au présent, je me rends sensible à moi et au monde, c’est-à-dire au même instant.

Que ton âme soit présente à la danse cosmique, aux autres âmes, à elle-même. C’est tout un.


***

     Aucun bien n’est supérieur à la joie d’exister ici et maintenant.

Aucun bien n’est préférable au bonheur de la personne qui nous fait face, ici et maintenant.

Le Bien n’est pas la source de la joie, il est la Joie.

Le Bien se trouve dans la fragile, évanescente, qualité de l’instant.


***

     Tu es pour la joie, pour le bonheur ? Tu es pour l’amour, pour la paix ? Unis ta vie à tes idées et tes idées à ta vie, concrètement, à chaque seconde, maintenant, ne repousse pas le moment. Car compte uniquement cette vie-ci. La vie immédiate est seule réelle. Sois l’amour, sois la paix, sois la joie. Maintenant. Tout le reste est hypocrisie.


***

     L’éveil suppose une libération de tous les concepts et catégorisations qui réifient et emprisonnent l’existence. Tout être qui possède une expérience directe de quoi que ce soit, et précisément dans la mesure où il la possède, est éveillé. Une personne inventive ou créative a forcément lâché prise sur les préconceptions instituées, que ce soit dans le domaine de la science, de l’art, de l’organisation, de la cuisine, de l’amour ou dans n’importe quel autre secteur de l’existence. Aller au-delà de l’institué, de l’habituel, du mécanique, pour expérimenter créer ou interpréter librement est une forme d’éveil partiel.

Une personnalité ordinaire équivaut à une certaine distribution, irrégulière et spécifique, de ses moments de présence, une spécialisation ou un filtrage singulier de son potentiel d’existence. L’être complètement éveillé, en revanche, existe ici, maintenant et vers tous les azimuts, sans spécialisation ni filtrage. Les personnes épinglées par leur ego, enfermés par leurs concepts, limités par leurs attachements n’ont aucune idée de la qualité et de la puissance de la présence éveillée, quoique le fond de leur être soit précisément cette présence.

Je ne veux pas seulement être présent mais « PRESENT ». Le mot doit être crié, hurlé, pour marquer l’intensité de la présence possible.

Protège ton esprit des poisons. Vis en pleine conscience. Sois heureux. Quand le poison arrive, lâche prise et reviens à la chanson des sens.

Surveille ton esprit : c’est là que se décide la qualité de l’instant.


***

     Chaque instant est sacré parce que c’est un instant de vie. Parce que la vie est cet instant. Et donc tout ce qui peuple l’instant est sacré, et tout ce qui a mené à cet instant, même la souffrance, même les causes de la souffrance.

 


 

Sources :   http://www.buddhaline.net/Le-feu-liberateur-1-tout-commence 

 

et wikistrike


Le commentaire de Dominique :

 

Des leçons d'Amour pour petits et grands... à méditer.

 

Ces textes du philosophe canadien Pierre LEVY sont inspirés de la philosophie boudhiste que j'étudie depuis une décennie.

Cette philosophie se rapproche et s'imbrique de mon expérience vécue de l'anthroposophie (Rudolf STEINER) découverte pendant ma pratique de l'agriculture biodynamique avant de partir autour du monde avec notre catamaran.

J'y ai appris que l'Amour émis par notre coeur représente une Force bien supérieure à celle de l'Univers. C'était "mon secret" et ma manière de "soigner" mes vignes et d'en élaborer un élixir durant mon expérience de 11 années dans  le métier de vigneron. C'est dailleurs dans les vignes que tu es né mon fils ! En effet, mes vins rouges étaient tous primés alors que mon expérience de vigneron était courte.

Par ailleurs, ma culture rosicrucienne a développé entre autre ma conviction sur le pouvoir de la pensée et de l'Amour sur notre corps et notre entourage.

La conclusion de scientifiques à la suite d'enregistrements fait par 2 satellites américains (article et vidéo du haut de page) lors de l'impact des tours du WTC de New York le 11 septembre 2001 est un élément déterminant qui en dit long sur l'impact de la conscience humaine perçue dans le magnétisme de notre Planète. Ce que d'autres appellent "l'égrégore".


L'expérience vécue de ma vie, c'est pour toi, mon fils, que j'ai reçu mission de te la transmettre.

Il s'agit encore d'un challenge de plus pour moi, car je sais que le syndrome dont tu es atteint, te permet seulement d'intellectualiser les états d'âme, de mépriser la sensibilité émotive des autres et te fait éprouver des difficultés à comprendre certaines émotions telles que l'Amour.

Ce sera vraiment le plus beau et le plus grand challenge de ma vie : t'apprendre l'Amour.

 

 


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Published by Dominique PRACHERSTORFER - dans 8 - Dis papa - c'est quoi ...
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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 20:18
   

  L'énergie libre. Ce que c'est ?

 

 

 

 

 

 

EnergieLibre-310x200

         Imagines un monde avec une énergie abondante, propre, peu coûteuse, les centrales nucléaires, de gaz, les puits de pétrole, les mines de charbon... ont été mises hors d'usages.

 

        Un type inhabituel de l'énergie rend tout cela possible. Elle ne vient pas du soleil, du vent, de la pluie ou des marées, ce n'est pas un combustible fossile ou nucléaire prit dans le sol ou par synthèse chimique.

 

"Encore quelques générations qui passent, et nos machines seront conduites par la force obtenue à n'importe quel point dans l'univers... C'est une simple question de temps et les hommes réussiront à connecter leurs machines aux rouages mêmes de la nature." - Nikola Tesla


         En effet, il a été démontré que le vide contient une énorme quantité d'énergie, proche du zéro absolu (le point zéro), une énergie utilisable en abondance :


L’énergie libre, ou énergie du vide (éther)


 

         C’est une source d’énergie renouvelable disponible gratuitement appelée aussi « énergie du point zéro ».

 

C’est l’énergie électromagnétique contenue dans la trame de l’Univers. Elle est présente dans l’espace et dans la matière.

 

L’énergie libre occupe tout le « vide » qui nous entoure.

 

L’énergie libre représente un paradoxe pour la science contemporaine : ou il existe dans l’univers une force gravitationnelle supérieure aux masses répertoriées, ou il y a une énergie invisible libre qui subirait l’effet d’une pression que l’on pourrait appeler cosmique.

 

La physique quantique tend aujourd’hui à démontrer que chaque mètre cube d’espace autour de nous contiendrait une quantité phénoménale de cette énergie.

 

À ce jour, toutes les techniques qui nous ont été rapportées pour la capter font appel à un principe de déséquilibre temporaire de la structure des ondes électromagnétiques, causant ainsi une transmutation matière/énergie et/ou transfert énergie/énergie...

 

     Les recherches révèlent que cette source d’énergie peut être partiellement convertie en énergie utilisable. Celle-ci serait illimitée et non polluante, et tout comme le vent et le soleil, son utilisation serait gratuite.

 Imaginez-vous que cela existe depuis 20 ans: en avez-vous déjà entendu parler ?


Non.

 

     Puisque au contraire tout est fait pour enterrer la question.

 Il existe beaucoup d’inventeurs indépendants qui ont construit des machines à énergie libre et dont les résultats ont été publiés au grand jour et vérifiés

 ( à qui nous allons rendre hommage ci-dessous ),

 mais comme la communauté scientifique ne comprend pas les principes théoriques sur lesquels reposent ces inventions, elle en ignore tout simplement l'existence. Ainsi, tout va bien.

Et le commun des mortels de se dire : si ça existait, on en aurait entendu parler. Posons alors la question : qui vous en aurait parlé ?


      Alors voilà :

 Les machines à énergie libre constituent certainement les preuves tangibles de l'existence d'une forme d'énergie totalement ignorée du monde des sciences. Ce sont des machines qui transforment une certaine forme d'énergie non répertoriée par la science moderne, en énergie mécanique bien tangible.

 

Ces machines produisent plus d'énergie qu'elles n'en consomment.

N'en déplaise à quelques physiciens, cela ne viole pas le sacro-saint principe de conservation de l'énergie car la machine ne crée pas quelque chose qui n'existait pas auparavant, mais elle transforme quelque chose que l'on ne sait pas détecter en quelque chose d'utilisable.


     La physique quantique nous a montré que beaucoup de lois physiques qui semblent figées et inflexibles sont en fait violées.

 

Par exemple on découvre que l'univers est constitué de plusieurs dimensions, les particules de matière existent simultanément à plusieurs endroits de l'univers et il est possible de téléporter de la matière à travers de la matière ou de l'information à travers l'univers instantanément…

 

Ainsi le vide de l'univers est rempli d'énergie quantique en des proportions astronomiques et toutes ces informations ne font que donner du crédit aux machines à énergie libre et leur existence réelle.

 

Si on arrive, en polarisant légèrement ce vide par des phénomènes encore mal expliqués mais basés sur l'électromagnétisme, à récupérer un peu de cette énergie, les machines qui en sont injectées fournissent plus d'énergie qu'elles n'en consomment, elles ne font que « pomper » l'énergie là où elle est ...et c'est la nature, présente partout, qui alimente l'énergie du vide.

 


       L'appareil de Tesla destiné à capter l'énergie radiante du milieu naturel est décrit dans les brevets US N°685.957 et 685.958.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, nous verrons dans cet article que les laboratoires du monde entier commence à exploiter cette fameuse énergie.

 

Certains éminents physiciens théoriques commencent à comprendre pourquoi et comment cela est possible.

 

Plusieurs entreprises en sont au stade d'un début de mise sur le marché de ces dispositifs viables qui produisent nettement plus d'énergie que ce qui est nécessaire pour les faire fonctionner...

http://www.onnouscachetout.com/themes/technologie/tesla2.php

 

     Depuis l'époque de Nikola Tesla, le public a généralement eu des difficultés à accéder à l'information sur ces transformations d'énergie.

Mais petit à petit ces appareils qui utilisent cette matière pour l'énergie sont maintenant acceptés dans les demandes de brevet, et sont d’ailleurs loin d’être considérés comme impossibles à réaliser par les cartels de l'énergie qui prennent très au sérieux la difficile tâche de désinformer à ce propos…

 

Et ces découvertes ne peuvent se faire qu’avec un effondrement des lois de la  physique telles que nous les connaissons depuis trois siècles.

 

La planète est dans une véritable impasse énergétique car les réserves de pétrole diminuent rapidement et nous allons tout droit vers des guerres du pétrole qui laisseront peu d’espoir à l’humanité compte tenu des milliers de têtes nucléaires qui seront inévitablement utilisées.

 

Nous n’avons pas d’autre espoir pour la survie de l’humanité que de développer de nouvelles technologies productrices d’énergie libre de façon à résoudre cette urgence énergétique, qui est aussi une urgence écologique, car la combustion des réserves fossiles de pétrole, charbon et de gaz, pollueront inexorablement la planète jusqu’à un point de non-retour.


      Mais le scepticisme scientifique combiné à des plaintes pour harcèlement par les inventeurs, (corruption/rachat de brevets, menaces allant jusqu’à la disparition ou la mort d’inventeurs dans des circonstances troublantes…) rend très difficile que des dispositifs à énergie libre puissent retenir l'attention du grand public ou qu’ils soient évalués pour une production commerciale et de distribution.

Pourtant une longue lignée d'inventeurs est apparue pour proposer de telles machines à  rendement surunitaire, l'expression surunitaire est la traduction du terme anglais overunity. Le mot désigne un système dont le niveau d'énergie augmente, sans aucune source externe définie, une idée que la science rejette depuis plus d'un siècle au moins.

 

     Les principales pierres d'achoppement ont été la pensée scientifique rigide concernant la violation des lois de conservation de l'énergie, et de puissants intérêts pétroliers de l'énergie opposés à ce que des machines à énergie libre soient sérieusement étudiées.

 

Malgré tout, une longue succession de ces moteurs à énergie libre ont été développés, et ces faits doivent être diffusés, en raison de leur importance et de leurs conséquences multiples.

 

Il s’agit en effet d’offrir à notre civilisation la possibilité d’utiliser une nouvelle source naturelle d’énergie inépuisable, et sans effets nuisible sur l’environnement :

 

     Déjà dans les années 1830,  Michel Faraday fit la démonstration que l’on pouvait générer une puissance électrique en faisant tourner un disque de cuivre adéquatement connecté dans un champ magnétique, sans qu’il n’y ait proportionnellement une puissance requise à l’axe du disque.

Mais d’où provient ce gain d’énergie ?

Hé bien c'est un nouveau chapitre de la physique qui s’est progressivement ouvert.

 

     Mais la plupart de ces travaux  n’ont pas pu être abordés comme ceux des chercheurs subventionnés par des organismes institutionnels, comme le CNRS, le CERN, etc...

Ces chercheurs là étant financés par des fonds publics, ont à rendre des comptes pour justifier de leurs ressources et des budgets alloués à leurs équipes chaque année. Mais les travaux entrepris sur l’énergie libre, la plupart du temps, n’ont à rendre de comptes à personne, les moyens expérimentaux et le coût des demandes de brevets sont souvent assumés par les chercheurs sans aucune intervention extérieure d’aucune sorte, la liberté est donc totale et les choix n’engagent qu’eux-mêmes.

 Et cette liste des inventeurs de moteurs électromagnétique à énergie libre, gratuite et non polluante, est une liste qui paraît longue mais qui est pourtant présentée de façon très succinte ci-dessous :


 Viktor Schauberger

      Les procédés par lesquels la Nature produit de l’énergie sont silencieux, mais ont intrinsèquement un rendement beaucoup plus élevé que nos technologies mécanistes, comme Viktor Schauberger (né le 30 juin 1885 et décédé le 25 septembre 1958) devait le prouver avec ses machines à implosion, d’une puissance prodigieuse.

Cette technologie n’émet pas de déchets, ne pollue pas, et ne provoque pas de réchauffement planétaire ou autres dégâts nuisibles aux fragiles écosystèmes terrestres. Il inventa maints générateurs qui fournissaient une puissance de sortie largement supérieure à celle qu’ils absorbaient (puissance d’entrée), des moyens de propulsion pour avions, sous-marins et voitures, différents appareils destinés aux habitations, produisant de l’énergie, du froid ou de la chaleur, et d’autres, remarquables, qui transformaient une eau polluée en eau de source de haute qualité. Hélas, les prototypes en état de marche furent détruits à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, et on ne dispose pas de tout leurs plans détaillés.

http://www.econologie.info/share/partager/Viktor_Schauberger_Living_Energies.pdf


 William Baumgartner

       Du Nouveau Mexique a construit un générateur à implosion basé sur les travaux de Viktor Schauberger. Les premiers tests de sa turbine à eau montrèrent une surunité : plus d’énergie à la sortie qu’à l’entrée. Baumgartner pense que ce surplus d’énergie provient de l’énergie libre.


 Leroy-Hatem

      En mai 1945, après 20 années de recherche, le chercheur et inventeur français Leroy-Hatem a découvert la dualité des énergies magnétiques, il a mis en pratique ses théories en élaborant des mécanismes qui fonctionnent selon les principes qu’il énonce :

- Galaxie magnétique

- Planétarium magnétique avec mouvement orbital

- Tracteur magnétique , etc…

Il est également à l’origine d’un système qui dénonce les erreurs de certains principes erronés (Newton, Bohr). Selon de trop nombreux scientifiques, la science est tellement parfaite que la remettre en cause en serait presque blasphématoire.

La science ne devrait pourtant-t-elle pas être en perpétuelle évolution. Ne devrait-t-elle pas s’adapter aux faits et aux nouvelles découvertes ?


 Walter Russell

      Russell était un artiste, musicien, philosophe et auteur adulé. L’Académie des Sciences américaine le récompensa d’un doctorat honoris causa. Il avait découvert en 1927 des méthodes permettant de produire de l’hydrogène à bon marché. En 1990, Ron Kovac, chercheur en chimie, Toby Grotz, ingénieur en électricité, et Tim Binder, médecin naturopathe ont reproduit les découvertes de Walter Russell. Russell a aussi construit un appareil qu’il a nommé Générateur Optique à Dynamo-Russell, qui captait l’énergie libre. Toby Grotz a entrepris des recherches pour retrouver les plans originaux de cet appareil, et le 10 septembre 1961, cet appareil était opérationnel.


 Tony Tyson

      Directeur de la recherche en cosmologie sur la matière noire et l'énergie du vide (la matière noire constituant 90% de la masse de l'univers).

Dans le domaine de l’astrophysique, en cartographiant le ciel avec des télescopes, on s’est aperçu qu’à peine 1% de la masse céleste nous était visible, les 99% restants demeurant invisibles. C’est ce que les physiciens appellent la matière sombre. Si l’on enlève les corps denses (que l’on peut répertorier dans un espace donné) tels que les planètes, les astéroïdes et autres corps célestes visibles, on estime qu’il reste encore 90% de la matière dite sombre qui deviendrait identifiable uniquement par son effet sur la déviation de la lumière visible émise par le premier 1%, toujours vue avec le télescope. Cette masse de distribution non uniforme joue le rôle d’une lentille gravitationnelle, créant ainsi une vision astigmate du ciel étoilé. Aujourd’hui, grâce à un support informatique fort complexe, on peut rétablir les vraies positions des astres lumineux et en estimer assez exactement la valeur de la masse sombre dite exotique. Il n’y a aucun doute aujourd’hui, plus de 200 000 galaxies ont été étudiés par différents laboratoires d’astrophysiques à travers le monde et ils en tirent tous les mêmes conclusions :
· Matière sombre classique = 9 %
· Matière lumineuse = 1%
· Matière sombre exotique = 90% ou Énergie Libre.


 Ken Shoulders

      Le Dr Ken Shoulders a découvert dans les années 1980, « les amas de charge » ou charge clusters, ou Electrum Validum (qui signifie charge intense). En 1991, Shoulders a réussi a faire breveter sa découverte aux Etats-Unis en l’intitulant « Conversion de l’Energie en utilisant une Charge de Haute Densité ». C’est la première fois qu’un brevet dit que l’énergie de l’espace (énergie libre) peut être utilisée comme source d’énergie électrique utilisable.


 Joseph Newman

      Sa machine a un rendement de 800%. Il a fait vérifier son invention par le bureau des brevets américains, qui a conclu, après avoir envoyé une équipe d'ingénieurs bardés d'instruments de mesures, que sa machine fonctionne exactement comme il l’annoncé (c'est même cette équipe qui a calculé le rendement de 800%), sans aucune supercherie d'aucune sorte, ni source d'énergie cachée. Mais, étant donné qu'il n'existe pas de principes physiques reconnus selon lesquels on peut expliquer le fonctionnement de la machine, ce même bureau des brevets l'a informé qu'il ne pouvait donc pas délivrer de brevets. Point final : question réglée. Imaginez donc de quelle curiosité scientifique ils font donc preuve? Devant l'insistance de l'inventeur qui se bat depuis 18 ans pour faire reconnaître son invention, une commission d'étude composée de physiciens compétents s'est réunie en présence de Mr Newman, mandatée pat les organismes officiels pour désavouer son invention, mais c'est le contraire qui s'est passé. Les scientifiques étaient tellement intéressés par les résultats de Mr Newman ainsi que par son modèle théorique, que la petite réunion d'une heure qu'ils avaient prévue s'est vue durer de nombreuses heures, et beaucoup voulaient trouver des moyens pour creuser la question. Ces conclusions n'étant pas celles qui avaient été espérées par les instigateurs de la réunion, ils ont dé mandaté la commission et ont rédigé leur propre conclusion : sans intérêt. Il émigra au Japon pour continuer ses travaux.

http://www.josephnewman.com/

  

Bruce de Palma

      Mr Bruce De Palma, un physicien a conçu une machine à énergie libre. Il s'est vu confisquer son invention par les autorités officielles parce qu'il s'en servait pour alimenter en énergie électrique toute sa maison gratuitement. Interdiction lui a été faite. Il a dû aller lui aussi travailler avec des Japonais, qui travaillent actuellement avec lui à perfectionner un défaut de surchauffe de son moteur à énergie libre, qui ne peut pas fonctionner de manière continue opérationnellement. De Palma s'était aperçu qu’un objet puisait de l’énergie dans l’espace en tournant. Après de nombreuses recherches, il finit par concevoir une machine appelée N-Machine, utilisant des aimants superpuissants pour obtenir de l’électricité. Des tests en 1980 ont montré que le générateur produisait plus d’énergie qu’il n’en consommait.

http://depalma.pair.com/


 Thomas Bearden

      Tom Bearden, ingénieur en physique nucléaire, lieutenant-colonel à la retraite de l'armée américaine, a à son actif plusieurs publications dans le domaine de l'énergie du point zéro, des potentiels scalaires, de phénomènes exotiques de l'électrodynamique. Il possède aussi plusieurs brevets de machines "over-unity"...

www.cheniere.org


 Floyd Sweet

      Il inventa un assemblage d’aimants et de Bobines de fils que Thomas Bearden appela Tube Triode Amplificateur du Vide (Vacuum Triode Amplifier = VTA). Cet appareil produisait plus d’énergie qu’il n’en consommait.


 Wingate Lambertson

      Le Dr Wingate Lambertson, ancien directeur de la Science et Technology Commission du Kentucky, après plus de vingt ans de recherches, est aujourd’hui sûr que l’énergie de l’espace peut être transformée en une source de courant fonctionnelle, grâce à un procédé qu’il a appelé le Monde en Neutrinos (World Into Neutrinos = WIN).


 John Hutchinson

      Ce scientifique autodidacte, pendant l’hiver qui précéda sa tournée au Japon de 1995, a construit un appareil fonctionnant à l’énergie de l’espace. Son convertisseur était basé sur le principe de résonance de Tesla. Hutchinson capta la même énergie pulsante et rythmée de Tesla en utilisant des cristaux de titanate de baryum. Plus tard, il créa le procédé appelé « Dirt Cheap » (utilisant comme composants de vulgaires pierres).


 Bertil Werjefelt

      Après s’être rendu compte que les générateurs classiques utilisant des aimants sont confrontés à un problème appelé résistance magnétique, ce conseiller en sécurité dans l’aviation, a amélioré le générateur classique en ajoutant un système tournant qui annule la résistance magnétique en la neutralisant avec les champs de force d’aimants additionnels. Il en résulte que le générateur donne plus de courant avec la même consommation d‘énergie. En 1995, lors d’une conférence, il expliqua que l’enseignement scientifique classique du magnétisme était incomplet depuis le début, et que, la communauté scientifique avait déclaré de manière précipitée qu’il était impossible d’utiliser le magnétisme comme source d’énergie.


 Tony Cuthbert

      Quelques inventions de Tony Cuthbert :

- boîte de vitesse et système de frein sans embrayage

- turbine : moteur hybride mi moteur mi turbine. Il permettait de propulser un paquebot avec un moteur de la taille d'une voiture Mini.

- séparateur magnétique : récupération de métaux par les aimants liquides.

- accélérateur de pluie.

- technologie de glace sous-marine.

- quelques mécanismes à énergie libre.

Le professeur Laughtar déclare : « un des problèmes de Tony est que certaines de ces inventions sont tellement révolutionnaires qu'elles menacent des technologies existantes. Là se trouve la difficulté lorsqu'il faut convaincre les industries dont il essaye de susciter l'intérêt.

Autres inventions :

*Les ferrofluides, utilisés avec un aimant, permettent :

- moyen de propulsion

- animer un coeur artificiel ou régénérer un coeur

- piste magnétique verticale (permettant de faire grimper un engin à la verticale)

* Moteur gravitationnel

- mécanisme qui capte l'énergie utilisable du champ gravitationnel terrestre

* Machine qui se déplace en plein air, sans propulsion apparente par fusée ni aucune poussée extérieure (contraire à la troisième loi de Newton).

 www.cuthbert-physics.com


 Erwin Laszlo

      Scientifique et philosophe de réputation internationale, possède plusieurs doctorats en science de l'éther et des champs de l'énergie du vide.


 Moray B. King

Ingénieur, un des pères fondateurs de la théorie de "l'énergie du point zéro". Il a écrit plusieurs livres traitant de l'énergie de l'éther.


 Harold Puthoff

Auteur de plusieurs ouvrages dont les fondements de l'électronique quantique, également directeur de l'institut des études avancées de Austin (Texas).


 Peter Linderman

      Reconnu comme un des experts mondiaux dans l'explication du phénomène de l'énergie radiante (une forme d'énergie du vide) telle que décrite par Nikola Tesla et employée par Edwin Gray dans son moteur électrique.


 Thomas Francis Vallone

      Titulaire de nombreuses maîtrises et doctorats en physique appliquée. A été président du reconnu "Integrity Research Institute" de Washington DC. Chercheur passionné, il a à son actif un nombre impressionnant d'articles et de livres touchant les nouvelles technologies.


 Harold Aspden

      Ancien directeur (retraité) de brevets pour IBM, a lui-même à son actif plusieurs brevets sur des machines pouvant être "over-unity". Sur son site, il y a plusieurs publications expliquant la physique derrière certains de ces phénomènes :

www.aspden.org


 Shiuji Inomata

      Au japon, Shiuji Inomata, employé depuis trente cinq ans par le gouvernement du Japon, et travaillant aux Laboratoires Electrotechniques à Tsukuba (« La Cité de l’Espace » du Japon) a été autorisé par son gouvernement à créer une machine à énergie libre. Dernièrement, il fit une conférence pour les dirigeants du monde politique et industriel plus de six cents professionnels sont venus assister à son dernier séminaire. La Toshiba Corporation a débloqué deux millions de dollars pour le développement d’aimants supraconducteurs destinés à son nouveau générateur unipolaire.


 Paramahamsa Tewari

      En Inde, Paramahamsa Tewari, ingénieur directeur de projet dans la plus grande centrale nucléaire en construction, est autorisé lui aussi à concevoir sa machine à énergie libre.


 R. Stirling

       Le moteur inventé par ce pasteur écossais est très fiable, silencieux et d’un haut rendement. Entre autres utilisation, un sous-marin d’attaque suédois évolue grâce à ce mode de propulsion. Couplé à une parabole réfléchissante, le moteur Stirling permet de produire de l’électricité sans combustible.


 John Bedini

      Le moteur fonctionnant à l'énergie libre (énergie gratuite) de John Bedini existe depuis plus de quinze ans. Il fonctionne selon les principes de l'électromagnétisme découverts par Nikola Tesla avant 1900 au cours de ses essais à Colorado Springs.

http://www.syscoil.org/index.php?cmd=nav&cid=23


 Johann Grander

        Il a développé un moteur magnétique ne nécessitant ni batterie, ni connexion au réseau électrique. Le magnétisme naturel des aimants est intensifié au point que de l’énergie commence à couler...


 Le NEOGEN

      Le Neogen Dynamo Project est une "jolie" version du RV-MULLER GENERATOR inventé par Bill Muller et Hector D. Perez. Deux sociétés russes commercialisent des génératrices d'électricité qui violent les règles de la physique actuelle. Il ne s'agit pas ici de vagues prototypes aperçus sur un site web, mais bel et bien d'une technologie qu'il est possible d'acheter :

 http://www.akoil.ru/en/

 Le LUTEC 1000

 

le 8 septembre 2005 Lou Brits and John Christie de Cairns (Australie) ont mis au point un générateur électromagnétique,. Ils annoncent une entrée d'énergie pour un petit générateur de 4,25 watts, en sortie 15,4 watts, soit 362 % : http://quanthomme.free.fr/nouvelles/Nouvelles23032001.htm


 La technologie EBM (Energy By Motion – Energie Par le Mouvement)

     C'est peut être un espoir mais elle reste toujours au stade expérimental. Le professeur Szabo développe au sein de la société canadienne Electro Erg Ltd et de sa filiale hongroise Gamma Manager, la technologie EBM qui est appliquée dans la commercialisation de générateurs auto-alimentés d’une énergie électromagnétique illimitée et 100% propre. Son inscription à l’ordre du jour du parlement de l’Ontario et sa certification par une dizaine de scientifiques et universitaires plaident en faveur de l’avènement d’un véritable générateur à énergie libre.

 Le brevet international des russes Vladimir Roschin et Sergei Godin de l’Académie des Sciences de Moscou, rendu public le 26 mai 2006, apporte la démonstration scientifique qu’un système sur-unitaire est réalisable. Pour faire cela, ils se sont basés sur les travaux de John Searl, un scientifique britannique, qui dés 1968 mis au point un système capable de léviter. Ce brevet présente un système magnétique composé d’aimants de terres rares capables de convertir diverses formes d’énergie, dés lors qu’un certain régime de fonctionnement critique est atteint, l’installation expérimentale devient énergétiquement entièrement autonome.

 Et plus récemment, un nouveau candidat au « Graal de l’énergie »,


 La société STEORN 

       Elle offre une démonstration publique à la communauté scientifique, et au grand public, en révélant le nouveau moteur ORBO, à « rendement surunitaire » C‘est à Dublin depuis le mardi 15 Décembre 2009

http://www.steorn.com/

 Tôt ou tard, la batterie qui alimente votre ordinateur ou votre téléphone cellulaire finit par se vider, comme n'importe quelle batterie. Mais cette compagnie irlandaise entend prouver qu'elle peut fabriquer une batterie qui ne se videra jamais.

. ETC…ETC…ETC…

 

 Une révolution scientifique qui sera matérialisée tout d’abord par l’effondrement du paradigme de la conservation de l'énergie, base de la thermodynamique, de la  mécanique, de la relativité et de la mécanique quantique...


 Les VERTS et leur politique me font bien rire avec leurs Panneaux solaires, leurs éoliennes et leurs appels à payer une taxe Carbonne...
Si les verts le savent et ne font RIEN , c est une HONTE…HONTE à eux.....

Ils représenteraient parfaitement l’esprit de tromperie qui manipule et désinforme ...

 Pourquoi le sujet est-il ignoré ? car qui de nos jours a entendu parler de ces nombreux chercheurs et toutes leurs inventions ?

Qui a entendu parler de l’engouement des pays comme le Japon, l’Inde ou le Canada pour ces nouvelles technologies ?

 Si nous écoutons la pensée officielle (relayée en masse dans les médias), quand on parle d’éolienne, de solaire, de géothermie, d’hydraulique et de biocarburants, nous avons presque fait le tour des solutions potentiellement existantes comme énergies alternatives. Et nous sommes obligés de nous rendre compte que ces solutions ont leur limite. Il sera difficile de remplacer le pétrole et le nucléaire avec elles.

Ce post est là pour montrer que les solutions mises en avant dans les médias ne sont pas les seules potentiellement existantes. Mais qu’il en existe beaucoup d’autres.

Le fait que personne ne parle d’une solution potentielle, cela signifie-t-il que cette solution n’existe pas ? Ou cela signifie-t-il que certains préfèreraient qu’elle n’existe pas ?

 « le jour où l'homme mettra autant d'énergie à remettre en cause ses idées actuelles, qu'il en utilise pour remettre en cause les idées nouvelles; il commencera réellement à connaître le monde ».

 Dans quelques années peut-être (cela dépend de la puissance des lobbys énergétiques pétroliers, nucléaires,... et de manière générale de tous ceux qu'une énergie à très faible coût empêcherait de s'enrichir, ainsi que de la très grande inertie des milieux scientifiques, due à leur orgueil et leur impossibilité d'admettre leur modestie face aux nombreuses inconnues de l'univers), des engins fonctionnant à l'aide de machines à énergie libre seront sur le marché, mais ce sera alors par la force des choses, et pas grâce à la bonne volonté.

  

"Il n'y a pas de crise de l'Energie, mais simplement une crise d'Ignorance"  B.Fuller

 

 Plus d’informations à ce sujet :

 http://users.skynet.be/pointzero/sujets_liste.htm

 http://www.quanthomme.org

http://totokoma.ifrance.com/

http://www.lumieresurlaplanete.org/page01fr.html

www.keelynet.com

   

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      La plupart ne connaissent pas le Dr. astrophysicien russe Nikolaï A. Kozyrev :

Astrophysicien de renom en Russie Dr Nikolaï A. Kozyrev a prouvé hors de tout doute que cette source d'énergie avait existée, et, par conséquent, il est devenu l'une des figures les plus controversées de l'histoire de la communauté scientifique russe. Les implications impressionnante de son travail, et de tous ceux qui l'ont suivi, ont été presque entièrement cachée par l'ex-Union soviétique, mais avec la chute du rideau de fer et l'avènement de l'Internet nous avons enfin accès à «Russia's Best-Kept Secret », qui change complètement notre compréhension de l'Univers.

http://divinecosmos.com/index.php?option=com_content&task=view&id=95&Itemid=36

 livres :

- Energie libre et technologies, Jeane Manning , Editions Louise Courteau.

- Coucou c’est Tesla, l’énergie libre, Collectif d’auteurs, Editions Félix

 

- Et voir le post : "De l'energie au spirituel"

 

 

magazine Nexus n°34 page 54 à 59 sept-oct 2004

 

Source:  Magazine Nexus n°34

 

 

 

Minato a compris que la protection légale par brevets et licences était importante même si elle occasionnait des délais de deux ans pour rendre publique la technologie. 

En 2001, Minato était prêt, les moteurs perfectionnés, et il pouvait avoir suffisamment d'investisseurs pour être en relation avec une grande multinationale, d'abord Saoudienne, puis d'autres sociétés auraient suivi aux USA et ailleurs, mais l'attentat du World Trade Center a fait sombrer ses plans et les Saoudiens ont battu en retraite.

Actuellement c'est à Ohta-ku et Bunkyo-ku, en passe de devenir la zone délaissée de Tokyo Nord, qu'un groupe de petits fabricants très expérimentés construisent les 40.000 moteurs commandés par une chaîne de magasins. Minato compte redonner de la vigueur à ces petits ateliers qui ont été jusque dans les années 80 le solide fondement du miracle économique et industriel japonais.

Aujourd'hui, Minato est prêt, la première commande est en cours, d'autres commandes en attente sur d'autres prototypes. Il travaille en particulier sur un prototype ultra compact de climatiseur automobile pour Nippon Denso le plus grand fabricant japonais dans ce domaine. 

14.000 magasins ont commandé chacun 3 ventilateurs dont la présentation et l'efficacité est identique à celle des Mitsubishi largement utilisés à ce jour.


 

Alors pourquoi préférer un ventilateur Minato ?

      Un moteur Minato pour le même couple et la même puissance ne consomme que 20 % de l'énergie consommée par un moteur traditionnel, et peut même faire encore mieux. Il ne chauffe pas, n'a pas de nuisances électriques ni acoustiques. Il est vraiment plus sûr et il est de fait meilleur pour l'environnement. De plus, le moteur magnétique de Minato a un coût de fabrication inférieur au moteur classique, car le bâti est en plastique puisque le moteur ne chauffe pas.

Si on songe que, pour les seuls USA, 55 % de l'électricité du pays sont dévorés par les moteurs électriques...L'économie serait formidable !

 

En prenant seulement comme exemple les ventilateurs : 

- le coût à l'achat ne représente que 3 % du coût global de l'appareil sur une durée de vie de 20 ans
- mais son coût en électricité représente les 97 % restants. Il est tout à fait courant pour un moteur de $2000 de consommer $80000 d'électricité (à 0,06 cents le kw/h).

Depuis les nouvelles législations en vigueur aux USA, on considère qu'une économie de 20 % est très efficace ; l'utilisation de moteurs de Minato induirait, elle, une économie de 80 %. Le coût précédemment cité de $80000 chuterait alors à $16000. Imaginez l'économie fantastique sur toute l'Amérique, le Japon et ailleurs dans le monde !


 

Les moteurs de Monsieur Minato

Comme pour de nombreux autres moteurs dont le signalement est donné dans nos pages, le moteur de Minato a comme caractéristiques une disposition judicieuse des aimants pour tourner sans se bloquer.

Dans l'atelier de la société Minato, se trouvent de nombreux moteurs. L'un d'eux est muni d'un gros rotor de 35 kg qui pourrait faire tourner une machine à laver. 

On presse le bouton commutateur et le gros rotor tourne à plus de 1500 tours / min sans effort et silencieusement. On peut lire sur les appareils de mesure l'énergie entrante et sortante. Que voit-on ? une source d'énergie de 16 watts peut entraîner un moteur qui aurait besoin d'au moins 200 à 300 watts ! 

Madame Minato explique que ce moteur comme tous les autres utilise seulement l'électricité pour les deux stators électromagnétiques de chaque côté de chaque rotor : ils servent à donner un bon élan au rotor passé son point d'immobilisation et ensuite sur l'arc d'aimants suivant.

Les angles et les espaces que les aimants font entre eux sont tels qu'une fois le rotor en mouvement, la répulsion entre les stators et les pôles du rotor le maintient en mouvement dans le sens anti horaire et ce, sans à coups.

Un autre moteur relié à un générateur affiche des résultats impressionnants :

Environ 1,8 volts et 150mA d'entrée sur les électroaimants du stator 

Et en sortie au générateur 9,144 volts et 192 mA.
1,8 x 0,15 x 2 = 540mW d'entrée
9,144 x 0,192 = 1,755W de sortie.

Minato affirme qu'il ne transgresse pas de lois physiques, simplement, avec la force magnétique des aimants incorporés au rotor, il maîtrise une des quatre forces fondamentales de la nature. Certes, il a du régler avec précision le positionnement des aimants et le " timing " des impulsions aux stators jusqu'au point où la répulsion entre le stator (l'anneau magnétique externe) est de courte durée, c'est ce qui crée le mouvement suivant plutôt que l'immobilisation.

Source: http://quanthomme.free.fr/nouvelles2004/nouvelle07042004.html

 

Si vous lisez ceci, c'est que vous êtes la Résistance.

 

Mardi 4 octobre 2011

 

 

 

 

 

Un physicien en colère tenait à rendre publique ce qu’il pense du monde scientifique d’aujourd’hui dans un texte qu’il a écrit lui-même. Il y parle d’énergie libre interdite et de l’escroquerie du système actuel. Il donne des liens très intéressants. Il a choisit le média alternatif et philosophique Wikistrike pour s’exprimer. Nous tenions ici à le remercier. Ce texte est important, car voilà enfin un scientifique qui ose rompre le silence, dégouté par un système fasciste. Vive la démocratie et l'énergie libre ! Il est notre prix Wikinobel de physique 2011.


      Le savoir et la technologie comme base d’une civilisation contre la puissance des lobbys sur la recherche scientifique, voilà ce qu’il faut chercher ; ouvrons la boîte de Pandore, et mettons un terme à l’hégémonie du nucléaire, du pétrole et de toutes les autres ressources fossiles pour échapper à leurs conséquences dévastatrices sur notre environnement, notre TERRE.
Puisque quelques amis me l’ont si gentiment suggéré, au nom de la liberté d’expression, de mon mépris des Grenelle de l’environnement, de mon dégoût du nouveau cinéma – taxe carbone et MOX de Faux Cul Shima - et pour le bien être de tous, aujourd’hui, c’est l’heure du grand lavage de mains et de cerveau ! L’unique vérité est l’art de voir. Voyez.
Je fus chercheur et docteur en physique au THEATRE de l’enseignement occidental, ce que je sais dépasse tout ce qu’on vous a appris et même tout ce qu’on vous a caché. C’est mon libre arbitre et ma recherche de la connaissance qui me l’ont révélé, à jamais merci à l’esprit philosophique français et à la culture des philosophes des lumières que j’ai adopté au cours de ma jeunesse d’expatrié. 

Ce que je veux vous donner dans cet exposé, c’est une réalité simplifiée des propriétés cachées de cet univers, de sa compréhension viendra la fin de tous les problèmes de ce monde. Et viendra la motivation absolue de changer ce monde, avec un argumentaire solide et une vision future prometteuse qui n’existe plus dans aucun courant politique actuel petit ou grand.
Il s’agit des méthodes pour produire de l’énergie notamment sous forme électrique et quasi gratuitement en « consommant le vide de l’univers » et quelques technologies d’armement se basant sur les propriétés réelles du vide de l’univers. Et oui le vide n’est pas vide, c’est un océan d’énergie invisible dans une dimension (sous espace) que nous ne percevons pas par nos sens et le commun de notre technologie.
Vous pensez peut-être que le pétrole et le nucléaire sont les seules sources d’énergies qui existent, que les armes de votre armée sont les meilleures ?
Vous vous trompez tous, mais vous avez été trompés depuis au moins un siècle par des lobbys surpuissants, maléfiques, lesquels dirigent réellement ce monde en sélectionnant leurs dociles marionnettes les représentants (Bush, Obama, Sarkozy, Ben Laden, Merkel, …). 
Lesquels pour exemple, au début du siècle dernier ont répondu à Nikola Tesla au sujet de son idée de générer de l’énergie électrique gratuite produite en puisant directement dans le vide énergétique inépuisable de l’univers, aussi rendant cette énergie accessible en tout point du monde sans fil : « Mais, Mr Tesla où allons nous placer le compteur ? », le principal actionnaire des projets de Tesla ce nommait déjà JP Morgan, lequel lui a rapidement coupé tout crédit, on comprendra cela pour continuer à exploiter les ressources fossiles et en tirer le maximum de profit entre amis. (1*)
Tenez maintenant dans votre esprit ces simples questions : de quoi dépend une civilisation ? Qu’est ce qui en fait sa puissance, sa liberté et son indépendance ? 
Sa culture, sa langue, ses hommes politiques, son histoire, les infections mentales qui servent de religion, …. ! C’est beau, c’est du folklore, presque une pure perte de temps, un égarement nostalgique sans fin. Au fond nous partageons tous le même ADN, nous avons tous besoin de manger, et tous besoin d’énergie pour fabriquer ce dont nous avons besoin, faire grandir notre civilisation et notre bien être, nous simplifier l’existence et cela bien plus que d’une histoire ou encore une religion et une culture ! 

Alors une civilisation dépend peut être de son armée, et bien non, mais de la technologie et la connaissance utilisée par cette civilisation et son autonomie énergétique, donc des ressources pour atteindre cette autonomie, la clef d’une civilisation c’est son énergie et rien d’autre. 
Et si demain, une ressource nouvelle devait être le vide de l’univers, alors toute civilisation qui l’utiliserait deviendrait de facto indépendante de toutes les autres ressources dont notamment le nucléaire et le fossile et indépendante de tous les lobbys contrôlant ces dites ressources.
Que pensez-vous de 1 millions de soldats rendus malades par une onde ! Ou morts ! Et bien ils n’auraient servis à rien ! Et tout le matériel dont ils disposaient avec ! Qui l’emporte ? Celui qui a le plus de connaissances même aux détriments d’une armée réduite, à l’extrême comme le disait Bonaparte « l’esprit l’emporte toujours sur l’épée », aujourd’hui c’est plus vraie que tout autre chose.

HAARP, le soit disant centre d’étude et de recherche atmosphérique américain situé en Alaska, il s’agit d’une arme en mesure de détruire toute forme de vie en quasi tout point du monde sur une zone dépendant de l’énergie disponible pour modifier les propriétés du vide de l’univers sur cette même zone et rendant ainsi ce même vide impropre pour toute forme de vie qui baignerait dedans ! Et bien d’autres phénomènes dont : tremblements de terre, catastrophes climatiques, rendre inopérationnel tout équipement électronique, mur de plasma bouclier antimissile de telle sorte que le missile serait détruit durant son trajet immédiatement après avoir été détecté, et peut être même pour HAARP le dôme électromagnétique (à la façon Stargate, série dans laquelle l’énergie provient du vide) résistant aux explosions nucléaires et faisant écran à tous types de rayonnements y compris radioactifs et électromagnétiques ….
Et les armes atomiques, alors un cinéma de plus, il serait si facile de s’en protéger et si facile de châtier à distance n’importe quelle nation avec une arme électromagnétique.
Ces technologies ainsi que les sources d’énergies autonomes puisant directement dans le vide de l’univers pour les faire fonctionner, depuis des décennies des nations les possèdent, de sources sûres les russes à un stade pleinement opérationnel (Kroutchev n’a-t-il pas laissé entendre que l’URSS possédait des super armes ?), les américains, et quelques autres à un stade plus ou moins avancé, bouche cousue avec les OVNI humains ce sont les secrets militaires les mieux gardés au monde.
C’est Nikola Tesla qui a découvert expérimentalement, imaginé et développé le concept de l’arme électromagnétique ou rayon de la mort, il en a donné le principe de mise en œuvre et les explications nécessaires à quelques nations entres les deux guerres mondiales.
Le très éclairé docteur en physique et Colonel Tom Bearden de l’armée US en parle, en particulier au sujet des armes dites « secrètes » et des sources d’énergies alternatives, je vous conseille fortement de lire son site internet en anglais :
http://www.cheniere.org 

Vous avez entendu parler des ovnis, et bien sachez qu’au moins une partie de ceux-ci sont humains et sont de simples applications de l’utilisation et de la manipulation de l’énergie du vide qui est la seule énergie capable de produire les phénomènes propres à un OVNI (anti gravité et accélération exponentielle). 
Je vous suggère simplement de regarder ce brevet rédigé dans la langue de Molière sur le site de l’INPI (Institut Nationale de la Propriété Intellectuelle) :
http://fr.espacenet.com/publicationDetails/biblio?CC=FR&NR=2916316A3&KC=A3&DB=fr.espacenet.com&locale=fr_FR 

 

 

      Bien sûr tous les scientifiques de la pièce de THEATRE, vous diront que tout cela est strictement impossible. Que ce n’est que du papier … de la théorie en dehors de la réalité, de la science fiction … y compris pour les armes électromagnétiques et les méthodes de productions d’énergie puisant dans le vide énergétique de l’univers, alors continuons un peu !
Maintenant, reconsidérez donc bien le cinéma qui est fait au sujet du programme nucléaire de l’Iran et à propos du pétrole et du contrôle des ressources fossiles partout dans le monde ! Son but, c’est déstabilisé l’ordre politique mondiale (de toute façon déjà soumis et pourri par tous types de lobbies économiques, politiques, voir même spirituels) dans le but d’assurer l’hégémonie des USA et pays vassaux ainsi que le modèle maléfique véhiculé par ceux-ci en le sauvant et le justifiant presque toujours par une guerre supplémentaire, bien sûr sous de spécieux prétextes acceptés comme sérieux par l’opinion publique manipulée (au fond il n’y avait pas d’arme de destruction massive en Irak, et Ben Laden n’est rien d’autre qu’une marionnette agente de la CIA, le 11 septembre un coup monté (2*) ). 
Et pourquoi ? Car qui contrôle l’énergie d’une civilisation contrôlent cette civilisation. En l’occurrence, il est facile de contrôler le pétrole et le nucléaire puisque tous les deux dépendent directement de gisements localisés dans des pays ou des zones d’influences de superpuissance ou groupements de pays se comportant comme tel, donc qui contrôlent les dits pays politiquement ou économiquement en dispose. 
A l’opposé de cela, il devient impossible de contrôler des pays ou une civilisation qui disposeraient de sources d’énergie infinies émanant directement d’une nouvelle ressource incommensurable et disponible en tous points de la Terre ou de l’univers, ressource qui existe depuis au moins l’apparition de l’univers, ressources qui sont simplement l’application des lois réelles de l’univers à la science et à l’ingénierie, lois découvertes mais masquées et sempiternellement jamais enseignées aux détriments du bien être de toute l’humanité pour que se perpétue toujours la toute puissance de quelques lobbies qui finalement se partagent et contrôlent ce monde (il se dit que les 100 familles les plus riches de la Terre possèdent 80 % de ses ressources ).

Allons, avec de l’eau du robinet et voir même votre pisse, il est possible de faire des milliers de km avec tous les moteurs actuels à combustible fossiles en acceptant quelques modifications sur le système de carburation. Malheureusement en anglais, regardez les brevets de Stanley Meyer sur le site de l’INPI (Institut National de la Propriété Intellectuelle):
http://fr.espacenet.com/searchResults?locale=fr_FR&DB=fr.espacenet.com&ST=advanced&IN=MEYER+STANLEY+A 

 

 

      Il semblerait que ce brave sexagénaire de Stanley se soit effondré mort à la sortie d’un restaurant en mai 2006, certainement empoisonné, aussi son buggy de démonstration fonctionné à l’eau et en consommé très peu, certains affirment 3 l pour 1000 km, d’autres pour 100 km ! La technologie de Stanley Meyer étant relativement simple et accessible, demandez-vous donc pourquoi aucun constructeur automobile ne la propose ni ne l’exige ? 
Allons, avec un ou des aimants, un ou des électro-aimants, un système oscillant mécanique ou électronique, quelques composants électroniques, il est possible de produire de l’énergie électrique ou mécanique sans fin ou perpétuelle, sans consommer quoi que se soit (si ce n’est le vide énergétique infinie de l’univers dans lequel nous évoluons et sur lequel est basé toute la VRAIE physique, celle de l’entendement et de la raison, le contraire de la fiction, des plagiats et postulats douteux d’Einstein et autres savants soumis défroqués uni neurone, pas un neurone pour surveiller l’autre !).

Vous ne me croyez toujours pas, je vous suggère de lire attentivement ces quelques brevets sur le site de l’INPI et cette fois ci en français et d’une technologie tout à fait accessible à quiconque, la surcapacité (rendement supérieur à 1 ou encore par exemple une machine qui consomme 1 watt pour en produire 2 ou plus) est quelques fois clairement mise en avant :
http://fr.espacenet.com/publicationDetails/biblio?CC=FR&NR=2399757A2&KC=A2&DB=fr.espacenet.com&locale=fr_FR 
http://fr.espacenet.com/publicationDetails/biblio?CC=FR&NR=2363929A1&KC=A1&DB=fr.espacenet.com&locale=fr_FR 
http://fr.espacenet.com/publicationDetails/biblio?CC=FR&NR=2528257A1&KC=A1&DB=fr.espacenet.com&locale=fr_FR 
http://fr.espacenet.com/publicationDetails/biblio?CC=WO&NR=0152390A1&KC=A1&DB=fr.espacenet.com&locale=fr_FR 
http://fr.espacenet.com/publicationDetails/biblio?CC=WO&NR=02073779A1&KC=A1&DB=fr.espacenet.com&locale=fr_FR 
http://fr.espacenet.com/publicationDetails/biblio?CC=WO&NR=2006045333A1&KC=A1&DB=fr.espacenet.com&locale=fr_FR 
…..
Et plus compliqué :
http://fr.espacenet.com/publicationDetails/biblio?CC=WO&NR=2007103020A2&KC=A2&DB=fr.espacenet.com&locale=fr_FR 
http://www.google.com/patents?id=uissAAAAEBAJ&printsec=abstract&zoom=4&dq=pulsed+capacitor+discharge+electric+engine 
http://v3.espacenet.com/publicationDetails/biblio?adjacent=true&KC=A&date=20070523&NR=2432463A&DB=EPODOC&locale=fr_FR&CC=GB&FT=D 
……
La liste est très longue …. Par crainte de non recevabilité des brevets, bien souvent il n’est pas mentionné dans ceux-ci : sur unité, rendement supérieur à 1, sur capacité, machine perpétuelle, boucle close sont des termes prohibés…. Sérieusement il ne faut pas contredire les lois de la thermodynamique (3*). Bien sûr, ces inventeurs pour certains chercheurs et docteurs es science ne sont que des BOUFFONS qui amusent la galerie dans la pièce de THEATRE dans laquelle nous vivons et surtout à traiter comme tels.
Et pour tous ceux qui veulent en savoir plus, un très bon site en français qui vous apprendra comment modifier votre voiture simplement pour consommer de l’eau jusqu’à 50% et par la même cesser de polluer, ou encore comment combiner le dioxyde de carbone (CO2) avec l’eau pour reformer du carburant, cela ne serait il pas plus judicieux qu’une taxe carbone ? Regardez par vous-même :
http://quanthomme.free.fr/ 
Un autre en anglais très complet sur de nombreux phénomènes et machines à surcapacité les exploitants:
http://peswiki.com/

 

 

      Sérieusement vous pensez que jamais les constructeurs automobiles, les producteurs d’électricité ne furent sollicités par ces inventeurs ou encore par des chercheurs. Alors votre naïveté est grande, au contraire ces inventeurs furent dans le cas de contacts avec les constructeurs automobiles sommés de se taire ou bien encore de mourir comme ce brave Stanley et d’autres. 
En ce qui concerne la production d’électricité, c’est identique. Il fallait toujours consommer une ressource tarissable pour être crédible, ou encore s’aventurer dans des projets pharaoniques comme les centrales nucléaires, ou la recherche sur la fusion nucléaire mais seulement à chaud !!!
Depuis des lustres, un consommateur qui consomme jusqu’à ce qui devrait être gratuit, comme du carburant au lieu d’eau pour sa voiture, de l’uranium, du charbon, du gaz, … au lieu du vide énergétique de l’univers dans lequel nous vivons, lequel vide sans fin contient une énergie colossale (le milieu qui se trouve entre les atomes, entre les planètes, dans tous l’univers, autrefois appelé éther, à titre d’analogie chaque centimètre cube contient assez d’énergie pour recréer toute la matière visible de l’univers que nous voyons avec le plus puissant de nos télescope, ou encore assez d’énergie pour mettre en ébullition tous les océans de la terre !).
Si vous n’avez jamais entendu parler d’énergie libre, de machines à sur unité ou sur capacité possédant des rendements bien supérieurs à 100% ; c’est pour que vous viviez en esclave de la consommation, en consommant en premier de l’énergie payante tout en dépendant de celle-ci, et celle-ci dépendant de sources tarissables comme les énergies fossiles ou nucléaires actuelles, justifiant ainsi l’impérialisme et la guerre, les légitimant par la crise (pétrole à 150 dollars). Le tout savamment orchestré par des médias malveillants obéissants et n’étant point des journalistes mais une mafia de la Pravda démocratique mondiale nous gouvernant, laquelle se trouve directement aux ordres des sectes et lobbies les plus puissants.

C’est cela qui fait donc la force de ses lobbys maléfiques et c’est vous le moteur de cette force suite à l’ignorance dans laquelle ils vous ont plongé. 
Maintenant, j’espère que vous comprenez que les lobbys maléfiques contrôlant ce monde à tous les niveaux de sa hiérarchie, fabriquent les crises et les guerres pour vous asservir, fabriquent l’esclave moderne ! Le travailleur idéal et s’enrichissent de manière infinie sur votre dos et votre crédulité !

Toutefois, le système d’enseignement actuel en est responsable car lui aussi est contrôlé par les lobbies notamment énergétiques. Si vous saviez le nombre de thèses de recherche financées par Elf, EDF, et autres géants, dès fois je me suis demandé si l’enseignement public l’était encore, libre de lui-même ou bien un instrument pour faire réaliser des économies aux groupes industriels qui soumettent directement leurs propres sujets d’études. 
Dans les universités les « bons professeurs » lavent le cerveau des étudiants, ne leur donnent pas la connaissance, ni même l’indépendance d’esprit pour l’accueillir. Au contraire tout est fait pour les étudiants ne puissent jamais l’atteindre, jamais ouvrir leurs yeux et voir par eux-mêmes, rarement se poser une question pertinente et surtout en dehors de ce qu’ils apprennent. Cela sans même qu’ils ne s’en rendent compte, la parole du professeur étant quasi divine et son courroux terrible. 

Je fus obligé d’apprendre des décennies la loi de conservation de l’énergie (3*) comme étant un principe universel et général de l’univers ! Alors que c’est un cas particulier, en réalité cet univers est une mer d’énergie, de la matière qui le compose jusqu’à son vide, dans cet univers sans cesse de l’énergie semble apparaître de nulle part, c’est pourquoi l’univers est en expansion, sa matière noire manquante (supercherie de la physique) c’est l’énergie de son vide. 
Je fus obligé de ne jamais aborder certains prix Nobel comme Lee & Yang (4*) au sujet des théories des interactions faibles et la non conservation de la parité, et de la loi de la conservation de la parité et autres lois de symétrie en physique. D’ailleurs ceux-ci et quelques autres ne sont et seront jamais mentionnés dans aucun ouvrage de physique. Les aborder aurait signifié que cette parité ou symétrie puisse se rompre ou ne soit pas si parfaite ! Et que de l’énergie puisse jaillir de nulle part ! Comme la gravité par exemple ! Ou encore c’est aussi idiot que cela, mais le magnétisme d’un aimant est permanent et pour autant l’aimant ne se consomme pas (au sens d’une bûche qui brulerait pour produire une flamme, la masse de l’aimant ne diminue pas pour produire son champ). L’énergie nécessaire pour fabriquer l’aimant est des milliards de fois moindre que l’énergie constante cumulée restituée par le champ de l’aimant au cours de son immense durée de vie (estimée à plusieurs siècles).

Je fus obligé d’enseigner les fausses théories d’Einstein et de ne jamais le critiquer pour ne pas être un vilain antisémite en particulier dans l’esprit des meilleurs cancres de la classe. La relativité est une pure idiotie de la physique et ne décrit absolument pas l’univers dans lequel nous évoluons car tout simplement basée sur des hypothèses fantaisistes, des postulats erronés ! Invérifiable par ailleurs et suggérant que la vitesse de la lumière ne peut être dépassée car étant une constante absolue, c’est archi faux et cela a trompé des générations de chercheurs et trompe encore (des expériences de laboratoires prouvent que des ondes peuvent sous certaines conditions se déplacer plus vite que la lumière (5*) ). J’affirme aussi que toute la communauté scientifique honnête et contemporaine d’Einstein riait de la théorie de la relativité, dont Nikola Tesla et ses confrères … en particulier car Einstein pensait avant de se rétracter que le vide était bien vide. Einstein c’est l’anti pierre de Rosette de la physique, une tromperie impensable et rien d’autre.

Je fus obligé de cautionner des idées folles comme la recherche du boson de High (particule hypothétique qui serait à l’origine de la gravité), et pour le trouver la construction d’accélérateur de particules comme celui du CERN d’un coût de 6,3 milliards d’euros (entièrement financé par des fonds publics gouvernementaux), pour au final ne jamais rien trouver. La gravité s’expliquerait bien plus volontiers comme étant la conséquence d’une rupture de symétrie inhérente à la structure de l’atome et le vide de l’univers, l’atome ne pouvant exister dans ce vide énergétique que dans en état de pseudo équilibre entre lui-même et ce vide, duquel se génère un champ uniforme émanant et s’exerçant sur tout atome, ce champ fait partie des propriétés physiques de la structure de tout atome et du vide de l’univers (c’est ainsi car la structure de l’atome et du vide énergétique dans lequel il évolue sont ainsi, la gravité est le résultat d’un champ, non pas d’une particule, ni même ce champ est l’émanation d’une particule, mais plutôt d’une multitude d’interaction de la structure de la matière avec le vide de l’univers). 
Avec ces 6,3 milliards d’euros, nous aurions pu changer le monde déjà mille fois, votre voiture roulerait en consommant le vide de l’univers, l’électricité deviendrait gratuite, il n’y aurait plus de stations services, de centrales nucléaires, de pylônes électriques, de pollution, et surtout plus de guerres pour courir derrières les ressources naturelles ou en assurer leurs transports en toute sécurité. 

Pourtant, la presse du monde vous a vendu cet accélérateur de particules comme étant la solution à la compréhension de l’univers et de la matière qui le compose, il n’en ait rien ! C’est au contraire s’éloigner davantage de la réalité pour ne surtout pas confirmer la théorie de la super symétrie et tous ses développements possibles. Aussi cet accélérateur vous a été vendu par la presse internationale comme pouvant déboucher un jour sur un moyen de produire de l’énergie propre en grande quantité, c’est un mensonge ! Jamais de telles recherches ne jailliront un seul kilowatt exploitable industriellement !
Je fus obligé de mentir au sujet des phénomènes de fusion à froid (6*), de les nier, alors que ceux si sont bien réels et peuvent produire de l’énergie notamment sous forme de chaleur au même titre que les phénomènes de fission des centrales nucléaires classiques, mais cette fois ci sans matériaux radioactifs épuisables comme l’uranium et en plus produisant des déchets encore plus radioactifs.

 

 

       Je me souviendrais toujours du 23 mars 1989, la « Une » du Financial Times titrait : deux électro chimistes, Stanley Pons et Martin Fleischmann, déclaraient avoir réussi à obtenir une réaction de fusion nucléaire lors d'une relativement banale expérience d'électrolyse dans de l'eau lourde. De nouveau, je fus obligé de mentir et d’expliquer que cela était au minimum une erreur d’interprétation au maximum une farce et surtout impossible. Pourtant, suivant l’avis de dizaines de physiciens qui ont reproduit et perfectionné l’expérience, ca fonctionne très bien avec un potentiel apte pour arrêter toutes les vieilles centrales nucléaires du monde ! Aucun budget pour approfondir sérieusement le sujet, les lobbys considèrent que seule la fusion à chaud est possible, aussi ils ne voudraient pas perdre trop rapidement ce qui fait leurs puissances, le contrôle des ressources naturelles épuisables rendues superflues par excès de connaissance ! Martin Fleischman fut tant écœuré par la presse aux contrôles des lobbies qu’il fut obligé dans le regret de se rétracter …. 

Et je fus obligé et obligé de suivre le programme d’enseignement à la LETTRE, de choisir les sujets des thèses de mes étudiants ….. De qui et pour qui ? Des lobbys ignobles … qui aujourd’hui ont précipité l’humanité là où elle se trouve, dans un véritable et bien réel THEATRE en feu très proche de son effondrement.

Dans les années 70 – 80 ; nous parlions déjà de l’énergie libre et de théories sur l’univers bien plus avancées et proches de la réalité que tout ce que nous devions enseigner, nous fermions la porte du bureau et n’en parlions pas avec tous nos autres collègues, par crainte d’être catalogué hystérique et de recevoir aucun budget, une mutation, ou pire … 
Quelques uns d’entre nous à travers le monde y ont d’ailleurs laissé leurs vies ou plus simplement furent sévèrement remis en place pour en avoir parlé en public ou encore proposé des machines ou technologies qui mettraient fin à l’hégémonie de la fission nucléaire et du fossile, ou encore même démontré seulement pour la simple curiosité que le vide n’est pas vide mais plein d’énergie ! 

Demain, pour vous et vos enfants, vous pouvez changez ce monde, le rendre propre, sans pollution, sans guerre, vous pouvez retrouver votre liberté, votre indépendance, cela dépend de vous ! 

Peuples souverains, serions nous victime d’une CONSPIRATION ? Un bon PROCES pour TROMPERIE s’impose. Jugeons sous le regard du savoir et la technologie le Grenelle de l’environnement, et les solutions toutes les unes les plus absurdes que les autres qu’il véhicule, ces Grenelle si chers au nabot roi de France. Jugeons la taxe carbone qui aura certainement bon dos sur le dos des plus pauvres d’entre nous et ainsi que tous ces faux écologistes de pacotilles ne présentant que des solutions dictées par les grands groupes industriels.

N’oublions pas aussi les leaders et grands actionnaires de ces grands groupes industriels autrefois entreprises publiques qui je vous l’assure en connaissance de cause maintiennent ce monde comme il est et le détruise chaque jour un peu plus au nom du sacro saint profit et contrôle de votre existence, sans quoi ils n’existeraient plus depuis belle lurette.
Chassons ces démons, ces mafias, ces lobbys, leurs marionnettes, leurs organisations, leurs sectes … ! Ce sont des assassins, des comploteurs, des manipulateurs, des usurpateurs …. Des criminels contre l’humanité, la paix sur Terre et le genre humain bien pires que tous ceux qu’ils vous présentent comme étant les pires.
Le monde dans lequel nous évoluons actuellement est une INSULTE à l’immense potentiel intellectuel du genre humain et à l’immense potentiel énergétique de l’univers dans lequel nous avons la chance d’évoluer !
Le changement s’impose partout y compris dans l’enseignement et dans la science, et pour que plus jamais cela ne se reproduise, partageons et rendons la connaissance publique, OPEN SOURCE, sans contrôles et censures des lobbies, un monde meilleur apparaîtra alors. 

REVEILLEZ VOUS … aux armes, à vos ateliers citoyens, votre avenir et celui de cette planète vous appartiennent ne les laissez point entre les mains de ces hypocrites aux sourires angéliques, votre génie est plus grand que toute la force de toutes leurs épées réunies. Le pouvoir c’est vous le BON PEUPLE.

 

Signé : un physicien en colère

 

Notes :

(1) Il s’agit des expériences que Tesla réalise à Wardencliff, suite auxquelles il découvre que finalement ses expériences ouvrent une brèche dans le vide énergétique de l’univers et qu’il apparait alors une quantité d’énergie phénoménale semblant provenir de nulle part, une très grande quantité d’énergie devient alors disponible avec un très faible investissement énergétique, en fait l’investissement énergétique nécessaire à perturber le vide énergétique de l’univers inépuisable et présent de manière uniforme en tout point de celui-ci. Ces expériences furent arrêtées suite à l’arrêt de tout financement, les installations démontées. C’est à Wardencliff que Tesla démontre qu’il est possible de rendre disponible l’énergie du vide à grande distance de la source perturbatrice de celui-ci qui ouvre une brèche dans celui-ci. C’est l’expérience des lampes qu’il allume à plus de 20 miles de son émetteur perturbant le vide, lesquelles lampes s’allument en ‘pompant’ cette énergie rendue disponible dans le milieu ambiant par la perturbation générée. Pour faire apparaitre de l’énergie du vide il faut l’exister de manière électromagnétique en générant sur une bobine des pulses de courant continue de plus de 500 kV et moins de 100 microsecondes alors s’ouvre la porte et apparait dans ce vide un potentiel énergétique quasi infini et utilisable. Pour modifier les propriétés du vide et le rendre par exemple impropre à l’évolution de la vie il faut l’exciter cette fois avec les mêmes pulses mais avec des durées supérieures à 100 microsecondes sans toutefois dépassée une valeur limite. Dans ce cas le vide devient une arme inimaginable, Tesla parlait du rayon de la mort. Quelques brides des travaux de Tesla et les brevets relatifs à ces inventions sont disponibles sur internet.

(2) Le 11 septembre, effondrement des tours du World Trade Center, un tel effondrement ne peut se produire que par l’utilisation d’explosifs, les poutrelles coupées en biais comme au chalumeau que l’on voit sur quelques photos du site après l’écroulement et au cours de son nettoyage témoignent de la présence d’explosif de découpe. D’ailleurs des traces d’explosifs ont été retrouvées sur des échantillons provenant du site. Rien que cela suffit à contredire la version officielle offerte par le gouvernement américain et ses agences de scénaristes.

(3) Lois de la thermodynamique 
a. L’énergie d’un système se conserve, en l’occurrence l’énergie ne peut que se transformer, et il ne peut pas apparaitre en sortie d’un système donnée plus d’énergie qu’en entrée. Cela est vrai seulement à l’échelle macroscopique d’un système sans tenir compte des mécanismes microscopiques ou voir quantiques sous jacents à un système. 
Hors dans le cadre de l’énergie du vide de l’univers il s’agit de phénomènes quantiques donc sous jacents à la matière et au milieu (vide énergétique) dans lequel elle se trouve.
b. Irréversibilité des processus macroscopiques spontanés. Il n'existe pas de processus dont le seul effet serait de faire passer de la chaleur d'une source froide à une source chaude. L'évolution spontanée d'un système isolé se traduit donc toujours par une augmentation de son entropie, puisque la quantité de chaleur qu'il reçoit est nulle. Cette évolution est irréversible, car à la transformation inverse correspondrait une diminution d'entropie.
Entropie ; grandeur qui, en thermodynamique, permet d'évaluer la dégradation de l'énergie d'un système. 
Cette loi devient désuète dans le cadre de l’étude de l’énergie du vide et des phénomènes relatifs à celle-ci, à nouveau la loi ne peut décrire que des phénomènes macroscopiques et non quantiques. De plus, même si on considérerait une machine à surcapacité qui puiserait son énergie du vide comme un système macroscopique, alors son entropie diminuerait au cours de son fonctionnement, d’ou le gain d’énergie du système. 
c. L'énergie et l'entropie ne sont définies par les deux premiers principes que par leurs variations et, donc, qu'à une constante près. Le troisième principe énonce que, à la température de 0 K, l'entropie de tous les systèmes est nulle. 
Hors comme les deux premiers principes sont inapplicables dans le cadre de l’étude du vide énergétique de l’univers, ce dernier postulat perd son sens.
Par constats logiques, ces lois ne peuvent donc décrire que des cas particuliers dans lesquelles il n’y a aucune interaction de la matière ou d’ondes électromagnétiques avec le vide énergétique de l’univers (niveau quantique et subatomique). Dans le cas contraire ces lois ne sont tout simplement plus valables.

(4) TSUNG DAO LEE & CHEN NING YANG (résumé et implications des deux prix Nobel)
Weak interactions and non conservation of parity. Nobel Lecture, December 11, 1957
The law of parity conservation and other symmetry laws of physics. Nobel Lecture, December 11, 1957
La forte prédiction de la rupture de la symétrie par Lee et Yang et les preuves expérimentales de Wu et cie en 1957 initie une grande révolution à travers la physique et pour cela le prix Nobel leur fut décerné.
Une des preuves de la rupture de la symétrie par Wu et cie est publiée en 1957, il s’agit de la rupture de la symétrie de charges opposées, comme cela ce produit aux extrémités d’un dipôle. 
Cette asymétrie est utilisée par les charges et les dipôles pour extraire de l’énergie hors du champ électromagnétique du vide. Pourtant aucun traité d’ingénierie électrique ou d’électromagnétique classique ne mentionne les implications énergétiques de l’asymétrie de tout dipôle. Comme aucun traité ne mentionne que toute charge et dipôle s’épanchent librement dans une réelle et observable énergie électromagnétique continuelle, sans énergie d’entrée observable.
Ainsi aucun traité implicite n’assume que tout les champs électromagnétiques, potentiels, et énergie sont librement engendrés à partir de rien d’autres que leurs charges associées à leurs sources.
Non plus que la loi de conservation de l’énergie soit falsifiée, ou que la charge doit recevoir son énergie des fluctuations du vide.
La rupture de la symétrie signifie que quelque chose de virtuel mais réel devient observable dans le sens de conséquences physiques qui sont à l’origine de toutes les forces de la nature. La rupture de symétrie à l’extrémité des charges d’un dipôle signifie cela, une fois que les charges sont séparées pour former un dipôle alors le dipôle (ces extrémités chargées) absorbe continuellement des quantums d’énergie provenant du vide, intégrant ces quantums en photon réels et observables, et rejetant ainsi l’énergie électromagnétique réelle sous forme de photons dans toutes les directions à la vitesse de la lumière. 
C’est pourquoi un aimant dipolaire (N-S) permanent, avec ses charges magnétiques opposées à ses extrémités, exhibe continuellement un champ magnétique dans l’espace l’entourant. Il y a donc un flux d’énergie électromagnétique continue extrait directement du vide et intégré en champ magnétique observable provenant de la structure même de l’aimant.

(5) La vitesse de la lumière n’est pas une constante, ni une limite.

Entre autres … 

Université Berkeley de Californie, Université Technique de Vienne, des expériences de tunneling avec des lasers affichent des vitesses de l’ordre de 1.7 à 2.4 fois la vitesse de la lumière (Prof. Dr. Ferenc Krausz, Prof. Raymond Chiao).

Université de Cologne, institut de physique, Nimtz,G.: Instantanes Tunneln, Tunnelexperimente mit elektromagnetischen Wellen, Phys.B1.49, VCH Weinheim (1993) Nr.12, S. 1119-1120
Thoma, P., Weiland.T.: Wie real ist das Instantane Tunneln? Phys.Bl.50, VCH Weinheim (1994) Nr.4, S. 359-361. Des expérimentations avec des micro-ondes soumises à un effet de tunnel démontrent clairement des vitesses supérieures à celle de la lumière.

F. K. Preikschat, A Critical look at the theory of Relativity, Library of Congress Catalogue No. 77-670044. Extensive compilation of measurements of the speed of light. Clearly shows the speed of light is not constant but changes, sometimes even daily.

L’interprétation de la force de Casimir suggère aussi quelque chose qui se déplace plus vite que la lumière.

Barton, Gabrlel Physics and Astronomy Division University of Sussex, Brighten BN1 9QH, England, UR G.Barton@sussex.ac.uk. Travaux théoriques sur les aspects de la fluctuation du vide, incluant le problème de la vitesse superluminique de la lumière entre les plaques de Casimir. 

Scharnhorst, Klaus Department of Physics, University of Wales Sw Singleton Park, Swansea SA2 8PP, Wales, UR T R.Scharnhorst@swansea•ac•uk Theorist, découverte de l’effet Scharnhost, la vitesse de la lumière est plus grande que c quand perpendiculaire aux plaques de Casimir.

L’hypothèse de base des théories d’Einstein - la vitesse de la lumière constante et paramètre limite - tombe littéralement à l’eau. La vitesse de la lumière n’est pas une limite physique de l’univers, la théorie de la relativité devient absurde en physique quantique. 

"C’est absurde." Nikola Tesla
"La théorie de la relativité est une mascarade mathématique, derrière laquelle se cache une inextricable mixture faite d’idées, de contradictions, de mensonges, de postulats arbitraires et ignorant toute logique saine " Erich Ruckhaber
Erich Ruckhaber, Nikola Tesla To Einstein's Theories, Rare Book and Manuscript Library, Columbia University, 15.4.1932. Entnommen aus J.T.Ratzlaff: Tesla Said, Tesla Book Company, pp. 238, ISBN O-914119-OO-1

"Une physique hybride, de contradictions et confusions fantastiques, aucun sens !" Johann Marinsek: Rationale Physik, S. 163, dbv-Verlag TU Graz, 1989, ISBN3-7O41-O176-1

Tout est à revoir suivant de nouvelles hypothèses.
(6) Voir le science et vie de mai 2004 qui titre en première page ‘Retour sur l’affaire de la fusion froide’, 15 ans après les premières expérimentations on y admet enfin que la fusion froide est une réalité accessible.

PS : 
1) aucun des sites donnés en lien n’est l’objet d’une promotion de ceux-ci, ceux-ci sont donnés à titre d’exemple et pour une meilleure compréhension du sujet y compris dans le post scriptum.

2) aucun des brevets cités n’est l’objet d’une promotion de celui-ci, ceux-ci sont donnés à titre d’exemple et pour une meilleure compréhension du sujet, certains d’entres eux sont aujourd’hui dans le domaine public et donc librement exploitables commercialement par quiconque.

3) pour des raisons évidentes de compréhension et de clarté de mes propos je ne puis m’étaler davantage dans la théorie et des formules, pour tous ceux qui veulent en savoir encore plus pour l’heure de l’éventuel procès :

a. un aperçu sur la violation de la symétrie et comment la science officielle s’endort :

 
http://www.onversity.com/cgi-bin/progactu/actu_aff.cgi?Eudo=TUYhjkW&P=00000582 
b. une vraie théorie de l’univers pour tout remplacer et enfin avancer
http://www.aspden.org/ 
c. un site très complet sur tous les savoirs qui dérangent, à consulter absolument, il s’agit d’une base de données libres sur tout les sujets aux frontières de la science, quasiment toutes les machines et systèmes à surcapacité y sont traités de manière accessible à quiconque
http://www.rexresearch.com/1index.htm 
d. wikipedia à propos d’une éventuelle conspiration
http://en.wikipedia.org/wiki/Free_energy_suppression 
e. un chercheur français qui a reproduit quelques brevets avec des résultats satisfaisants, notamment le MEG de Tom Bearden
http://jnaudin.free.fr/ 
f. Harold Aspden, sur le personnage
http://peswiki.com/index.php/Harold_Aspden 
g. John Bedini, ingénieur électrique, dépositaire de nombreux brevets dont la surcapacité est claire
http://www.icehouse.net/john1/intro.html 
h. Edwin Gray, mort curieusement et prématurément pour sa voiture électrique qui tire directement son énergie du vide
http://keelynet.com/evgray/evgray.htm 
i. Et de nombreuses vidéos dans youtube avec les mots clefs : - Perendev – free energy – Bedini motor– adams motor – Gray motor – Bearden MEG – Lindenman cold electricity– Schlauberger vortex – Hutchinson effect – Flynn motor - Davey's water heater – Reed Troy motor – Tewari – Searl disk – zero point energy – Corona plasma - Joseph W. Newman Overunity Machine -…
j. E - mule une merveilleuse vidéo de presque deux heures : The race to the zero point – à conseiller pour tous ceux qui veulent voir par leurs propres yeux !
ed2k://|file|TESLA%20-%20Free%20Energy,%20the%20Race%20to%20Zero%20Point%20(Physics,%20Supressed%20Technology)%201h49min.avi|552311956|81E644CF0071DFF7F84DA18ABEAEC462|/ 
k. La communauté Methernica en Suisse, (je ne cautionne aucunes valeurs spirituelles et sectaires):
http://www.methernitha.com/Francais/francais.htm 
l. Le professeur russe Kanarev (head of the Chair of Theoretical Mechanics of the Kuban State Agrarian University) dont la cellule électrolytique atteint un rendement de 5000 %, encore en vie car russe et en Russie
http://guns.connect.fi/innoplaza/energy/story/Kanarev/ 
m. Beaucoup d’autres sites existent à vous de réveillez votre curiosité … 
n. De nombreux ouvrages sont librement téléchargeables dans sur les sites www.scribd.com et www. 4shared.com, à vous de les trouver avec les bons mots clefs.

4) Je ne suis pas d’origine française et je ne m’exprime pas dans ma langue natale, pardonnez d’éventuelles fautes d’orthographes, de grammaires et mes tournures de phrases parfois trop longues.

5) Merci de m’avoir lu ! Bonne continuation et bonne chance à tous dans votre combat pour la vérité, la justice et la liberté.

 

Message du physicien à l'équipe WikiStrike

 

Salut Alexander, 

Je te remercie de m'avoir publié

je suis d’origine coréenne et la plus grande partie de ma vie je me suis exprimé en anglais, j'écrivais surtout en anglais. 
Maintenant ça fait 9 ans que je parle espagnol et plus que cela, que je n'écris plus que mon courrier, celui des autres et rien d'autre.

Le français c'était ma jeunesse, seulement une petite vingtaine d'années en France.
C’est à Paris que nous sommes arrivés avec mes parents quand nous avons eu la chance de quitter la Corée du sud.
C’ est là que j’ai fini mes études de physique et que je suis devenu docteur ès sciences, mon QI s'élevait à l'époque à plus de 130.
Ensuite j’ai exercé la profession de chercheur enseignant entre la France et le Canada pour finalement vivre à Montréal.

J’ai maintenant 72 ans et quelques poussières et vis retirer dans la jungle péruvienne ou je suis heureux, loin de ce monde de fous qui est le votre et fut le mien.
Si j'ai écrit cet article, c’est parce que mon sang a bouilli et que je m’ennuie un peu, j'admire la franchise unique de ton site.

J’espère que les bons peuples et les bons génies couperont l'herbe sous les pieds de ces fous, le grand père est trop vieux pour être le châtiment que les dieux leur envoie.
C'est à vous la jeunesse de l'être, et d'être fourbe, sans pitié, sans remord et sans relâche contre eux, C’est votre futur que vous reprendrez dans la Paix.

La fois prochaine je tenterais de m'exprimer un peu mieux
J’espère avoir assommé personne avec ma façon de m'exprimer, 
J’ai voulu que tout le monde entende, que tout le monde comprenne, que tout le monde se lève pour quelque chose : LE MEILLEUR ET LA FIN DU PIRE.

  Cordialement  

 

 

 

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Published by Dominique PRACHERSTORFER - dans 8 - Dis papa - c'est quoi ...
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30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 19:09

 

 

 

  Dieu

 

 

 

Ce texte n'a pas d'autre ambition que celle de venir en aide aux parents qui se verraient poser un jour, de la bouche de leur jeune enfant, la question par laquelle il débute, et qui éprouveraient quelques difficultés à y répondre...


 

Teiva (6 ans ½) à son père :

 

-        Dis papa, pourquoi Dieu on ne le voit pas ?

 

-        Tu sais Teiva, ce n’est pas facile de parler de Dieu, et tu es trop petit pour qu’on puisse parler sérieusement de lui, mais je vais tout de même, pour te faire plaisir, te raconter une histoire à son sujet. Bien entendu, ça n’est qu’une histoire…

 

          Pourquoi on ne le voit pas ? C’est tout simplement parce qu’on ne peut pas le voir de la même manière que tu vois ton papa ou ta maman, ta grand-mère, ton bateau, un hélicoptère dans le ciel ou l’étoile de mer dans ton aquarium.

 

          Si tu cherches à le voir avec tes yeux, tu ne le verras pas, parce qu’on ne peut pas le voir avec les yeux…

 

          Pour le voir, tu sais Teiva, il faudrait qu’il soit comme moi, comme toi. Qu’il ait des bras, des jambes, un visage, qu’il ait une forme, des couleurs, qu’il soit lourd ou léger, qu’il bouge devant toi. Mais Dieu n’a pas de bras, de jambes, un visage, une forme, des couleurs ou un poids, et il ne remue pas…

 


 

Teiva :

-        Mais alors papa, pourquoi tu parles de lui ? et puis, si tu le vois pas Dieu, où il est ?

 

-        Autour de toi petit Teiva, il y a des choses qui existent, et pourtant tu ne les vois pas. Ce n’est pas pour ça que ces choses ne sont pas là et qu’on ne peut pas en parler.

 

          Tiens par exemple, tous les jours, tu vois avec tes yeux le soir, l’ampoule de ta lampe de chevet s’allumer quand tu presses le bouton de la lampe qui est à la tête de ton lit, mais tu ne vois pas l’électricité qui fait s’allumer l’ampoule ou marcher la machine à laver de maman, ton ordinateur ou la radio de papa.

 

          Quand tu presses sur le bouton de la lampe, tu ne dis pas : « Où elle est l’électricité » ? Tu sais qu’elle est là et que c’est elle qui fait que l’ampoule s’allume.

 

          Tu le sais depuis le jour où tu as mis les doigts dans la prise, car tu as bien sentis les piquottements dans ton bras et tu l’as retiré très vite tellement tu as eu mal et peur.

 

          Ce jour là, quand je t’ai expliqué que c’était l’électricité, tu l’as sentie sur tes doigts et dans tout ton corps, mais tu ne l’as pas vue.

 

          Tu vois, Dieu, c’est un peu comme l’électricité… On ne le voit pas, mais on peut quelquefois le sentir et savoir qu’il est là. Mais même si on ne le voit pas, si on ne le sent pas, il est quand même là, comme l’électricité quand on ne met pas ses doigts dans la prise…

 


 

Teiva :  

-        Il peut faire mal comme l’électricité, Dieu, papa ?

 

-        Je t’ai dit Teiva que Dieu, c’était un peu comme l’électricité. C’était simplement pour te faire comprendre qu’il n’y a pas que Dieu qu’on ne voit pas, mais certaines choses qui nous entourent, comme lui.


          C’est comme à l’école : si la maîtresse, elle aime seulement les petits enfants sages et qui travaillent bien, comment veux-tu que les enfants moins gentils et paresseux puissent faire des progrès ? Si la maîtresse n’aimait que les enfants sages et travailleurs, elle pourrait mettre tous les autres enfants au coin ou même leur demander de ne plus venir à l’école.

 

          Dieu avec les hommes, c’est presque comme la maîtresse avec les enfants : il les aime tous  parce qu’il sait que dans très très longtemps, même les très méchants, même les plus méchants, ils n’auront plus envie de faire du mal aux autres hommes.

 


 

Teiva :

-        C’est comme si un jour on était tous comme Dieu, puisque Dieu il cherche jamais à faire du mal ?

 

-        Oui Teiva, c’est un peu ça : et ce jour là, Dieu sera très content de nous voir tous comme lui, dans sa grande maison.


 

 

Teiva :

-        Mais alors papa, si on est un jour comme Dieu, on n’aura plus de bras, plus de jambes, plus de bouche et plus d’yeux pour voir qu’on est comme lui ?

 

-        Oui Teiva, je crois qu’on aura plus besoin de tout ça, pas même des yeux, car on ne verra pas qu’on est comme lui. On le saura tout au fond de notre cœur qui sera lui-même une partie du cœur de Dieu. Si tu veux, il n’y aura plus d’un côté Dieu et d’un autre côté Teiva et les autres hommes comme papa, mais seulement un grand cœur qui contiendra tous les cœurs des hommes, et qui s’appellera Dieu.


 

 

Teiva :

-        Il faudra qu’il soit grand ce cœur de Dieu pour que tous les hommes tiennent dedans ? Plus grand que notre bateau ? Plus grand que la Terre ? Ou que le ciel ? Et pourquoi c’est pas tout de suite qu’on peut jouer dans Dieu ?

 

-        Oui Teiva, il sera très grand ce cœur, plus grand que tout ce que tu peux voir. Mais ce n’est pas ça qui est important. Ce qui est important, c’est que tous les hommes deviennent comme Dieu et ça ce n’est pas pour tout de suite.

 


 

Teiva :

-        Pourquoi, ça serait bien mieux si on s’aimait tous maintenant, sans attendre que tu sois vieux et que moi j’aie de la barbe ?

 

-        Il faudra bien plus de temps que ça, tellement de temps que même papa qui sait bien compter et qui connait des grands chiffres, il ne peut te dire combien…


 

 

Teiva :

-